NoĂ«l sous les QuarantiĂšmes et OP4/2004 Je sais, il y a un gros vide depuis le dernier billet, mais je vous expliqueâŠCe mois passĂ© a Ă©tĂ© vraiment trĂšs chargĂ© avec la passation de consignes et lâ OP 4 du Marion Dufresne qui est reparti le 24/12 au jâavoue que je nâai pas eu le temps de mâoccuper du dâun mois donc que je suis sur suis maintenant seul Ă mon poste ; le technicien descendant est reparti il y a 2 jours avec le me rends compte quâau final, jâai trĂšs peu de temps libre pour mes activitĂ©s persos. Le travail occupe bien mes journĂ©es. En gros, jâattaque vers 7H45 et je termine vers me suis dĂ©couvert une vĂ©ritable passion pour la pĂšche. Les mĂ©tĂ©o mâont initiĂ© et depuis, je ne rate pas une occasion de taquiner les câest lâannĂ©e des naissances Ă©galement. Il y a partout dâadorables poups bĂ©bĂ©s otarie. Difficile de ne pas craquer face Ă ces minuscules boules de poils noires. Le rĂ©veillon de NoĂ«l sâest trĂšs bien passĂ© avec un pĂšre NoĂ«l⊠exotique !La bonne humeur Ă©tait au rendez-vous. Chacun a prĂ©parĂ© un cadeau qui a Ă©tĂ© remis au hasard Ă un autre hivernant. Jâai reçu un joli calendrier 2005 de La RĂ©union avec un Opinel couteau de poche.Nous Ă©tions heureux de souffler aprĂšs le dĂ©part de je vais vous parler des OP OpĂ©rations Portuaires. Câest pour nous, hivernants, une situation dĂ©licate. Imaginez⊠Nous sommes habituĂ©s Ă vivre paisiblement entre nous, et tout Ă coup, on voit dĂ©barquer des dizaines de personnes touristes, hivernants dâautres districts, membres dâĂ©quipages qui envahissent la base. De plus, pendant toute cette pĂ©riode, nous sommes Ă©videmment trĂšs sollicitĂ©s par les opĂ©rations de ne dirai pas que nous vivons cela comme une agression, mais il faut avouer que nous restons sur la les otaries nâapprĂ©cient guĂšre le changement avec entre autre les rotations dâhĂ©licoptĂšre. AprĂšs le dĂ©part du bateau, jâai vraiment rĂ©alisĂ© que mon hivernage allait commencer. Pendant plus dâun mois, nous avons vĂ©cu Ă 4 2 gĂ©rants postaux et 2 techniciens tĂ©lĂ©com, mais maintenant, jâai pleinement pris mes oĂč commencer ? Pas Ă©vident ! Je dĂ©cide dâĂ©tablir une liste de tĂąches avec des ordres de prioritĂ©s. Mon secteur est vaste et je suis tout seul ; donc, la gestion du temps est semaine entre les 2 fĂȘtes sâannonce assez cool. The Perfect Storm Je sais, câest le titre original dâun film avec Clooney En pleine tempĂȘteâŠCe matin, nous sommes partis pour une expĂ©dition de 4 jours Ă Entrecasteaux de lâautre cĂŽtĂ© de lâĂźle afin de compter les nids dâ Ă 7H30 sous un tempsâŠ. Hummm⊠TrĂšs moyen nous dirons !Les heures de marche passent et la mĂ©tĂ©o devient de plus en plus mauvaise. Nous franchissons la Caldeira Mont de la Dives - 881 m. trĂšs pĂ©niblement Ă cause de vents trĂšs violents qui nous projettent au sol. Ce sol justement, composĂ© de tourbe, est trĂšs instable et nous nous enfonçons parfois jusquâaux sommes trempĂ©s, fatiguĂ©s, mais nous continuons jusquâau Pignon. Nous y sommes presque, mais les Ă©lĂ©ments se dĂ©chainent de plus belle. Par moment, nous dĂ©collons littĂ©ralement du sol pour nous Ă©craser quelques mĂštres plus loin. Nous y sommes presque, mais il est inconcevable de tenter la descente en rappel dans de telles conditions. Pour regagner Entrecasteaux, nous devons effectivement descendre le relief abrupte avec des techniques dâ faut faire demi tour⊠Mais il faut pouvoir ! EpuisĂ©s et dĂ©jĂ plus de 5 heures de marche dans les pires conditions⊠De plus, le vent se renforce ; nous progressons en rampant sur les coudes car toute tentative de se redresser se traduit par une violente nous arrivons Ă redescendre la Caldeira, puis les vents se calment et nous regagnons finalement la base vers 16H30⊠à bout de forces !Pour une premiĂšre tentative, jâai eu mon lot dâĂ©motions. Jamais je nâavais ressenti une telle puissance dans les Ă©lĂ©ments. La nature a gagnĂ© cette fois-ci⊠Mais ce nâest que partie remise ! Au revoir Marion La pĂ©riode des opĂ©rations portuaires est trĂšs chargĂ©e au niveau du travail de chacun. Inutile de dire que le blog a Ă©tĂ© un peu mis Ă lâ Marion Dufresne est parti aujourdâhui pour rejoindre la rĂ©union. Nous devrions le revoir pour lâ OP 4 