Cest lâodeur nausĂ©abonde dĂ©gagĂ© par ce corps qui a attirĂ© son attention. «Je suis rentrĂ© du travail ce matin puisque jâai travaillĂ© cette nuit. Au moment de me coucher, je constate que la maison sent mauvais. Pendant que je cherche ce qui sent, câest alors que je dĂ©couvre en soulevant le matelas, le corps de mon grand frĂšre », raconte en sanglotant Beti Saye, sous le coup dePour dĂ©buter ce blog, voici un texte que j'ai Ă©crit le 30 janvier 2013, rĂ©sumant les dix-huit premiĂšres annĂ©e de ma vie. Aujourdâhui je suis nĂ©e. Nous somme le quatorze dĂ©cembre mille neuf cent quatre-vingt-douze et, par une belle journĂ©e ensoleillĂ©e, je suis nĂ©e. Nous sommes Ă Beaumont, dans le Puy-de-DĂŽme, je suis donc Auvergnate ». Ătant de sexe fĂ©minin, lâon mâappellera alors fille ». Ensuite viens le prĂ©nom, une suite de lettres, qui ne veulent plus ou moins ne rien dire. On me balade, on me tripote et lâon peut enfin me coller lâĂ©tiquette du beau bĂ©bĂ© en pleine forme, lâĂ©tiquette de la normalitĂ©. Et pourtant ⊠Parfois la vie ne tiens Ă pas grand-chose. Peu de choses. A la maternitĂ©, jâai dĂ©jĂ frĂŽlĂ© la mort. Mais elle nâa finalement pas voulu de moi. A lâexamen du neuviĂšme mois, lâon dĂ©couvre que finalement, le moule qui mâa modelĂ© devait avoir un dĂ©faut. Mon Ă©tiquette sâaltĂšre. Je vais dans un centre hospitalier, celui de Pointe-A-Pitre - Abymes. Mon Ă©tiquette se dĂ©colle pour finalement tomber Ă mes pieds. Mais la vie continue. La vie ne sâarrĂȘtera pas lĂ . Je grandis et dĂ©couvre des endroits appelĂ©s Ă©coles ». Ne serait-ce pas un acronyme ? Ne serais-ce pas un endroit cruel oĂč les enfants souffrent ? Pensez ce que vous voulez, mais ce sera bien ici, oĂč jâapprendrais la vie ». Mon Ă©tiquette nâest pas lĂ , et tout le monde le voit. Sauf moi. Vous savez, jâen ai de trĂšs nets souvenirs. Tous ces jours oĂč, moi, innocente, ne comprenant pas pourquoi, recevais ces moqueries, ces coups. Nombreuses fois, il a tentĂ© de me crever les yeux. Oui, il ». Je ne peux me souvenir de son prĂ©nom, mais je nâoublierais jamais ces moments. Câest moments oĂč lui, me harcelait, crayons Ă la main, tentant de mâatteindre les yeux. Ces moments oĂč moi, tant bien que mal, jâessayais de me protĂ©ger. A la cantine aussi, oĂč maintes fois, couteaux et fourchettes mâont blessĂ©s. Mais ça, personne ne le voyait. Personne ne voulait le voir. Je me souviens aussi trĂšs bien de ce jour, comme si câĂ©tait hier. Ce jour oĂč quelquâun mâa tendu la main. Il Ă©tait encore lĂ , Ă me harceler. Ce jour oĂč il sâĂ©tait armĂ© dâun bĂąton de bois et me poursuivait dans la cours. Je nâavais alors pas trouvĂ© de meilleur refuge quâun recoin entre le bĂątiment et le grillage. Recoin qui lui permettait enfin de me coincer. Mais elle est arrivĂ©e. Oui, elle », AmĂ©lie il me semble. Une amie qui, contrairement aux adultes prĂ©sents, nâa pas hĂ©sitĂ© une seconde Ă se mettre entre lui et moi. Et ce souvenir sâenvole, tel au rĂ©veil dâun mauvais rĂȘve. Je grandis encore et change dâĂ©cole. Dans celle-ci, je me fais violemment mordre le dos. Mes parents sâen rendent compte lors de la douche puisque je nâen ai dit mots. Mon agresseur, de sexe fĂ©minin, ne peut expliquer son geste. Une autre ville, une autre Ă©poque, encore une autre Ă©cole. Cela ne se passe pas trop mal, jâarrive Ă mây faire des connaissances plus ou moins amicales. Elles aiment, de temps Ă autre, se moquer de moi ou me donner des claques, mais au moins, je ne suis pas seule. Quant aux garçons, certains aiment Ă me pourrir les journĂ©es. Je suis donc en grande section maternelle et je passe en CP. Ce sont les mĂȘmes camarades, nous changeons juste dâĂ©tablissement. LĂ -bas, mes amies sâamusent Ă me faire faire des tests, afin de savoir si je peux ou non, continuer dâĂȘtre amie avec elles. Par exemple, je dois rester enfermĂ©e un certain temps dans une poubelle pour au final, essayer dâen sortir seule et les retrouver. Parfois, je me reçois des claques, mais la vie y est plutĂŽt douce. Jâaime bien ma maĂźtresse aussi, mĂȘme si, parce que je suis toujours par terre Ă ramasser les choses que je ne cesse de faire tomber, elle me traite de serpilliĂšre. Ou alors, parce que je suis bavarde, elle mâenvoie souvent au coin, voir me colle du ruban adhĂ©sif sur la bouche. Je passe trois annĂ©es dans ce mĂȘme Ă©tablissement. Ce sera dâailleurs ici, que jâapprendrais que mon Ă©tiquette mâa quittĂ©. En effet, un jour comme un autre, alors que câĂ©tait la rĂ©crĂ©ation, les adultes parlaient entre eux. Je ne sais pour quâelle raison, je ne pus mâempĂȘcher de les Ă©couter discrĂštement. Et câest lĂ , que jâapprends que non, je ne suis pas normale ». Non, tous les enfants ne sont pas comme moi, tous ne voient pas que dâun Ćil. Quelques temps plus tard, jâapprends par inadvertance, de la bouche de ma mĂšre que câest une maladie orpheline ». Je ne sais ce que câest. Je ne sais quoi penser. Jâai neuf ans, je suis en CM2 et mon corps se mĂ©tamorphose. Ma pilositĂ© sâaffirme, aussi fortement que ma poitrine. Les garçons aiment Ă se moquer de moi. Et pour cause, je suis une fille de neuf ans, mais ma pilositĂ© est presque aussi forte que celle dâun adolescent de seize ans. Mes seins poussent. Mes agresseurs y voient lĂ une nouvelle cible. Une cible trĂšs prisĂ©e pour mâassĂ©ner leurs coups. A la maison, ce nâest pas forcĂ©ment mieux. Mes parents ne se supportent plus. Je me retrouve entre eux, entre deux. Ma mĂšre est trĂšs irritable, la moindre petite chose peut la faire sortir de ses gonds. Il suffit que je lui demande de lâaide pour un devoir et que je ne comprenne pas ses explications pour quâelle se mette Ă me rabaisser. A me dire que câest simple, que câest moi qui suis trop dĂ©bile. Que ça ne sert Ă rien de se mettre Ă pleurer pour ça ». Mais, a-t-elle, ne serait-ce quâune once de conscience de ce que cela » reprĂ©sente pour moi ? Nâa-t-elle rĂ©ellement aucune conscience de ce quâil peut se tramer ? Ne se rend-elle rĂ©ellement pas compte de ce que je dois subir, continuellement, perpĂ©tuellement, inlassablement ? De toute façon, comment pourrait-elle en avoir conscience ? Moi, qui malgrĂ© ces quelques annĂ©es de vie, sait dĂ©jĂ comment se crĂ©er un masque. Je ne sais pas quel jour nous sommes, ni mĂȘme quelle annĂ©e. Je connais juste cet endroit, ces gens. Et pour cause, câest notre maison. Ce sont mes parents. Ces cris, je les connais aussi parfaitement bien. Ce sont ceux de ma mĂšre. Je ne sais trop ce quâil se passe. Ils se disputent, encore, toujours. Dâun coup, elle se retourne sur moi et me cris de prendre une veste. Je lui obĂ©is. Et elle continu, en me demandant de venir, de monter dans la voiture. Cette femme, elle me fait peur. Je ne suis plus que son pantin dĂ©sarticulĂ©. Des mots rĂ©sonnent dans ma tĂȘte, des mots qui parlent de partir loin, de ne jamais revenir. Je suis dans la voiture, ma mĂšre au volent, mon pĂšre dehors. Elle dĂ©marre et commence Ă partir. Ătait-ce un mauvais rĂȘve ? Malheureusement non. Ce sont des bribes de souvenirs, incomplĂštes, qui me hantent chaque jour. Jâarrive en premiĂšre annĂ©e de collĂšge. Le passage est difficile, et pour cause. Les amis de mes agresseurs, qui avant, ne me connaissaient pas, ont enfin un nouveau dĂ©fouloir. DĂšs que je passe le portail du collĂšge, jusquâĂ ma descente du bus, je ne cesse de recevoir brimades et coups. Les surveillants ? Figuration. Les professeurs ? Omerta. Et moi, dans tout cela ? Moi ? Suis-je encore quelquâun ? Puis-je espĂ©rer, un jour, me fondre dans la masse ? Je nâen suis pas certaine, mĂȘme mes professeurs ont des doutes. Sur ma santĂ©. Ma santĂ© mentale. Je mâen souviens trĂšs bien, de cette professeure de français, que pourtant jâapprĂ©ciais. Un jour de fin dâannĂ©e, elle ne pu s'empĂȘcher de me demander si j'Ă©tais rĂ©guliĂšrement suivit par un mĂ©decin. Je lui ai alors rĂ©pondu naĂŻvement que je voyais celui-ci environ une fois par an, lorsque je suis malade. Mais aujourd'hui je comprend. Alors je vous le dit haut et fort. Oui, Ă vous, je vous le dit, puisque je nâai pas Ă©tĂ© capable de le lui dire. Non, je ne suis suivie dans aucun service psychiatrique ! Mais, est-ce une raison suffisante pour me dire saine dâesprit ? Est-ce quâau final, nâont-ils pas tous raison ? Je quitte enfin cette rĂ©gion. Je quitte enfin ces gens qui mâĂ©touffent. Et jâespĂšre, secrĂštement, quitter cette vie pour en recommencer une nouvelle. Je rentre dans un collĂšge privĂ©. Jây passerais mes trois derniĂšres annĂ©es. Le privĂ©, ça reste tout de mĂȘme plus sĂ©curitaire que le publique. Je mây fais beaucoup moins tabasser. Seules les brimades restent. A la maison par contre, ça reste difficile. Jâai de plus en plus peur de ma mĂšre. Une fois, elle se met mĂȘme Ă me tabasser. Je me souviens, je devais avoir treize ans, jâavais fait une bĂȘtise. On Ă©tait en voiture, mon pĂšre se gare et me dit quâil vaut mieux lui dire, que de toute façon elle risque de le savoir. Il lui dit et lĂ , une vague de violence lui vient. Elle se dĂ©tache, se retourne sur son siĂšge et se jette sur moi pour me frapper de ses mains. Mon pĂšre ne peux rien faire, lui aussi a peur dâelle. Alors je mâallonge sur la banquette arriĂšre, me protĂ©geant le visage de mes mains, attendant que ce cauchemar finisse. Ce souvenir sâefface. Il fait place Ă un autre. Je suis dans ma chambre, Ă lâĂ©tage. Mes parents sont en bas. Ma mĂšre fait encore une crise, mon pĂšre essaie de la rĂ©sonner. Elle menace de se suicider avec un couteau. Moi, jâentends tout, je ressens tout. Câest ici, dans cette maison, que jâai commencĂ© Ă doucement sombrer. Ce nâĂ©tait pourtant pas la premiĂšre fois, mais câest ici que des choses ce sont concrĂ©tisĂ©es. Je ne souhaitais quâune chose que tout cela sâarrĂȘte. Je nâavais quâune envie sauter par la fenĂȘtre pour le plus ĂȘtre. Mais je ne suis pas dĂ©bile, je ne suis quâau premier Ă©tage, cela ne servirait Ă rien. Câest comme si je nâĂ©tais pas lĂ . Personne ne pense Ă moi. Jâessaie de faire comme si je nâexistais pas. Au bout dâun moment, jâentends ma mĂšre crier que si jâavais faim, je pouvais descendre manger. Jâai peur, trĂšs peur. Jâai faim oui, mais je ne peux descendre, je nâai pas la force de la