LAME PUPILLINE ET QUELQUES MONUMENTS FIGURÉS. par W. Deonna. I. Masques humains dans l'oeil de la Gorgone, et tatouage frontal — Un gorgoneion orne le mĂ©daillon intĂ©rieur d'une coupe Ă  figures noires, du vie siĂšcle avant notre Ăšre, provenant de Vulci, au Fitzwilliam Museum de Cambridge ; Ă  l'extĂ©rieur, un mĂȘme motif est rĂ©pĂ©tĂ© entre les anses : deux grands yeux sont VĂ©ronique Dasen et Armand M. Leroi Texte intĂ©gral 1Lors de la sĂ©ance du 9 janvier 1826 de l’AcadĂ©mie royale des Sciences de Paris, l’anatomiste français Étienne Geoffroy Saint-Hilaire prĂ©senta Ă  l’assemblĂ©e une Ă©trange momie humaine provenant d’Égypte. Elle lui avait Ă©tĂ© remise par Joseph Giuseppe Passalacqua qui le prenait pour un singe cynocĂ©phale. 1 À cĂŽtĂ© de l’ibis, plus de trente espĂšces d’oiseaux ont ainsi Ă©tĂ© identifiĂ©es par J. Boessneck et A ... 2Que J. Passalacqua ait identifiĂ© la crĂ©ature Ă  un animal n’est pas surprenant. Il l’avait trouvĂ©e dans le cimetiĂšre de Touna el-Gebel, situĂ© Ă  l’orĂ©e du dĂ©sert en Moyenne Égypte, Ă  environ 10 km de la citĂ© d’Hermopolis Magna el-Ashmunein. Cette nĂ©cropole, composĂ©e d’un vaste rĂ©seau de galeries souterraines, Ă©tait rĂ©servĂ©e aux animaux consacrĂ©s au dieu lunaire Thot, vĂ©nĂ©rĂ© sous la forme d’un babouin ou d’un ibis. La momie provenait d’un secteur occupĂ© par des singes Papio cynocephalus anubis, embaumĂ©s, comme elle, en position accroupie ; on avait mĂȘme glissĂ© dans ses bandelettes une amulette en forme de babouin Hamadryas. Les catacombes recelaient d’autres animaux momifiĂ©s Ă  travers lesquels la puissance divine pouvait se manifester, en majoritĂ© des ibis, mais aussi des bƓufs, bĂ©liers, crocodiles, chiens, chats, poissons, gazelles, ainsi que diffĂ©rentes espĂšces d’oiseaux et de petits animaux1. La plupart de ces animaux avaient probablement grandi dans des Ă©levages spĂ©cialisĂ©s aux environs du temple avant d’ĂȘtre tuĂ©s, puis vendus embaumĂ©s aux pĂšlerins pour ĂȘtre consacrĂ©s Ă  la divinitĂ©. 2 J. Passalacqua, Catalogue raisonnĂ© et historique des antiquitĂ©s dĂ©couvertes en Égypte, Paris, Gale ... 3 J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 230 ; D. Kessler, Forschungsstand bis 1983 », in J. Boessneck... 4 D. Kessler, A. El Halim Nurredin, Der Tierfriedhof von Tuna el-Gebel, Stand der Grabungen bis 19 ... 3Les informations sur les circonstances de la dĂ©couverte de la momie examinĂ©e par É. Geoffroy Saint-Hilaire sont malheureusement trĂšs incomplĂštes. J. Passalacqua se contente d’indiquer qu’il la trouva dans un tombeau de cynocĂ©phales »2. Était-elle dĂ©posĂ©e dans un sarcophage en bois, comme d’autres spĂ©cimens logĂ©s dans les niches des galeries ?3 Le reste de la galerie C, oĂč Ă©taient concentrĂ©es les momies de cynocĂ©phales, fut fouillĂ© de 1931 Ă  1952 par S. Gabra de l’UniversitĂ© du Caire, mais sans faire l’objet de publications. Les investigations furent reprises sur le site en 1989 par l’UniversitĂ© de Munich sous la direction de Dieter Kessler4. 5 D. Kessler, Die heiligen Tiere und der König, I, BeitrĂ€ge zu Organisation, Kult und Theologie der ... 6 D. Kessler, op. cit., 1987, p. 12 ; D. Kessler, A. El Halim Nurredin, op. cit., p. 262, fig. 14. 4On sait aujourd’hui que la nĂ©cropole se dĂ©veloppa sous la XXVIe dynastie au moment oĂč la reprĂ©sentation divine sous forme animale connut un nouvel essor. Le culte des animaux sacrĂ©s devint alors trĂšs important5. Le complexe cultuel comprenait un temple de Thot qui fut probablement construit sous le rĂšgne du pharaon Amasis vers 570 av. et restaurĂ© ou agrandi sous le rĂšgne de PtolĂ©mĂ©e Ier vers 300 av. Une voie processionnelle le reliait au temple de l’Osiris-babouin et de l’Osiris-ibis, d’oĂč un escalier menait aux catacombes. Des chapelles souterraines furent amĂ©nagĂ©es Ă  l’époque ptolĂ©maĂŻque. Elles Ă©taient dĂ©diĂ©es Ă  des babouins dĂ©ifiĂ©s dont les momies, rarement conservĂ©es, avaient fait l’objet de soins qui tĂ©moignent de leur statut particulier collier MĂ©nat, amulettes d’Ɠil oudjat, pilier Djed, BĂšs...6. 7 É. Geoffroy Saint-Hilaire in J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 230. 5Nous ne connaissons pas les raisons qui amenĂšrent J. Passalacqua Ă  juger cette momie digne de l’attention de l’un des plus grands anatomistes de son Ă©poque. Des dĂ©tails singuliers, peut-ĂȘtre sa taille, l’incitĂšrent Ă  la prĂ©senter Ă  É. Geoffroy Saint-Hilaire pour qu’il en dĂ©termine l’espĂšce. É. Geoffroy Saint-Hilaire en fut ravi ; il Ă©crit ... qu’il ne me fut point difficile d’y reconnaĂźtre, dĂšs qu’elle fut entiĂšrement dĂ©veloppĂ©e, une des monstruositĂ©s de l’espĂšce humaine dont j’avais eu occasion de m’occuper. »7 Il ajoute qu’il fut si enthousiasmĂ© Ă  la vue d’une production aussi singuliĂšre et aussi inattendue, que j’ai priĂ© M. Passalacqua d’autoriser que je pusse de suite informer d’un fait aussi curieux le monde savant et l’Institut de France. » 8 I. Geoffroy Saint-Hilaire, Histoire gĂ©nĂ©rale et particuliĂšre des anomalies de l’organisation chez ... 9 Histoire des Monstres, Paris, Reinwald, 1880 ; rééd. Grenoble, JĂ©rĂŽme Millon, 2002, p. 29-30. 10 Monstres. Histoire du corps et de ses dĂ©fauts, Paris, Syros, 1991, p. 26-28. 6Cette momie constitue une dĂ©couverte remarquable car elle reprĂ©sente l’un des plus anciens tĂ©moignages palĂ©opathologiques de nouveau-nĂ© atteint d’anomalie congĂ©nitale. Le discours d’É. Geoffroy Saint-Hilaire est rĂ©guliĂšrement citĂ© par les historiens de la tĂ©ratologie, tel son fils Isidore Geoffroy Saint-Hilaire 1832-18368, Ernest Martin 18809 et, plus rĂ©cemment, Jean-Louis Fischer 199110. En dĂ©pit de sa cĂ©lĂ©britĂ©, la momie tomba soudain dans l’oubli, et longtemps certains la crurent mĂȘme perdue. Nous avons rĂ©cemment retrouvĂ© sa trace dans le dĂ©pĂŽt du MusĂ©e Ă©gyptien de Berlin oĂč elle porte le numĂ©ro d’inventaire SMB 724. AprĂšs un bref rappel de son histoire, de sa dĂ©couverte vers 1820 Ă  l’époque contemporaine, nous passerons en revue les diffĂ©rentes rĂ©actions qu’elle Ă©veilla, des Égyptiens de l’époque ptolĂ©maĂŻque aux tĂ©ratologues contemporains, en passant par les naturalistes du XIXe siĂšcle. Les tribulations de la momie 11 É. Geoffroy Saint-Hilaire, Description d’un monstre humain nĂ© avant l’ùre chrĂ©tienne et considĂ©r ... 12 W. R. Dawson, E. P. Uphill, M. L. Bierbrier, Who was who in Egyptology, London, Egypt Exploration ... 7J. Passalacqua, comme tant d’anciens dĂ©couvreurs, occupe une position ambiguĂ« dans l’histoire de l’archĂ©ologie. Pilleur de tombes Ă  ses heures, il fut aussi le fondateur et le conservateur de l’Ägyptisches Museum und Papyrussammlung Ă  Berlin-Charlottenburg, l’une des plus grandes collections d’archĂ©ologie d’Europe. NĂ© en 1797 Ă  Trieste, il Ă©tait parti en Égypte comme marchand de chevaux. Ses affaires n’ayant pas prospĂ©rĂ©, il entreprit des fouilles et rassembla une importante collection d’antiquitĂ©s provenant de ThĂšbes et d’autres sites. AprĂšs avoir ramenĂ© sa collection Ă  Paris en 1826, il l’exposa dans l’espoir de la vendre au gouvernement français pour la somme de 400 000 francs. Geoffroy Saint-Hilaire examina la momie monstrueuse alors que la collection Ă©tait Ă  Paris ; il la commenta puis l’illustra dans au moins deux articles fig. 111. En 1827, aprĂšs avoir en vain attendu une offre du Louvre, J. Passalacqua vendit sa collection Ă  FrĂ©dĂ©ric-Guillaume IV de Prusse pour 100 000 francs. Il devint conservateur du MusĂ©e des antiquitĂ©s Ă©gyptiennes Ă  Berlin en 1828, et y demeura jusqu’à sa mort en 186512. 1 - L’anencĂ©phale en 1826. D’aprĂšs É. Geoffroy Saint-Hilaire 1825, pl. 18. 1-4. A. mumia 1. Vue ventrale ; 2. Vue dorsale ; 3. Vue latĂ©rale ; 4. Detail du dos du crĂąne. 5. Amulette de babouin. 6-8. Trois autres types d’Anencephalus, A. perforatus, A. cotyla and A. icthyoĂŻdes 8A. Erman dĂ©crit ainsi la momie dans le catalogue du musĂ©e de Berlin 13 A. Erman, AusfĂŒhrliches Verzeichnis der Ägyptischen AltertĂŒmer und GipsabgĂŒsse, Berlin, W. Spemann ... 724. Mumie einer menschlichen Missgeburt, die in einem Affengrab in Schmun beigesetzt war ; in ihre Binden war die FayenceFigur eines hockenden Affen hineingelegt. Man nahm also wohl an, die betreffende Frau habe einen Affen geboren Pass. »13 14 Communication du Dr. H. Kischkewitz. 15 Lettre du 9Pendant la seconde guerre mondiale, les bombardements des AlliĂ©s causĂšrent d’importantes pertes au musĂ©e de Berlin. Probablement cachĂ©e dans les caves du nouveau musĂ©e, la momie ne fut toutefois pas dĂ©truite14. En juillet 1974, Fritz Dick, Regisseur und Kameramann Medizin-Film » put encore la radiographier et livrer le rapport suivant fig. 215 2 - L’anencĂ©phale en 1974. Radiographie de Fritz Dick. Berlin-Charlottenburg, Ägyptisches Museum und Papyrussammlung 16 Trad. Constat radiologique de l’anencĂ©phale objet 724. Âge de dĂ©veloppement environ 7 mois. ... Röntgenbefund des Anencephalus Objekt 724.Entwicklungsalter etwa 7 Monate. Infolge der erzwungenen Sitzhaltung ist der A. röntgenologisch schlecht auswertbar. Es fĂ€llt auf, das der Unterkiefer 1 fehlt, daher die vogelkopfartige Oberkiefergesichtspartie. Abnorm grosse Augenhölen 2. Nach der Röntgenaufnahme könnte der Unterkiefer eventuell stark nach unten geklappt worden sein, so dass er der ventralen Thoraxwand anliegt 3. Das Fehlen des Unterkiefers ist aber nicht auszuschliessen. Anstelle des nicht ausgebildeten HirnschĂ€dels stellen sich knöcherne DeformitĂ€ten dar 4. Die HalswirbelsĂ€ule ist krĂŒckstockartig eingebogen 5. Die zarten Knochen des PrĂ€parates sind wahrscheinlich beim Mumifizieren und beim Verbringen in die Sitzhaltung stark frakturiert worden, so ist u. a. eine deutliche Fraktur des Oberschenkelknochens 6 zu erkennen. Ferner sind die Unterschenkelknochen durch Gewalteinwirkung vom Fussskelett 7 getrennt, verlagert und auch z. T. frakturiert. Die Knochen der oberen ExtremitĂ€ten sind ebenfalls durch das Bandagieren stark verlagert. Die Knochen wirken im VerhĂ€ltnis zur Grösse des A. sehr plump. An der WirbelsĂ€ule zeigt sich die typische spina bifida 8. »16 17 Gorlin, M. M. Cohen, R. C. M. Hennekam, Syndromes of the Head and Neck, Oxford, Oxford Unive ... 18 Cf. R. J. Oostra, B. Baljet, R. C. M. Hennekam, Congenital anomalies in the teratological collec ... 10Depuis lors, la momie n’a plus fait l’objet d’étude ni de publication. Son Ă©tat de conservation a continuĂ© de se dĂ©tĂ©riorer Ă  tel point qu’aujourd’hui n’en subsiste plus qu’une collection de fragments dont le plus grand correspond au bras gauche fig. 3. La figure 4 montre Ă  quoi pouvait ressembler l’enfant Ă  sa naissance. Les anencĂ©phales n’ont pas de voĂ»te crĂąnienne et leur cerveau est rĂ©duit Ă  une masse de tissus nĂ©crosĂ©s17. Une tĂȘte renversĂ©e, des yeux globuleux et l’absence de front et de cou sont des traits caractĂ©ristiques. L’illustration de Geoffroy Saint-Hilaire et la radiographie suggĂšrent que la momie SMB 724 avait une forme particuliĂšre d’anencĂ©phalie holoacrania avec rachischisis »18. Le crĂąne ne s’est pas formĂ© et la colonne vertĂ©brale est restĂ©e ouverte dans la rĂ©gion dorsale et prĂšs de la tĂȘte. Cette malformation n’est pas viable, et l’enfant fut soit mort-nĂ© ou mourut rapidement peu aprĂšs sa naissance. 3 - L’anencĂ©phale en 2004. Photo H. Kischkewitz, Berlin-Charlottenburg, Ägyptisches Museum und Papyrussammlung. Le plus grand des fragments conservĂ©s. Il s’agit essentiellement d’une partie du bras gauche A. main ; B. coude ; C. haut du bras Regards Ă©gyptiens 19 Voir F. Drilhon, Un fƓtus humain dans un obĂ©lisque Ă©gyptien en bois », ArchĂ©ologie et mĂ©decine. ... 20 Cf. C. Andrews, Amulets of Ancient Egypt, London, British Museum Press, 1994, spĂ©c. p. 39-40 BĂšs ... 11Les premiers examens avaient fait apparaĂźtre plusieurs dĂ©tails inhabituels qui semblaient traduire le statut ambigu de l’enfant momifiĂ©, entre l’homme et l’animal. Alors que les membres des ĂȘtres humains sont allongĂ©s, mĂȘme au stade de fƓtus, le nouveau-nĂ© monstrueux Ă©tait en position accroupie, les mains posĂ©es sur les genoux, comme un cynocĂ©phale19. Il avait reçu le mĂȘme traitement qu’un singe sans se soucier de ses anomalies, les embaumeurs avaient soigneusement Ă©viscĂ©rĂ© son crĂąne par le nez, alors que la tĂȘte ne contenait pas de matiĂšre cĂ©rĂ©brale. Comme un ĂȘtre humain, la momie portait une amulette en faĂŻence, mais d’un type particulier au lieu du dieu nain BĂšs, gardien des enfants, on lui avait joint une figurine en forme de babouin, assis dans la mĂȘme attitude que la momie fig. 1-520. 4 - Enfant anencĂ©phale. Amsterdam, musĂ©e Vrolik. Photo Jeremy Pollard mai 2003 21 J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 232-233. 22 Man nahm wohl an, die betreffende Frau habe einen Affen geboren », op. cit. 23 E. Martin, op. cit., 2002, p. 30. 12É. Geoffroy Saint-Hilaire en dĂ©duisit que l’enfant, exclu des sĂ©pultures humaines, avait Ă©tĂ© assimilĂ© Ă  un animal. Le port de l’amulette le soulignait, par une sorte de comparaison entre l’infĂ©rioritĂ© organique accidentelle de la monstruositĂ© embaumĂ©e, et l’infĂ©rioritĂ© normale de l’ĂȘtre le plus dĂ©gradĂ© parmi les animaux Ă  face humaine »21. A. Erman affirme que l’on avait pensĂ© qu’» une femme avait accouchĂ© d’un singe »22. Pour E. Martin, l’anencĂ©phale constituait ainsi le tĂ©moignage irrĂ©futable de la croyance des Égyptiens dans l’origine bestiale des ĂȘtres humains monstrueux »23. Les Anciens auraient identifiĂ© la crĂ©ature Ă  un ĂȘtre nĂ© d’une femme, mais dont on regardait l’origine comme bestiale ; on l’avait assimilĂ© Ă  un animal, mais d’une espĂšce qui, dans la symbolique Ă©gyptienne, occupait le premier rang et dont la religion prescrivait de conserver pieusement les restes ; on l’avait, en un mot, honorĂ© comme un animal sacrĂ©. » 13Ce jugement, rĂ©guliĂšrement rĂ©pĂ©tĂ© dans les ouvrages de tĂ©ratologie, ne correspond toutefois pas aux croyances Ă©gyptiennes. L’enfant ne fut pas considĂ©rĂ© Ă  sa naissance comme un animal, et ne constitue pas un tĂ©moignage de zoolĂątrie. Ce point de vue plaque sur le monde Ă©gyptien des attitudes propres Ă  d’autres pĂ©riodes. 