OpĂ©ration Portuaire vers le 20 dĂ©couvre tout le matĂ©riel dont jâai la charge et le sujet est trĂšs vaste. Câest pour cela que la passation de consignes dure 1 va occuper une grande partie de mon activitĂ© professionnelle et ce nâest pas pour me serais pour lâheure bien incapable de vous parler en dĂ©tails de la base et encore moins de lâĂźle. Je consacre tout mon temps dans lâatelier ou sur le terrain Ă dĂ©couvrir le journĂ©es sont longues pendant lâ OP. OpĂ©rationnel Ă 6H00 et souvent couchĂ© trĂšs tard ! Mais on ne sent pas le temps courrier, comme Ă lâhabitude, est parti sur le premier hĂ©licoptĂšre en direction du sommes tous rassemblĂ©s Ă la DZ Drop Zone=hĂ©liport pour dire au revoir Ă ceux qui nous quittent. Pas trop dâĂ©motion pour ma part car je nâai pas eu le temps de les connaĂźtre. Et puis câest dĂ©jĂ le dernier Paul, pilote de lâĂ©cureuil, semble partir dĂ©finitivement avec ses derniers passagers, puis, soudainement, il revient sur la base avec un passage basse altitude en guise dâadieu. Tout le monde fait de grands signes. LâhĂ©licoptĂšre se fige en vol stationnaire face Ă nous, puis disparaĂźt rapidement vers le bateau. La sirĂšne de la base salue notre ravitailleur et reçoit en retour la corne de brume du Marion. Lâancre est levĂ©e et le navire prend son cap, direction lâĂźle de la fait⊠nous nous retrouvons Ă une trentaine. Ma vie dâhivernant peut commencer⊠Amsterdam, me voilĂ ! Enfin !Je suis arrivĂ© Ă AmsterdamâŠPas facile de vous dĂ©crire ce que jâai ressenti aujourdâhuiâŠCe matin, jâĂ©tais rĂ©veillĂ© depuis 5 heures. Le transfert Ă©tait prĂ©vu Ă sors mon nez dehors et ce nâest pas vraiment lâair pur qui mâattend⊠Lâodeur des otaries parvient jusquâau Marion, mouillant Ă quelques centaines de mĂštres de la cale de dĂ©barquement de la temps est magnifique, le soleil, dĂ©jĂ levĂ© depuis Ă moi, cette Ăźle attendue depuis si Ă©vident avec Crozet. On voit de la verdure partout et mĂȘme des Ă©cureuil dĂ©colle pour la seconde rotation ; je suis Ă son bord. Encore quelques secondes de rapide Ă plus de 2000 ⏠de lâheure, cela se comprend !.Je marche sur Amsterdam. Je suis chez moi !Accueil rapide du chef de district puis, je reconnais le technicien TĂ©lĂ©com que je vais partir de lĂ , tout sâenchaĂźne trĂšs vite ; prĂ©sentation de ma chambre⊠que dis-je⊠mon palace ! 30m2 avec salle de bains individuelle, le tout fraĂźchement prĂ©sentation du lieu de travail le aprĂšs midi, nous profitons de la prĂ©sence de lâhĂ©licoptĂšre afin dâeffectuer une visite de contrĂŽle Ă un de nos relais radio situĂ© Ă lâautre bout de lâĂźle et trĂšs difficile dâaccĂšs. Au lieu des 6 heures de marche nĂ©cessaire, la machine volante nous dĂ©pose en moins de 5 reste Ă escalader une falaise afin dâaccĂ©der au boĂźtier. La vue est fantastique de lĂ -haut. En se penchant, on voit la falaise dâEntrecasteaux tomber Ă pic dans lâocĂ©an indien. Des Albatros curieux sâapprochent de nous en vol de faire des essais de portĂ©e radio, lâhĂ©lico nous dĂ©pose de lâautre cĂŽtĂ© de la falaise sur la plage dâ vois des albatros par milliers, des otaries et mĂȘme des gorfous sauteurs. Le spectacle est magnifique. En fait, je ne sais plus oĂč donner de la tĂȘte. La nature Ă lâĂ©tat sauvage !Le retour sur la base est saisissant. Rase motte puis virage serrĂ© au dessus du Marion avant lâattĂ©rissage tout en douceur. Merci Jean-Paul pilote ! Objectif Amsterdam LâarrivĂ©e Ă Amsterdam est prĂ©vue dimanche soir. Nous dĂ©barquerons donc lundi devient mon objectif. Jâattends dimanche soir. Maintenant que jâai cette date en tĂȘte, les journĂ©es paraissent plus longues. Ras le bol du bateau et des journĂ©es passĂ©es Ă ne rien faire, si ce nâest manger, lire, se promener⊠Certains pourraient sâen accomoder, mais dans mon cas, cette inactivitĂ© forcĂ©e commence Ă mâexaspĂ©rer. Heureusement, le fait de remonter vers le nord nous offre un climat beaucoup plus doux. Il faisait 12°C ce matin et lâon peut Ă nouveau se promener Ă lâextĂ©rieur sans ĂȘtre immĂ©diatement frigorifiĂ©. Le soleil est mĂȘme au principale occupation reste la lecture et la entendu une touriste qui demandait quâest ce qui peut motiver quelquâun Ă passer une annĂ©e, perdu au milieu de nulle part ? »Cette