voir, elle, qui mâeffraie tant. Mon pĂšre vient me voir. Il vient timidement me demander si ça va, si jâai faim. Ce souvenir sâefface Ă son tour pour me laisser son seul goĂ»t amer. Maintenant, jâentre pour la premiĂšre fois dans un lycĂ©e. Câest un lycĂ©e agricole. Je nây suis pas seule, une camarade du collĂšge est aussi lĂ -bas, en troisiĂšme technique. Quant Ă moi, jây fais ma premiĂšre annĂ©e de BEPA. Cet endroit mâamĂšne une libĂ©ration. Jây connais lâinternat, loin des tensions familiales. Jây rencontre aussi des amies, pas tout Ă fait normales ». Ces deux annĂ©es de lycĂ©e, jây garde globalement un bon souvenir. Mais nâallez pas croire que jây Ă©tais totalement tranquille, au contraire. Il y a une fille Adeline. Cette fille, deux tĂȘtes de plus que moi, au moins deux fois mon poids, ne mâaimait pas. Elle savait y faire, lorsquâelle me frappait, câĂ©tait uniquement Ă la tĂȘte. Vous comprenez, dans ce cas, il nây a pas dâhĂ©matome visible, donc aucune plainte possible. Cette fille, moi, je lâaimais bien pourtant. Des souvenirs me viennent. Nous revenions dâune sĂ©ance de sport, jâĂ©tais juste derriĂšre le professeur. Je ne restais jamais bien loin dâun professeur. Adeline Ă©tait lĂ , derriĂšre moi, Ă attendre. Et pof ! En passant Ă cĂŽtĂ© de moi, elle mâassĂšne un coup derriĂšre la tĂȘte. Un coup dâune telle force que mes lunettes tombent Ă terre. Je manque dâailleurs moi-mĂȘme de tomber. Personne nâa rien vu. Elle et ses amies rigolent. Il y a un autre jour aussi, en cours de biologie. Elle Ă©tait assise juste derriĂšre moi, sâamusant Ă me frapper fortement le crĂąne avec son stylo. Je fini par lui demander gentiment de bien vouloir arrĂȘter. Ăvidemment, elle refuse et continu. Nous sommes en cours, je me permets donc dâinsister. Mais le professeur nâest pas trĂšs intelligent et ne comprend pas ce quâil se passe sous son nez. Je me fais rĂ©primander et il nous menace de nous mettre Ă la porte du cours, toute les deux. Je dois vous avouer que câest un peu comme sâil signait mon arrĂȘt de mort. Finalement, jâai continuĂ© Ă subir ces coups, sans rien dire, de peur de me retrouver seule, sans surveillance avec elle. Mon corps garde tout de mĂȘme quelques sĂ©quelles, Ă©tant donnĂ© que mon cĆur ne pouvait saigner ouvertement, câĂ©tait mon seul exutoire. Jâarrive en BAC pro. Bizarrement, Ă mesure que mes souvenirs se rapprochent, ils sâadoucissent. Il faut avouer, quâen parallĂšle de ma nouvelle capacitĂ© Ă relativiser, les choses se sont lĂ©gĂšrement amĂ©liorĂ©es. Je ne me fais plus du tout tabasser et les brimades sâadoucissent. Et puis vous savez, maintenant, NoĂ«l nâest plus une pĂ©riode de stress intense oĂč je me demande combien de temps ma mĂšre et mon frĂšre vont pouvoir se supporter. Je ne me demande plus non plus, sâil y aura des portes qui claques ou des cris. Ma mĂšre, jâai toujours peur dâelle. Il lui arrive toujours de pĂ©ter un cĂąble », mais globalement, ça va mieux. Moi aussi je vais mieux. Jâai enfin des explications aux choses. Par exemple, je connais le nom de ma maladie Morning Glory Syndrome. Jâai pris conscience aussi que jâavais certains troubles, qui pourraient ĂȘtre dâordre autistique. La vie nâen deviens pas pour autant simple et limpide, mais elle sâadoucit. De par ma prise de conscience, mon acceptation de mon moi, mais aussi de par lâaide de certaines personnes. VoilĂ , nous en sommes ici aujourdâhui et je dois vous avouer que lâenvie dâĂ©crire mâest passĂ©. Depuis le temps que jâattendais, dâenfin pouvoir rĂ©ussir Ă coucher sur le papier tous ces sentiments, tous ces souvenirs douloureux pour enfin pouvoir avancer. Merci Ă ceux qui mâont lu jusquâau bout, merci Ă ceux qui mâont aidĂ©s. Merci aussi Ă ceux qui mâont tabassĂ©, brimĂ©. Je ne suis pas rancuniĂšre. Et puis, quelque part, câest aussi grĂące Ă eux, qu'aujourdâhui je suis qui je suis. Mon passĂ©, je ne lâoublie pas, mais aujourdâhui, câest sur lâavenir que je me penche.
Présentationdu manga. Je ne suis pas née dans le bon corps est un manga appartenant au style Seinen dessiné par KONISHI Mafuyu. Il est sorti pour la premiÚre fois au Japon en 2016 dans le magazine de prépublication Young Ace UP chez l'éditeur Kadokawa . Le manga a 1 tome au Japon et n'est pas sorti pour le moment en France, mais l
De notre envoyĂ©e spĂ©ciale Ă Chicago Sabrina a sorti les photos de classe de son fils, Ryan, depuis son entrĂ©e en maternelle. A 3 ans, c'est un petit garçon blond, aux cheveux trĂšs courts et au regard sĂ©rieux. Puis les cheveux s'allongent, retenus par une barrette. Les vĂȘtements se fĂ©minisent. Sur le cinquiĂšme clichĂ©, on voit une jolie fillette aux longues mĂšches blondes qui porte un chemisier ultra-girly. Ryan a aujourd'hui 11 ans. On la rencontre dans ce petit pavillon de la grande banlieue de Chicago, oĂč ses parents se sont installĂ©s pour lui permettre de bĂ©nĂ©ficier d'une Ă©cole plus tolĂ©rante que celle du quartier ouvrier oĂč ils habitaient jusque-lĂ . Dans cette salle de jeux remplie de poupĂ©es, de peluches et de bijoux, c'est une prĂ©ado bien dans sa peau, potelĂ©e et volubile, qui adore les bracelets brĂ©siliens et les soirĂ©es pyjamas avec ses copines. Elle dit juste qu'elle se sent comme "une fille dans son coeur et un garçon dans sa tĂȘte". Pour ses parents, Ryan est une "tomgirl", une fille manquĂ©e, comme il existe des "tomboys", des garçons manquĂ©s, insiste Sabrina, qui considĂšre que leur enfant se situe dans "une zone grise" Aujourd'hui, elle se comporte en fille, mais, contrairement aux enfants transgenres, elle ne rejette pas son sexe. On l'aime et on la soutiendra, quoi qu'elle choisisse. Mais personne ne sait comment elle Ă©voluera."Ryan est suivie au Lurie Children's Hospital, le grand hĂŽpital pĂ©diatrique de Chicago, au sein du service spĂ©cialisĂ© "dans le genre et la sexualitĂ©" créé il y a un an par le docteur Robert Garofalo. Sa clinique, la quatriĂšme de ce type aux Etats-Unis et la premiĂšre du Midwest, prend en charge soixante-quinze enfants qui, comme Ryan, prĂ©sentent une "dysphorie du genre", le terme utilisĂ© aux Etats-Unis pour parler de ceux qui ne se sentent pas en adĂ©quation avec leur sexe de naissance. Un petit garçon qui aime porter des robes De jeunes garçons qui se comportent comme des petites filles, des petites filles qui veulent vivre comme des garçons et, entre les deux, toute une palette de nuances. Le plus jeune a 4 ans. C'est un petit garçon d'origine hispanique qui aime porter des robes, terriblement malheureux depuis que son pĂšre lui a coupĂ© les cheveux. Un autre, Ă 13 ans, hĂ©site sur son identitĂ© un jour il se sent fille, le lendemain, garçon. Et pourquoi pas ? Nous leur disons que ce n'est pas grave, affirme le docteur Scott Leibowitz, pĂ©dopsychiatre. Nous leur expliquons qu'ils peuvent ĂȘtre qui ils veulent, et que cela ne doit surtout pas affecter les autres aspects de leur vie." Ici, on considĂšre le genre comme un spectre large, une entitĂ© "fluide", qui Ă©volue dans le temps, et ne se laisse rĂ©duire Ă aucune case... Notre monde nous enferme dans des concepts binaires. Il faut ĂȘtre un homme ou une femme, un mĂąle ou une femelle. Mais de nombreux enfants n'entrent pas dans ces cases. Cela met les gens mal Ă l'aise, mais c'est comme ça".Dans l'Ă©quipe du "docteur G.", comme l'appellent affectueusement ses patients, un pĂ©diatre, une assistante sociale, un endocrinologue, un pĂ©dopsychiatre et une psychologue proposent une approche pluridisciplinaire, avec toujours, en toile de fond, une immense bienveillance. Evidemment, vue des Etats-Unis, la polĂ©mique française sur le genre paraĂźt complĂštement dĂ©suĂšte. N'en dĂ©plaise Ă ceux qui s'indignent qu'on puisse simplement questionner la frontiĂšre entre les sexes et refusent qu'on diffuse dans les Ă©coles - et mĂȘme Ă la tĂ©lĂ©vision ! - un film comme "Tomboy", portrait sensible d'une petite fille garçon manquĂ©, cette approche psychorigide est totalement hors de propos. Quel prĂ©nom ? Quelles toilettes ? VoilĂ plusieurs annĂ©es qu'aux Etats-Unis, mais aussi aux Pays-Bas, en Belgique, en Argentine ou encore au Canada, la question des enfants transgenres se pose dans les Ă©coles, les lycĂ©es et les universitĂ©s, entraĂźnant mille dĂ©bats. Qu'est-ce qui caractĂ©rise un garçon, qu'est-ce qu'une petite fille ? Jusqu'oĂč faut-il encourager la dĂ©termination des enfants ? Doit-on les appeler par le prĂ©nom qu'ils se sont choisi, alors que l'Ă©tat civil refuse de leur donner raison ? Et enfin, question qui pourrait - Ă tort - passer pour dĂ©risoire quelles toilettes ces enfants doivent-ils utiliser Ă l'Ă©cole ? "M'autoriser Ă aller chez les garçons, c'est me reconnaĂźtre pour ce que je suis", dit Sade, 15 ans, adolescent aux cheveux ras et au visage fermĂ©, bouleversĂ© d'avoir reçu un avertissement pour avoir utilisĂ© les sanitaires des garçons dans son lycĂ©e. On lui a proposĂ© des toilettes "neutres", dont il fallait demander la clĂ©. "C'Ă©tait trop ostentatoire. Je ne veux pas attirer l'attention sur moi de cette maniĂšre." La petite Ryan aussi s'est vu refuser l'accĂšs aux lavabos des filles. "C'est le cĂŽtĂ© puritain des AmĂ©ricains, s'enflamme son pĂšre. Mais de quoi peuvent-ils bien avoir peur ?" Le docteur G. intervient souvent dans les Ă©tablissements scolaires, pour expliquer, rassurer, dĂ©dramatiser. "L'idĂ©e, c'est d'avoir une approche globale avec l'enfant bien sĂ»r, mais aussi toute la famille, et l'Ă©cole. C'est tout le systĂšme dans lequel vivent ces enfants qu'il faut prendre en compte, explique-t-il. Pour les parents, c'est une souffrance inimaginable d'Ă©lever un enfant transgenre..." DĂ©pression, drogue, suicide... Extraverti et chaleureux, ce mĂ©decin spĂ©cialiste de la lutte contre le sida est terriblement Ă©mu quand il Ă©voque le sujet il en a tant rencontrĂ© de ces jeunes transgenres rejetĂ©s par leur famille, confrontĂ©s Ă la dĂ©pression, la drogue, la prostitution, le suicide et l'automutilation. "J'en avais assez de soigner des ados transgenres malades du sida." C'est pourquoi il a créé cette clinique qui accueille les patients dĂšs 3 ans, afin de "les traiter comme des enfants, et de tout mettre en oeuvre pour leur permettre de grandir dans un