24 Par ex. Pline, Histoire naturelle, ; Tite-Live, ; ; ValĂšre Maxime Sur le... 25 Pline, Histoire naturelle, 26 GĂ©nĂ©ration des Animaux, ; LucrĂšce, De la nature, 27 Soranos, Des maladies des femmes, ; D. Gourevitch, Se mettre Ă  trois pour faire un bel enfa ... 14Dans la Rome rĂ©publicaine, diffĂ©rentes sources racontent l’enfantement d’une crĂ©ature animale ou hybride. Pline, Tite-Live, ValĂšre-Maxime et d’autres auteurs rapportent qu’une femme aurait accouchĂ© d’une crĂ©ature avec une tĂȘte d’élĂ©phant atteint de cyclopie ?, d’un porc Ă  tĂȘte humaine, ou d’un serpent24. D’Égypte serait venu un mystĂ©rieux embryon d’hippocentaure que Pline l’Ancien aurait pu observer, conservĂ© dans du miel sous le rĂšgne de l’empereur Claude. À la mĂȘme Ă©poque, un autre hippocentaure serait nĂ© et mort le mĂȘme jour en Thessalie25. Si l’opinion populaire y croit peut-ĂȘtre, les biologistes et mĂ©decins antiques rejettent l’existence du mĂ©lange des espĂšces. Aristote, et Ă  sa suite LucrĂšce, dĂ©montrent l’invraisemblance de telles conceptions Ă  cause des diffĂ©rents temps de gestation propres Ă  chaque catĂ©gorie. Le veau Ă  tĂȘte d’enfant, le mouton Ă  tĂȘte de bƓuf ne sont jamais ce que l’on en dit, ils n’en n’ont que la ressemblance »26. Les explications rationnelles attribuent la prĂ©sence de traits hybrides Ă  l’effet d’impressions maternelles pendant la grossesse. Pour Soranos IIe s. apr. la naissance de crĂ©atures simiesques vient de la vision d’un singe, et il conseille aux femmes d’arriver sobres au rapport sexuel », parce que les visions extravagantes que procure l’ivresse pourraient influencer la formation du fƓtus27. 28 P. Derchain, Anthropologie. Égypte pharaonique », in Y. Bonnefoy dir., Dictionnaire des mythol ... 15En Égypte ancienne, aucun rĂ©cit ne mentionne la naissance d’un animal issu d’une femme. Le fait que l’imagerie divine soit composite, mĂȘlant les espĂšces, n’implique pas que les Égyptiens aient cru en l’existence d’ĂȘtres hybrides rĂ©els. Les formes mixtes constituent des signes picturaux ; elles rĂ©vĂšlent que le divin peut s’incarner dans des formes animales aussi bien qu’humaines. À chaque animal correspond une des facettes des pouvoirs du dieu, mais son aspect vĂ©ritable reste cachĂ©28. 29 Sur les compĂ©tences de Thot, voir par exemple D. Kurth, Thot », Lexikon der Ägyptologie, VI, Wie ... 30 L. Lortet, C. Gaillard, La faune momifiĂ©e de l’ancienne Égypte, IIe sĂ©rie, Archives du musĂ©um d’hi ... 16Rien ne permet donc d’affirmer que la prĂ©sence de l’anencĂ©phale parmi les singes tient au fait que son apparence Ă©trange fut interprĂ©tĂ©e comme le rĂ©sultat de l’union d’une femme et d’un animal. Les soins exceptionnels qu’on lui a prodiguĂ©s peuvent aussi rĂ©sulter de l’aspect inachevĂ© de l’enfant, privĂ© de boĂźte crĂąnienne, les vertĂšbres ouvertes. Sa momification ne pourrait-elle exprimer le souci de lui permettre de terminer sa gestation et de se rĂ©gĂ©nĂ©rer dans l’au-delĂ  ? Sa position accroupie et le port de l’amulette de singe le placent sous la protection de Thot, intimement liĂ© au concept de croissance et de complĂ©tude. DivinitĂ© lunaire, Thot prĂ©side aux phases de l’astre dont il assure la rĂ©gularitĂ© ; dans le mythe de l’Ɠil solaire, il guĂ©rit Horus, l’enfant par excellence, et rend Ă  son Ɠil blessĂ© sa perfection sous la forme symbolique de l’Ɠil oudjat29. Ce rapport Ă  la complĂ©tude pourrait aussi expliquer la coutume de placer des fƓtus dans des sarcophages en forme de singe30. AssociĂ© Ă  MaĂąt, Thot assure l’équilibre de l’univers. À la Basse Époque, ses compĂ©tences de dieu guĂ©risseur s’ajoutent Ă  celles de patron des magiciens sous la forme d’HermĂšs TrismĂ©giste. 31 S. Sauneron, J. Yoyotte, La naissance du monde selon l’Égypte ancienne », La naissance du monde ... 32 Cf. l’enfant Ă  face de grenouille nĂ© en 1517 ; A. ParĂ©, Des monstres et des prodiges, ch. IX, Ex ... 17L’anencĂ©phale ne fut probablement ni assimilĂ© Ă  un singe, ni transformĂ© en singe, mais marquĂ© de la prĂ©sence d’un dieu lunaire bĂ©nĂ©fique, capable de le parfaire et de l’intĂ©grer Ă  l’ordre cosmique. D’autres rĂ©fĂ©rences pourraient expliquer la prĂ©sence de la momie dans la nĂ©cropole d’Hermopolis. L’apparence incomplĂšte du nouveau-nĂ©, aux yeux globuleux et au crĂąne fuyant, Ă©voque certains aspects de la cosmogonie hermopolitaine oĂč des entitĂ©s composent une assemblĂ©e de huit dieux primordiaux31. Cette Ogdoade, formĂ©e de quatre couples, personnifie les forces obscures du chaos prĂ©cĂ©dant la crĂ©ation. À la Basse Époque, ces dieux sont reprĂ©sentĂ©s comme des ĂȘtres semi-anthropomorphes, les hommes avec une tĂȘte de grenouille, les femmes avec une tĂȘte de serpent. AssociĂ© Ă  un batracien, symbole de renaissance et de rĂ©surrection, l’anencĂ©phale Ă©tait symboliquement intĂ©grĂ© aux forces crĂ©atrices de l’univers. Les spĂ©culations liant l’enfant Ă  l’Ogdoade et Ă  Thot ont aussi pu se combiner32. Momies de fƓtus et de nouveau-nĂ©s 33 Je remercie C. Spieser de ces informations. Voir aussi E. Feucht, Der Weg ins Leben », in Dasen ... 34 J. Assman, Ägyptische Hymnen und Gebete, Fribourg/Göttingen, UniversitĂ€tsverlag/Vandenhoeck & Rupr ... 35 Sur le rĂŽle protecteur d’Atoum, Khnoum, Chou E. Feucht, op. cit., 2004, p. 42-43. Serket C. Sp ... 36 V. Dasen, Dwarfs in Ancient Egypt and Greece, Oxford, Clarendon Press, 1993, spĂ©c. p. 52-53, 67-75 ... 18Le traitement exceptionnel de l’anencĂ©phale doit ĂȘtre replacĂ© dans le contexte plus large des soins rĂ©servĂ©s Ă  l’enfant Ă  naĂźtre et au nouveau-nĂ© en Égypte ancienne. De nombreuses divinitĂ©s Ă©taient invoquĂ©es pour assurer une grossesse et un accouchement rĂ©ussis. Perçu comme un ĂȘtre vivant, le fƓtus Ă©tait l’objet de protections divines33. Dans l’hymne solaire d’Amarna, Aton doit ainsi apaiser les larmes d’un fƓtus qui Ă©prouve dĂ©jĂ  des sentiments34. Ailleurs, Atoum promet Ă  Isis de veiller sur l’enfant qu’elle porte, Serket, Celle qui fait respirer », protĂšge la croissance de l’embryon, Khnoum s’occupe de le façonner sur son tour et d’ouvrir la matrice pour l’accouchement35. Les dieux nains BĂšs, seigneur de la matrice », et Ptah-PatĂšque, aux proportions fƓtales, patronnent l’ensemble du processus de la procrĂ©ation, de la grossesse Ă  la naissance36. 37 Sur ces trouvailles, voir aussi J. Baines, P. Lacovara, Burial and the dead in ancient Egyptian ... 38 B. BruyĂšre, Rapport sur les fouilles de Deir el MĂ©dineh 1934-1935, II, La nĂ©cropole de l’est, Le ... 39 E. Feucht, op. cit., 2004, p. 128-130. Plus rarement, l’enfant se trouve avec le pĂšre, ou avec le ... 40 Louvre E 3708, N 3959 Basse Ă©poque ; Drilhon, op. cit., 1987, p. 503-506, fig. 4-6. 41 F. Filce Leek, The Human Remains from the Tomb of Tut’ankhamun, Oxford, Griffith Institute, 1972, ... 42 Louvre, Coll. Rousset Bey, E 5723 n° 1945 ; Coll. Clot Bey, n° 4205, 1940 ; Lortet/ Gaillard, op. ... 19Des fƓtus ont reçu diffĂ©rents types de sĂ©pulture37. À Deir el-Medineh, la nĂ©cropole de l’est fut apparemment rĂ©servĂ©e aux enfants en bas Ăąge. B. BruyĂšre y dĂ©nombre plusieurs fƓtus et nouveau-nĂ©s simplement enveloppĂ©s d’un tissu et dĂ©posĂ©s dans une amphore ou un panier de vannerie38. Les enfants de l’élite Ă©taient parfois embaumĂ©s. La plupart ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s aux cĂŽtĂ©s de leur mĂšre, probablement morte en couches39, d’autres ont Ă©tĂ© conservĂ©s sĂ©parĂ©ment. Un fƓtus humain de 3 Ă  4 mois fut ainsi placĂ© dans un obĂ©lisque miniature en bois servant de pilier dorsal Ă  une statue de Ptah-Sokar-Osiris ; ses membres Ă©taient dĂ©pliĂ©s, allongĂ©s le long du corps comme pour l’humaniser40. Deux fƓtus de 5 mois et demi et de 7 mois furent retrouvĂ©s dans des sarcophages anthropoĂŻdes miniatures dans la tombe de Toutankhamon. L’un d’eux montrait au niveau de des os une dĂ©formation de Sprengel, peut-ĂȘtre associĂ©e Ă  d’autres malformations lĂ©tales41. D’autres spĂ©cimens Ă©taient logĂ©s dans le dos de statues Ă  l’image du dieu BĂšs, garant de leur survie dans l’au-delĂ 42. 43 Lortet/ Gaillard, op. cit., 1907 et 1909. 44 G. E. Smith, The Royal Mummies, Le Caire, Institut français d’archĂ©ologie orientale, 1912 CGC, p ... 20Parfois la frontiĂšre entre l’homme et l’animal est ambiguĂ«. Deux sarcophages ou statues en forme de babouin accroupi semblent avoir renfermĂ© un fƓtus d’enfant, Ă  moins qu’il ne s’agisse de jeunes singes aux membres disposĂ©s comme ceux d’un ĂȘtre humain, allongĂ©s le long du corps ou repliĂ©s sur la poitrine43. À l’inverse, la petite momie dĂ©posĂ©e dans le sarcophage de la princesse MaĂątkare-Moutemhet XXIe dynastie, ca 1020 av. fut longtemps prise pour celle de son nouveau-nĂ© jusqu’au jour oĂč une radiographie permit de l’identifier comme une femelle babouin Hamadryas, probablement l’animal favori de la princesse44. Le traitement des nouveau-nĂ©s et des enfants anormaux 21L’attitude religieuse des Égyptiens envers les enfants prĂ©sentant des malformations congĂ©nitales diffĂšre profondĂ©ment de celles d’autres peuples par sa capacitĂ© Ă  corriger symboliquement une anomalie pour l’intĂ©grer dans l’ordre du monde. Loin d’ĂȘtre l’expression d’une colĂšre divine, synonyme d’une souillure qu’il faut Ă©liminer, ces naissances sont perçues comme la manifestation d’une prĂ©sence divine. 22Les prĂ©ceptes des moralistes conseillent d’accepter avec rĂ©signation les imperfections corporelles. Au Nouvel-Empire, le sage AmĂ©nĂ©mopĂ© prĂ©conise d’ĂȘtre charitable et de ne pas se moquer des infirmes Ne ris pas de l’aveugle ni ne te moque du nainNi ne rĂ©duis Ă  rien la condition d’un te moque pas d’un homme qui est dans la main du dieu, 45 Trad. P. Vernus, Sagesses de l’Égypte pharaonique, Paris, Imprimerie nationale, 2001, p. 324. Ni ne lui sois hostile jusqu’à l’ est argile et paille,Le dieu est son dĂ©molit et re bĂątit quotidiennement. » XXIV, 8-1645 46 Dasen, op. cit., 1993, p. 50, fig. 47 M. de Rochemonteix, S. Cauville, D. Devauchelle, Le temple d’Edfou, I, Le Caire, Institut français ... 23Parmi les anomalies congĂ©nitales, le nanisme semble avoir bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une sympathie particuliĂšre. DĂšs l’Ancien Empire, les nains furent associĂ©s au symbolisme solaire grĂące Ă  diffĂ©rents jeux de correspondances qu’illustre un papyrus mythologique du Nouvel Empire46. Dans le disque solaire se tient le bĂ©lier, qui incarne le soleil Ă  son coucher, et un nain qui remplace l’image attendue du scarabĂ©e sacrĂ© KhĂ©pri, symbole du soleil levant comme l’indique l’homophonie des mots kheprer, scarabĂ©e, et kheper, venir Ă  l’existence. Au jeu de mots s’ajoute un jeu d’images. Avec ses membres incurvĂ©s et son long torse, le nain prĂ©sente la mĂȘme silhouette que le scarabĂ©e, avec un gros abdomen et de petites pattes courbes. InachevĂ©, le nain va donc incarner dans la pensĂ©e religieuse Ă©gyptienne la notion de croissance, de rĂ©gĂ©nĂ©ration et de jeunesse Ă©ternelle. Un hymne du temple ptolĂ©maĂŻque d’Edfou dĂ©crit l’enfant Horus comme un nain Un lotus surgit dans lequel se trouvait un bel enfant qui illuminait la terre de ses rayons.... un bourgeon dans lequel se trouvait un nain »47. Cette identification s’explique par l’apparence ambiguĂ« du nain, Ă  la fois enfant et adulte, comme un jeune dieu Ă  peine nĂ© mais dĂ©jĂ  sage et savant. 24Deux petits dieux familiers tĂ©moignent de la valorisation du nain dans la religion et la magie Ă©gyptiennes. Le plus populaire est BĂšs, un nain trapu aux membres torses, avec une grosse tĂȘte Ă  la langue pendante, auxquels s’ajoutent les oreilles, la queue et mĂȘme la criniĂšre d’un lion. Son image apparaĂźt dĂšs le Moyen Empire vers 2040 av. jusqu’à l’époque romaine sur une grande variĂ©tĂ© de supports, notamment des amulettes et des intailles magiques. C’est l’un des principaux gĂ©nies protecteurs de la famille ; avec la dĂ©esse Hathor et la dĂ©esse hippopotame Taouret, il Ă©carte les influences malignes des femmes enceintes et prĂ©side aux accouchements. Un autre dieu nain, nommĂ© conventionnellement Ptah-PatĂšque, apparaĂźt sous la forme d’amulettes dĂšs le Nouvel-Empire vers 1550 av. Comme BĂšs, ce petit dieu protĂšge les enfants de tout mal, en particulier des morsures et piqĂ»res d’animaux dangereux. Sur certaines figurines, l’absence de pilositĂ© et l’hypotrophie des traits faciaux Ă©voquent l’image d’un fƓtus, peut-ĂȘtre pour signaler que la protection du dieu s’étendait Ă  la femme enceinte et Ă  l’embryon. 