question ne mâĂ©tait pas personnellement adressĂ©e, mais je pu mâempĂȘcher de rĂ©flĂ©chir premier lieu, câest lâattrait dâune expĂ©rience nouvelle et totalement insolite qui mâa motivĂ©. Pendant 1 an, je vais ĂȘtre mon propre chef et mener ma barque comme bon me semble. Bien entendu, je suis conscient que jâaurai des supĂ©rieurs, le chef de district en premier lieu, mais je parle du cĂŽtĂ© technique. Je vais me dĂ©brouiller seul et faire en sorte que cela marche. VoilĂ , câest ça ma motivation. Jâavais dĂ©jĂ rencontrĂ© ce cas de figure lorsque jâĂ©tais parti 4 mois en Bosnie HerzĂ©govine en 2001 et lâexpĂ©rience mâavait Ă©normĂ©ment plu. Ce nâest pas que je ne supporte pas une autoritĂ© au dessus de moi, loin de lĂ , sinon, je ne vois pas ce que je ferais dans lâarmĂ©e ; seulement, je commençais sĂ©rieusement Ă tourner en rond Ă mon emploi en mĂ©tropole, voir Ă mâennuyer certains jours. Je pense avoir un esprit assez curieux et ouvert et le travail trop rĂ©pĂ©titif mâexaspĂšre⊠Je nâaime pas la routine. Je veux dĂ©couvrir et apprendre⊠trouver de nouveaux objectifs. Pas toujours Ă©vident dans les faits. Pour moi, les TAAF Ă©taient une possibilitĂ© de sortir de ce il y a un mais⊠Remarquez, il y a presque toujours un mais ».Je ne suis plus seul dans la vie et en partant, je laisse ma petite femme toute seule Ă la maison. Alors que faire ? Que dĂ©cider ? Jâavoue que mon Ă©pouse a Ă©tĂ© trĂšs sport » sur ce coup lĂ et je lâen remercie Ă©normĂ©ment. Cette dĂ©cision de partir, je lâavoue, est un peu Ă©goĂŻste. Mais je sais aussi que jâaurais longtemps regrettĂ© dâĂȘtre passĂ© Ă cĂŽtĂ© dâune telle nâest vraiment pas une dĂ©cision qui se prend Ă la lĂ©gĂšre et jâespĂšre de tout mon cĆur avoir fait le bon choix. Tiens, câest le jour de lâarmistice de la 1Ăšre guerre mondiale. Une petite pensĂ©e pour nos poilus ».Les opĂ©rations de rĂ©cupĂ©ration du radar ont commencĂ© ce journĂ©es sont longues au nuit, il a neigĂ© sur Crozet. Les sommets sont bien Marion est venu sâabriter derriĂšre lâĂźle pour Ă©viter au maximum les vagues et ainsi faciliter le travail des les tentatives seront veines⊠Le prĂ©cieux radar sâest dĂ©crochĂ© et a rejoint les fonds de pouvons partir ; direction Amsterdam !Le Marion laisse derriĂšre lui lâ Ăźle de la Possession. Il prend de la vitesse et ses 2 moteurs sont Ă 100% de leur puissance. Les hĂ©lices tournent Ă 140 tours minute. Ăa, câĂ©tait pour la partie ne partons pas seuls puisque des dizaines dâoiseaux dĂ©cident de faire la route avec nous. Il y a de tout soyeux, albatros ⊠Ils volent autour du bateau sans presque un battement dâaile. Ce sont des virtuoses du vent. Ils jouent avec lui avec une aisance on se rend compte que la houle est relativement forte. Le Marion tangue largement ; on avait presque oubliĂ© !4 jours⊠Encore 4 jours avant de pouvoir enfin poser ses valises pour de bon. Depuis le 23 octobre, je vis avec mes valises ouvertes. Jâai hĂąte de pouvoir mâ commence Ă trouver le voyage en bateau un peu long Ă vrai dire. Les occupations Ă©tant si limitĂ©es, les journĂ©es paraissent parfois y a une chose positive au moins, je me suis remis Ă la lecture, activitĂ© que jâavais laissĂ© tomber depuis de nombreuses soir, aprĂšs le repas, je suis allĂ© Ă la passerelle. Il nây avait que lâofficier de quart. La nuit tombant, je regardais le bateau, chahutĂ© par les vagues. Son sillage dessinait un bouillonnement dâĂ©cume blanc. LâobscuritĂ© approchait effaçant lâhorizon. Jâai bien aimĂ© ce petit moment avec la passerelle rien quâĂ moi. Pas un mot, juste le bruit du vent et les craquements du bateau. Pas de piaillements ou de paroles inutiles⊠Chut⊠Incident au large de Crozet Toujours Ă Crozet aujourdâhui, face Ă lâĂźle de la couac aujourdâhui. Vers 8H00 ce matin, un bruit inquiĂ©tant a mis en alerte tout le bateau⊠Nous avons touchĂ© le suite, lâĂ©quipage sâactive. VĂ©rification minutieuse des cales. Pas de voie dâeau heureusement. Une roche sous marine a touchĂ© la coque du Marion Dufresne. Pour lâinstant, nous nâen savons pas matin, nous admirons les opĂ©rations dâhĂ©liportage. Lâadresse et la dextĂ©ritĂ© du pilote de lâĂ©cureuil sont inouĂŻes. Le vent pourtant fort 20 nĆuds avec des pointes Ă 40, ne