environnement sĂ»r". Le centre, installĂ© dans de vastes locaux au deuxiĂšme Ă©tage du plus prestigieux hĂŽpital pĂ©diatrique de Chicago, financĂ© par deux figures de l'establishment - elles-mĂȘmes adultes transgenres -, n'a rien d'une obscure officine "J'ai expliquĂ© que d'ici cinq Ă dix ans il y aurait des centres comme celui-lĂ dans tous les hĂŽpitaux. L'hĂŽpital a parfaitement compris l'intĂ©rĂȘt d'ĂȘtre pionnier", explique Bob Garofalo, dont la clinique devrait avoir doublĂ© de taille dans deux ans. En Argentine, Manuel, 6 ans, est officiellement devenu Luana. Une premiĂšre, pour un enfant si jeune. REUTERS/Stringer Combien de jeunes sont concernĂ©s ? Aucune Ă©tude ne porte spĂ©cifiquement sur les enfants. Une enquĂȘte menĂ©e Ă San Francisco il y a deux ans Ă©value Ă prĂšs de 2% la proportion de lycĂ©ens et Ă 1% celle d'Ă©tudiants qui se dĂ©finissent comme transgenres ou se disent concernĂ©s par des troubles du genre. Une autre, menĂ©e Ă MontrĂ©al, affiche des taux plus importants. Mais ne pas cerner l'ampleur du sujet autorise-t-il pour autant Ă le passer sous silence, encourageant les fantasmes mais interdisant toute prise en charge ? InvisibilitĂ© totale en France "En France, c'est le nĂ©ant, soupire Julie Mazens, cofondatrice du site TXY Libre d'ĂȘtre n'a aucune donnĂ©e, car chez nous tous ces enfants sont contraints Ă une totale invisibilitĂ©." Et quand un pĂ©dopsychiatre accepte un patient, en toute discrĂ©tion, c'est souvent avec l'idĂ©e, largement imprĂ©gnĂ©e de psychanalyse, de le guĂ©rir. Rien de tel aux Etats-Unis, oĂč la plupart des mĂ©decins, comme le docteur Garofalo, refusent de considĂ©rer la "dysphorie du genre" comme une maladie. Ici, on ne "soigne" pas, on accompagne "Il ne viendrait plus Ă l'idĂ©e de quiconque de soigner l'homosexualitĂ©", explique le mĂ©decin. En 2012, l'Association amĂ©ricaine de Psychiatrie a sorti les "troubles de l'identitĂ© du genre" de la liste des maladies mentales. Des mouvements d'Ă©tudiants, parmi les plus radicaux, exigent mĂȘme la reconnaissance d'un troisiĂšme pronom personnel, ze, Ă cĂŽtĂ© de he "il" et she "elle" ! Tout de mĂȘme, on s'interroge. Que des adultes dĂ©cident de changer d'identitĂ©, soit. Mais est-il raisonnable de prendre en charge le dĂ©sir d'enfants si petits ? Que peut savoir un enfant de 4 ans de son identitĂ© ? La formation du genre est prĂ©cisĂ©ment une question pĂ©diatrique, rĂ©torque Robert Garofalo. Il ne se construit pas Ă l'Ăąge adulte, ni mĂȘme Ă l'adolescence, mais Ă 3, 4, 5 ans."A 2 ans dĂ©jĂ , Ryan flashait sur le rose et les paillettes et se dĂ©guisait en Blanche-Neige. Son pyjama sur la tĂȘte en guise de longue chevelure, il chantait "Un jour mon prince viendra". Plus tard, quand leur entourage a taxĂ© les parents de complaisance, ils ont ĂŽtĂ© tous les jouets de fille de la chambre de leur enfant. "On me disait que je ne passais pas assez de temps avec lui", raconte Chris, le pĂšre, qui l'emmĂšne alors jouer au football amĂ©ricain "Peine perdue ! Ryan dansait sur la pelouse au lieu d'attraper la balle." Les parents sont-ils responsables ? Les parents sont-ils responsables de ces "troubles" ? "Les psychiatres me renvoyaient une image qui ne nous correspondait pas, dit Sabrina. Je ne suis pas dominatrice. Mon mari n'est pas effacĂ©. Et non, je n'ai jamais rĂȘvĂ© d'avoir une fille." Des mĂ©decins leur parlent d'une clinique rĂ©putĂ©e au Canada, qui pourrait peut-ĂȘtre "guĂ©rir" leur enfant. La liste d'attente est longue. Ils hĂ©sitent, puis laissent tomber. La rencontre avec le docteur G. a Ă©tĂ© une dĂ©livrance "Ryan n'est pas malade. Pourquoi ne pas la laisser explorer son identitĂ© ?" Contrairement Ă une idĂ©e reçue, la plupart des enfants avec des dysphories du genre ne deviennent pas des adultes transsexuels... Ni d'ailleurs des homosexuels Ce sont deux sujets diffĂ©rents. Certaines personnes ne sont pas nĂ©es dans le bon corps, et cela n'a rien Ă voir avec l'attirance qu'elles peuvent avoir pour l'un ou l'autre sexe, insiste le docteur Leibowitz. Dans les groupes de parole, les parents veulent savoir comment leur enfant va Ă©voluer. Mais personne ne peut le prĂ©dire." Mais faut-il cĂ©der aux demandes d'un jeune enfant, au risque de l'influencer ? Le docteur Lisa Simmons, spĂ©cialiste de l'adolescence, ne nie pas la difficultĂ©. Tout, pour elle, rĂ©side dans la finesse du diagnostic "Une dysphorie du genre, pour ĂȘtre avĂ©rĂ©e, doit rĂ©pondre Ă trois critĂšres, explique-t-elle. Un elle doit ĂȘtre persistante. Deux constante. Trois insistante." A partir de lĂ seulement le patient entrera dans un processus de "transition" vers l'autre sexe, comme disent les transsexuels. Comment faire qu'elle s'accomplisse au mieux ? LĂ encore les experts sont rares, et la littĂ©rature, bien maigre. Il s'agit plutĂŽt de codes de bonne conduite, Ă©tablis par les rares mĂ©decins qui s'intĂ©ressent au sujet. La "transition sociale" La premiĂšre phase n'est pas mĂ©dicale ; c'est ce que les mĂ©decins appellent la "transition sociale" permettre Ă l'enfant de s'habiller comme il veut, de changer de nom pour ses proches s'il le souhaite. Quand, Ă 7 ans, Ryan a demandĂ© Ă se dĂ©guiser en princesse pour la soirĂ©e d'Halloween, Sabrina, qui avait dĂ©jĂ cĂ©dĂ© sur les robes Ă la maison, a dĂ©cidĂ© qu'il Ă©tait temps de cesser de lutter contre l'Ă©vidence et de la laisser vivre sa vie. "Quel mal y a-t-il à ça, aprĂšs tout ? L'essentiel, c'est qu'elle soit bien dans sa peau." DeuxiĂšme Ă©tape, Ă l'entrĂ©e de l'adolescence le traitement qui va bloquer la pubertĂ©. TrĂšs controversĂ©s - notamment en France -, ces inhibiteurs peuvent ĂȘtre administrĂ©s aux Etats-Unis dĂšs 12-13 ans sur simple consentement Ă©crit du patient. Avantage ils n'entraĂźnent pas, selon ces mĂ©decins, d'effets irrĂ©versibles ; si l'enfant suspend son traitement, la pubertĂ© reprendra son cours. "C'est une maniĂšre d'appuyer sur le bouton pause", explique le docteur G., qui prĂ©conise d'administrer le traitement de façon prĂ©coce, avant l'apparition des premiers signes de la pubertĂ©, souvent trĂšs douloureusement vĂ©cus par les enfants transgenres. TroisiĂšme Ă©tape Ă 15 ans, Ryan devra faire un choix. Redevenir un garçon ou prendre des hormones qui lui permettront d'amorcer sa transformation en femme. "On n'en est pas encore lĂ , dit Sabrina. Chaque chose en son temps." Ce corps qui trahit Cette troisiĂšme Ă©tape, lourde de consĂ©quences, Sade, le garçon manquĂ© qui ne supporte plus ce corps qui le trahit, s'apprĂȘte Ă la franchir. Avant d'entreprendre son traitement, il a rencontrĂ© par trois fois un psychologue Ă la clinique. Est-ce assez ? Ce n'est pas un problĂšme mental. Quand tu sais qui tu es, tu n'as pas besoin de psy", rĂ©torque-t-il, avec le ton tranchant de ses 15 11 ans, Sade a d'abord cru ĂȘtre lesbienne. En fouillant sur internet, elle dĂ©couvre que c'est plus compliquĂ©. "Pour les gens comme nous, le web a tout changĂ©. J'ai dĂ©couvert ce qu'Ă©tait la dysphorie du genre, dont je n'avais jamais entendu parler. Et surtout que je n'Ă©tais pas seule." Sa rencontre avec le docteur G. a Ă©tĂ© une seconde naissance "Je n'osais pas y croire. Pour la premiĂšre fois, on me comprenait d'emblĂ©e et je n'avais pas Ă tout expliquer." Sade se comporte en garçon, exige que ses parents le traitent comme tel et les foudroie du regard quand ils se trompent. Mais de temps en temps, il/elle ne s'interdit pas de mettre du vernis Ă ongles... L'opĂ©ration pas un passage obligĂ© Comme de nombreux transgenres, Sade se dĂ©finit comme un ĂȘtre "neutre", qui refuse d'"entrer dans une boĂźte" et veut "juste" ĂȘtre lui-mĂȘme. Ses parents sont tombĂ©s des nues quand leur enfant leur a avouĂ© qu'il cachait ses seins sous des bandages. Aujourd'hui, ils soutiennent Sade de leur mieux, mĂȘme si la rapiditĂ© de sa dĂ©cision et le coĂ»t des traitements qui ne sont pas pris en charge par leur assurance les effraient dollars pour les tests hormonaux, dollars pour les injections, sans parler des consultations. "On ne sait pas trĂšs bien combien cela va finir par coĂ»ter, mais ça peut vite devenir un problĂšme, murmure Tom, le pĂšre. Je voudrais qu'on puisse gagner du temps. Sade est si jeune. Et s'il changeait d'avis ?" Ne rien commettre d'irrĂ©versible. C'est l'obsession de tous les parents, avant l'ultime Ă©tape la chirurgie. Sade ne l'envisage pas pour l'instant. Pour Ryan, il est bien trop tĂŽt pour y penser. Le docteur Garofalo est d'ailleurs loin d'ĂȘtre un prosĂ©lyte du bistouri. "La chirurgie n'est pas du tout une Ă©tape obligĂ©e. De nombreux adultes transgenres sont parfaitement Ă l'aise avec leur corps et ne ressentent ni le besoin ni l'envie d'ĂȘtre opĂ©rĂ©s." Un jour, des parents lui ont demandĂ© d'opĂ©rer leur fils de 9 ans ! "Ils prĂ©tendaient que si je ne lui crĂ©ais pas un vagin, il allait se suicider. J'ai rĂ©pondu qu'il n'en Ă©tait pas question. Je ne suis pas fou !" Quelquefois, pourtant, ce choix aussi radical que rarissime est vital. Ce sexe qui lui fait horreur A 14 ans, Amya attend comme une libĂ©ration l'opĂ©ration qui la dĂ©livrera de ce sexe de garçon qui lui fait horreur "Il faut que ça parte, le plus vite possible", dit cette jolie Black qui rĂȘve de devenir mannequin. Elle devra attendre sa majoritĂ©, mais sa volontĂ© semble inĂ©branlable. Quand elle est nĂ©e, Amya s'appelait Ariel un petit garçon qui voulait toujours imiter sa soeur jumelle et rĂȘvait de devenir pom-pom girl au lieu de jouer au foot. L'ado raconte une enfance solitaire, les brimades, une angoisse sourde et mystĂ©rieuse. Ses rĂ©sultats scolaires s'en ressentent. Il redouble. A 11 ans, Ariel avoue Ă sa mĂšre qu'il aime un garçon. Convaincue depuis longtemps que son fils est gay, elle le rassure "Ce n'est pas grave." Mais, pour le pĂšre d'Ariel, c'est trop violent. "Il a dit que notre fils Ă©tait trop jeune, qu'il n'Ă©tait pas question d'en discuter." Convaincu d'ĂȘtre une fille, Ariel dĂ©cide cependant de ne plus jamais parler de son "problĂšme" "Je voulais que ma famille soit heureuse." Ses parents se sĂ©parent, puis se remarient deux ans plus tard. Le jour de la noce, Ariel, 13 ans, qui aurait tant voulu mettre une jolie robe, s'isole et pleure toutes les larmes de son corps. Pour