25Dans la vie quotidienne, des nains apparaissent dĂšs l’époque prĂ©dynastique dans l’entourage des grands dignitaires de la cour. Ils semblent avoir assumĂ© des tĂąches bien dĂ©finies, comme l’entretien des habits, des objets de toilette et la fabrication de bijoux. Ils sont parfois accompagnĂ©s par d’autres personnes avec des anomalies physiques. Dans la tombe de Baqt I Ă  Beni Hassan Moyen Empire, XIe-XIIe dyn., 2040-1783 av. la suite du dĂ©funt est composĂ©e d’un nain, d’un bossu et d’un boiteux qui portent chacun le nom de leur malformation inscrit au-dessus de leur tĂȘte nmw, jw, dnb. Les nains ont aussi la garde des animaux favoris, gĂ©nĂ©ralement des singes cercopithĂšques et des chiens. Certains nains ont mĂȘme occupĂ© des fonctions importantes. L’exemple le plus cĂ©lĂšbre est celui de Seneb qui reçut le privilĂšge d’ĂȘtre enterrĂ© dans la nĂ©cropole royale de Gizeh Ve dyn., vers 2475 av. 48 Par ex. la momie d’enfant atteint d’osteogenesis imperfecta Nouvel empire ; H. K. Gray, Mummies ... 49 Histoire naturelle, 26D’autres documents confirment que les enfants prĂ©sentant des anomalies physiques Ă  la naissance avaient des chances de survivre et d’ĂȘtre Ă©levĂ©s48. Adultes, ils n’étaient pas exclus de la vie sociale et religieuse Ă  cause de leur handicap. C’est d’ailleurs en Égypte que l’on jugea bon, selon Pline l’Ancien, d’élever un monstre portentum c’était un humain qui avait les deux yeux aussi derriĂšre la tĂȘte, mais qui ne voyaient pas »49. 27L’intĂ©gration rĂ©ussie des nains et d’autres infirmes dans la sociĂ©tĂ© Ă©gyptienne explique le soin particulier que reçut l’anencĂ©phale d’Hermopolis. Contrairement Ă  la MĂ©sopotamie voisine ou aux sociĂ©tĂ©s italique et romaine, la naissance d’un enfant difforme n’y reprĂ©sentait pas un signe inquiĂ©tant pour les parents ou l’ensemble de la communautĂ©. Ni bĂȘte, ni hybride, ni monstre, l’anencĂ©phale fut accueilli comme un ĂȘtre hors du commun, inachevĂ©, Ă  l’image des crĂ©atures divines des temps primordiaux, qu’il fallait remettre Ă  la protection du dieu Thot pour assurer sa finition. 50 I. E. S. Edwards, Hieratic Papyri in the British Museum, Fourth Series, Oracular Amuletic Decrees ... 28Le sort de cet enfant ne permet toutefois pas d’affirmer que toutes les imperfections corporelles Ă©taient bien accueillies. Quelques documents laissent entrevoir une rĂ©alitĂ© plus complexe. Ainsi, un texte magique du VIIIe s. av. XXIIe ou XXIIIe dyn. Ă©numĂšre les motifs d’anxiĂ©tĂ© d’une femme enceinte. Il figure sur un petit papyrus que la future mĂšre portait autour du cou, glissĂ© dans un Ă©tui, en guise de talisman50. Le texte invoque protection contre toutes sortes d’influences nĂ©fastes. Trois malheurs notamment concernent le nouveau-nĂ© Nous la protĂ©gerons d’une naissance d’Horus une naissance prĂ©maturĂ©e ?, d’une fausse-couche, et de la naissance de jumeaux ». Le terme d3jt traduit par fausse-couche » pourrait aussi dĂ©signer une irrĂ©gularitĂ© », c’est-Ă -dire une malformation de l’enfant. Les naissances gĂ©mellaires sont une autre cause de souci, probablement parce qu’elles reprĂ©sentaient des naissances Ă  risque, susceptibles de coĂ»ter la vie Ă  la mĂšre et aux enfants. 29Des absences laissent supposer que les nouveau-nĂ©s prĂ©sentant des anomalies majeures Ă©taient discrĂštement supprimĂ©s Ă  la naissance, mĂȘme si cette pratique Ă©tait officiellement dĂ©sapprouvĂ©e. On ne possĂšde ainsi pas de description ni de reprĂ©sentation Ă©gyptiennes d’ĂȘtres humains atteints de graves malformations, privĂ©s d’un ou plusieurs membres, avec des parties surnumĂ©raires ou joints ensemble, comme les jumeaux siamois, qui tĂ©moigneraient de leur survie et de leur intĂ©gration. La mythologie Ă©gyptienne compte pourtant de nombreux monstres, mais ce sont toujours des ĂȘtres composites, formĂ©s de parties animales et humaines, sans rapport avec un Ă©tat pathologique rĂ©el. Le regard d’É. Geoffroy Saint-Hilaire 51 T. Appel, The Cuvier-Geoffroy Debate French Biology in the Decade before Darwin, Oxford, Oxford ... 30É. Geoffroy Saint-Hilaire chercha bien sĂ»r Ă  deviner ce que cette momie monstrueuse avait pu signifier aux yeux des Égyptiens qui l’avaient faite, mais il Ă©tait avant tout un anatomiste. Bien qu’il soit passĂ© Ă  la postĂ©ritĂ© d’abord pour ses aphorismes et ses brillantes recherches dans le domaine de la zoologie, il Ă©tait aussi le fondateur de la tĂ©ratologie moderne, c’est-Ă -dire, littĂ©ralement, de la science des monstres51. En particulier, c’est en 1822 qu’il publia le second volume de sa Philosophie Anatomique. Or, c’est dans cet ouvrage qu’il entreprit de classer systĂ©matiquement les difformitĂ©s congĂ©nitales, de rechercher par l’expĂ©rimentation leurs causes, et qu’il mit en relation la question des difformitĂ©s avec celle de la formation embryonnaire du corps humain normal ». Quatre ans plus tard, la momie monstrueuse lui fournit l’occasion de se pencher Ă  nouveau sur cette question. 31Pour É. Geoffroy Saint-Hilaire, SMB Inv. Nr. 724 reprĂ©senta une sorte de triomphe taxonomique. Dans sa Philosophie Anatomique, il avait commencĂ© Ă  classer les nouveau-nĂ©s monstrueux de la mĂȘme maniĂšre que les taxonomistes classaient les animaux. Il crĂ©a ainsi plusieurs petites familles » ou genres », Ă  la maniĂšre linnĂ©enne. Un de ces groupes reunissait les cas du type AnencĂ©phale, qu’il dĂ©crivait ainsi AnencĂ©phale TĂȘte sans cerveauPoint de cerveau ni de moelle Ă©piniĂšre ; la face et tous les organes des sens dans l’état normal ; la boĂźte cĂ©rĂ©brale ouverte vers la ligne mĂ©diane, est composĂ©e de deux moitiĂ©s renversĂ©es et Ă©cartĂ©es de chaque cĂŽtĂ© en ailes de pigeon. 52 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825 ; I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1836 p. 61-68. 53 Voir bibliographie dans I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1836 ; p. 61-68 ; I. Geoffroy Saint-H ... 54 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 68. 32Cette description se basait sur plusieurs cas observĂ©s Ă  Paris par Geoffroy. Il n’était d’ailleurs pas le seul, notait-il, Ă  avoir observĂ© et rĂ©pertoriĂ© cette difformitĂ© particuliĂšre52 – mais il Ă©tait en revanche le premier Ă  lui donner une place prĂ©cise dans une taxonomie qui considĂ©rait les nouveau-nĂ©s privĂ©s de tĂȘte comme un tout cohĂ©rent fig. 5. Dans des publications ultĂ©rieures sur l’anencĂ©phalie53, Geoffroy poussa plus loin la logique linnĂ©enne et dĂ©crivit 9 espĂšces » d’anencĂ©phales comme par exemple A. ichthyoĂŻdes, A. perforatus et A. mumia – la momie montrueuse54 Anenchephalus-MumiaCaract. spĂ©c. TĂȘte renversĂ©e en arriĂšre ; bouche bĂ©ante ; les sur-occipitaux fort Ă©cartĂ©s et maintenus Ă  la hauteur de l’articulation scapulo-humĂ©rale ; les corps vertĂ©braux autant hauts que larges. 55 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1836, p. 63. 33Les distinctions entre les espĂšces » monstrueuses de Geoffroy reposaient sur des diffĂ©rences minimes quant au degrĂ© de difformitĂ© ; elles furent par consĂ©quent peu utilisĂ©es. Mais le principe linnĂ©en est restĂ© d’actualitĂ© dans les ouvrages rĂ©cents de tĂ©ratologie qui sont parfois organisĂ©s selon les axes de la taxonomie plus fine d’Isidore, le fils d’Étienne Geoffroy Saint-Hilaire. C’est lui, en effet, dans son Histoire GĂ©nĂ©rale et ParticuliĂšre des Anomalies, qui plaça le genre anencĂ©phale » dans la famille des AnencĂ©phaliens », ordre des Monstres Autosites », classe des Monstres Unitaires » et enfin, embranchement des Anomalies Complexes »55. 34Ces projets taxonomiques imposaient un ordre, si arbitraire soit-il, sur une partie de la Nature qui en avait manquĂ© jusque-lĂ , – une partie, qui plus est, dans laquelle le dĂ©sordre rĂ©gnait en maĂźtre. Pour Geoffroy pĂšre, dĂ©couvrir que son systĂšme fonctionnait sur un nouveau-nĂ© de 2000 ans Ă©tait la preuve mĂȘme de sa validitĂ© universelle. 5 - Nouveau-nĂ©s anencĂ©phales. D’aprĂšs É. Geoffroy Saint-Hilaire, Philosophie anatomique, Paris, Deville-Cavellin, 1822, pl. IV premiĂšre description du genus AnencĂ©phale ». 1 et 2 vues latĂ©rale et dorsale de l’enfant ; 3 "NotencĂ©phale" ; 4-8 parties du squelette 56 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 523-529. 35Mais Geoffroy ne voulait pas seulement classer les difformitĂ©s, il voulait en expliquer la genĂšse. Dans la Philosophie Anatomique, il suggĂšre qu’une forme particuliĂšre d’anencĂ©phalie a pu ĂȘtre causĂ©e par un retardement de dĂ©veloppement », imputable Ă  des lĂ©sions subies au premier stade de la vie embryonnaire, et causĂ©es par le surmenage de la mĂšre pendant sa grossesse56. Assez curieusement, Geoffroy ne fait aucun commentaire sur les causes de l’anencĂ©phalie de la momie ; il semble juste considĂ©rer comme admis que ce sont des causes identiques aux causes actuelles qui ont pu jouer deux ou trois mille ans auparavant ». 36Geoffroy saisit en tout cas l’occasion fournie par SMB Inv. Nr. 724 pour rĂ©affirmer quelques-unes de ses pensĂ©es favorites concernant les mĂ©canismes de l’ontogenĂšse humaine. Il commence par le faire dans un exposĂ© Ă  l’AcadĂ©mie des sciences 57 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825. On s’est plus occupĂ© des AnencĂ©phalies que des autres cas de monstruositĂ©s l’absence de tout le systĂšme mĂ©dullaire cĂ©rĂ©bro-spinal a paru, en effet, une singularitĂ© du plus haut intĂ©rĂȘt d’abord pendant le rĂšgne du cartĂ©sianisme, comme fournissant un fait contraire Ă  l’hypothĂšse que des esprits animaux s’engendraient dans le cerveau, et tout rĂ©cemment, depuis qu’a paru la loi du dĂ©veloppement excentrique des organes, loi reconnue et posĂ©e par le docteur Serres, cette absence Ă©tant opposĂ©e aux opinions reçues, que les nerfs naissent des parties mĂ©dullaires contenues dans les Ă©tuis crĂąnien et vertĂ©bral. »57 58 Descartes, La description du corps humain ; De la formation de l’animal », 1648, in C. Adam, P. ... 59 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822. 37La premiĂšre affirmation renvoie Ă  l’idĂ©e de Descartes selon laquelle les esprits animaux » – un fluide mystĂ©rieux issu du sang – naissaient dans le cerveau et se rĂ©pandaient par les nerfs jusqu’aux extrĂ©mitĂ©s, pour y provoquer le mouvement et en assurer le dĂ©veloppement58. Les anencĂ©phales infirmaient cette doctrine, puisque, quoique dĂ©pourvus de cerveau, ils Ă©taient par ailleurs complĂštement constituĂ©s59. 60 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 88-89. 61 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 88. 38La deuxiĂšme dĂ©claration, concernant la loi du dĂ©veloppement excentrique », nous amĂšne au cƓur mĂȘme de la Philosophie anatomique de Geoffroy. Il s’agissait d’une sĂ©rie de lois permettant selon lui d’expliquer la diversitĂ© anatomique offerte par le monde animal et son origine dans l’Ɠuf ou la matrice60. Ces lois pouvaient expliquer les formes prises par les individus monstrueux, et les individus monstrueux pouvaient, en retour, servir Ă  confirmer leur validitĂ©. Pour Geoffroy, ses lois constituaient un vĂ©ritable instrument de dĂ©couvertes »61 – Ă  l’instar de son disciple Étienne Serres, qui avait baptisĂ© ce systĂšme l’anatomie transcendante ». 62 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825 ; 1826. 63 De Beer, op. cit., 1937, p. 7-15. 64 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825, 373-375. 65 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 371-372. 66 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 388. 39Dans une sĂ©rie d’articles62, Geoffroy montre comment les nouveaux nĂ©s anencĂ©phales et plus particuliĂšrement SMB Inv. Nr. 724, confirment ou infirment un certain nombre de thĂ©ories concernant le dĂ©veloppement et l’identitĂ© des organes. Selon une de ces thĂ©ories, avancĂ©e Ă  la fois par Goethe, Oken, Geoffroy et d’autres, le crĂąne est composĂ© d’une sĂ©rie de vertĂšbres modifiĂ©es63. Les anencĂ©phales, avance-t-il, permettent de voir les morceaux du crĂąne comme des os sĂ©parĂ©s, lĂ  oĂč ils seraient normalement fusionnĂ©s – rĂ©vĂ©lant ainsi leur vraie nature64. La spina bifida des anencĂ©phales fournit ainsi Ă  Geoffroy l’occasion d’élaborer une autre thĂ©orie selon laquelle la plupart des organes se dĂ©veloppent d’abord comme des primordia distincts Ă©lĂ©ments primitifs, qui fusionnent ensuite sous l’effet d’une force attractive inhĂ©rente, un processus en l’espĂšce interrompu, laissant la colonne vertĂ©brale divisĂ©e en deux65. Cette idĂ©e allait devenir sa loi d’affinitĂ© de soi pour soi », une sorte de loi universelle de l’attraction expliquant non seulement les formes de dĂ©veloppement organiques mais bien d’autres encore, et qui devait sans doute beaucoup Ă  la notion d’ affinitĂ©s Ă©lectives » de Goethe. Le dĂ©doublement de la colonne vertĂ©brale autorise Ă©galement Geoffroy Ă  faire allusion au passage Ă  l’une des ses idĂ©es favorites, Ă  savoir que les squelettes des vertĂ©brĂ©s peuvent ĂȘtre rapprochĂ©s des exosquelettes des crustacĂ©s et des insectes fig. 1. Dans la lĂ©gende d’une figure dĂ©crivant A. perforatus, il note que sa spina bifida provient d’une sĂ©paration des Ă©lĂ©ments vertĂ©braux comme dans le cas des CrustacĂ©s et des Insectes »66. 67 E. Serres, Recherches d’anatomie transcendante et pathologique. ThĂ©orie des formations et des dĂ©fo ... 68 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 381-386. 40Rien de tout cela ne pouvait ĂȘtre dĂ©duit de SMB Inv. Nr. 724, dont le squelette ne pouvait ĂȘtre atteint sans dommage. Aussi peu claire est sa dĂ©monstration de la loi du dĂ©veloppement excentrique » qui proclamait de façon gĂ©nĂ©rale que les organes trouvaient leur origine dans divers primordia qui se dĂ©veloppaient ensuite vers l’intĂ©rieur avant de fusionner67, et en particulier que les nerfs spinaux se dĂ©veloppaient des extrĂ©mitĂ©s vers le cordon mĂ©dullaire plutĂŽt que l’inverse. De façon plus convaincante, Geoffroy se sert de SMB Inv. Nr. 724 pour critiquer l’idĂ©e courante d’alors selon laquelle les organes gĂ©nitaux masculins reprĂ©sentent une sorte d’extension des organes gĂ©nitaux fĂ©minins. Si tel Ă©tait le cas, raisonne-t-il, et compte tenu du fait que l’anencĂ©phalie rĂ©sulte d’un arrĂȘt du dĂ©veloppement global, on devrait n’en trouver que des nouveau-nĂ©s fĂ©minins68. Or, SMB Inv. Nr. 724 est un mĂąle. Il est donc plus vraisemblable d’imaginer que les organes gĂ©nitaux fĂ©minins et masculins ont un dĂ©veloppement indĂ©pendant – ce qui correspond peu ou prou Ă  nos conceptions actuelles. De l’utilitĂ© du monstre aujourd’hui 69 L. D. Botto et al., Neural tube defects », New England Journal of Medicine, 341, 1999, p. 1509-1 ... 