lâempĂȘche pas de poser ses charges sur le pont avant avec une incroyable prĂ©cision. La manĆuvre nâest pas sans risque, mais cet homme connaĂźt manifestement parfaitement son engin. Nous lâobservons depuis la passerelle, avec un pincement au cĆur Ă chaque fois que la charge vacille. Heureusement, tout se passe repas de midi a Ă©tĂ© agitĂ©. Une vague a fait basculer le bateau, ce qui a entraĂźnĂ© pas mal de casse au niveau vaisselle. AprĂšs avoir ramassĂ© les verres cassĂ©s, le repas a pu continuer comme si de rien nâ lâaprĂšs midi, une Ă©quipe de cinĂ©astes sous marin que nous venions de dĂ©poser Ă Crozet vient prĂšs du Marion en Zodiac et plonge pour inspecter la coque suite Ă lâincident du matin. Le compte rendu nâest pas trĂšs rĂ©jouissant. Le radar tri dimensionnel a Ă©tĂ© partiellement arrachĂ©. Câest un dispositif fixĂ© sous la coque, servant Ă lâĂ©laboration de cartes sous marines en 3 dimensions lors de campagnes rĂ©union de crise est improvisĂ©e pour dĂ©cider de lâaction Ă il est dĂ©cidĂ© dâattendre le lendemain pour que les plongeurs essaient de rĂ©cupĂ©rer le radar en le dĂ©montant. Nous passerons donc la nuit au mouillage prĂšs de Crozet mĂȘme si les opĂ©rations portuaires sont terminĂ©es. DĂ©couverte de Crozet RĂ©veil 6H10⊠ça ne rigole plus⊠Le bateau a changĂ© de position au petit matin. Nous sommes Ă lâopposĂ© de la base, au sud de lâ grimpe au pont H. Un ornitho me fait signe et me prĂȘte ses jumelles. Je scrute⊠rien⊠DĂ©ception. Encore un balayage et soudain 4 ailerons noirs surgissent hors de lâeau ; ce sont des orcs qui chassent en groupe. Ils sont 5 au total. On se croirait en plein cĆur dâun documentaire de National Geographic. Ils restent sous nos yeux pendant prĂšs de 30 minutes. On voit parfaitement les jets dâeau lorsquâils remontent Ă la surface prendre leur respiration. En surface, des dizaines dâoiseaux attendent les restes ; tout Ă coup, lâun des volatiles disparaĂźt de la surface, happĂ© par un orc. Celui-ci nâaura pas eu de rentre pour le petit dĂ©jeuner qui rĂ©chauffe toutes les extrĂ©mitĂ©s grĂące Ă un bon chocolat chaud et quelques Marion fait le tour de lâĂźle .Nous nous trouvons Ă cĂŽtĂ© de la roche percĂ©e » et des rochers aux moines ». Le travail de lâĂ©rosion a créé des formes trĂšs saillantes sur la roche. De nombreuses petites cascades se jettent dans lâOcĂ©an. Sur les sommets, on devine un peu de 10H00, nous montons dans lâĂ©cureuil Ă destination de lâĂźle de la Possession CRO. Le vol est trĂšs bref Ă peine une minute. Je mets enfin pied Ă terre. Nous prenons la direction de la gĂ©rance postale oĂč nous retrouvons nos collĂšgues dĂ©barquĂ©s la veille. La sensation est Ă©trange ; on appelle cela le mal de terre. Le sol semble instable et lâon vacille surtout en position immobile. Visite des route pour la manchotiĂšre. Il faut parcourir pendant prĂšs de 20 minutes un petit chemin sinueux qui donne accĂšs Ă la ne les voit pas encore trĂšs bien, mais on les entend ⊠et on les sent ! Dernier virage, on accĂ©lĂšre le pas⊠Câest lâheure du grand choc !Des milliers de manchots tout autour de nous. Le vacarme est hallucinant. Les jeunes, Ă lâĂ©paisse fourrure brune sâavancent vers nous sans aucune timiditĂ©. Les adultes sont plus rĂ©servĂ©s. En se dĂ©plaçant lentement, sans geste brusque, on arrive Ă les approcher de trĂšs prĂšs ; on pourrait mĂȘme les toucher, mais câest formellement interdit. Le mieux est dâobserver un petit groupe pendant quelques minutes. Ils sâappellent, se battent et se dĂ©placent en rang serrĂ©, les uns derriĂšre les autres. Je mâattache Ă lâun deux qui vient Ă mes pieds et me regarde dâun drĂŽle dâĆil. Le pauvre est bien ennuyĂ©. Un obstacle face Ă lui lâempĂȘche de regagner la plage. Il sâarrĂȘte, semble inquiet.. Fait une tentative, perd lâĂ©quilibre et sâeffondre par terre. On ne peut sâempĂȘcher de rire face Ă ce petit comique ne voit pas lâheure passer. Pourtant, il faut dĂ©jĂ remonter⊠Non, nous restons encore un peu. Impossible de se sĂ©parer de nos nouveaux compagnonsâŠLe repas sâeffectue sur la base et câest dĂ©jĂ lâheure de rentrer. La mĂ©tĂ©o est en train de changer et le vent forcit. Retour sur le Marion avec lâ houle se lĂšve et les vagues gonflent. Pour