sa mĂšre, c'est le dĂ©clic. "J'ai rĂ©alisĂ© combien mon bĂ©bĂ© allait mal." Elle finit par consulter. Le verdict tombe, catĂ©gorique "Ariel n'est pas nĂ© dans le bon corps." A 13 ans, Ariel est devenu Amya, au moins pour ses proches. Visiblement, ses annĂ©es de souffrance ont laissĂ© des traces. Elle a peu d'amies, rĂȘve de dĂ©mĂ©nager. Elle voudrait tant pouvoir prendre un nouveau dĂ©part... "Si seulement j'avais su plus tĂŽt, soupire sa mĂšre, les larmes aux yeux. Cela me brise le coeur de penser qu'elle a Ă©tĂ© si seule." C'est pourquoi elle tĂ©moigne Ă visage dĂ©couvert, avec sa fille Il n'y a pas de honte. Il faut au contraire en parler. Aucun enfant ne doit avoir Ă cacher ce qu'il est, Ă souffrir juste Ă cause d'un prĂ©jugĂ© ou de l'ignorance."Trente ans aprĂšs les bouleversements entraĂźnĂ©s par la rĂ©volution arc-en-ciel et la reconnaissance des gays, un nouveau tabou est en train de se briser la question transgenre est dĂ©sormais dĂ©battue sans hystĂ©rie dans la presse et Ă la tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaines. Signe des temps depuis le 13 fĂ©vrier dernier, Facebook a introduit l'option "transsexuel" et "intersexuel", dans ses choix de genre.Bonjour j'ai 33 ans, cĂ©libataire, sans enfants (car je lui ai refusĂ© la vie il ya peu IVG) et en faisant dela je n'ai fait que me tuer davantage. Je ressents le vide Ă©norme en moi. Tout est arrivĂ© en meme temps : plus de copain (aprĂšs 10 ans de reltion sans vie commune) plus de bĂ©bĂ© d'un homme que j'aiIl semblait logique que la fille naturelle de Maurice Pialat acquiĂšre tĂŽt ou tard le statut de cinĂ©aste. Essai transformĂ© en 2007 avec un documentaire sur sa jeune sĆur autiste. Confirmation supplĂ©mentaire avec Jâenrage de son absence », requiem sobre et douloureux sur le manque. Mado Alexandra Lamy et Jacques William Hurt ont perdu un enfant. Mado a refait sa vie avec StĂ©phane Augustin Legrand et donnĂ© naissance Ă un fils, Paul, dĂ©sormais ĂągĂ© de 7 ans. Mais Jacques, qui ressurgit dans son existence, dĂ©veloppe avec le petit garçon une Ă©troite complicitĂ© et finit par Ă©lire domicile dans la cave de lâappartement familial, Ă lâinsu de Mado. RencontrĂ©e dans un cafĂ© parisien, la comĂ©dienne, quâon retrouvera bientĂŽt chez Claude Lelouch, Ă©voque son film avec gravitĂ©. Son sourire solaire, son intelligence volontaire ont gagnĂ© en maturitĂ©. Regardez comme elle se tient droite », disait dâelle Jacques Rivette. Droiture, un mot qui lui suite aprĂšs la publicitĂ© A quoi faut-il attribuer la genĂšse de Jâenrage de son absence » ?Sandrine Bonnaire. A lâhomme quâaurait dĂ» Ă©pouser ma mĂšre, câest-Ă -dire son premier amour. Lorsque jâĂ©tais enfant, il venait Ă la maison. Un jour, jâai entendu quelquâun mâappeler dans la rue. Jâavais 22 ans, je sortais de chez Juliette Binoche et je mâapprĂȘtais Ă tourner la Captive du dĂ©sert », de Raymond Depardon. Lâhomme, un SDF, Ă©tait allongĂ© par terre, mais je lâai reconnu il avait un regard si particulier. Nous avons bu un cafĂ©. Je lui ai demandĂ© pourquoi il avait coulĂ©. Il a Ă©voquĂ© ce lien avec ma mĂšre. Ce deuil quâil nâavait jamais fait. Vous dites quâil venait voir votre mĂšre, vous vous retrouviez dans la position de lâenfant de votre film, dĂ©positaire dâun secret ?Oui et non. Mon pĂšre connaissait son existence et ma mĂšre parlait librement de lui. Ce qui est sĂ»r, câest que nous Ă©vitions de raconter Ă notre pĂšre quâil Ă©tait passĂ©. Il sâagissait donc dâun demi-secret. Dans le film, Jacques se cache dans la cave de Mado pour rester auprĂšs de PaulâŠCette cave sâapparente Ă un ventre. Jâaime bien lâidĂ©e que Jacques, premier mari de Mado donc hier lĂ©gitime, soit contraint de se dissimuler. Quâil vive dans ce trou noir mais retrouve la lumiĂšre au contact de ce petit garçon. Il se couche Ă mĂȘme le sol comme une nonne avant de prononcer ses vĆux. Peut-on lire » le film comme presque religieux ?Oui, Jacques se dĂ©pouille. Il ne se situe plus dans la vie, mais dans un recueillement permanent. MĂȘme sâil reste digne â il se lave, sâhabille, se nourrit machinalement â il nâa plus ni besoin ni peur de rien. Il y a chez lui un jusquâau-boutisme de la perte. La musique, dâArvo PĂ€rt Ă GĂłrecki, la camĂ©ra, le silence renforcent son Ă©tat. Pendant le tournage, jâai trimbalĂ© dans mon sac un DVD que je nâai pas visionnĂ© Un condamnĂ© Ă mort sâest Ă©chappĂ© », de Robert suite aprĂšs la publicitĂ© La religion compte-t-elle pour vous ?Je comprends les gens en quĂȘte de foi, Ă condition quâils ne se montrent ni intĂ©gristes ni obsessionnels. MĂ©diter, tenter dâacquĂ©rir un peu de sĂ©rĂ©nitĂ©, pourquoi pas ? Les prĂ©noms de vos personnages revĂȘtent-ils une importance particuliĂšre ?Jacques est un clin dâĆil Ă Jacques Dutronc, un acteur que jâaime et auquel jâavais dâabord pensĂ© avant que lâenvie ne me vienne dâĂ©crire pour William [pĂšre de sa fille aĂźnĂ©e, NDLR]. Mado ne se rĂ©fĂšre pas tant au film de Claude Sautet quâĂ quelque chose de terrien. StĂ©phane se prĂ©nommait au dĂ©part Philippe. Jâai autour de moi des tas de Philippe sympathiques Ă lâinverse de mon coscĂ©nariste JĂ©rĂŽme Tonnerre qui connaĂźt des Philippe mous. Nous lâavons alors baptisĂ© BenoĂźt. Mais nous nâarrivions pas Ă dĂ©velopper le rĂŽle. Avec StĂ©phane, les choses se sont aussitĂŽt dĂ©bloquĂ©es. Comment avez-vous choisi vos acteurs ?Jacques a presque plus portĂ© lâenfant disparu que Mado. William avait la carrure pour incarner ce type avec un trou dans le ventre ». Jâai toujours adorĂ© Alexandra, Ă la fois pĂȘchue, Ă©lĂ©gante et capable de nous embarquer. Pour StĂ©phane, jâavais dâabord songĂ© Ă Eric Ruf, qui ressemble physiquement Ă William, jâimaginais, puisque Jâenrage de son absence » raconte un transfert, que Mado aurait, elle aussi, pu faire le sien. Eric nâĂ©tait pas libre. Je suis tombĂ©e sur une photo dâAugustin et me suis souvenue de lui dans un film que jâavais aimĂ© 13 Tzameti », de Gela Babluani. Sur le plateau, entendiez-vous la phrase de Maurice Pialat DĂšs quâun acteur se met Ă rĂ©flĂ©chir, il est foutu » ?Je pense pareil. Jâai demandĂ© Ă William de⊠ne rien faire. Il le comprenait mais il tentait de petites choses. Jacques, en manque de lâenfant dont Mado le prive, devient fou. William a commencĂ© Ă jouer la folie. Je lâai arrĂȘtĂ©. Je voyais la composition. Je me suis aussi quelquefois montrĂ©e dure avec Alexandra, elle le dit, je me permets donc de le rĂ©pĂ©ter. Je savais que nous ne tenions pas encore le personnage. Sinon, je trouve joli quâune comĂ©dienne dirige une autre comĂ©dienneâŠLa suite aprĂšs la publicitĂ© Emmanuelle BĂ©art, Isabelle Huppert, vous avez souvent eu des partenaires fĂ©mininesâŠLa sororitĂ© », ça existe, bien que le mot ne figure pas dans le dictionnaire. Et, Ă part avec une comĂ©dienne dont je tairai le nom, la complicitĂ© sâest toujours magnifiquement nouĂ©e. Je pense en particulier Ă Anouk Grinberg, une trĂšs belle actrice. Quand, dans les annĂ©es 1980, vous filmiez votre sĆur Sabine, aviez-vous dĂ©jĂ lâarriĂšre-pensĂ©e de passer Ă la rĂ©alisation ?Non, mais sur certains premiers films, je mâintĂ©ressais Ă la camĂ©ra Joueuse », de Caroline Bottaro, projet que jâai accompagnĂ© cinq ans. Un cĆur simple », de Marion Laine. Marion Ă©tait parfois en panne et nous lui suggĂ©rions des idĂ©es. Mais je faisais trĂšs attention Ă ne pas prendre le pas sur la rĂ©alisatrice. Il faut respecter et Ă©couter les cinĂ©astes sauf⊠lorsquâils se rĂ©vĂšlent mauvais. Jâai tournĂ© mon documentaire. La presse ne parlait pas seulement dâautisme mais de mise en scĂšne. Je me suis sentie encouragĂ©e. Comment va Sabine ?Elle sâest vue dans le film. Elle a eu envie de se laisser pousser les cheveux. Elle a retrouvĂ© son corps, la musique, elle fabrique des poupĂ©es de laine et de chiffon sublimes⊠Vous deviez jouer dans les Herbes folles », dâAlain ResnaisâŠOui, mais jâĂ©tais engagĂ©e sur le film de Caroline Bottaro. Il y a des annĂ©es que je rĂȘve de travailler avec Resnais. Il mâavait proposĂ© un rĂŽle de huit minutes dans Le tsar sâest fait photographier », lâadaptation dâune opĂ©rette de Kurt Weill. Le film ne sâest jamais montĂ©. Jâapparaissais au dĂ©but. On me bĂąillonnait. Je restais cachĂ©e derriĂšre une plante verte et je rĂ©apparaissais Ă la fin. Le personnage des Herbes folles » mâintĂ©ressait Ă moitiĂ©. Ce nâĂ©tait pas lĂ -dessus que nous devions nous suite aprĂšs la publicitĂ© Dans votre film, Jacques devient pĂšre de substitution. Quel a Ă©tĂ© le vĂŽtre ?Jâavais un pĂšre. Mais je dirais Pialat. Je suis nĂ©e deux fois. Une fois dans ma famille. Une fois dans le mĂ©tier. Pialat mâa donnĂ© des ailes. Mon pĂšre, lui, mâa inculquĂ© tout ce qui a donnĂ© envie Ă Pialat de me choisir. La soliditĂ©, lâaplomb. Il avait eu une vie difficile et, Ă la maison, il fallait coĂ»te que coĂ»te avancer et positiver. Ne pas se plaindre, ne pas pleurer. Si vous ne deviez garder quâune image de PialatâŠIl aurait les mains dans les poches de son jean, les Ă©paules un peu relevĂ©es, son grand sourire⊠Il mâengueulait mais il savait aussi me faire rougir tant sa tendresse dĂ©bordait. RepĂšres 1967. Naissance Ă Gannat dans lâAllier. 1983. âA nos amoursâ, de Maurice Pialat. 1985. âSans toit ni loiâ, dâAgnĂšs Varda. 1986. âLa Puritaineâ, de Jacques Doillon. 1987. âSous le soleil de Satanâ, de Maurice Pialat. 1988. âQuelques Jours avec moiâ, de Claude Sautet. 1990. âLa Captive du dĂ©sertâ, de Raymond Depardon. 1994. âJeanne la Pucelleâ, de Jacques Rivette. 1995. âLa CĂ©rĂ©monieâ, de Claude Chabrol. 1998. âAu cĆur du mensongeâ, de Claude Chabrol. 2001. âCâest la vieâ, de Jean-Pierre AmĂ©ris. 2003. âConfidences trop intimesâ, de Patrice Leconte. 2007. RĂ©alisation dâ Elle sâappelle Sabine ». 2008. âUn cĆur simpleâ, de Marion Laine 2009. âJoueuseâ, de Caroline Bottaro. Je me suis dit: je n'ai pas envie de mourir dans le mauvais corps. Le 13 fĂ©vrier, j'ai remis les compteurs Ă zĂ©ro». BĂ©atrice Denaes nous raconte l'histoire de sa transition Ă 63 ans et comment sa famille l'a soutenue.