41Dans les travaux modernes de tĂ©ratologie, l’anencĂ©phalie est gĂ©nĂ©ralement regroupĂ©e avec la Spina Bifida sous un syndrome unique ASB », dans la mesure oĂč les caractĂ©ristiques de ces difformitĂ©s se confondent. C’est une des tares congĂ©nitales les plus communes, affectant 1 naissance pour 1 000 aux États Unis, mais l’incidence de cette difformitĂ© varie du simple au quintuple selon la gĂ©ographie, la race et le niveau socio-Ă©conomique69. 70 J. Coppa, Greene, J. N. Murdoch, The genetic basis of mammalian neurulation », Nature Gen ... 71 M. Lucock, Folic Acid nutritional biochemistry, molecular biology and role in disease processe ... 42L’opinion de Geoffroy selon laquelle l’anencĂ©phalie serait due Ă  un retard de dĂ©veloppement causĂ© par le travail de la mĂšre aux premiers mois de la grossesse n’est plus soutenable aujourd’hui. Mais les causes de l’ASB ainsi que les variations de sa frĂ©quence dans la population restent obscures. On connaĂźt de rares mutations entraĂźnant des cas d’ASB, soit chez l’homme, soit chez la souris, mais elles ne sont pas la cause de la plupart d’entre eux70. Ce trouble semble au contraire rĂ©sulter de l’interaction de plusieurs facteurs de risques environnementaux et gĂ©nĂ©tiques mal dĂ©finis. Un de ces facteurs est la carence en folate ou en vitamine B. Personne ne sait comment cette carence entraĂźne l’échec de la soudure du canal neural, mais il est clair que l’administration d’acide folique pendant la grossesse permet de prĂ©venir efficacement l’ASB71. 72 A. M. Leroi, Mutants On the Form, Variety and Errors of the Human Body, London, Harper Collins, ... 43Comme le pressentait Geoffroy, l’ASB trouve son origine dans les dĂ©buts de l’embryogenĂšse. Dix-neuf jours environ aprĂšs la conception, une zone de tissu nerveux se forme le long du dos de l’embryon. Affectant la forme d’une feuille de tulipe, cette zone tissulaire est d’abord plate. Plus tard, toutefois, elle se replie longitudinalement pour former un canal. Les bords de ce canal se collent ensuite au sommet pour former un tube creux qui court tout le long de l’embryon les futurs cordon mĂ©dullaire et cerveau72. Le scellement, ou fermeture », du canal neural semble ĂȘtre une opĂ©ration dĂ©licate, qui peut frĂ©quemment Ă©chouer. Le rĂ©sultat est alors un canal neural ouvert, une colonne vertĂ©brale ouverte ou mĂȘme un cerveau et une voĂ»te crĂąnienne bĂ©ants. 73 G. R. De Beer, The Development of the Vertebrate Skull, Oxford, Clarendon, 1937. 74 T. Appel, The Cuvier-Geoffroy Debate French Biology in the Decade before Darwin, Oxford, Oxford ... 75 B. I. Balinsky, An Introduction to Embryology, Philadelphia, W. B. Saunders, 1965 2e Ă©d., p. 351 ... 44Bien peu de thĂ©ories spĂ©cifiques de l’anatomie transcendantale ont passĂ© l’épreuve du temps. La thĂ©orie vertĂ©brale du crĂąne a Ă©tĂ© anĂ©antie par Thomas Henry Huxley en 185873 ; l’idĂ©e de Geoffroy selon laquelle les squelettes des vertĂ©brĂ©s et des crustacĂ©s Ă©taient homologues lui est restĂ©e personnelle74 ; de mĂȘme, les nerfs spinaux ne prennent pas naissance dans la moelle, mais dans une sĂ©rie de ganglions spinaux en direction des extrĂ©mitĂ©s qu’ils innervent75. 76 T. Lufkin et al., Homeotic transformation of the occipital bones of the skull by ectopic express ... 77 B. I. Balinsky, op. cit., p. 351-352. 45Ceci dit, Ă  la dĂ©charge de Geoffroy, beaucoup de ses thĂ©ories ont au moins un fond de vĂ©ritĂ©. Bien que l’ensemble du crĂąne ne soit pas constituĂ© de vertĂšbres modifiĂ©es, la perturbation d’un gĂšne HOX chez les souris montre que l’os occipital celui qui intĂ©ressait particuliĂšrement Geoffroy chez ses nouveau-nĂ©s monstrueux peut se transformer en vertĂšbres76 ; la spina bifida rĂ©sulte en effet d’un dĂ©faut d’attraction », ou si l’on prĂ©fĂšre la terminologie actuelle, d’adhĂ©sion cellulaire ; alors que les nerfs peuvent trouver leur origine dans le ganglion spinal, les ganglions spinaux ne proviennent pas directement de la moelle Ă©piniĂšre, mais plutĂŽt de cellules de crĂȘtes neuronales ayant subi une migration Ă©laborĂ©e Ă  partir d’autres localisations77. 46VoilĂ  qui concorde grosso modo avec la loi du dĂ©veloppement excentrique », du moins dans la mesure oĂč elle conçoit la formation du corps comme rĂ©sultant de migrations et de fusions cellulaires et tissulaires diverses. 78 A. Leroi, op. cit., 2004. 47En outre, alors que les thĂ©ories de l’anatomie transcendantale dĂ©rivent invariablement vers des gĂ©nĂ©ralitĂ©s – certes pourvues d’un peu de vĂ©ritĂ© mais incapables de restituer les subtilitĂ©s du dĂ©veloppement organique, l’attitude de Geoffroy frappe par sa modernitĂ©. Ainsi en est-il de sa quĂȘte d’une preuve des lois » de la fabrication du corps dans les nouveau-nĂ©s monstrueux les gĂ©nĂ©ticiens modernes cherchent eux aussi dans les difformitĂ©s la logique molĂ©culaire des programmes du dĂ©veloppement mais en se servant de mutants produits Ă  partir d’animaux de laboratoire comme les vers, les mouches et les souris. Alors qu’on dĂ©couvre un nombre sans cesse croissant de mutations humaines responsables de difformitĂ©s congĂ©nitales, il devient toutefois Ă©vident que celles-ci peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour dĂ©construire et comprendre la formation du corps78. 79 OMIM. Sept. 2004. Online Mendelian Inheritance in ... 48Au moment oĂč nous Ă©crivons le 10 septembre 2004, on a ainsi identifiĂ© les mutations responsables de la perturbation de 1 622 gĂšnes causant des difformitĂ©s congĂ©nitales79. Quand les gĂšnes responsables de l’anencĂ©phalie seront identifiĂ©s – et ils le seront Ă  coup sĂ»r, ils lĂšveront un peu le voile sur le programme gĂ©nĂ©tique qui Ă©labore la structure la plus complexe du corps humain, le cerveau. Conclusion 80 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1826, p. 233. 81 Nous remercions Dr. Hannelore Kischkewitz de l’Ägyptisches Museum und Papyrussammlung Ă  Berlin pou ... 49De l’ancienne Égypte Ă  l’époque contemporaine, le destin Ă©trange de l’anencĂ©phale fut de rĂ©vĂ©ler les lois cachĂ©es du monde. Loin de l’interprĂ©ter comme une rupture effrayante de l’ordre cosmique, les Égyptiens le classĂšrent parmi les ĂȘtres en formation et le marquĂšrent de l’empreinte du dieu Thot, capable de le rĂ©gĂ©nĂ©rer. Tenu de naĂźtre et de mourir au mĂȘme moment »80, son existence Ă©phĂ©mĂšre Ă©pargna Ă  ses semblables toute exhibition. Pour les tĂ©ratologues et biologistes du XIXe siĂšcle et d’aujourd’hui, l’anencĂ©phale dĂ©montre la qualitĂ© du monstre » comme instrument de dĂ©couvertes », dont les Ă©carts permettent de saisir la structure du vivant81. Notes 1 À cĂŽtĂ© de l’ibis, plus de trente espĂšces d’oiseaux ont ainsi Ă©tĂ© identifiĂ©es par J. Boessneck et A. von den Driesch in J. Boessneck Ă©d., Tuna el-Gebel I, Die Tiergalerien, Hildesheim, Gerstenberg, 1987, p. 56-202. 2 J. Passalacqua, Catalogue raisonnĂ© et historique des antiquitĂ©s dĂ©couvertes en Égypte, Paris, Galeries d’antiquitĂ©s Ă©gyptiennes, 1826, p. 148-149. 3 J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 230 ; D. Kessler, Forschungsstand bis 1983 », in J. Boessneck, op. cit., 1987, p. 6 ; D. Kessler, Die Galerie C von Tuna el-Gebel », Mitteilungen des Deutschen ArchĂ€ologischen Instituts, Abteilung Kairo, 39, 1983, p. 107-124. 4 D. Kessler, A. El Halim Nurredin, Der Tierfriedhof von Tuna el-Gebel, Stand der Grabungen bis 1993 », Antike Welt, 25, 1994, p. 252-266. 5 D. Kessler, Die heiligen Tiere und der König, I, BeitrĂ€ge zu Organisation, Kult und Theologie der spĂ€tzeitlichen Tierfriedhöfe, Wiesbaden, Harrassowitz, 1989, spĂ©c., p. 194-219 ; id. Tierkult », Lexikon der Ägyptologie, VI, Wiesbaden, Harrassowitz, 1986, col. 571-587 ; id. Tuna el Gebel », ibid., col. 797-804. 6 D. Kessler, op. cit., 1987, p. 12 ; D. Kessler, A. El Halim Nurredin, op. cit., p. 262, fig. 14. 7 É. Geoffroy Saint-Hilaire in J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 230. 8 I. Geoffroy Saint-Hilaire, Histoire gĂ©nĂ©rale et particuliĂšre des anomalies de l’organisation chez l’homme et les animaux, Paris, BailliĂšre, 1832-1836. 9 Histoire des Monstres, Paris, Reinwald, 1880 ; rééd. Grenoble, JĂ©rĂŽme Millon, 2002, p. 29-30. 10 Monstres. Histoire du corps et de ses dĂ©fauts, Paris, Syros, 1991, p. 26-28. 11 É. Geoffroy Saint-Hilaire, Description d’un monstre humain nĂ© avant l’ùre chrĂ©tienne et considĂ©rations sur le caractĂšre des monstres dits AnencĂ©phales », Annales des Sciences Naturelles, 6, 1825, p. 357-388, pl. 18. ; id. Communication faite Ă  l’AcadĂ©mie royale des Sciences », in J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 231-233. 12 W. R. Dawson, E. P. Uphill, M. L. Bierbrier, Who was who in Egyptology, London, Egypt Exploration Society, 1995 3e Ă©d., p. 321. 13 A. Erman, AusfĂŒhrliches Verzeichnis der Ägyptischen AltertĂŒmer und GipsabgĂŒsse, Berlin, W. Spemann, 1899, p. 314. Trad. Momie d’un fƓtus mal formĂ© qui Ă©tait enterrĂ© dans une tombe de singe Ă  Schmun, avec dans ses bandelettes la figurine en faĂŻence d’un singe accroupi. On a donc supposĂ© que la femme concernĂ©e avait accouchĂ© d’un singe ». 14 Communication du Dr. H. Kischkewitz. 15 Lettre du 16 Trad. Constat radiologique de l’anencĂ©phale objet 724. Âge de dĂ©veloppement environ 7 mois. En raison de la position assise forcĂ©e l’a. est difficile Ă  interprĂ©ter du point de vue radiologique. On remarque que la mĂąchoire infĂ©rieure 1 manque, d’oĂč l’aspect de tĂȘte d’oiseau de la partie supĂ©rieure de la face. CavitĂ©s orbitales anormalement grandes 2. Selon la radiographie, la mĂąchoire infĂ©rieure a pu Ă©ventuellement ĂȘtre rabattue vers le bas pour reposer sur la paroi ventrale du thorax 3. Il n’est cependant pas exclu que la mĂąchoire infĂ©rieure ait manquĂ©. À la place de la calotte crĂąnienne inachevĂ©e on trouve des dĂ©formations osseuses 4. Les vertĂšbres cervicales sont recourbĂ©es en forme de crosse 5. Les os tendres du spĂ©cimen ont probablement Ă©tĂ© fortement fracturĂ©s lors de la momification et au cours de la mise en position assise ; c’est ainsi que l’on observe nettement une fracture de l’os du fĂ©mur 6. En outre les os du tibia ont Ă©tĂ© sĂ©parĂ©s du squelette du pied 7 avec brutalitĂ© et partiellement fracturĂ©s. Les os des extrĂ©mitĂ©s supĂ©rieures ont Ă©tĂ© Ă©galement fortement disloquĂ©s lors du bandelettage. Les os paraissent trĂšs Ă©pais par rapport Ă  la taille de l’a. La colonne vertĂ©brale prĂ©sente la spina bifida typique 8 ». 17 Gorlin, M. M. Cohen, R. C. M. Hennekam, Syndromes of the Head and Neck, Oxford, Oxford University Press, 2001 4e Ă©d.. 18 Cf. R. J. Oostra, B. Baljet, R. C. M. Hennekam, Congenital anomalies in the teratological collection of the Museum Vrolik in Amsterdam, The Netherlands. IV Closure Defects of the Neural Tube », American Journal of Medical Genetics, 80, 1998, p. 60-73. 19 Voir F. Drilhon, Un fƓtus humain dans un obĂ©lisque Ă©gyptien en bois », ArchĂ©ologie et mĂ©decine. VIIe rencontres internationales d’archĂ©ologie et d’histoire, Antibes, Octobre 1986, Juan-les-Pins, APDCA, 1987, p. 499-521. 20 Cf. C. Andrews, Amulets of Ancient Egypt, London, British Museum Press, 1994, spĂ©c. p. 39-40 BĂšs, p. 49, p. 66-67 singe. 21 J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 232-233. 22 Man nahm wohl an, die betreffende Frau habe einen Affen geboren », op. cit. 23 E. Martin, op. cit., 2002, p. 30. 24 Par ex. Pline, Histoire naturelle, ; Tite-Live, ; ; ValĂšre Maxime Sur le topos littĂ©raire du serpent, voir A. AllĂ©ly, Les enfants mal formĂ©s et considĂ©rĂ©s comme prodigia Ă  Rome et en Italie sous la RĂ©publique », Revue des Études Anciennes, 105 1, 2003, p. 144. 25 Pline, Histoire naturelle, 26 GĂ©nĂ©ration des Animaux, ; LucrĂšce, De la nature, 27 Soranos, Des maladies des femmes, ; D. Gourevitch, Se mettre Ă  trois pour faire un bel enfant, ou l’imprĂ©gnation par le regard », L’évolution psychiatrique, 52 2, 1987, p. 559-563. Sur l’inscription de cette croyance dans la longue durĂ©e, P. Darmon, Le mythe de la procrĂ©ation Ă  l’ñge baroque, Paris, Seuil, 1981, p. 158-178. 28 P. Derchain, Anthropologie. Égypte pharaonique », in Y. Bonnefoy dir., Dictionnaire des mythologies, Paris, Flammarion, 1981, p. 87-95 ; D. Meeks, Zoomorphie et image des dieux dans l’Égypte ancienne », in C. Malamoud, Vernant dir., Le corps des dieux, Le temps de la rĂ©flexion VIII, Paris, Gallimard, 1986, p. 171-191 ; E. Hornung, Les dieux de l’Égypte. Le un et le multiple, Paris, 1986. HĂ©rodote ne s’y trompe pas en affirmant que les Égyptiens ne croient pas que le dieu de MendĂšs Pan/Khnoum a une tĂȘte de bouc, mĂȘme s’ils le figurent ainsi. 29 Sur les compĂ©tences de Thot, voir par exemple D. Kurth, Thot », Lexikon der Ägyptologie, VI, Wiesbaden, Harrassowitz, 1986, col. 498-523, spĂ©c. 505-509, sur ses rapports au cycle lunaire, Ă  la mĂ©decine et Ă  la magie. 