demain, il est prĂ©vu Force 8 Ă bateau va se mettre sous le vent pour passer la nuit afin dâĂȘtre le plus protĂ©gĂ© journĂ©e pleine dâĂ©motions mâa bien fatiguĂ©. ArrivĂ©e Ă Crozet Jâouvre un Ćil, puis lâautre⊠Quelque chose a changé⊠Mais quoiâŠLes moteurs du Marion ont baissĂ© leur rĂ©gime ; je regarde ma montre, il est 5H45. Un coup dâĆil par le hublot. La premiĂšre chose que je vois, les yeux encore sensibles Ă la lumiĂšre, ce sont 3 manchots qui sortent la tĂȘte hors de lâeau et qui paraissent fort intĂ©ressĂ©s par ce nouvel Ă©lĂ©ment dans leur dĂ©cors. Un peu plus loin, TERRE !Welcome to Crozet. Nous arrivons Ă lâ tout va trĂšs vite ! Mon pantalon, mon pull⊠La toilette attendra. Il faut que je sorte voir ça !Je sors le nez Ă lâextĂ©rieur. Nom dâun chien ! Quel vent glacial !Je redescends illico en cabine pour mâĂ©quiper plus sĂ©rieusement. Coupe vent, Ă©charpe et bonnet. On voit trĂšs bien la base de CRO. Des dizaines de manchots viennent nous dire bonjour au pied du la terre, on distingue des milliers de manchots, tous regroupĂ©s. A quelques mĂštres du rivage, des orcs viennent de terminer leur petit dĂ©jeuner. Ils repartent au large et ne reviendront que ce oiseaux par dizaines. Le changement est est dĂ©jĂ sorti sur sa plate forme et le mĂ©cano est en train de monter les le gĂ©rant postal, est prĂȘt Ă partir avec ses sacs de minutes dâattente tout de mĂȘme avant de dĂ©coller car la base est dans le y est, lâhĂ©lico sâenvolle pour envirion 2 minutes, le temps de gagner la terre et dĂ©poser le nouveau facteur ».Câest une rĂšgle immuable dans les TAAF. Le premier Ă dĂ©barquer est toujours le gĂ©rant lâautre cĂŽtĂ©, la portiĂšre est dĂ©jĂ Ă lâeau. La portiĂšre, câest un gros radeau qui permet de charger du fret ; le tout tirĂ© par une petite vedette du Marion. Les malgaches procĂšdent au chargement. Premier couac une caisse de jus dâorange est dĂ©jĂ tombĂ©e Ă lâeau. La manip sâavĂšre trĂšs risquĂ©e, mais ces gars lĂ connaissent bien leur boulot !La journĂ©e passe au rythme des rotations dâhĂ©licoptĂšre et de portiĂšre. AprĂšs le diner, je mâinstalle au pont H, Ă lâextĂ©rieur, prĂšs de la passerelle pour admirer un splendide coucher de soleil qui semble interminable. Les nuances de couleurs se succĂšdent lentement. La derniĂšre portiĂšre revient au Marion. Fin de journĂ©e. Passage des 40e rugissants RĂ©veil 9H00 ce matin. Un petit regard au hublot⊠AĂŻe ! ça sâannonce mal parti pour la journĂ©e. La visibilitĂ© est quasi nulle Ă cause dâun Ă©pais brouillard. Une houle dâouest fait tanguer le bateau. Nous avons passĂ© les 40e rugissants dans la nuit vers 2H30 heure locale. MĂȘme si le bateau a pris de lâamplitude dans ses mouvements, cela reste supportable. La tempĂ©rature nâa plus rien Ă voir avec la veille⊠Pull tour Ă la passerelle, ou devrais-je dire timonerie. Je discute avec des ornithos, jumelles au coup. Ils mâexpliquent pas mal de choses sur les piafs » que lâon peut observer. Pas de doute, ces gars-lĂ sont des mordus de bestioles Ă plume. Ils notent consciencieusement toutes leurs observations. Ce matin, ils font grise mine, vu le peu de visiâŠAu cours de la journĂ©e, la houle augmente et le Marion commence Ă bouger sĂ©rieusement⊠Finalement, je dĂ©cide de me recoller un patch dans la le repas, StĂ©phane, le gĂ©rant postal, et moi avons payĂ© un pot Ă ceux qui vont descendre Ă Ams afin de mieux se connaĂźtre. Nous serons 9 Ă quitter le rafiot Ă soirĂ©e se passe trĂšs bien et les langues se Ă Crozet est prĂ©vue vers 5H00 demain vais me coucher vers 23H30. ça bouge vraiment beaucoup maintenant⊠Mais jâarrive tout de mĂȘme Ă trouver le il y a du changement en perspective. Baisse du mercure Ce matin⊠10H10 le rĂ©veil. Ăa devient vraiment nâimporte quoi !Bref⊠une nuit de 12 H, ce nâest pas courant. Je suis certain que le patch y est pour quelque promis⊠pas de soleil ! Le ciel est voilĂ© par une lĂ©gĂšre couverture suis allĂ© Ă lâarriĂšre du Marion et lĂ âŠSurprise !Des Albatros planaient Ă la recherche de nourriture. Ces oiseaux sont capables de voler plus de 4000 km sans sâarrĂȘter. Il y a toujours les Sternes qui semblent nous suivrent depuis la RĂ©union. Leur vol est remarquable ; ils frĂŽlent la surface de