PubliĂ© le 16/10/2018 Ă 0823 Girl» du jeune Lukhas Dhont,-27 ans tout juste â avait sidĂ©rĂ© Cannes. Pour sa maĂźtrise, incroyable pour un premier film. Pour l'extraordinaire prestation de Victor Polster, jeune danseur de 16 ans qui incarne le personnage principal. Pour, aussi, la maturitĂ© du propos tenu qui fait de ce film traitant pourtant d'un sujet aisĂ©ment casse gueule, un bijou de pudeur, de dĂ©licatesse et de grĂące Mal dans sa peau au sens physique du terme. Comment vit â on quand son propre corps ne correspond pas Ă ce qu'on est ? Et plus gĂ©nĂ©ralement, qu'est ce que c'est que grandir, devenir adulte qu'est-ce que c'est que se construire, se battre pour devenir soi-mĂȘme dans cette pĂ©riode chrysalide difficile douloureuse qu'est l'adolescence ? Voici donc l'histoire de Lara, 15 ans, belle jeune fille qui rĂȘve de devenir danseuse Ă©toile. Lara vit avec son pĂšre qui la soutient et l'encourage pour atteindre son rĂȘve. Seule ombre au tableau Lara est nĂ©e garçon⊠Alors qu'il commençait Ă Ă©tudier le cinĂ©ma dans une Ă©cole, Lukas Dhont a lu un article racontant l'histoire d'une jeune fille nĂ©e dans un corps de garçon et qui se battait pour rentrer dans une Ă©cole de danse J'ai tout de suite Ă©tĂ© enthousiasmĂ© Ă l'idĂ©e de pouvoir Ă©crire sur un personnage comme elle quelqu'un de courageux, qui trĂšs jeune a remis en cause le lien qu'Ă©tablit la sociĂ©tĂ© entre sexe et genre» explique t-il. Mal dans sa peau au sens physique du terme Ă©vitant de rĂ©duire son film Ă un dĂ©bat sur le genre et la transidentitĂ©, Lukas Dhont se concentre sur le combat de l'intime. Introvertie, peu loquace et dĂ©terminĂ©e, Lara n'est pas en conflit avec la sociĂ©tĂ©, tout le monde soutient son combat Ă commencer par son pĂšre, les mĂ©decins, l'Ă©cole de danse mais est en conflit avec son propre corps. Lara sait qui elle est. Le monde autour d'elle aussi. Mais lui faut apprendre Ă vivre avec ce corps. C'est-Ă -dire avoir la patience de modeler ce corps Ă la vĂ©ritĂ© de qui elle est. C'est un combat personnel, un combat avec elle-mĂȘme. Et la danse est pour elle, un moyen de modeler ce corps Ă sa volonté» poursuit Lukas Dhont. Ce combat, ses souffrances, sa dĂ©termination, le jeune rĂ©alisateur belge le filme au plus prĂšs des Ă©motions, Ă fleur de peau, avec une mise en scĂšne radicale, sans un plan de trop et toujours avec une grande pudeur. Victor Polster, qui incarne Lara est un danseur Ă l'Ăcole Royale de Ballet d'Anvers. Le jeune homme, qui avait 14 ans au moment du casting est l'Ă©toile montante de ce film. Sa prestation est saisissante Il a d'ailleurs dĂ©crochĂ© le Prix d'interprĂ©tation Un Certain Regard» au Festival de Cannes . Au dĂ©part nous avons fait des castings sans prĂ©ciser le genre, garçon ou fille» terminait le rĂ©alisateur Mais quelque chose manquait toujours, parce qu'il fallait Ă al fois un bon danseur, un bon acteur et quelqu'un qui pouvait ĂȘtre transformé» en fille, Et puis, un jour, nous avons vu Victor. Et lui, c'Ă©tait une Ă©vidence avec son visage angĂ©lique. En plus, Victor sera, j'en suis certain, un grand danseurâŠÂ». Actuellement au cinĂ©ma
ilssont malade bien sĂ»r, du coup la question y'en a deux pour toi :- stop l'hypocrisie de dire que ce n'est pas une maladie + remboursement sĂ©cu ? - est-ce que cette maladie est prise en charge Notre ami Hercule m'envoie ce message trĂšs important... et je partage.***POUR Lâanniversaire des apparitions de la Sainte Vierge Ă La Salettee le 19 Septembre 1846,voici le texte peu connu du public, que le pĂšre Michel de Corteville dĂ©couvrit au Vatican en 1999 dans les archives de la CongrĂ©gation de la doctrine pour la rĂ©cit fut recueilli le 29 mai 1847, devant cinq autres tĂ©moins, par lâAbbĂ© Pierre Lambert 1802-1884, provençal qui comprenait le patois des enfants. CâĂ©tait un samedi, environ vers deux ou trois heures, aprĂšs avoir fait boire nos vaches au ruisseau qui est sur la montagne, nous avons laissĂ© aller nos vaches dans le prĂ© et nous nous sommes endormis Ă cĂŽtĂ© du ruisseau, tout prĂšs dâune petite fontaine tarie. Puis, MĂ©lanie sâest rĂ©veillĂ©e la premiĂšre, et mâa Ă©veillĂ© pour aller chercher nos vaches qui avaient disparu. Nous sommes allĂ©s voir nos vaches, et les avons vues, couchĂ©es de lâautre cĂŽtĂ©. Puis en descendant, MĂ©lanie a vu la premiĂšre une grande clartĂ© ; et elle me dit Maximin, viens voir cette clartĂ© ! Je suis allĂ© vers MĂ©lanie, puis nous avons vu disparaĂźtre la clartĂ©, et nous avons vu dedans, une Dame assise vers la petite fontaine, la tĂȘte dans ses mains ; et nous avons eu peur ! Et MĂ©lanie a laissĂ© tomber son bĂąton et je lui ai dit Garde ton bĂąton ! Sâil nous fait quelque chose, je lui donne un coup de bĂąton ! Et la Dame sâest levĂ©e, a croisĂ© ses bras et nous a dit Avancez, mes enfants, nâayez pas peur ! Je suis ici pour vous conter une grande nouvelle !Et nous nâavons plus eu peur. Puis, nous sommes avancĂ©s, avons passĂ© le ruisseau et la Dame sâest avancĂ©e vers nous autres, environ six pas loin de lâendroit oĂč elle Ă©tait assise ; et elle nous a dit MĂ©lanie, je vais te dire quelque chose que tu ne diras Ă temps de la colĂšre de Dieu est arrivĂ© âŠ. Si la face de la terre ne change pas, Dieu va se venger contre le peuple ingrat et esclave du dĂ©mon. Mon fils va faire Ă©clater sa cette ville souillĂ©e de toutes sortes de crimes, pĂ©rira infailliblement. conditionnel comme toutes les catastrophes selon les priĂšres et aussi la salutaire consĂ©cration de lâarchevĂȘque de Paris Mgr Aupetit le 15 AoĂ»t dernier, Marseille sera dĂ©truite en peu de temps. Lorsque ces choses arriveront, le dĂ©sordre sera complet sur la terre. Le monde sâabandonnera Ă ses passions pape sera persĂ©cutĂ© de toutes parts on lui tirera dessus, on voudra le mettre Ă mort, mais on ne lui pourra rien, Jean Paul II, le Vicaire de Dieu triomphera encore cette fois [-lĂ ]. Les prĂȘtres et les religieuses, et les vrais serviteurs de mon Fils seront persĂ©cutĂ©s, et plusieurs mourront pour la foi de JĂ©sus-Christ.Moyen-Orient, Chine. Une famine rĂšgnera en mĂȘme temps. AprĂšs que toutes ces choses seront arrivĂ©es, beaucoup de personnes reconnaĂźtront la main de Dieu sur elles, se convertiront, et feront pĂ©nitence de leurs grand roi montera sur le trĂŽne, et rĂšgnera pendant quelques annĂ©es. La religion refleurira et sâĂ©tendra par toute la terre et la fertilitĂ© sera grande, le monde content de ne manquer de rien recommencera ses dĂ©sordres, abandonnera Dieu, et se livrera Ă ses passions les ministres de Dieu, et les Ăpouses de JĂ©sus-Christ, il y en a qui se livreront au dĂ©sordre, et câest ce quâil y aura de plus un enfer rĂšgnera sur la terre. Ce sera alors que lâAntĂ©christ naĂźtra dâune religieuse mais malheur Ă elle! Beaucoup de personnes croiront Ă lui, parce quâil se dira venu du ciel, malheur Ă ceux qui le croiront ! Le temps nâest pas Ă©loignĂ©, il ne se passera pas deux fois 50 ans. ⊠». MĂ©lanie Matthieu, bergĂšre de La Salette. Grenoble, 6 juillet 1851Et voici la version de Maximin publiĂ©e la mĂȘme annĂ©e Le 19 septembre 1846, nous avons vu une belle Dame ⊠Voila ce que cette Dame mâa dit Si mon peuple continue, ce que je vais vous dire arrivera plus tĂŽt, sâil change un peu, ce sera un peu plus tard. La France a corrompu lâunivers, un jour elle sera punie. La foi sâĂ©teindra dans la France trois parties de la France ne pratiqueront plus de religion, ou presque plus, lâautre la pratiquera sans bien la pratiquerâŠPuis, aprĂšs [cela], les nations se convertiront, la foi se rallumera partout. Une grande contrĂ©e dans le nord de lâEurope, aujourdâhui protestante, se convertira par lâappui de cette contrĂ©e toutes les autres contrĂ©es du monde se convertiront. Avant que tout cela arrive, de grands troubles arriveront, dans lâĂglise, et partout. Puis, aprĂšs [cela], notre Saint-PĂšre le pape sera persĂ©cutĂ©. Son successeur sera un pontife que personne [nâ] aprĂšs [cela], une grande paix arrivera, mais elle ne durera pas longtemps. Un monstre viendra la troubler LâAntichrist.Tout ce que je vous dis lĂ arrivera dans lâautre siĂšcle, au plus tard aux deux mille ans ⊠».Maximin Giraud, Grenoble, 3 juillet 1851 Voici la premiĂšre version de 1846 revĂȘtue de lâimprimatur de lâĂ©vĂȘque de Lecce et celui de Grenoble] MĂ©lanie, ce que je vais vous dire maintenant ne sera pas toujours secret ;vous pourrez le publier en 1858.]Les prĂȘtres, ministres de mon Fils, les prĂȘtres, [/size][/b]par leur mauvaise vie, par leurs irrĂ©vĂ©rences et leur impiĂ©tĂ© Ă cĂ©lĂ©brer les Saints MystĂšres, par l'amour de l'argent, l'amour de l'honneur et des plaisirs, les prĂȘtres sont devenus des cloaques d' les prĂȘtres demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs tĂȘtes. Malheur aux prĂȘtres et aux personnes consacrĂ©es Ă Dieu, lesquelles, par leurs infidĂ©litĂ©s et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils !Les pĂ©chĂ©s des personnes consacrĂ©es Ă Dieu crient vers le Ciel et appellent vengeance, et voilĂ que la vengeance est Ă leurs portes, car il ne se trouve plus personne pour implorer misĂ©ricorde et pardon pour le peuple ; il n'y a plus d'Ăąmes gĂ©nĂ©reuses, il n'y a plus personne digne d'offrir la Victime sanstache Ă l'Ăternel en faveur du monde. Dieu va frapper d'une maniĂšre sans exemple. Malheur aux habitants de la terre ! Dieu va Ă©puiser sa colĂšre, et personne ne pourra se soustraire Ă tant de maux chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont nĂ©gligĂ© la priĂšre et la pĂ©nitence, et le dĂ©mon a obscurci leur intelligence ; ils sont devenus ces Ă©toiles errantes que le vieux diable traĂźnera avec sa queue pour les faire Dieu permettra au vieux serpent de mettre des divisions parmi les rĂ©gnants, dans toutes les sociĂ©tĂ©s et dans toutes les familles ; on souffrira des peines physiques et morales Dieu abandonnera les hommes Ă eux-mĂȘmes et enverra des chĂątiments qui se succĂ©deront pendant plus de trente-cinq La sociĂ©tĂ© est Ă la veille des flĂ©aux les plus terribles et des plus grands Ă©vĂ©nements ; on doit s'attendre Ă ĂȘtre gouvernĂ© par une verge de fer et Ă boire le calice de la colĂšre Que le Vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife Pie IX, ne sorte plus de Rome aprĂšs l'annĂ©e 1859 ; mais qu'il soit ferme et gĂ©nĂ©reux, qu'il combatte avec les armes de la foi et de l'amour ; je serai avec lui.Pie IX , le pape qui a proclamĂ© le dogme de