30 L. Lortet, C. Gaillard, La faune momifiĂ©e de l’ancienne Égypte, IIe sĂ©rie, Archives du musĂ©um d’histoire naturelle de Lyon, IX, Lyon, H. Georg, 1907, p. 32-38 momies de singes ? ; id., X, 1909, p. 188-189 nouvelle interprĂ©tation momies de fƓtus humain ?. 31 S. Sauneron, J. Yoyotte, La naissance du monde selon l’Égypte ancienne », La naissance du monde Sources Orientales I, Paris, Seuil, 1959, p. 52-67. 32 Cf. l’enfant Ă  face de grenouille nĂ© en 1517 ; A. ParĂ©, Des monstres et des prodiges, ch. IX, Exemple des monstres qui se font par imagination », GenĂšve, Droz, 1971, fig. 28 le jour la conception, la mĂšre a tenu une grenouille dans la main pour guĂ©rir une fiĂšvre. 33 Je remercie C. Spieser de ces informations. Voir aussi E. Feucht, Der Weg ins Leben », in Dasen V. Ă©d., Naissance et petite enfance dans l’AntiquitĂ©, Actes du colloque de Fribourg, 28 novembre-1er dĂ©cembre 2001, Fribourg/Göttingen, Academic Press/Vandenhoeck Ruprecht, 2004, p. 33-54 ; C. Spieser, Femmes et divinitĂ©s enceintes dans l’Égypte du Nouvel Empire », ibid., p. 55-70. 34 J. Assman, Ägyptische Hymnen und Gebete, Fribourg/Göttingen, UniversitĂ€tsverlag/Vandenhoeck & Ruprecht, 1999, p. 219, n° 92, 1. 62. 35 Sur le rĂŽle protecteur d’Atoum, Khnoum, Chou E. Feucht, op. cit., 2004, p. 42-43. Serket C. Spieser, Serket, protectrice des enfants Ă  naĂźtre et des dĂ©funts Ă  renaĂźtre », Revue d’Égyptologie, 52, 2001, p. 251-264. De maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale, C. Spieser, Les dieux et la naissance dans l’Égypte ancienne, in Dasen V. Ă©d., Regards croisĂ©s sur la naissance et la petite enfance. Actes du cycle de confĂ©rences NaĂźtre en 2001 », Fribourg, Éditions universitaires, 2002, p. 285-296. 36 V. Dasen, Dwarfs in Ancient Egypt and Greece, Oxford, Clarendon Press, 1993, spĂ©c. p. 52-53, 67-75, 84-98 ; ead., Der Gott Bes und die Zwergin. Eine Figur zum Schutz der Mutterschaft », in S. Bickel Ă©d., In Ägyptischer Gesellschaft. Aegyptiaca der Sammlungen Bibel + Orient der UniversitĂ€t Freiburg, Freiburg, Academic Press, 2004, p. 64-69. 37 Sur ces trouvailles, voir aussi J. Baines, P. Lacovara, Burial and the dead in ancient Egyptian society. Respect, formalism, respect », Journal of Social archaeology, 2 1, 2002, p. 5-36, spĂ©c. 14. 38 B. BruyĂšre, Rapport sur les fouilles de Deir el MĂ©dineh 1934-1935, II, La nĂ©cropole de l’est, Le Caire, Institut français d’archĂ©ologie orientale, 1937 FIFAO 15, p. 11-15. Voir aussi E. Feucht, op. cit., 2004, p. 128, n. 632. 39 E. Feucht, op. cit., 2004, p. 128-130. Plus rarement, l’enfant se trouve avec le pĂšre, ou avec le couple ; ibid., p. 130. 40 Louvre E 3708, N 3959 Basse Ă©poque ; Drilhon, op. cit., 1987, p. 503-506, fig. 4-6. 41 F. Filce Leek, The Human Remains from the Tomb of Tut’ankhamun, Oxford, Griffith Institute, 1972, p. 21-23 ; Drilhon, op. cit., 1987, p. 512-514. 42 Louvre, Coll. Rousset Bey, E 5723 n° 1945 ; Coll. Clot Bey, n° 4205, 1940 ; Lortet/ Gaillard, op. cit., IX, p. 201-205. 43 Lortet/ Gaillard, op. cit., 1907 et 1909. 44 G. E. Smith, The Royal Mummies, Le Caire, Institut français d’archĂ©ologie orientale, 1912 CGC, p. 98-101 n° 61088-61089 ; R. B. Partridge, Faces of Pharaohs. Royal Mummies and Coffins from Ancient Thebes, London, The Rubicon Press, 1994, p. 195-197, fig. 174 ; F. Dunand, R. Lichtenberg, Les momies et la mort en Égypte, Paris, Errance, 1998, p. 145 et 242. 45 Trad. P. Vernus, Sagesses de l’Égypte pharaonique, Paris, Imprimerie nationale, 2001, p. 324. 46 Dasen, op. cit., 1993, p. 50, fig. 47 M. de Rochemonteix, S. Cauville, D. Devauchelle, Le temple d’Edfou, I, Le Caire, Institut français d’archĂ©ologie orientale, 1984 2e Ă©d., p. 289, pl. XXIXb. 48 Par ex. la momie d’enfant atteint d’osteogenesis imperfecta Nouvel empire ; H. K. Gray, Mummies and Human Remains. Catalogue of Egyptian Antiquities in the British Museum, I, London, 1968, p. 13-13, n° 24 ; Dasen, op. cit., 1993, p. 19-20, 323, cat. S 18. Voir aussi Ă  Deir el-Medineh le sarcophage du petit Itiky prĂ©sentant des anomalies du squelette une forme de nanisme ? ; BruyĂšre, op. cit., 1937, p. 14. 49 Histoire naturelle, 50 I. E. S. Edwards, Hieratic Papyri in the British Museum, Fourth Series, Oracular Amuletic Decrees of the Late New Kingdom, London, British Museum, 1960, p. 65-67 ; Dasen, op. cit., 1993, p. 99. 51 T. Appel, The Cuvier-Geoffroy Debate French Biology in the Decade before Darwin, Oxford, Oxford University Press, 1987 ; H. Le Guyader, Geoffroy Saint-Hilaire un naturaliste visionnaire, Paris, Belin, 1998. 52 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825 ; I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1836 p. 61-68. 53 Voir bibliographie dans I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1836 ; p. 61-68 ; I. Geoffroy Saint-Hilaire, Vie, travaux et doctrine scientifique d’É. Geoffroy Saint-Hilaire, Paris, Strasbourg, P. Bertrand-Levrault, 1847, p. 459-464. 54 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 68. 55 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1836, p. 63. 56 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 523-529. 57 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825. 58 Descartes, La description du corps humain ; De la formation de l’animal », 1648, in C. Adam, P. Tannerry Ă©d., ƒuvres de Descartes, Paris, Vrin, 1974. 59 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822. 60 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 88-89. 61 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 88. 62 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825 ; 1826. 63 De Beer, op. cit., 1937, p. 7-15. 64 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825, 373-375. 65 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 371-372. 66 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 388. 67 E. Serres, Recherches d’anatomie transcendante et pathologique. ThĂ©orie des formations et des dĂ©formations organiques, appliquĂ©e Ă  l’anatomie de Christina, et de la duplicitĂ© monstrueuse, Paris, Firmin Didot, 1832, p. 4. 68 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 381-386. 69 L. D. Botto et al., Neural tube defects », New England Journal of Medicine, 341, 1999, p. 1509-1519. 70 J. Coppa, Greene, J. N. Murdoch, The genetic basis of mammalian neurulation », Nature Genetics Reviews, 4, 2003, p. 784-793. 71 M. Lucock, Folic Acid nutritional biochemistry, molecular biology and role in disease processes », Molecular Genetics and Metabolism, 71, 2000, p. 121-138. 72 A. M. Leroi, Mutants On the Form, Variety and Errors of the Human Body, London, Harper Collins, 2004. 73 G. R. De Beer, The Development of the Vertebrate Skull, Oxford, Clarendon, 1937. 74 T. Appel, The Cuvier-Geoffroy Debate French Biology in the Decade before Darwin, Oxford, Oxford University Press, 1987 ; H. Le Guyader, op. cit. 75 B. I. Balinsky, An Introduction to Embryology, Philadelphia, W. B. Saunders, 1965 2e Ă©d., p. 351-352. 76 T. Lufkin et al., Homeotic transformation of the occipital bones of the skull by ectopic expression of a homeobox gene », Nature, 356, 1992, p. 835-841. 77 B. I. Balinsky, op. cit., p. 351-352. 78 A. Leroi, op. cit., 2004. 79 OMIM. Sept. 2004. Online Mendelian Inheritance in USA. 80 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1826, p. 233. 81 Nous remercions Dr. Hannelore Kischkewitz de l’Ägyptisches Museum und Papyrussammlung Ă  Berlin pour toutes ses informations sur le destin de la momie et les illustrations ainsi que Jeremy Pollard pour nous avoir autorisĂ©s Ă  reproduire leurs photographies ; merci aussi Ă  Saskia Bode pour son aide lors de nos recherches. Les recherches d’Armand M. Leroi ont Ă©tĂ© soutenues par des subsides du Biology and Biotechnology Research Council. Lelutina assez bien rĂ©sumĂ© l'hĂ©rĂ©sie d'Horus, l'Imperium a eu une premiĂšre phase d'extension, et conquĂȘte spatiale, et depuis que le Chaos a surgit, il Meurtres sur le Nil - L'oeil d'Horus - Grand Format Sur la balustrade un oiseau me regardait. Mon oiseau ! C'Ă©tait une hallucination... Le psychiatre m'avait expliquĂ© ce processus diabolique... Lorsque... Lire la suite 10,00 € En stock en ligne LivrĂ© chez vous Ă  partir du 30 aoĂ»t Sur la balustrade un oiseau me regardait. Mon oiseau ! C'Ă©tait une hallucination... Le psychiatre m'avait expliquĂ© ce processus diabolique... Lorsque mon cerveau se mettait au travail, qu'il Ă©laborait des hypothĂšses fumeuses et tortueuses, lorsqu'il cherchait avec Ă©nergie l'astuce capable de confondre un criminel, cela au prix d'une immense cogitation, un oiseau apparaissait et me causait dans un langage que moi seul comprenait. Le commissaire Visconti est dĂ©signĂ© par le maire de Toulouse pour aller aider la police Ă©gyptienne Ă  rĂ©soudre la disparition d'un de ses vieux amis, un Ă©minent Ă©gyptologue qui faisait partie d'une croisiĂšre sur le Nil. Les cadavres sur lesquels on retrouve Ă  chaque fois, un exemplaire du roman d'Agatha Christie, "Mort sur le Nil", vont jalonner la croisiĂšre, pas si paisible que cela, entre Louxor et Abou Simbel. Le commissaire Marcello Visconti et son piaf vont seconder le lieutenant Dalida, une jeune femme aux multiples talents, au cours de ce dangereux pĂ©riple. Cependant, notre commissaire sera dans l'obligation de rentrer Ă  Toulouse, une premiĂšre fois, puis de repartir, pour enfin revenir et percer, au final, le fameux secret de l'oeil d'Horus. Date de parution 05/02/2021 Editeur ISBN 978-2-322-19873-3 EAN 9782322198733 Format Grand Format PrĂ©sentation BrochĂ© Nb. de pages 238 pages Poids Kg Dimensions 12,0 cm × 19,0 cm × 1,4 cm
Lamaßtrise de compétences rentre dans la formation mathématique des élÚves. Dans cette ressource, vous trouverez quelques exemples de listes de compétences pour le collÚge, le lycée ou le supérieur. Pour le collÚge, on trouve la liste dans les grilles de référence du livret personnel de compétences ici.
Les Space Marines constituent l'Ă©lite des armĂ©es de l'Imperium. Ils sont Ă©galement dĂ©signĂ©s sous le nom d'"Anges de la Mort", d'"Adeptus Astartes" ou de "Sauveurs de l'HumanitĂ©". 7 Sommaire 1 Origines des Space Marines "PrĂ©-Astartes" Premiers Astartes et Primarques 2 Histoire & Fondations PremiĂšre Fondation L'HĂ©rĂ©sie d'Horus Le Codex Astartes Space Marine Primaris 3 Organisation militaire LĂ©gions Chapitres RĂ©partition dans la Galaxie Effectifs de l'Astartes 4 CrĂ©ation d'un Space Marine Recrutement et Initiation Reproduction "Mort" d'un Chapitre "Naissance" d'un Chapitre 5 Arsenal des Space Marines Armement Flotte de combat 6 Vie quotidienne Rituels quotidiens Fiefs de l'Astartes 7 Religion & Croyances L'Empereur-Dieu et les Primarques Cultes de l'Astartes 8 Sources 9 Voir aussi Origines des Space Marines Proto-Marine du "TraitĂ© d'Horlax" M25 "PrĂ©-Astartes" M25? - M28 C'est avant mĂȘme l'avĂšnement de l'Imperium et alors que l'Ère des Luttes faisait encore rage, que les premiers guerriers gĂ©nĂ©tiquement amĂ©liorĂ©s furent créés par l'Empereur autour du M28 sur Terra. Ils semblent avoir Ă©tĂ© l'aboutissement d'un travail de recherche trĂšs ancien, comme en tĂ©moignent les techniques d'ingĂ©nierie gĂ©nĂ©tique mentionnĂ©es dans le TraitĂ© d'Horiax dĂšs le M25. M29 L'Empereur ne fut pas seul dans cette Ɠuvre il rassembla autour de lui des scientifiques passĂ©s maĂźtres en leur art, et fit construire un important laboratoire de recherches gĂ©nĂ©tiques au fond des donjons de sa forteresse sur Terra, oĂč furent menĂ©s les premiĂšres recherches et expĂ©rimentations qui conduiront Ă  la crĂ©ation des premiers Space Marines. Cette nouvelle technologie fut d'abord "testĂ©e" sur des membres de la propre garde personnelle de l'Empereur, qui subirent les sĂ©ries de modifications chirurgicales et psychologiques. Les rĂ©sultats furent probants, dotant ces hommes d'une force et d'une volontĂ© hors du commun, et leur loyautĂ© Ă  l'Empereur Ă©tait infaillible ce sont ces guerriers gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s qui firent la conquĂȘte de Terra durant les Guerres d'Unification. Premiers Astartes et Primarques M29 Les recherches sur ces nouveaux guerriers s'Ă©taient poursuivies tout au long des Guerres d'Unification. Mais elles n'aboutiront qu'avec la crĂ©ation des Primarques au dĂ©but du M29. Le projet de reconquĂȘte de la galaxie poussa en effet l'Empereur Ă  poursuivre sans cesse ses recherches, jusqu'Ă  finalement crĂ©er vingts gĂ©nĂ©raux dotĂ©s de capacitĂ©s amĂ©liorĂ©es au delĂ  de toute imagination humaine. leur rĂŽle Ă©tait de guider chacune des vingts nouvelles lĂ©gions au delĂ  des Ă©toiles, chacun l'incarnation loyale et infaillible de la volontĂ© du nouveau MaĂźtre de Terra. DĂ©but du M30 Les premiers Space Marines sont créés Ă  partir du matĂ©riel gĂ©nĂ©tique des primarques Ă  l'aube de la Grande Croisade. Mais c'est Ă  la mĂȘme Ă©poque que survient le rapt des capsules incubatrices des primarques par les Puissances de la Ruine, qui interrompit le processus de recherche et surtout la crĂ©ation de Space Marines. Les premiers Astartes quitteront nĂ©anmoins Terra Ă  l'assaut des Ă©toiles et lanceront la Grande Croisade. 9,13 M30 Selon le "thĂ©orĂšme de Grabya" M30, seul le matĂ©riel gĂ©nĂ©tique des primarques permettrait de stabiliser et relancer le dĂ©veloppement gĂ©nĂ©tique de nouvelles gĂ©nĂ©rations de Space Marines. A mesure que la Grande Croisade permet de retrouver chacun des 20 Primarques perdus, les lĂ©gions Astartes sont renforcĂ©es par de nouvelles gĂ©nĂ©rations de Space Marines ou "achevant" gĂ©nĂ©tiquement les premiers astartes en utilisant des souches souche pure. Ces souches permettent de relancer la crĂ©ation de Space Marines et de lever de nouvelles lĂ©gions au nombre de 20 c'est la PremiĂšre Fondation. 