lâeau et sâĂ©conomisent en ne battant presque pas des ailes. Leur finesse capacitĂ© Ă planer doit ĂȘtre suis restĂ© derriĂšre le Marion jusquâau repas Ă scruter lâOcĂ©an, Ă la recherche de lâinsolite. Et jâai trouvĂ© ! Une bouĂ©e orange fluo est passĂ©e Ă bĂąbord. Je sais, câest 3 fois rien, mais câest la seule chose remarquable que jâai vu Ă la surface de cet immense nous avons passĂ© le front polaire, ce qui signifie une chute trĂšs brutale de la tempĂ©rature jusquâĂ 10°C. Personnellement, je nâai pas ressenti grand-chose car le soleil est revenu en dĂ©but dâ aprĂšs midi et le vent a nettement faibli. MĂȘme les vagues semblent avoir fait une est calme⊠Trop calmeâŠSecrĂštement, chacun espĂšre subir une petite tempĂȘte, juste pour voir comment ça fait ; le problĂšme, câest que nous ne sommes pas Ă Disneyland ici. On ne peut arrĂȘter le manĂšge Ă sa guise et qui dit tempĂȘte, dit bien souvent 2 ou 3 jours de galĂšre minimum. Non, finalement, tout est bien comme le repas, il y a eu une confĂ©rence sur le secourisme animĂ©e par notre futur toubib de district. En 1H30, on a rĂ©appris les gestes qui sauvent. Jâai trouvĂ© que câĂ©tait une trĂšs bonne mon moment prĂ©fĂ©rĂ© de cette journĂ©e. Jâai pris un livre et je suis allĂ© Ă lâavant du bateau, lĂ oĂč lâon ressent le mieux le travail du navire ; on peut entendre et ressentir les grincements de la tĂŽle malmenĂ©e par les fois de plus, lâOcĂ©an Ă©tait revĂȘtu dâor ; presque impossible Ă regarder mĂȘme avec des lunettes de des tas de trucs vous passent par la aprĂšs midi, jâen pensĂ© au temps. Ce temps si prĂ©cieux qui fait tourner notre vie, ici, est un paramĂštre totalement secondaire, voir mâexplique Dans ma vie de mĂ©tropolitain, tout est basĂ© sur le temps. Time is money » disent les amĂ©ricains. On a lâhabitude Ă des horaires bien dĂ©terminĂ©s pour tout ce que lâon a Ă faire. La pendule rythme notre vie sans que lâon ne puisse rien y le Marion, on oublie le temps. Seuls les horaires des repas font es affranchi du chrono. Je trouve que câest un luxe qui nâa pas de prix. Je pense que câest ce que lâon peut vraiment appeler faire un break » ; Câest faire tourner sa vie Ă sa propre cadence et non se rĂ©fĂ©rer en permanence au cadran de lâ le plus flagrant, câest que le bateau lui-mĂȘme ne peut avoir dâimpĂ©ratif pour arriver Ă une date et Ă une heure prĂ©cise. Il est tributaire des Ă©lĂ©ments ; si le temps est mauvais, sa vitesse sera dâautant plus rĂ©duite. Le bateau vit Ă la cadence de la nature et la montre nâest dâaucune penseront peut-ĂȘtre que mes propos sont un peu exagĂ©rĂ©s, mais je leur rĂ©pondrais de tenter lâexpĂ©rience pour pleinement rĂ©aliser cette nuit tombe dĂ©jĂ , apportant avec elle une couverture nuageuse et de lâhumiditĂ© dans lâ est dĂ©jĂ trĂšs sombre⊠Bonne nuit Marion. La croisiĂšre..... s'amuse ? RĂ©veil Ă 9H15 ce matin. A premiĂšre vue, je suis un des seuls Ă pouvoir bien dormir. En effet, jusquâĂ prĂ©sent, mes nuits sont excellentes. Je mets tout de mĂȘme des bouchons anti bruit car le bateau est loin dâĂȘtre suis content, je viens de recevoir mes premiers emails. Ensuite, instruction hĂ©licoptĂšre, puis ce fut dĂ©jĂ lâheure du repas de 11H00. Un petit tour sur le pont et câest parti pour une mĂ©ga sieste. A 15H00, je suis allĂ© sur lâavant du Marion. JâĂ©tais seul et jâai beaucoup apprĂ©ciĂ© ce moment. Jâai scrutĂ© les vagues pendant plus dâune heure, mais je nâai vu que quelques oiseaux. La couleur de lâeau est magnifique ; elle prend mĂȘme une couleur turquoise lorsque le bateau fend les vagues. Le soleil, doucement plonge vers lâouest. LâocĂ©an prend alors une couleur or qui scintille au rythme des flots. Câest une sensation difficile Ă dĂ©crire on se sent tout petit au milieu de nulle part. Depuis le dĂ©part, je nâai vu ni bateau, ni terre. Seule lâimmensitĂ© de lâIndien nous tient compagnieâŠJe suis allĂ© Ă la bibliothĂšque et jâai empruntĂ© un San Antonio que je compte dĂ©buter ce 18H45, il y a eu le pot de bienvenue du Commandant. Un punch Ă©tait offert Ă chaque passager ; lâambiance y Ă©tait chaleureuse et les gens ont commencĂ© Ă se petit tour de bateau en nocturne trĂšs casse gueule dâailleurs et câest le retour Ă la demain, un homme