l'ImmaculĂ©e Conception- Qu'il se mĂ©fie de NapolĂ©on III, son cĆur est double, et quand il voudra ĂȘtre Ă la fois pape et empereur, bientĂŽt Dieu se retirera de lui ; il est cet aigle qui, voulant toujours s'Ă©lever, tombera sur l'Ă©pĂ©e dont il voulait se servir pour obliger les peuples Ă se faire L'Italie sera punie de son ambition en voulant secouer le joug du Seigneur ; aussi, elle sera livrĂ©e Ă la guerre ; le sang coulera de tous les cĂŽtĂ©s ; les Ă©glises seront fermĂ©es ou Les prĂȘtres, les religieux seront chassĂ©s ; on les fera mourir, et mourir d'une mort cruelle. Plusieurs abandonneront la foi, et le nombre des prĂȘtres et des religieux qui se sĂ©pareront de la vraie religion sera grand ; parmi ces personnes, il se trouvera mĂȘme des Que le Pape se tienne en garde contre les faiseurs de miracles, car le temps est venu que les prodiges les plus Ă©tonnants auront lieu sur la terre et dans les En l'annĂ©e 1864, Lucifer avec un grand nombre de dĂ©mons seront dĂ©tachĂ©s de l'Enfer ; ils aboliront la foi peu Ă peu et mĂȘme dans les personnes consacrĂ©es Ă Dieu ; ils les aveugleront d'une telle maniĂšre, qu'Ă moins d'une grĂące particuliĂšre, ces personnes prendront l'esprit de ces mauvais anges ; plusieurs maisons religieuses perdront entiĂšrement la foi et perdront beaucoup d' Les mauvais livres abonderont sur la terre et les esprits de tĂ©nĂšbres rĂ©pandront partout un relĂąchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu ; ils auront un trĂšs grand pouvoir sur la nature ; il y aura des Ă©glises pour servir ces esprits. Des personnes seront transportĂ©es d'un lieu Ă un autre par ces esprits mauvais, et mĂȘme des prĂȘtres, parce qu'ils ne seront pas conduits par le bon esprit de l'Ăvangile, qui est un esprit d'humilitĂ©, de charitĂ© et de zĂšle pour la gloire de fera ressusciter des morts et des justes c'est Ă dire que ces morts prendront la figure des Ăąmes justes qui avaient vĂ©cu sur la terre, afin de mieux sĂ©duire les hommes ; ces soi-disant morts ressuscitĂ©s, qui ne seront autre chose que le dĂ©mon sous ces figures, prĂȘcheront un autre Ăvangile, contraire Ă celui du vrai JĂ©sus-Christ, niant l'existence du Ciel, soit encore les Ăąmes des damnĂ©s. Toutes ces Ăąmes paraĂźtront comme unies Ă leurs corps.- Il y aura en tous lieux des prodiges extraordinaires, parce que la vraie foi s'est Ă©teinte et que la fausse lumiĂšre Ă©claire le aux Princes de l'Ăglise, qui ne seront occupĂ©s qu'Ă entasser richesses sur richesses, qu'Ă sauvegarder leur autoritĂ© et Ă dominer avec orgueil !- Le Vicaire de mon Fils aura beaucoup Ă souffrir, parce que, pour un temps l'Ăglise sera livrĂ©e Ă de grandes persĂ©cutions ; ce sera le temps des tĂ©nĂšbres ; l'Ăglise aura une crise La Sainte Foi de Dieu Ă©tant oubliĂ©e, chaque individu voudra se guider par lui-mĂȘme et ĂȘtre supĂ©rieur Ă ses abolira les pouvoirs civils et ecclĂ©siastiques, tout ordre et toute justice seront foulĂ©s aux pieds ; on ne verra qu'homicides, haine, jalousie, mensonge et discorde, sans amour pour la patrie ni pour la Saint-PĂšre souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu'Ă la fin pour recevoir son Les mĂ©chants attenteront plusieurs fois Ă sa vie sans pouvoir nuire Ă ses jours ; mais ni lui, Jean Paul II ni son successeur...ne verront le triomphe de l'Ăglise de Les gouvernants civils auront tous le mĂȘme dessein qui sera d'abolir et de faire disparaĂźtre tout principe religieux, pour faire place au matĂ©rialisme, Ă l'athĂ©isme, au spiritisme et Ă toutes sortes de l'annĂ©e 1865, on verra l'abomination dans les lieux saints ; dans les couvents, les fleurs de l'Ăglise seront putrĂ©fiĂ©es et le dĂ©mon se rendra comme le roi des ceux qui sont Ă la tĂȘte des communautĂ©s religieuses se tiennent en garde pour les personnes qu'ils doivent recevoir, parce que le dĂ©mon usera de toute sa malice pour introduire dans les ordres religieux des personnes adonnĂ©es au pĂȘchĂ©, car les dĂ©sordres et l'amour des plaisirs charnels seront rĂ©pandus par toute la terre.[b]ĂVĂNEMENTS PROCHAINS [size=18]La France, l'Italie, l'Espagne et l'Angleterre seront en guerre ; le sans coulera dans les rues ; le Française battra avec le Français, l'Italien avec l'Italien ; ensuite, il y aura une guerre gĂ©nĂ©rale qui sera un temps, Dieu ne se souviendra plus de la France, ni de l'Italie, parce que l'Evangile de JĂ©sus-Christ n'est plus connu. Les mĂ©chants dĂ©ploieront toute leur malice ; on se tuera, on se massacrera mutuellement jusque dans les maisons. Au premier coup de son Ă©pĂ©e foudroyante, les montagnes et la nature entiĂšre trembleront d'Ă©pouvante, parce que les dĂ©sordres et les crimes des hommes percent la voĂ»te des sera brĂ»lĂ© et Marseille englouti ; plusieurs grandes villes seront Ă©branlĂ©es et englouties par des tremblements de terre ; on croira que tout est perdu ; on ne verra qu'homicide, on n'entendra que bruits d'armes et que blasphĂšmes. Les justes souffriront beaucoup ; leurs priĂšres, leur pĂ©nitence et leur larmes monteront jusqu'au Ciel, et tout le peuple de Dieu demandera pardon et misĂ©ricorde, et demandera mon aide et mon JĂ©sus-Christ, par un acte de sa justice et de sa grande misĂ©ricorde pour les justes, commandera Ă ses anges que tous ses ennemis soient mis Ă Ă coup, les persĂ©cuteurs de l'Eglise de JĂ©sus-Christ et tous les hommes adonnĂ©s au pĂȘchĂ© pĂ©riront, et la terre deviendra comme un dĂ©sert. Alors se fera la paix, la rĂ©conciliation de Dieu avec les hommes ; JĂ©sus-Christ sera servi, adorĂ© et glorifiĂ© ; la charitĂ© fleurira nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Ăglise qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zĂ©lĂ©e et imitatrice des vertus de sera prĂȘchĂ© partout, et les hommes feront de grands progrĂšs dans la foi, parce qu'il y aura unitĂ© parmi les ouvrier de JĂ©sus-Christ et que les hommes vivront dans la crainte de paix parmi les hommes ne sera pas longue ; vingt-cinq ans d'abondantes rĂ©coltes leur feront oublier que les pĂ©chĂ©s des hommes sont cause de toutes les peines qui arrivent sur la avant-coureur de l'antĂ©christ, avec ses troupes de plusieurs nations combattra contre le vrai Christ, le seul Sauveur du monde ; il rĂ©pandra beaucoup de sang et voudra anĂ©antir le culte de Dieu pour se faire regarder comme un terre sera frappĂ©e de toutes sortes de plaies outre la peste et la famine, qui seront gĂ©nĂ©rales ; il y aura des guerres jusqu'Ă la derniĂšre guerre qui sera alors faite par les dix rois de l'antĂ©christ, lesquels rois auront tous un mĂȘme dessein et seront les seuls qui gouverneront le que ceci arrive, il y aura une espĂšce de fausse paix dans le monde ; on ne pensera qu'Ă se divertir ; les mĂ©chants se livreront Ă toutes sortes de pĂȘchĂ©s ; mais les enfants de la Sainte Ăglise, les enfants de la foi, mes vrais imitateurs croĂźtrons dans l'amour de Dieu et dans les vertus qui me sont les plus les Ăąmes humbles, conduites par l'Esprit-Saint ! Je combattrai avec elles jusqu'Ă ce qu'elles arrivent Ă la plĂ©nitude de l' nature demande vengeance pour les hommes, et elle frĂ©mit d'Ă©pouvante dans l'attente de ce qui doit arriver Ă la terre souillĂ©e de terre, et vous qui faites profession de servir JĂ©sus-Christ et qui, au-dedans, vous adorez vous-mĂȘme ; tremblez, car Dieu va vous livrer Ă son ennemi, parce que les lieux saints sont dans la corruption ; beaucoup de couvents ne sont plus les maisons de Dieu, mais les pĂąturages d'AsmodĂ©e et des siens. Ce sera pendant ce temps que naĂźtra l'antĂ©christ, d'une religieuse hĂ©braĂŻque, d'une fausse vierge qui aura communication avec le vieux serpent, le maĂźtre de l'impuretĂ© ; son pĂšre sera Ă©vĂȘque. En naissant, il vomira des blasphĂšmes, il aura des dents ; en un mot, ce sera le diable incarnĂ© ; il poussera des cris effrayants, il fera des prodiges, il ne se nourrira que d' aura des frĂšres qui, quoiqu'ils ne soient pas comme lui des dĂ©mons incarnĂ©s, seront des enfants de mal ; Ă douze ans, ils se feront remarquer par leurs vaillantes victoires qu'ils remporteront ; bientĂŽt, ils seront chacun Ă la tĂȘte des armĂ©es, assistĂ©s par des lĂ©gions de l' saisons seront changĂ©es, la terre ne produira que de mauvais fruits, les astres perdront leurs mouvements rĂ©guliers, la lune ne reflĂ©tera qu'une faible lumiĂšre rougeĂątre ; l'eau et le feu donneront au globe de la terre des mouvements convulsifs et d'horribles tremblements de terre qui feront engloutir des montagnes, des villes, etc...Rome perdra la foi et deviendra le siĂšge de l' dĂ©mons de l'air avec l'antĂ©christ feront de grands prodiges sur la terre et dans les airs et les hommes se pervertiront de plus en aura soin de ses fidĂšles serviteurs et des hommes de bonne volontĂ© ; l'Evangile sera prĂȘchĂ© partout ; tous les peuples et toutes les nations auront connaissance de la vĂ©ritĂ© !J'adresse un pressant appel Ă la terre ; j'appelle les vrais disciples du Dieu vivant et rĂ©gnant dans les cieux ; j'appelle les vrais imitateurs du Christ fait homme, le seul et vrai Sauveur des hommes ; j'appelle mes enfants, mes vrais dĂ©vots, ceux qui se sont donnĂ©s Ă moi pour que je les conduise Ă mon divin Fils, ceux que je porte pour ainsi dire dans mes bras, ceux qui ont vĂ©cu de mon j'appelle les ApĂŽtres des derniers temps, les fidĂšles disciples de JĂ©sus-Christ qui ont vĂ©cu dans un mĂ©pris du monde et d'eux-mĂȘmes, dans la pauvretĂ© et dans l'humilitĂ©, dans le mĂ©pris et le silence, dans l'oraison et dans la mortification, dans la chastetĂ© et dans l'union avec Dieu, dans la souffrance et inconnus du est temps qu'ils sortent et vienne Ă©clairer la terre. Allez et montrez-vous comme mes enfants chĂ©ris ; je suis avec vous en vous pourvu que votre foi soit la lumiĂšre qui vous Ă©claire dans ces jours de votre zĂšle vous rende comme des affamĂ©s pour la gloire et l'honneur de enfants de lumiĂšre, vous petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps la fin des sera Ă©clipsĂ©e, le monde sera dans la consternation. Mais voilĂ Enoch et Ălie remplis de l'Esprit de Dieu ; ils prĂȘcheront avec la force de Dieu et les hommes de bonne volontĂ© croiront en Dieu, et beaucoup d'Ăąmes seront consolĂ©es ; ils feront de grands progrĂšs