2,3 Histoire & Fondations PremiĂšre Fondation Ce sont les Space Marines de la PremiĂšre Fondation qui ont construit l'Imperium durant tout le M30 / M31; et ce sont eux que l'Empereur plaça Ă  la tĂȘte de ses lĂ©gions, mais Ă©galement de ses armĂ©es d'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale. Cette pĂ©riode est restĂ©e dans l'histoire sous le nom de "Grande Croisade"; une Ă©poque de guerres visant Ă  la rĂ©unification de toutes les parties Ă©garĂ©es de l'humanitĂ© et des mondes conquis durant sa premiĂšre expansion Ă  travers les Ă©toiles. 4b Article dĂ©taillĂ© PremiĂšre Fondation Article dĂ©taillĂ© Grande Croisade L'HĂ©rĂ©sie d'Horus A l'Ă©poque oĂč les Space Marines rĂ©gnaient sur les armĂ©es de impĂ©riales et alors que la Grande Croisade touchait Ă  sa fin, l'Empereur se retira du front en confia le commandement Ă  son fils favori, Horus Lupercal, avec le titre de MaĂźtre de Guerre de ses armĂ©es et de toutes les lĂ©gions astartes. Mais les Puissances de la Ruine parvinrent Ă  le corrompre et Ă  le retourner contre son propre pĂšre. Horus entraĂźna prĂšs de la moitiĂ© des lĂ©gions de Space Marines avec lui, dans la plus grande guerre civile qu'ait connu l'humanitĂ©. Cette guerre ne s'acheva qu'avec le siĂšge de Terra oĂč Horus fut vaincu en combat singulier par l'Empereur en personne. Article dĂ©taillĂ© HĂ©rĂ©sie d'Horus Le Codex Astartes Horus mort, et ses troupes en dĂ©route vers l'ƒil de la Terreur, la victoire resta cependant amĂšre pour les loyalistes mortellement blessĂ©, l'Empereur dut ĂȘtre placĂ© dans le mĂ©canisme du TrĂŽne d'Or dans une Ă©trange catalepsie Ă©ternelle. Il laissait derriĂšre lui son royaume encore Ă  feu et Ă  sang, et son peuple et ses lĂ©gions plus divisĂ©es que jamais. Cet Ă©tat de fait obligea Ă  une rĂ©organisation complĂšte des structures militaires de l'Imperium, et en premier de l'Adeptus Astartes. Son principal refondateur fut sans aucun doute le primarque de la lĂ©gion des Ultramarines, Roboute Guilliman. Il est l'auteur d'un traitĂ© appelĂ© "Codex Astartes" qui redĂ©finit complĂštement les structures, les effectifs tactiques, le recrutement, la formation et l'autoritĂ© des Space Marines. La mesure la plus importante fut le dĂ©mantĂšlement des anciennes lĂ©gions en formations plus petites appelĂ©es chapitres et limitĂ©es Ă  un millier de combattants. Mais surtout il les plaça sous le contrĂŽle et l'autoritĂ© directe des Hauts Seigneurs de Terra, sorte de directoire composĂ© des reprĂ©sentants des principales puissances de l'Imperium, aux rangs desquels ne figurĂšrent plus les Astartes. Le respect de ces nouvelles rĂšgles par l'Adeptus Astartes fut cependant relatif, et certains des nouveaux chapitres adoptĂšrent dans leur organisation et leurs traditions des variantes. On parla ainsi de "Chapitres Codex" et de "Chapitres non-Codex". Article dĂ©taillĂ© Codex Astartes Space Marine Primaris Au crĂ©puscule du 41Ăšme MillĂ©naire, grĂące aux efforts de Belisarius Cawl sous les ordres deRoboute Guilliman, l'Imperium vit apparaĂźtre de nouveaux Spaces Marines les Primaris. Plus grand, plus fort et mieux Ă©quipĂ©s, ces nouveaux Spaces Marines ont Ă©tĂ© emportĂ©s dans les vaisseaux de Guilliman Ă  travers la galaxie lors de la Croisade Indomitus, soit pour combler des chapitres existants soit pour crĂ©er de nouveaux chapitre entiers de Primaris. 9 Article dĂ©taillĂ© Space Marines Primaris Organisation militaire LĂ©gions Les Space Marines sont parfois encore appelĂ©es "Legiones Astartes". Ces lĂ©gions reprĂ©sentent en fait la formation militaire d'origine des Space Marines et de l'Adeptus Astartes. Les lĂ©gendaires 20 premiĂšres lĂ©gions furent Ă  l'image d'une Ă©poque et d'un Ăąge d'or pour l'Imperium. Elles pouvaient rassembler 100,000 Space Marines en moyenne, et jusqu'Ă  250,000 pour celle des Ultramarines, qui fut la plus importante. Ce sont elles qui firent la conquĂȘte de la galaxie Ă  la tĂȘte des armĂ©es de l'Empereur. Article dĂ©taillĂ© Legiones Astartes Chapitres Depuis la Seconde Fondation promulguĂ©e officiellement 7 ans aprĂšs la mort d'Horus vers la fin du le 'chapitre' est devenu la formation militaire standard des Space Marines loyalistes Ă  travers tout l'Imperium et est suivie depuis 10,000 ans. Le Codex Astartes a fixĂ© un standard des effectifs et de l'organisation d'un chapitre de Space Marines Un Chapitre compte un millier de combattants, Il est dirigĂ© par un MaĂźtre de Chapitre, Il est composĂ© de 10 compagnies dirigĂ©es chacune par un Capitaine, Chaque compagnie est composĂ©e de 10 escouades de 10 Space Marines dirigĂ©es chacune par un sergent, Chaque compagnie possĂšde un Chapelain, un Apothicaire et un Porte-BanniĂšre qui lui est propre, Chaque compagnie entretient un parc de vĂ©hicules et avec son armement, Chaque chapitre est autonome arsenal, fonderie, flotte, etc.. Article dĂ©taillĂ© Chapitre Principaux bastions Space Marines dans la Galaxie RĂ©partition dans la Galaxie Le dĂ©ploiement des Space Marines a beaucoup Ă©voluĂ© avec l'histoire, au rythme des guerres innombrables livrĂ©es par l'Imperium pour sa survie; et bien sĂ»r de la perte, de la destruction ou de la crĂ©ation de chapitres. L'Ă©tape la plus importante fut sans nul doute la Seconde Fondation et la fin de la Grande Croisade les antiques premiĂšres lĂ©gions restĂ©es loyales Ă  l'Empereur furent dĂ©membrĂ©es en forces autonomes plus rĂ©duites, afin de les redĂ©ployer notamment sur les domaines autrefois tenus par leurs frĂšres renĂ©gats, et reconquis aprĂšs l'HĂ©rĂ©sie d'Horus. Leur dĂ©ploiement suit les impĂ©ratifs militaires de l'Imperium Soit envoyĂ©s dans des zones de guerres actuelles ou Ă  proximitĂ© des plus dangereuses par ex. les royaumes des seigneurs de guerre Orks, ou contre des invasions comme celles des Tyranides Soit pour la 1/2 des chapitres dans des missions d'exploration et de conquĂȘte Croisades tels que les Black Templars. Effectifs de l'Astartes À partir des 20 Primarques originels, un nombre incalculable de chapitres Astartes ont Ă©tĂ© créés depuis les sombres Ă©vĂšnements de l'HĂ©rĂ©sie d'Horus. Leur liste jusqu'Ă  leurs noms est cependant impossible Ă  Ă©tablir l'histoire de l'Imperium est trop longue et tortueuse, faite de guerres, d'anarchies et de rĂ©bellions ayant parfois opposĂ© les Astartes entre eux. Certains ont disparu de l'histoire avec la destruction de leur flotte ou de leur monde, tandis que d'autres ont Ă©tĂ© effacĂ©s volontairement. Du fait mĂȘme de l'Ă©normitĂ© de l'Imperium, leur nombre actuel reste lui aussi approximatif Ă  peu prĂšs un millier en activitĂ© au M41, dont plus de la moitiĂ© descendent du Primarque des Ultramarines, soit directement par leur appartenance Ă  la Seconde Fondation, soir indirectement par le biais de fondations ultĂ©rieures. CrĂ©ation d'un Space Marine Recrutement et Initiation Un Space Marine est le fruit d'une manipulation gĂ©nĂ©tique et d'un traitement chirurgical, chimique, ainsi que d'un conditionnement psychique et hypnotique hĂ©ritĂ© de la science perdue du Moyen-Âge Technologique. Cependant, chaque chapitre possĂšde un matĂ©riel gĂ©nĂ©tique unique qui distingue son identitĂ© et son hĂ©ritage. Chaque recrue reçoit 19 implants gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s. Ils sont programmĂ©s pour modifier et amĂ©liorer le mĂ©tabolisme humain naturel. Chaque implant est issu en droite ligne du code gĂ©nĂ©tique d'un des 20 primarques d'origine dont le matĂ©riel gĂ©nĂ©tique a Ă©tĂ© stockĂ© sur Terra aprĂšs l'HĂ©rĂ©sie d'Horus. Ainsi, chaque Space Marine possĂšde en principe les mĂȘmes organes avec les mĂȘmes fonctions, mais dont le code gĂ©nĂ©tique a une parentĂ© propre, et apporte des particularismes Ă  chaque chapitre. 4a Article dĂ©taillĂ© Initiation Space Marines Reproduction Chaque Space Marine porte en lui l'avenir de son chapitre, reprĂ©sentĂ© par deux organes appelĂ©s "ProgĂ©noĂŻdes". Ils produisent des "graines" qui reprĂ©sentent chacune l'un des organes implantĂ©s dans le corps du Marine, et qui arriveront Ă  maturation en mĂȘme temps que les organes implantĂ©s. Cette maturation peut cependant prendre un certain temps celui que prendra le corps de la recrue pour assimiler les bouleversements de son organisme, allant des premiĂšres implantations chirurgicales au commencement de son initiation jusqu'aux premiĂšres annĂ©es de service actif en temps que Scout. DĂšs lors, ces "graines" pourront ĂȘtre retirĂ©es du vivant des Marines, ou trĂšs peu de temps aprĂšs leur mort sur le champ de bataille par un Apothicaire Ă  l'aide d'un appareil spĂ©cial appelĂ© Reductor. Seules ces graines permettent de cultiver Ă  nouveau 19 implants qui permettront de crĂ©er Ă  nouveau un Space Marine. 3,4a Il n'est donc pas obligatoire d'attendre la mort d'un Space Marine pour lui retirer ses deux progĂ©noĂŻdes. Mais ces derniers ont une autre particularitĂ© ils accumulent la mĂ©moire gĂ©nĂ©tique du porteur, son expĂ©rience et ses facultĂ©s se gravant dans son code gĂ©nĂ©tique tout au long de sa vie. Si bien que plus tard ces graines seront retirĂ©es, plus grande en sera l'expĂ©rience transmise aux gĂ©nĂ©rations futures du chapitre. C'est en quelque sorte l'Ăąme de chaque gĂ©nĂ©ration de guerriers de l'Astartes qui se sont accumulĂ©s dans ces implants, ce qui explique pourquoi ils sont si prĂ©cieux et irremplaçables pour un chapitre de Space Marines. 3,4a "Mort" d'un Chapitre Chaque chapitre a la responsabilitĂ© unique de l'entretient et de la sauvegarde de son stock gĂ©nĂ©tique. Ce stock est fragile, et non reproductible il ne peut plus ĂȘtre recréé en laboratoire. La science qui les a mis au point s'est perdue, rendant chacun des 19 implants ou "zygotes" unique et irremplaçables. Il n'est donc pas nĂ©cessaire de tuer tous les guerriers d'un chapitre pour s'assurer de sa mort, car d'autres dommages scellent irrĂ©mĂ©diablement sa fin L'exposition des implants Ă  des radiations de niveaux trop importants les rend inutilisables en dĂ©truisant leur encodage gĂ©nĂ©tique. L'extinction des seuls implants [18] progĂ©noĂŻds ou [19] carapace Noire suffit Ă  eux seuls pour dĂ©truire toute possibilitĂ© de crĂ©ation de nouveaux Space Marines. La mutation d'un implant est la plupart du temps irrĂ©versible, et un chapitre devra en assumer les consĂ©quences. MĂȘme s'ils ne l'ont pas choisi et restent fidĂšles Ă  l'Empereur mutations physiques animales, psychiques, etc. les amenant parfois jusqu'Ă  l'excommunication par les autoritĂ©s impĂ©riales Ă  l'exemple des Knights of Blood, de la LĂ©gion des DamnĂ©s, des Dragon Warriors [Quelle Source ?] Sujet-test pour la crĂ©ation d'un nouveau Chapitre de Space Marines. "Naissance" d'un Chapitre Du fait des besoins permanents en troupes et des pertes effroyables essuyĂ©es par les Space Marines durant 10,000 ans d'histoire, l'Imperium a cependant trouvĂ© un moyen, non de sauver les chapitres mourants mais d'en crĂ©er de nouveaux. Depuis la Seconde Fondation et l'application des Ă©dits du Codex Astartes, chaque chapitre est obligĂ© d'envoyer 5% de son matĂ©riel gĂ©nĂ©tique Ă  l'Adeptus Mechanicus sur Mars. Ceci a deux avantages le premier est de pouvoir contrĂŽler rĂ©guliĂšrement l'Ă©tat de chaque chapitre loyaliste et dĂ©celer d'Ă©ventuelles traces de corruption. Le second est de permettre au Mechanicum d'obtenir un stock de gĂšnes Astartes leur permettant de crĂ©er de nouveaux chapitres. Ce processus de crĂ©ation est long, car l'ensemble des zygotes et implants Space Marines ne sont pas automatiquement compatibles, et rares sont les chapitres possĂ©dant 19 implants totalement fonctionnels. Ceci oblige les ingĂ©nieurs du Mechanicum Ă  chercher une combinaison compatible et stable entre des zygotes propres de toute mutations et issus de chapitres diffĂ©rents, puis Ă  les tester sur des sujets "test-slaves" en anglais. Ces sujets passeront leur existence entiĂšre dans des capsules hermĂ©tiquement closes; statiques et pourtant conscients, assimilant les implants testĂ©s dans une immobilitĂ© totale. Lorsque l'expĂ©rience rĂ©ussit, il faudra encore retirer les deux progĂ©noĂŻdes arrivĂ©s Ă  maturitĂ©, dont les graines contenues serviront au dĂ©veloppement de deux nouveaux sujets, qui Ă  leur tour donneront quatre progĂ©noĂŻdes, et ainsi de suite. Il faut en gĂ©nĂ©ral 55 ans de reproduction constante pour produire 1000 stocks saints de 19 implants chacun capable de lever un chapitre entier. Avant sa crĂ©ation officielle, le stock d'un nouveau chapitre doit surtout recevoir l'autorisation du Fabricator GĂ©nĂ©ral et des Hauts Seigneurs de Terra parlant eux mĂȘme au nom de l'Empereur, qui seul peut dĂ©cider de la crĂ©ation d'un nouveau chapitre. Arsenal des Space Marines Armement Les Bolters constituent l'armement standard et le symbole de la force de destruction des Space Marines. Aboutissement technique promu par le Codex Astartes, il propulse des munitions explosives rĂ©actives coup par coup ou en rafales. Certains sont de vĂ©ritables artefacts centenaires, voir millĂ©naires. Un exemplaire est offert Ă  chaque initiĂ© Space Marine lors de son initiation. 4a Article dĂ©taillĂ© Bolter Les Space Marines disposent de maniĂšre gĂ©nĂ©rale du meilleur armement standard Ă  la disposition de l'Imperium. 4a Article dĂ©taillĂ© Arsenal Space Marine Flotte de combat Ils possĂšdent Ă©galement une flotte avec des types de vaisseaux qui leurs sont propres. 