dâĂ©quipage nous a dit que le soleil ne serait plus au rendez-vous⊠Gloups⊠on verra bien ! Premier jour de mer 04/11/2004 20H15RĂ©veil Ă 9H00 ce matin. Ce qui paraissait ĂȘtre agrĂ©able la veille est devenu un petit dĂ©sagrĂ©ment ; en effet, le bateau bouge et la sensation nâest pas rĂ©flexe, je regarde par le hublot, pensant voir de belles grosses vagues et là ⊠dĂ©sillusion⊠lâocĂ©an est trĂšs calme. Alors je me pose des questions quâest ce que ça va donner lorsque nous passerons une perturbation ? Je prĂ©fĂšre ne pas y penser pour lâ veille, je mâĂ©tais collĂ© un patch en prĂ©ventif et cela a du me faire de lâeffet car mĂȘme si je suis un peu dĂ©rangĂ© physiquement, je nâai pas encore eu la nausĂ©e. Effets secondaires du Patch provoque des somnolences câest pas plus mal et assĂšche la suis allĂ© tout Ă lâavant du bateau. Le temps est superbe aujourdâhui encore. A cet endroit, on ressent toute la puissance de ce monstre dâacier. Le vent, trĂšs chaud, fouette le collĂšgues ont vu un poisson et le dĂ©jeuner. Certains passagers sont dĂ©jĂ trĂšs malades et nâont pas souhaitĂ© venir manger. Le docteur de bord nous a prĂ©cisĂ© quâil avait vu dĂ©filer pas mal de gens malades ce matin. Pour ma part, lâappĂ©tit est toujours bien prĂ©sent. JâĂ©vite simplement lâalcool car cela ne fait pas bon mĂ©nage avec le patch. Pour Ă©viter le mal de mer, il faut avoir le ventre plein, alors je ne me prive sieste jusquâĂ 15H00, puis un petit tour dehors⊠Les touristes sont rĂ©unis en salle vidĂ©o pour la projection de 2 documentaires sur les suis allĂ© me faire ouvrir un compte email Ă bord. DĂšs lors, je peux envoyer et recevoir des messages Ă©lectroniques sympa pour garder le contact avec la instruction Ă bord concernant lâabandon du bateau. On nous explique comment revĂȘtir la combinaison de survie ; câest assez comique Ă voir. EspĂ©rons ne pas avoir besoin de sâen moral, câest trĂšs positif de mon cĂŽtĂ©. MĂȘme si je sais maintenant que le bateau nâest vraiment pas mon truc, je me dis que câest un passage obligĂ© pour toucher au but lâĂźle dâ y a beaucoup de jeunes scientifiques Ă bord mais je ne les cĂŽtoie pas jâirai faire un tour Ă la passerelle pour voir le poste de un petit tour dehors aprĂšs le dĂźner, puis, retour en cabine pour une je vais vous parler un peu de cette cabine. Nous sommes Ă 2 personnes dedans. Le gĂ©rant postal dâ AMS et moi-mĂȘme. La place est trĂšs rĂ©duite, surtout avec nos bagages qui prennent beaucoup de volume. A lâintĂ©rieur, un coin sanitaires avec WC, lavabo et la douche est souvent trĂšs sportive avec les mouvements du y a 2 lits et 1 bureau. Personnellement, je pianote sur mon lit, je trouve ça plus un ordinateur en pleine mer demande je pense une certaine phase dâadaptation. Dur de fixer lâĂ©cran quand tout bouge autour⊠Mais on sây fait !A peine 21H00 et jâai dĂ©jĂ sommeil⊠Ca sera tout pour aujourdâhui. Une aventure commence A quelques heures du dĂ©part du bateau, je dĂ©bute ce situer rapidement les choses, voici un petit topoJe m'appelle JĂ©rĂŽme D., j'ai 29 ans et je suis sur le point de partir pour l'Ăźle d'Amsterdam qui est une Terre Australe Antarctique Française TAAF.Cette expĂ©rience doit durer 13 mois. AprĂšs un vol en avion de Paris Ă La RĂ©union, Le bateau doit nous emmener tout au long d'une rotation qui doit durer au total environ 1 mois. 3 Ăźles sont ainsi ravitaillĂ©es Crozet, Amsterdam et Kerguelen. Pour ma part, je m'attends Ă environ 15 jours de mission sera de m'occuper des moyens de tĂ©lĂ©communication, ce qui englobe les transmissions satellite, radio et Marion Dufresne est parti vers 19H15 du Port La RĂ©union. Nous avons pris un peu de retard essentiellement dĂ» au chargement du bateau. JâĂ©tais Ă bord depuis la veille au matin et nous attendions en fait avec impatience le largage des amars. Rester sur un bateau au mouillage ne me semble en effet pas trĂšs fut pour commencer la dĂ©couverte du navire. Pendant 2 semaines, je pense avoir le temps de bien le connaĂźtre. La premiĂšre bonne surprise, câest la nourriture. Nous sommes servis Ă table et les 3 premiers repas furent excellents avec entre autre des brochettes de langouste grillĂ©e et des piĂšces de bĆuf servies avec des frites