par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l'antĂ©christ. voir Apoc 11Malheur aux habitants de la terre ! il y aura des guerres sanglantes et des famines, des pestes et des maladies contagieuses ; Il y aura des pluies dâune grĂȘle effroyable dâanimaux ; des tonnerres qui Ă©branleront des villes ; des tremblements de terre qui engloutiront des pays ; on entendra des voix dans les aires ; les hommes se battront la tĂȘte contre les murailles ; ils appelleront la mort et, d'un autre cĂŽtĂ©, la mort sera leur supplice ; le sang coulera de tous pourra vaincre, si Dieu ne diminue le temps de l'Ă©preuve ?Par le sang, les larmes et les priĂšres des justes, Dieu se laissera flĂ©chir ; Enoch et Ălie seront mis Ă mort ; Rome paĂŻenne disparaĂźtra ; le feu du Ciel tombera et consumera trois villes ; tout l'univers sera frappĂ© de terreur, et beaucoup se laisseront sĂ©duire parce qu'ils n'ont pas adorĂ© le vrai Christ vivant parmi est temps ; le soleil s'obscurcit ; la foi seule le temps ; l'abĂźme s' le roi des rois des la bĂȘte avec ses sujets, se disant le sauveur du s'Ă©lĂšvera avec orgueil dans les airs pour aller jusqu'au Ciel ; il sera Ă©touffĂ© par le souffle de Saint Michel Archange. Il tombera, et la terre qui, depuis trois jours, sera en de continuelles Ă©volutions, ouvrira son sein plein de feu ; il sera plongĂ© pour jamais avec tous les siens dans les gouffres Ă©ternels de l' l'eau et le feu purifieront la terre et consumeront toutes les Ćuvres de l'orgueil de l'homme, et tout sera renouvelĂ© Dieu sera servi et glorifiĂ©. »Pour lâanniversaire des apparitions de la Sainte Vierge Ă La Salette le 19 Septembre 1846, voici le texte peu connu du public, que le pĂšre Corteville dĂ©couvrit au Vatican en 1999 dans les archives de la CongrĂ©gation de la doctrine pour la rĂ©cit fut recueilli le 29 mai 1847, devant cinq autres tĂ©moins, par lâAbbĂ© Pierre Lambert 1802-1884, provençal qui comprenait le patois des enfants. CâĂ©tait un samedi, environ vers deux ou trois heures, aprĂšs avoir fait boire nos vaches au ruisseau qui est sur la montagne, nous avons laissĂ© aller nos vaches dans le prĂ© et nous nous sommes endormis Ă cĂŽtĂ© du ruisseau, tout prĂšs dâune petite fontaine tarie. Puis, MĂ©lanie sâest rĂ©veillĂ©e la premiĂšre, et mâa Ă©veillĂ© pour aller chercher nos vaches qui avaient disparu. Nous sommes allĂ©s voir nos vaches, et les avons vues, couchĂ©es de lâautre cĂŽtĂ©. Puis en descendant, MĂ©lanie a vu la premiĂšre une grande clartĂ© ; et elle me dit Maximin, viens voir cette clartĂ© ! Je suis allĂ© vers MĂ©lanie, puis nous avons vu disparaĂźtre la clartĂ©, et nous avons vu dedans, une Dame assise vers la petite fontaine, la tĂȘte dans ses mains ; et nous avons eu peur ! Et MĂ©lanie a laissĂ© tomber son bĂąton et je lui ai dit Garde ton bĂąton ! Sâil nous fait quelque chose, je lui donne un coup de bĂąton ! Et la Dame sâest levĂ©e, a croisĂ© ses bras et nous a dit Avancez, mes enfants, nâayez pas peur ! Je suis ici pour vous conter une grande nouvelle !Et nous nâavons plus eu peur. Puis, nous sommes avancĂ©s, avons passĂ© le ruisseau et la Dame sâest avancĂ©e vers nous autres, environ six pas loin de lâendroit oĂč elle Ă©tait assise ; et elle nous a dit MĂ©lanie, je vais te dire quelque chose que tu ne diras Ă temps de la colĂšre de Dieu est arrivĂ© âŠ. Si la face de la terre ne change pas, Dieu va se venger contre le peuple ingrat et esclave du dĂ©mon. Mon fils va faire Ă©clater sa cette ville souillĂ©e de toutes sortes de crimes, pĂ©rira infailliblement. conditionnel comme toutes les catastrophes selon les priĂšres et aussi la salutaire consĂ©cration de lâarchevĂȘque de Paris Mgr Aupetit le 15 AoĂ»t dernier, Marseille sera dĂ©truite en peu de temps. Lorsque ces choses arriveront, le dĂ©sordre sera complet sur la terre. Le monde sâabandonnera Ă ses passions pape sera persĂ©cutĂ© de toutes parts on lui tirera dessus, on voudra le mettre Ă mort, mais on ne lui pourra rien, Jean Paul II, le Vicaire de Dieu triomphera encore cette fois [-lĂ ]. Les prĂȘtres et les religieuses, et les vrais serviteurs de mon Fils seront persĂ©cutĂ©s, et plusieurs mourront pour la foi de JĂ©sus-Christ.Moyen-Orient, Chine. Une famine rĂšgnera en mĂȘme temps. AprĂšs que toutes ces choses seront arrivĂ©es, beaucoup de personnes reconnaĂźtront la main de Dieu sur elles, se convertiront, et feront pĂ©nitence de leurs grand roi montera sur le trĂŽne, et rĂšgnera pendant quelques annĂ©es. La religion refleurira et sâĂ©tendra par toute la terre et la fertilitĂ© sera grande, le monde content de ne manquer de rien recommencera ses dĂ©sordres, abandonnera Dieu, et se livrera Ă ses passions les ministres de Dieu, et les Ăpouses de JĂ©sus-Christ, il y en a qui se livreront au dĂ©sordre, et câest ce quâil y aura de plus un enfer rĂšgnera sur la terre. Ce sera alors que lâAntĂ©christ naĂźtra dâune religieuse mais malheur Ă elle! Beaucoup de personnes croiront Ă lui, parce quâil se dira venu du ciel, malheur Ă ceux qui le croiront ! Le temps nâest pas Ă©loignĂ©, il ne se passera pas deux fois 50 ans. ⊠». MĂ©lanie Matthieu, bergĂšre de La Salette. Grenoble, 6 juillet 1851Et voici la version de Maximin publiĂ©e la mĂȘme annĂ©e Le 19 septembre 1846, nous avons vu une belle Dame ⊠Voila ce que cette Dame mâa dit Si mon peuple continue, ce que je vais vous dire arrivera plus tĂŽt, sâil change un peu, ce sera un peu plus tard. La France a corrompu lâunivers, un jour elle sera punie. La foi sâĂ©teindra dans la France trois parties de la France ne pratiqueront plus de religion, ou presque plus, lâautre la pratiquera sans bien la pratiquerâŠPuis, aprĂšs [cela], les nations se convertiront, la foi se rallumera partout. Une grande contrĂ©e dans le nord de lâEurope, aujourdâhui protestante, se convertira par lâappui de cette contrĂ©e toutes les autres contrĂ©es du monde se convertiront. Avant que tout cela arrive, de grands troubles arriveront, dans lâĂglise, et partout. Puis, aprĂšs [cela], notre Saint-PĂšre le pape sera persĂ©cutĂ©. Son successeur sera un pontife que personne [nâ] aprĂšs [cela], une grande paix arrivera, mais elle ne durera pas longtemps. Un monstre viendra la troubler LâAntichrist.Tout ce que je vous dis lĂ arrivera dans lâautre siĂšcle, au plus tard aux deux mille ans ⊠».Maximin Giraud, Grenoble, 3 juillet 1851[size=32]Voici la premiĂšre version de 1846 revĂȘtue de lâimprimatur de lâĂ©vĂȘque de Lecce et celui de Grenoble [/size] MĂ©lanie, ce que je vais vous dire maintenant ne sera pas toujours secret ;vous pourrez le publier en prĂȘtres, ministres de mon Fils, les prĂȘtres, par leur mauvaise vie, par leurs irrĂ©vĂ©rences et leur impiĂ©tĂ© Ă cĂ©lĂ©brer les Saints MystĂšres, par l'amour de l'argent, l'amour de l'honneur et des plaisirs, les prĂȘtres sont devenus des cloaques d' les prĂȘtres demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs tĂȘtes. Malheur aux prĂȘtres et aux personnes consacrĂ©es Ă Dieu, lesquelles, par leurs infidĂ©litĂ©s et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils !Les pĂ©chĂ©s des personnes consacrĂ©es Ă Dieu crient vers le Ciel et appellent vengeance, et voilĂ que la vengeance est Ă leurs portes, car il ne se trouve plus personne pour implorer misĂ©ricorde et pardon pour le peuple ; il n'y a plus d'Ăąmes gĂ©nĂ©reuses, il n'y a plus personne digne d'offrir la Victime sans tache Ă l'Ăternel en faveur du monde. Dieu va frapper d'une maniĂšre sans exemple. Malheur aux habitants de la terre ! Dieu va Ă©puiser sa colĂšre, et personne ne pourra se soustraire Ă tant de maux chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont nĂ©gligĂ© la priĂšre et la pĂ©nitence, et le dĂ©mon a obscurci leur intelligence ; ils sont devenus ces Ă©toiles errantes que le vieux diable traĂźnera avec sa queue pour les faire Dieu permettra au vieux serpent de mettre des divisions parmi les rĂ©gnants, dans toutes les sociĂ©tĂ©s et dans toutes les familles ; on souffrira des peines physiques et morales Dieu abandonnera les hommes Ă eux-mĂȘmes et enverra des chĂątiments qui se succĂ©deront pendant plus de trente-cinq La sociĂ©tĂ© est Ă la veille des flĂ©aux les plus terribles et des plus grands Ă©vĂ©nements ; on doit s'attendre Ă ĂȘtre gouvernĂ© par une verge de fer et Ă boire le calice de la colĂšre Que le Vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife Pie IX, ne sorte plus de Rome aprĂšs l'annĂ©e 1859 ; mais qu'il soit ferme et gĂ©nĂ©reux, qu'il combatte avec les armes de la foi et de l'amour ; je serai avec lui.Pie IX , le pape qui a proclamĂ© le dogme de l'ImmaculĂ©e Conception- Qu'il se mĂ©fie de NapolĂ©on III, son cĆur est double, et quand il voudra ĂȘtre Ă la fois pape et empereur, bientĂŽt Dieu se retirera de lui ; il est cet aigle qui, voulant toujours s'Ă©lever, tombera sur l'Ă©pĂ©e dont il voulait se servir pour obliger les peuples Ă se faire L'Italie sera punie de son ambition en voulant secouer le joug du Seigneur ; aussi, elle sera livrĂ©e Ă la guerre ; le sang coulera de tous les cĂŽtĂ©s ; les Ă©glises seront fermĂ©es ou Les prĂȘtres, les religieux seront chassĂ©s ; on les fera mourir, et mourir d'une mort cruelle. Plusieurs abandonneront la foi, et le nombre des prĂȘtres et des religieux qui se sĂ©pareront de la vraie religion sera grand ; parmi ces personnes, il se trouvera mĂȘme des Que le Pape se tienne en garde contre les faiseurs de miracles, car le temps est venu que les prodiges les plus Ă©tonnants auront lieu sur la terre et dans les En l'annĂ©e 1864, Lucifer avec un grand nombre de dĂ©mons seront dĂ©tachĂ©s de l'Enfer ; ils aboliront la foi peu Ă peu et mĂȘme dans les personnes consacrĂ©es Ă Dieu ; ils les aveugleront d'une telle maniĂšre, qu'Ă moins d'une grĂące particuliĂšre, ces personnes prendront l'esprit de ces mauvais anges ; plusieurs maisons religieuses perdront entiĂšrement la foi et perdront beaucoup d' Les mauvais livres abonderont sur la terre et les esprits de tĂ©nĂšbres rĂ©pandront partout un relĂąchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu ; ils auront un trĂšs grand pouvoir sur la nature ; il y aura des Ă©glises pour servir ces esprits. Des personnes seront transportĂ©es d'un lieu Ă un autre par ces esprits mauvais, et mĂȘme des prĂȘtres, parce qu'ils ne seront pas conduits par le bon esprit de l'Ăvangile, qui est un esprit d'humilitĂ©, de charitĂ© et de zĂšle pour la gloire de fera ressusciter des morts et des justes c'est Ă dire que ces morts prendront la figure des Ăąmes justes qui avaient vĂ©cu sur la terre, afin de mieux sĂ©duire les hommes ; ces soi-disant morts ressuscitĂ©s, qui ne seront autre chose que le dĂ©mon sous ces figures, prĂȘcheront un autre Ăvangile, contraire Ă celui du vrai JĂ©sus-Christ, niant l'existence du Ciel, soit encore les Ăąmes des damnĂ©s. Toutes ces Ăąmes paraĂźtront comme unies Ă leurs corps.