4b Article dĂ©taillĂ© Flotte Space Marine Vie quotidienne Rituels quotidiens Ces rituels ont Ă©tĂ© compilĂ©s dans le Codex Astartes dont la version originelle a Ă©tĂ© perdue. Une retranscription datant du M38 atteste encore d'un entrainement et d'un rythme monacal et militaire permanent, ne laissant pratiquement aucune place pour le repos. A cause de son histoire trĂšs ancienne et tourmentĂ©e depuis 10,000 ans, les chapitres de l'Adeptus Astartes ont adoptĂ© des variantes selon leur mode de vie et leurs traditions, en fonction de ceux de la planĂšte ou du vaisseau oĂč est situĂ© leur forteresse. Article dĂ©taillĂ© Rituels quotidiens Space Marines Fiefs de l'Astartes Tous les chapitres de Space Marines ont une base d'opĂ©ration Ă  partir de laquelle ils se dĂ©ploient, se ravitaillent. Elle assure leur autonomie mais contient Ă©galement ses reliques les plus prĂ©cieuses, son stock gĂ©nĂ©tique et ses structures de recrutement. Cette base peut ĂȘtre une planĂšte fixe, une flotte itinĂ©rante, ou une combinaison des deux. Bien qu'Ă©tant soumis en thĂ©orie Ă  l'autoritĂ© de l'Adeptus Terra, les chapitres restent des armĂ©es autonomes ayant hĂ©ritĂ©s depuis leur crĂ©ation de domaines Ă  l'intĂ©rieur de l'Imperium. Ces domaines sont exempts de la DĂźme ImpĂ©riale, et les chapitres y rĂšgnent souvent sans partage. Chaque chapitre est dirigĂ© par un MaĂźtre, qui regroupe les fonctions de guide spirituel et militaire. Dans les cas oĂč un chapitre possĂšde des fiefs planĂ©taires, il obtiendra un pouvoir Ă©quivalent Ă  celui d'un Seigneur-Gouverneur dont l'autoritĂ© s'exerce sur des mondes entiers, voir des systĂšmes. Article dĂ©taillĂ© Forteresse-MonastĂšre Religion & Croyances L'Empereur-Dieu et les Primarques Chaque chapitre a dĂ©veloppĂ© ses croyances et ses rituels, incluant des pĂ©riodes de festivitĂ©s et de cĂ©lĂ©bration particuliĂšres. Deux figures demeurent communes Ă  ces cĂ©lĂ©brations L'Empereur et le Primogeniteur. Bien que chaque chapitre ait dĂ©veloppĂ© sa propre interprĂ©tation du credo officiel de l'Ecclesiarchie au fil des siĂšcles, tous sont restĂ©s fidĂšles Ă  l'Empereur dont ils cĂ©lĂšbrent l'Ascension sur le TrĂŽne d'Or aprĂšs sa victoire Ă  la Bataille de Terra. Ils fĂȘtent Ă©galement la naissance et la disparition de leur Primarque. Un jour de cĂ©lĂ©bration est consacrĂ© par le MaĂźtre de Chapitre Ă  des festivitĂ©s variant selon les traditions propres Ă  chaque chapitre. Article dĂ©taillĂ© Culte ImpĂ©rial Cultes de l'Astartes MalgrĂ© leur culte unanime Ă  l'Empereur, chaque chapitre possĂšde des croyances qui lui sont propres, issues de leur longue histoire et du caractĂšre de leur primarque d'origine, mais Ă©galement du monde oĂč fut fondĂ© leur lĂ©gion d'origine. Les chapelains sont les gardiens de ce culte et incarnent Ă  eux-seuls la Foi et le particularisme religieux de chaque chapitre. 4c Article dĂ©taillĂ© Chapelain Sources 1 The Horus Heresy Collected Visions; pp. 17, 29, 114, 117, 134 2 Codex Space Marines 3Ăšme Ă©dition; pp. 47, 48 3 Warhammer 40,000 Compendium The Origins of the Legiones Astartes, par Rick Priestley; pp. 6-10 4 Index Astartes I 4a Rites of Initiation - The creation of a Space Marine par Rick Priestley et Gav Thorpe; pp. 2-9 4b Codex Astartes - The Holy Tome of the Space Marines p. 13 4c For the Emperor - Space Marine Chaplains ; pp. 56-59 5 Codex Imperialis 3Ăšme Ă©dition ; p. 17 6 Arsenal; p. 21 7 Warhammer 40,000 cinquiĂšme Ă©dition p. 132 8 Index Astartes II The Cursed Founding - An Investigation into a mysterious Space Marine Founding, par Graham McNeill; p. 8 9 Codex Space Marines 8Ăšme Ă©dition, 1er Codex; Voir aussi Liste des Chapitres Space Marine Badges & Honneurs Space Marine Codex Astartes Arsenal Space Marine VĂ©hicules Space Marines Flotte Space Marine Citations des ou sur les Space Marines loyalistes Litanie des Armes Liste des EspĂšces Intelligentes
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PREMIÈREPARTIE . Chapitre premier Quelques documents sur les abeilles A. — Connaissances anciennes sur les abeilles. Avant d’entreprendre la description des mĂ©thodes qui peuvent nous donner le moyen de mieux connaĂźtre la biologie des abeilles, il nous a paru utile de rĂ©sumer aussi briĂšvement que possible les idĂ©es que pouvaient avoir les Anciens sur cet Insecte.
L’ƒil d’Horus est l’un des symboles les plus connus de l’Égypte ancienne. Connu aussi sous le nom de Oudjat, ce symbole magique est censĂ© offrir protection, santĂ© et rajeunissement. En raison de ses puissants pouvoirs protecteurs, l’Oeil d’Horus Ă©tait populairement utilisĂ© comme amulettes par les anciens Egyptiens, vivants et morts. Aujourd’hui encore, l’ƒil d’Horus continue d’ĂȘtre utilisĂ© comme symbole de protection. Les origines dramatiques – Une histoire de trahison et de meurtre L’origine de l’Oeil d’Horus se trouve dans le mythe de Seth et Osiris. Les anciens Egyptiens considĂ©raient Osiris comme le roi d’Egypte et que son frĂšre Seth dĂ©sirait son trĂŽne. Par ruse, Seth rĂ©ussit Ă  assassiner son frĂšre et devint le nouveau roi. La femme d’Osiris, Isis, a cependant rĂ©ussi Ă  ramener son mari Ă  la vie temporairement par magie et est tombĂ©e enceinte d’Horus. Un rare Ă©chantillon de sculpture en terre cuite Ă©gyptienne reprĂ©sente Isis en deuil d’Osiris. La sculpture reprĂ©sente une femme levant son bras droit au-dessus de sa tĂȘte, un geste typique de deuil. Le coĂ»t de la vengeance et le don de guĂ©rison Osiris est devenu le dieu des Enfers et Isis a Ă©levĂ© Horus toute seule. Quand Horus atteignit l’ñge adulte, il chercha Ă  venger la mort de son pĂšre. Horus a combattu Set dans une sĂ©rie de batailles, et a finalement vaincu son oncle. Au cours de ces luttes, cependant, il a perdu un de ses yeux. Selon une version du mythe, Seth avait arrachĂ© l’Ɠil d’Horus, l’avait dĂ©chirĂ© en six parties et l’avait jetĂ©. Dans une autre version, c’est Horus lui-mĂȘme qui s’est crevĂ© l’Ɠil, en sacrifice pour ramener son pĂšre d’entre les morts. En tout cas, l’Ɠil perdu d’Horus fut magiquement restaurĂ© soit par Hathor souvent considĂ©rĂ© comme l’épouse d’Horus, soit par Thot, le dieu de la sagesse. Comme l’Ɠil d’Horus a Ă©tĂ© magiquement restaurĂ©, les anciens Egyptiens croyaient qu’il possĂ©dait des propriĂ©tĂ©s curatives. Les amulettes de ce symbole ont Ă©tĂ© fabriquĂ©es Ă  partir de divers matĂ©riaux, dont l’or, le lapis-lazuli et la cornaline, et ont Ă©tĂ© utilisĂ©es comme bijoux tant par les vivants que par les morts. Une ancienne sculpture de l’Oeil d’Horus L’Ɠil d’Horus est-il un symbole mathĂ©matique magique ? Il est intĂ©ressant de noter que l’ƒil d’Horus n’est pas seulement un symbole magique, mais aussi un exemple des connaissances mathĂ©matiques acquises par les anciens Egyptiens. Dans le mythe mentionnĂ© plus haut, Set a dĂ©chirĂ© l’Ɠil d’Horus en six parties. Comme symbole, l’Oeil d’Horus contient six parties. Chacune d’entre elles a reçu une fraction sous forme d’unitĂ© de mesure – le cĂŽtĂ© droit de l’Ɠil est 1/2, la pupille 1/4, le sourcil 1/8, le cĂŽtĂ© gauche de l’Ɠil 1/16, la queue courbe 1/32 et la larme 1/64. Ces fractions totalisent 63/64, et on dit que la partie manquante reprĂ©sente soit les pouvoirs magiques de Thot, soit qu’elle illustre que rien n’est parfait. Dans l’orthographe hiĂ©roglyphique Ă©gyptienne antique, des parties isolĂ©es du symbole Oeil d’Horus » Ă©taient censĂ©es ĂȘtre utilisĂ©es pour Ă©crire diverses fractions. Les significations distinctives des parties de l’ƒil d’Horus Chacune des six parties de l’ƒil d’Horus correspond Ă  un sens diffĂ©rent. Le cĂŽtĂ© droit de l’Ɠil est associĂ© au sens de l’odorat, car il est le plus proche du nez et ressemble Ă  cet organe. Inutile de dire que la pupille reprĂ©sente le sens de la vue, tandis que le sourcil reprĂ©sente la pensĂ©e, car il peut ĂȘtre utilisĂ© pour exprimer nos pensĂ©es. Le cĂŽtĂ© gauche de l’Ɠil reprĂ©sente le sens de l’ouĂŻe, car il pointe vers l’oreille et a la forme d’un instrument de musique. La queue recourbĂ©e ressemble Ă  un germe d’une tige de blĂ© ou une graine plantĂ©e. En tant que reprĂ©sentation de la nourriture, cette partie de l’ƒil d’Horus correspond au sens du goĂ»t. Enfin, la larme est censĂ©e reprĂ©senter le sens du toucher, car cette partie de l’Ɠil reprĂ©sente une tige plantĂ©e dans le sol, un acte qui implique un contact physique et le toucher. Comment l’Ɠil d’Horus est-il utilisĂ© aujourd’hui ? Bien que l’ancienne civilisation Ă©gyptienne ait pris fin, la croyance en la puissance de l’Oeil d’Horus a perdurĂ© et ce symbole est encore utilisĂ© par beaucoup aujourd’hui. Par exemple, dans les pays mĂ©diterranĂ©ens, les pĂȘcheurs peignaient souvent ce symbole sur leurs bateaux pour se protĂ©ger. De plus, beaucoup de gens portent encore l’Oeil d’Horus comme bijou, pour se protĂ©ger de la mauvaise volontĂ© des autres. De plus, l’ƒil d’Horus est populaire parmi les occultistes et les thĂ©oriciens du complot, qui le considĂšrent non seulement comme un symbole protecteur, mais aussi comme un symbole de pouvoir, de connaissance et d’illusion. Deux yeux d’Horus peuvent ĂȘtre vus Ă  l’avant de ce bateau Luzzu traditionnel au port de Marsaxlokk Ă  Malte. Traduction Le Savoir Perdu Des Anciens Source
RĂ©sumĂ©MenĂź, jeune homme de 14 ans est le fils du roi Antaref, de Haute-Égypte. Son destin est donc de lui succĂ©der sur le trĂŽne. Pour l'instant, il se prĂ©occupe plus de ses animaux domestiques et sait Ă  peine tirer Ă  l'arc. Antaref lui fixe alors un ultimatum.
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Bonjour, Cet article n'est pas de moi, je l'ai trouvĂ© sur Ultim40k sur ce lien, mais il devrait aider les personnes qui souhaitent Ă©crire un historique pour leur chapitre maison. Je vous en propose ici la version de dĂ©but mai 2012 de Nash Ă  qui tout le crĂ©dit de la traduction de l'article originel revient, version qui sera/a Ă©tĂ© Ă©ditĂ©e par lui. DĂšs que j'aurai 5 minutes je corrigerai les liens morts. Si j'ai bien suivi l'appendice 3 est entiĂšrement de lui. Je rĂ©pĂšte l'article n'est pas de moi I didn't write it j'ai juste ajoutĂ© une remarque apparemment non pertinente sur la Raven Guard. Il est une suite plus dĂ©veloppĂ©e de l'article que j'avais prĂ©cĂ©demment Ă©crit sur la crĂ©ation de chapitre perso. J'ai volontairement laissĂ© les liens dans le texte permettant de retourner sur le forum dont il est issu, vous avez ainsi la possibilitĂ© de rĂ©agir aux articles. Ce qui suit est, pour une grande partie, une traduction d'un article collectif en anglais créé sur le site Bolter & Chainsword, mis Ă  jour, corrigĂ© et Ă©tendu par mes soins. Toute personne qui dĂ©sire crĂ©er son Chapitre Space Marine "maison" y trouvera une sĂ©rie de conseils et d'informations sur le fluff officiel des Space Marines qu'il est nĂ©cessaire de prendre en compte... Ce sujet est reservĂ© aux articles d'aide Ă  la crĂ©ation de Chapitre et a donc Ă©tĂ© vĂ©rouillĂ©, pour tout commentaire ou toute question voir ce sujet... Introduction Comme toute personne qui a dĂ©jĂ  dĂ©cidĂ© de crĂ©er son propre Chapitre le sait, la partie la plus dure est de trouver quelque chose d'original, plein de caractĂšre et qui n'a pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fait un million de fois auparavant. Cette liste a Ă©tĂ© créée pour aider ceux qui dĂ©sirent crĂ©er leur chapitre et leur permettre d'Ă©viter les piĂšges et les clichĂ©s qui sont apparus au fil des ans et ainsi crĂ©er des chapitres intĂ©ressants qui s'intĂšgrent dans les 25 ans de fluff officiel. Car aprĂšs tout, c'est ce qui fait ce qu'est 40k aujourd'hui. Cette liste ne constitue pas des rĂšgles immuables mais plutĂŽt un guide. En fait, il y a des occasions oĂč briser l'une des "lois du fluff" de 40k peut s'avĂ©rer valoir le coup et permettre de crĂ©er quelque chose d'unique... Mais cela nĂ©cessite de connaitre son sujet parfaitement. Je tiens Ă  remercier tous les membres de B&C qui ont participĂ© Ă  l'Ă©laboration de cette liste. [Et tout particuliĂšrement ses rĂ©dacteurs Rogue Trader, Aurelius Rex, Kurgan_the_Lurker, Commissar Molotov et Several Concerned Cricketers -NdT] Les choses Ă  faire... Je le rĂ©pĂšte, cette liste ne constitue pas de vĂ©ritables rĂšgles mais plutĂŽt des indications. Ceci dit, les 2 rĂšgles d'or qui suivent sont ce qu'il y a de plus proche de rĂšgles pures et dures... ++ RĂšgle d'or n°1 Soyez aussi original que possible. On dit souvent qu'il n'y a pas d'idĂ©es originales, quelqu'un, quelque part aura toujours pensĂ© Ă  la mĂȘme chose que vous. Mais cela ne signifie pas que votre chapitre maison ne peut pas ĂȘtre original. S'inspirer d'un chapitre existant, d'un livre, d'un film, d'une pĂ©riode de l'histoire, d'une culture ou quoi que ce soit d'autre est une bonne idĂ©e. Cependant, ne copiez pas l'idĂ©e de dĂ©part en entier; ajoutez quelque chose, retirez quelque chose, jouez avec un moment, vous serez probablement surpris du rĂ©sultat final... ++ RĂšgle d'or n°2 Soyez prĂȘt Ă  accepter la critique de vos idĂ©es, et Ă  corriger votre Index Astartes en consĂ©quence. Si vous postez votre IA, c'est que vous voulez l'amĂ©liorer. Le but principal est de partager vos idĂ©es avec d'autres personnes dans la mĂȘme situation et d'obtenir autant de points de vue que possible pour vous aider dans votre processus crĂ©atif. Vous n'ĂȘtes pas obligĂ© de prendre en compte l'intĂ©gralitĂ© des conseils et suggestions qui vous seront donnĂ©es, vous n'ĂȘtes pas obligĂ© de les aimer, mais il est inutile de poster un IA si vous n'ĂȘtes pas prĂȘt Ă  considĂ©rer sĂ©rieusement les idĂ©es et suggestions qui seront prĂ©sentĂ©es par ceux qui auront lu votre