maison. Je reparlerai du cĂŽtĂ© nourriture plus tard car jâestime que câest un point dĂ©terminant pour le moral dans ce genre dâ bateau a quittĂ© le port vers 19H30. Ce fut pour tous un grand moment dâĂ©motion lorsque la corne de brume du Marion a retenti. Les petits remorqueurs lui ont rĂ©pondu⊠puis plus rien. Tout droit vers lâinconnu. Nous ne reviendrons que dans 13 mois si tout va loin, on distingue encore trĂšs bien les lumiĂšres de La RĂ©union ; mais elles deviennent de plus en plus petites et baissent en luminositĂ© jusquâĂ disparaĂźtre dans la noirceur de lâ horizon. MĂȘme les lumiĂšres du bateau sâĂ©teignent pendant la nuit⊠Le vent forcit, il fait mĂȘme frais⊠Retour en cabine et puis, doucement bercĂ©, le sommeil Marion Dufresne Ă quai au port La RĂ©union PrĂ©ambule Qui n'a jamais rĂȘvĂ© de tout plaquer pour lâinconnu ?Qui nâa jamais eu envie de quitter la routine pour une nouvelle expĂ©rience ?Câest ce que je vais tenter de vous faire vivre en vous racontant dans ce journal mes pensĂ©es et bref, voici de quoi il sâagit Je suis technicien Ă©lectronicien dans lâarmĂ©e de lâ air et jâai rĂ©pondu Ă une prospection en mars 2004 pour une place dans les Terres Australes Antarctiques Françaises sur lâĂźle dâ mai, jâai reçu une convocation pour passer les tests de sĂ©lection Ă Paris. Il sâagissait dâun entretien professionnel et de tests psycho sous la tutelle dâun final, en juin, jâai reçu une rĂ©ponse positive du OK pour un hivernage sur lâĂźle dâAmsterdam, en plein cĆur des 40e septembre, jâai suivi des stages professionnels en mĂ©tropole sur le matĂ©riel que jâallais rencontrer sur rejoint lâĂźle de la RĂ©union pour mon dernier stage de 10 jours au siĂšge Ă St Pierre et nous avions rendez-vous au Port pour le dĂ©part du Marion Dufresne ; ainsi commençait lâaventureâŠPour plus dâinformations, au siĂšge des Terres Australes et Antarctiques Françaises - St Pierre La RĂ©unionVue depuis le siĂšge des TAAF - St Pierre La RĂ©unionPlage de St Gilles La RĂ©unionLe Python de la Fournaise La RĂ©union
Jesuis un Poisson [[Year] ] Film complet avec sous-titres français HD Bluray En ligne [UBF] Regarder; Gloups! Je suis un Poisson 2000 Film Complet Gratuit Français 720p en Ligne Tchao je suis Antoine Martinez. Je veux vous [PYN] TĂ©lĂ©chargement Gratuit: La ColĂšre dâun homme patient [[Year] ] Film complet avec sous-titres français HD 4K En ligne [JZS]- ΩгááŐžĐżŃ ŃĐ»áŒáœĐ°áł ŐȘĐ”ÏĐŸáĐ”
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Jesuis un Poisson, quâil retrouve en 2006 pour son projet suivant Le Vilain Petit Canard et Moi. Si l'idĂ©e de dĂ©part est de faire un long-mĂ©trage avec de vrais animaux comme les productions Disney savent le faire Ă lâexemple de la sĂ©rie Air Bud ou des opus du (Le) Chihuahua de Beverly Hills , la technologie 3D convainc finalement Michael Hegner et Karsten Kiilerich de son
Refrain Je suis un petit poisson dans le bleu profondQui viendra m'aiderJe suis un petit poisson perdu tout au fondQui viendra me sauverVoudriez-vous voir ce qu'il se passe sous la merVoudriez-vous voir ma vie dans cet universJ'Ă©tais perdu dans une grande maisonJ'avais soif et j'ai bu un flaconEt d'un gloup pas un hic me voilĂ c'est magiqueUn poisson, oh non !RefrainVoudriez-vous voir des baleines qui sont des bus sous-marinsChevaucher des hippocampes et vous moquez des requinsJe ne me suis pas posĂ© de questionsIl a suffi d'une goutte de potionEt d'un plaf Ă un plouf me voilĂ en un oufUn poisson, oh non !RefrainHĂ© ho hĂ© oh, je veux sortir de l'eau, hĂ© ho hĂ© ohHo hĂ© oh hĂ©, je voudrais mieux chanter, ho hĂ© oh hĂ©Trop de vivre dans le bleu de l'ocĂ©anPleins de danger dans les courantsSi vous ne voulez pas finir comme moiNe buvez pas n'importe quoiRefrain x2How to Format LyricsType out all lyrics, even repeating song parts like the chorusLyrics should be broken down into individual linesUse section headers above different song parts like [Verse], [Chorus], italics lyric and bold lyric to distinguish between different vocalists in the same song partIf you donât understand a lyric, use [?]To learn more, check out our transcription guide or visit our transcribers forum
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