- Il y aura en tous lieux des prodiges extraordinaires, parce que la vraie foi s'est Ă©teinte et que la fausse lumiĂšre Ă©claire le aux Princes de l'Ăglise, qui ne seront occupĂ© qu'Ă entasser richesses sur richesses, qu'Ă sauvegarder leur autoritĂ© et Ă dominer avec orgueil !- Le Vicaire de mon Fils aura beaucoup Ă souffrir, parce que, pour un temps l'Ăglise sera livrĂ©e Ă de grandes persĂ©cutions ; ce sera le temps des tĂ©nĂšbres ; l'Ăglise aura une crise La Sainte Foi de Dieu Ă©tant oubliĂ©e, chaque individu voudra se guider par lui-mĂȘme et ĂȘtre supĂ©rieur Ă ses abolira les pouvoirs civils et ecclĂ©siastiques, tout ordre et toute justice seront foulĂ©s aux pieds ; on ne verra qu'homicides, haine, jalousie, mensonge et discorde, sans amour pour la patrie ni pour la Saint-PĂšre souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu'Ă la fin pour recevoir son Les mĂ©chants attenteront plusieurs fois Ă sa vie sans pouvoir nuire Ă ses jours ; mais ni lui, JeanPaul II ni son successeur...ne verront le triomphe de l'Ăglise de Les gouvernants civils auront tous le mĂȘme dessein qui sera d'abolir et de faire disparaĂźtre tout principe religieux, pour faire place au matĂ©rialisme, Ă l'athĂ©isme, au spiritisme et Ă toutes sortes de l'annĂ©e 1865, on verra l'abomination dans les lieux saints ; dans les couvents, les fleurs de l'Ăglise seront putrĂ©fiĂ©es et le dĂ©mon se rendra comme le roi des ceux qui sont Ă la tĂȘte des communautĂ©s religieuses se tiennent en garde pour les personnes qu'ils doivent recevoir, parce que le dĂ©mon usera de toute sa malice pour introduire dans les ordres religieux des personnes adonnĂ©es au pĂȘchĂ©, car les dĂ©sordres et l'amour des plaisirs charnels seront rĂ©pandus par toute la PROCHAINS La France, l'Italie, l'Espagne et l'Angleterre seront en guerre ; le sans coulera dans les rues ; le Française battra avec le Français, l'Italien avec l'Italien ; ensuite, il y aura une guerre gĂ©nĂ©rale qui sera un temps, Dieu ne se souviendra plus de la France, ni de l'Italie, parce que l'Evangile de JĂ©sus-Christ n'est plus connu. Les mĂ©chants dĂ©ploieront toute leur malice ; on se tuera, on se massacrera mutuellement jusque dans les maisons. Au premier coup de son Ă©pĂ©e foudroyante, les montagnes et la nature entiĂšre trembleront d'Ă©pouvante, parce que les dĂ©sordres et les crimes des hommes percent la voĂ»te des sera brĂ»lĂ© et Marseille englouti ; plusieurs grandes villes seront Ă©branlĂ©es et englouties par des tremblements de terre ; on croira que tout est perdu ; on ne verra qu'homicide, on n'entendra que bruits d'armes et que blasphĂšmes. Les justes souffriront beaucoup ; leurs priĂšres, leur pĂ©nitence et leur larmes monteront jusqu'au Ciel, et tout le peuple de Dieu demandera pardon et misĂ©ricorde, et demandera mon aide et mon JĂ©sus-Christ, par un acte de sa justice et de sa grande misĂ©ricorde pour les justes, commandera Ă ses anges que tous ses ennemis soient mis Ă Ă coup, les persĂ©cuteurs de l'Eglise de JĂ©sus-Christ et tous les hommes adonnĂ©s au pĂȘchĂ© pĂ©riront, et la terre deviendra comme un dĂ©sert. Alors se fera la paix, la rĂ©conciliation de Dieu avec les hommes ; JĂ©sus-Christ sera servi, adorĂ© et glorifiĂ© ; la charitĂ© fleurira nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Ăglise qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zĂ©lĂ©e et imitatrice des vertus de sera prĂȘchĂ© partout, et les hommes feront de grands progrĂšs dans la foi, parce qu'il y aura unitĂ© parmi les ouvrier de JĂ©sus-Christ et que les hommes vivront dans la crainte de paix parmi les hommes ne sera pas longue ; vingt-cinq ans d'abondantes rĂ©coltes leur feront oublier que les pĂ©chĂ©s des hommes sont cause de toutes les peines qui arrivent sur la avant-coureur de l'antĂ©christ, avec ses troupes de plusieurs nations combattra contre le vrai Christ, le seul Sauveur du monde ; il rĂ©pandra beaucoup de sang et voudra anĂ©antir le culte de Dieu pour se faire regarder comme un terre sera frappĂ©e de toutes sortes de plaies outre la peste et la famine, qui seront gĂ©nĂ©rales ; il y aura des guerres jusqu'Ă la derniĂšre guerre qui sera alors faite par les dix rois de l'antĂ©christ, lesquels rois auront tous un mĂȘme dessein et seront les seuls qui gouverneront le que ceci arrive, il y aura une espĂšce de fausse paix dans le monde ; on ne pensera qu'Ă se divertir ; les mĂ©chants se livreront Ă toutes sortes de pĂȘchĂ©s ; mais les enfants de la Sainte Ăglise, les enfants de la foi, mes vrais imitateurs croĂźtrons dans l'amour de Dieu et dans les vertus qui me sont les plus les Ăąmes humbles, conduites par l'Esprit-Saint ! Je combattrai avec elles jusqu'Ă ce qu'elles arrivent Ă la plĂ©nitude de l' nature demande vengeance pour les hommes, et elle frĂ©mit d'Ă©pouvante dans l'attente de ce qui doit arriver Ă la terre souillĂ©e de terre, et vous qui faites profession de servir JĂ©sus-Christ et qui, au-dedans, vous adorez vous-mĂȘme ; tremblez, car Dieu va vous livrer Ă son ennemi, parce que les lieux saints sont dans la corruption ; beaucoup de couvents ne sont plus les maisons de Dieu, mais les pĂąturages d'AsmodĂ©e et des siens. Ce sera pendant ce temps que naĂźtra l'antĂ©christ, d'une religieuse hĂ©braĂŻque, d'une fausse vierge qui aura communication avec le vieux serpent, le maĂźtre de l'impuretĂ© ; son pĂšre sera Ă©vĂȘque. En naissant, il vomira des blasphĂšmes, il aura des dents ; en un mot, ce sera le diable incarnĂ© ; il poussera des cris effrayants, il fera des prodiges, il ne se nourrira que d' aura des frĂšres qui, quoiqu'ils ne soient pas comme lui des dĂ©mons incarnĂ©s, seront des enfants de mal ; Ă douze ans, ils se feront remarquer par leurs vaillantes victoires qu'ils remporteront ; bientĂŽt, ils seront chacun Ă la tĂȘte des armĂ©es, assistĂ©s par des lĂ©gions de l' saisons seront changĂ©es, la terre ne produira que de mauvais fruits, les astres perdront leurs mouvements rĂ©guliers, la lune ne reflĂ©tera qu'une faible lumiĂšre rougeĂątre ; l'eau et le feu donneront au globe de la terre des mouvements convulsifs et d'horribles tremblements de terre qui feront engloutir des montagnes, des villes, etc...Rome perdra la foi et deviendra le siĂšge de l' dĂ©mons de l'air avec l'antĂ©christ feront de grands prodiges sur la terre et dans les airs et les hommes se pervertiront de plus en aura soin de ses fidĂšles serviteurs et des hommes de bonne volontĂ© ; l'Evangile sera prĂȘchĂ© partout ; tous les peuples et toutes les nations auront connaissance de la vĂ©ritĂ© !J'adresse un pressant appel Ă la terre ; j'appelle les vrais disciples du Dieu vivant et rĂ©gnant dans les cieux ; j'appelle les vrais imitateurs du Christ fait homme, le seul et vrai Sauveur des hommes ; j'appelle mes enfants, mes vrais dĂ©vots, ceux qui se sont donnĂ©s Ă moi pour que je les conduise Ă mon divin Fils, ceux que je porte pour ainsi dire dans mes bras, ceux qui ont vĂ©cu de mon j'appelle les ApĂŽtres des derniers temps, les fidĂšles disciples de JĂ©sus-Christ qui ont vĂ©cu dans un mĂ©pris du monde et d'eux-mĂȘmes, dans la pauvretĂ© et dans l'humilitĂ©, dans le mĂ©pris et le silence, dans l'oraison et dans la mortification, dans la chastetĂ© et dans l'union avec Dieu, dans la souffrance et inconnus du est temps qu'ils sortent et vienne Ă©clairer la terre. Allez et montrez-vous comme mes enfants chĂ©ris ; je suis avec vous en vous pourvu que votre foi soit la lumiĂšre qui vous Ă©claire dans ces jours de votre zĂšle vous rende comme des affamĂ©s pour la gloire et l'honneur de enfants de lumiĂšre, vous petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps la fin des sera Ă©clipsĂ©e, le monde sera dans la consternation. Mais voilĂ Enoch et Ălie remplis de l'Esprit de Dieu ; ils prĂȘcheront avec la force de Dieu et les hommes de bonne volontĂ© croiront en Dieu, et beaucoup d'Ăąmes seront consolĂ©es ; ils feront de grands progrĂšs par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l'antĂ©christ. voir Apoc 11Malheur aux habitants de la terre ! il y aura des guerres sanglantes et des famines, des pestes et des maladies contagieuses ; Il y aura des pluies dâune grĂȘle effroyable dâanimaux ; des tonnerres qui Ă©branleront des villes ; des tremblements de terre qui engloutiront des pays ; on entendra des voix dans les aires ; les hommes se battront la tĂȘte contre les murailles ; ils appelleront la mort et, d'un autre cĂŽtĂ©, la mort sera leur supplice ; le sang coulera de tous pourra vaincre, si Dieu ne diminue le temps de l'Ă©preuve ?Par le sang, les larmes et les priĂšres des justes, Dieu se laissera flĂ©chir ; Enoch et Ălie seront mis Ă mort ; Rome paĂŻenne disparaĂźtra ; le feu du Ciel tombera et consumera trois villes ; tout l'univers sera frappĂ© de terreur, et beaucoup se laisseront sĂ©duire parce qu'ils n'ont pas adorĂ© le vrai Christ vivant parmi est temps ; le soleil s'obscurcit ; la foi seule le temps ; l'abĂźme s' le roi des rois des la bĂȘte avec ses sujets, se disant le sauveur du s'Ă©lĂšvera avec orgueil dans les airs pour aller jusqu'au Ciel ; il sera Ă©touffĂ© par le souffle de Saint Michel Archange. Il tombera, et la terre qui, depuis trois jours, sera en de continuelles Ă©volutions, ouvrira son sein plein de feu ; il sera plongĂ© pour jamais avec tous les siens dans les gouffres Ă©ternels de l' l'eau et le feu purifieront la terre et consumeront toutes les Ćuvres de l'orgueil de l'homme, et tout sera renouvelĂ© Dieu sera servi et glorifiĂ©. »ԔÏÖж ÎČáж á | áĐžÎČŃŃĐž Đ±Ń ŐłŃŃ ŃááźÏŃ | ĐĐČŃ ÎżŃáŐŸŃÎŸĐŸÏ |
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