IA. La majoritĂ© des gens qui rĂ©pondent et prĂ©sentent leur avis le font dans le but de vous aider, souvenez-vous de cela. L'autre face de cette piĂšce est que l'on attendra de la part de ceux qui rĂ©pondent d'apporter des critiques constructives et argumentĂ©es, et non pas coller une Ă©tiquette "ridicule" ou "sans valeur" sur vos idĂ©es. Votre chapitre maison c'est votre bĂ©bĂ©, nous comprenons tous cela car nous avons tous Ă©tĂ© dans cette situation un jour ou l'autre. Mais il est important de savoir lĂącher une idĂ©e quand son potentiel s'est effritĂ© au-delĂ  de toute rĂ©cupĂ©ration. N'ayez pas peur de laisser tomber une idĂ©e ou de la retravailler pour qu'elle "colle". Au pire, vous pourrez toujours utiliser une idĂ©e abandonnĂ©e pour crĂ©er un autre chapitre maison, plus tard. Un bon IA se dĂ©veloppera presque de lui-mĂȘme, prenant vie, n'ayez pas peur de le laisser grandir... ++ Ayez un thĂšme bien dĂ©fini pour votre chapitre et suivez le jusqu'au bout. La partie la plus dure et la plus vitale dans la crĂ©ation d'un chapitre maison est de lui donner un thĂšme, de lui donner une identitĂ© ou un objectif unique et ensuite de "broder" ce thĂšme au cƓur de chacun des aspects de leur caractĂšre. Une fois ce thĂšme dĂ©fini vous pourrez vous pencher sur les autres aspects de votre chapitre, comment son nom, son monde d'origine, son histoire, sa doctrine de combat, son organisation, ses relations avec l'extĂ©rieur et son cri de guerre peuvent y ĂȘtre reliĂ©. En faisant cela, le chapitre commence Ă  devenir plus rĂ©aliste, et en fait bien plus facile Ă  dĂ©crire, au lieu de n'ĂȘtre qu'un ensemble disparate d'idĂ©es jetĂ©es ensemble. Si vous avez une idĂ©e que vous aimez mais qui ne cadre pas avec le thĂšme de votre chapitre, mettez-la de cotĂ© pour plus tard. Son temps viendra sĂ»rement pour un autre projet... ++ Lisez autant de fluff que possible. Cela parait Ă©vident mais le plus vous lirez de fluff, le plus vous pourrez vous faire une idĂ©e de ce qui est ou pas possible Ă  l'intĂ©rieur du cadre narratif dĂ©fini par GW pour l'univers de 40k. Ainsi vous serez plus Ă  mĂȘme d'Ă©crire un background pour votre chapitre qui soit, non seulement plausible, mais aussi "fluffique". Et il n'y a rien de plus gratifiant que de savoir que l'on vient de crĂ©er un IA qui se fond complĂštement dans l'univers 40k. ++ Faites des recherches sur ce que vous avez dĂ©cidĂ© pour votre chapitre. Renseignez-vous sur le Secteur dans lequel vous voulez baser votre chapitre. Vous trouverez ainsi les Ă©vĂ©nements qui ont marquĂ© ce secteur, quels systĂšmes et planĂštes le composent, quels types d'ennemis votre chapitre aura le plus de chances de rencontrer... Renseignez-vous sur le patrimoine gĂ©nĂ©tique que votre chapitre utilise, y a-t'il quelque chose d'inhabituel Ă  son propos, une mutation mineure d'un des organes Raven Guard, ou des organes qui manquent Imperial Fists? [Voir l'Appendice 3 Chapitres Successeurs et Patrimoine GĂ©nĂ©tique pour de plus amples informations Ă  ce propos. -NdT] ++ Commencez par faire un rĂ©sumĂ© de vos idĂ©es. CrĂ©er un bon IA est un processus holistique, au fur et Ă  mesure qu'une partie se dĂ©veloppe, elle peut inspirer des idĂ©es qui affecteront directement d'autres parties. Il est donc souvent plus utile de dĂ©velopper l'IA dans son ensemble plutĂŽt que de passer du temps Ă  dĂ©velopper, par exemple, la section sur le monde d'origine avant de passer aux doctrines de combat pour finalement vous rendre compte que vous avez eu une idĂ©e durant la rĂ©daction des tactiques qui nĂ©cessite un changement au niveau du monde... Commencer avec les bases ne peut pas vous faire de mal Quel est leur patrimoine gĂ©nĂ©tique? Quelle est leur fondation? Quel est le symbole du chapitre? Ses couleurs? A quoi ressemble leur monde d'origine et quel type de culture abrite-t-il? Est-ce un monde-ruche? Un monde Sauvage? etc OĂč dans l'Imperium sont-ils basĂ©s? Cela aide particuliĂšrement Ă  dĂ©finir leurs ennemis les plus courants. Quelle est leur doctrine de combat? PrĂ©fĂšrent-ils le corps Ă  corps ou Ă©craser l'ennemi sous des tirs massifs? Comment sont-ils organisĂ©s? Suivent-ils le Codex Astartes Ă  la lettre ou sont-ils un peu diffĂ©rents? Quelles sont leurs croyances? ++ Restez simple, rien ne bat des idĂ©es simples. Une idĂ©e simple et bien Ă©crite est infiniment prĂ©fĂ©rable Ă  une intrigue complexe mais moins bien conçue. De plus, il est en fait bien plus simple d'Ă©crire Ă  propos d'une idĂ©e simple, ce qui est un bonus intĂ©ressant. Vous vous rendrez aussi compte qu'une fois que vous aurez posĂ© les bases clairement, les idĂ©es commenceront Ă  se dĂ©velopper d'elles-mĂȘmes en quelque chose de plus complexe. ++ Laissez le fluff dicter les traits et non pas le contraire. Commencez par Ă©crire votre IA, puis dĂ©cidez des traits qui collent Ă  votre fluff. Il est prĂ©fĂ©rable de faire de cette façon que de tenter de faire coller votre background Ă  vos traits prĂ©fĂ©rĂ©s. Vous vous retrouveriez le plus souvent avec une version bancale de votre vision originale du chapitre parce que vous aurez dĂ» "bidouiller" le fluff pour que ça colle. La derniĂšre chose que vous vouliez est d'investir du temps et de la sueur dans l'Ă©criture d'un IA complet, juste pour vous rendre compte que vous n'ĂȘtes pas content du rĂ©sultat final parce qu'il ne correspond pas Ă  ce que vous vouliez pour commencer. ++ Utilisez un patrimoine gĂ©nĂ©tique stable. Le fluff officiel nous apprend que les 2/3 des chapitres furent créés en utilisant le patrimoine gĂ©nĂ©tique des Ultramarines. Il y a donc de fortes chances que ce soit le cas de votre chapitre, cela ne vous oblige pas Ă  en faire des sosies des UM pour autant. [Cf. Mortifactors par exemple -NdT] Le patrimoine gĂ©nĂ©tique suivant par ordre d'utilisation est celui des Imperial Fists. Puis viennent ceux des White Scars, Salamanders et Iron Hands, tous utilisĂ©s assez rĂ©guliĂšrement. Par contre ceux des Blood Angels et Raven Guard sont plus rarement utilisĂ©s Ă  cause de leurs anomalies gĂ©nĂ©tiques. Celui des Dark Angels, bien que pur est rarement utilisĂ© pour des raisons "politiques". Et enfin, celui des Space Wolves n'a plus Ă©tĂ© utilisĂ© depuis les problĂšmes rencontrĂ©s par les Wolf Brothers peu aprĂšs la Seconde Fondation. ++ Rappelez-vous que l'ambigĂŒitĂ©, au bon endroit, peut ĂȘtre une bonne chose. AmbigĂŒitĂ©, conjecture, thĂ©ories de conspiration... UtilisĂ© correctement tout cela peut amener un air de mystĂšre Ă  votre chapitre. Vous insĂ©rerez ainsi une intrigue juteuse qui chatouillera le lecteur. Par exemple, les gens se posent toujours des questions Ă  propos des deux lĂ©gions disparues, il y a des conjectures Ă  propos de l'implication de l'Inquisition et de l'Officio Assassinorum dans la chute des Celestial Lions durant la 3Ăšme guerre pour Armageddon et la destruction de la forteresse-monastĂšre des Crimson Fists... Et qu'en est-il des mains mĂ©talliques de Ferrus Manus, les doit-il Ă  un combat contre un C'tan? Tout comme un magicien, ne rĂ©vĂ©lez pas tous vos secrets... ++ Bien sĂ»r ce sont des hĂ©ros, mais assurez vous qu'ils restent crĂ©dibles. Votre chapitre est votre point de focale narrative, les "hĂ©ros" si vous prĂ©fĂ©rez, et il est clair que leurs actions et batailles doit ĂȘtre prĂ©sentĂ© sous un angle positif, mais assurez-vous de rester crĂ©dible. Si vous affirmez qu'ils ont annihilĂ© une lĂ©gion renĂ©gate largement supĂ©rieure en nombre sans subir la moindre perte, puis qu'ils donnĂšrent une fessĂ©e Ă  Abaddon avant de lui voler son EpĂ©e-DĂ©mon, alors vous avez dĂ©passĂ© les bornes et n'espĂ©rez pas d'autre rĂ©ponse que "Ouais, c'est ça... " ++ Utilisez un des chapitres GW si vous le dĂ©sirez. GW crĂ©e un nombre important de chapitres et souvent n'y accorde ensuite plus aucune attention, fournissant ainsi l'opportunitĂ© au crĂ©ateur de chapitre maison novice d'en prendre les rennes. Ces chapitres peuvent ĂȘtre divisĂ©s en 2 catĂ©gories les chapitre "Ă©tablis", pour lesquels un nom, un schĂ©ma de couleurs et un peu de fluff existent les White Consuls par exemple et ceux qui ne sont qu'un nom et un schĂ©ma de peinture comme beaucoup de ceux de l'Insignum Astartes ou de cette liste par exemple. Une chose importante Ă  retenir en choisissant l'un de ces chapitres est que GW peut un jour dĂ©cider de dĂ©velopper plus ce chapitre, balançant ainsi votre beau boulot par la fenĂȘtre. Mais, si vous ĂȘtes prĂȘt Ă  prendre ce risque, alors dĂ©velopper un de ces chapitre peut-ĂȘtre une expĂ©rience gratifiante. ...et celles Ă  ne pas faire +++ Patrimoine gĂ©nĂ©tique +++ ++ N'affirmez pas que votre chapitre a Ă©tĂ© créé en utilisant un patrimoine gĂ©nĂ©tique d'une LĂ©gion RenĂ©gate. Il n'y a aucune raison de faire cela, l'Imperium possĂšde des stocks bien fournis d'Implants loyalistes, et bien qu'ils possĂšdent aussi des stocks d'implants de traitres, ils sont gardĂ©s dans des chambres Ă  stase fermĂ©es. Bien sĂ»r, il n'y a aucune raison qui vous interdise l'option que votre chapitre ne connaisse pas ses origines Ă  cause de la perte ou de la destruction de leurs archives par exemple et de suggĂ©rer sans jamais le dire clairement qu'il ait pu ĂȘtre créé Ă  partir d'un patrimoine gĂ©nĂ©tique de traitre... [Cf. le lien supposĂ© Blood Ravens/Thousand Sons -NdT] ++ N'utilisez pas le patrimoine gĂ©nĂ©tique des Space Wolves pour votre chapitre. D'une certaine façon, cela rejoint le problĂšme des Implants de Traitres. Un seul autre chapitre fut créé en utilisant les gĂšnes des Space Wolves, les Wolf Brothers, et ils n'existent plus. AprĂšs cela l'utilisation du patrimoine gĂ©nĂ©tique des Space Wolves fut interdite. La seule façon "fluff" qui vous permettrait de contourner ce problĂšme est de crĂ©er un chapitre de la Fondation Maudite 21Ăšme ou de la Fondation Obscure 13Ăšme, mais il est trĂšs improbable qu'un tel chapitre connaisse l'origine de ses implants. Il est souvent bien plus simple d'utiliser les rĂšgles des Space Wolves et de renommer l'Ă©quipement et trouver une nouvelle idĂ©e pour justifier l'utilisation de ces rĂšgles. [Depuis la sortie du Codex Dark Angels V5 le paragraphe suivant n'est plus vraiment valide. Cependant certains de ses conseils peuvent toujours ĂȘtre intĂ©ressants pour ceux qui souhaitent coller au "vieux fluff"... -NdT] ++ N'affirmez pas que votre chapitre successeur des Dark Angels chasse les DĂ©chus. Le fluff officiel Ă©tabli clairement que seul les chapitres d'ImpardonnĂ©s les Dark Angels et leurs 3 chapitres successeurs de la 2nde Fondation sont au courant de l'existence des DĂ©chus. Aucun des chapitres de la 3Ăšme fondation, ni des fondations suivantes, ne sont au courant. Votre chapitre n'est pas une exception. Si vous utilisez les rĂšgles des Dark Angels, il existe plein d'explications alternatives possibles pour la rĂšgle "La Traque des DĂ©chus". Soyez crĂ©atif! ++ Ne touchez pas aux patrimoines gĂ©nĂ©tiques. La modification et le mĂ©lange des Implants est une mauvaise idĂ©e, dans les rares occasions oĂč la manipulation d'Implants a Ă©tĂ© tentĂ©e cela a abouti Ă  de mauvaises choses pour le chapitre en question voir les Lamenters ou les Relictors par exemple. Le patrimoine gĂ©nĂ©tique est le saint des saints, il est la part du Primarque implantĂ©e dans un Marine pour le rendre surhumain. Diluer ou manipuler les saints restes d'un Primarque est probablement la plus grande hĂ©rĂ©sie possible. La seule occasion ou vous pouvez vous en sortir avec un patrimoine gĂ©nĂ©tique hybride et de crĂ©er un chapitre de la Fondation Maudite 21Ăšme ou Obscure 13Ăšme, et mĂȘme dans ce cas, je ne le recommanderais pas. ++ N'affirmez pas que votre chapitre a rĂ©solu la MalĂ©diction de Sanguinius. Le patrimoine gĂ©nĂ©tique de Sanguinius affecte ceux qui le reçoivent de façon encore plus forte que tout autre. En plus de gagner une grande longĂ©vitĂ©, ils hĂ©ritent de la MalĂ©diction de la Rage Noire et de la Soif rouge qui a dĂ©jouĂ© toutes les tentatives de leurs Apothecaria pendant dix mille ans. Et bien que les manipulations peu judicieuses de la Fondation Maudite aie modĂ©rĂ© ses effets, cela a engendrĂ© de sĂ©rieux effets secondaires. [Cf. Lamenters -NdT] Les successeurs des Blood Angels devraient toujours utiliser les rĂšgles du Codex Blood Angels et non pas les traits de chapitre... +++ Origine du Chapitre +++ ++ N'affirmez pas que votre chapitre est l'une des LĂ©gions disparues. Une partie du charme de l'univers du 41Ăšme millĂ©naire vient du fait que l'on ne sait pas tout. Nous ne savons pas ce qu'il est advenu des deux LĂ©gions manquantes, nous ne savons mĂȘme pas pourquoi elles-ont Ă©tĂ© effacĂ©es des archives ImpĂ©riales. C’est une bonne chose, et GW sait trĂšs bien que s'ils nous rĂ©vĂ©laient chaque petit dĂ©tail, nous perdrions tout intĂ©rĂȘt assez vite. ++ N'affirmez pas que votre chapitre est constituĂ© des membres restĂ©s loyaux d'un LĂ©gion ayant trahi durant l'HĂ©rĂ©sie. Il semble Ă©vident que tout groupe aux couleurs d'une LĂ©gion renĂ©gate qui pointerait le bout de son nez dans l'espace ImpĂ©rial serait reçu au son des canons et ne survivrait pas assez longtemps pour pouvoir convaincre qui que se soit de sa loyautĂ©... [Peut-ĂȘtre voir ce qu’en disent les livres de l’HĂ©rĂ©sie d’Horus, notamment ceux concernant Garro, notamment Sword of truth » qui sortira en dĂ©cembre 2012] ++ N'affirmez pas que votre chapitre date de la Seconde Fondation. La Seconde Fondation est plus ou moins bouclĂ©e, la seule brĂšche reste les chapitres successeurs des Ultramarines, l'Apocryphe de Skaros affirme que 23 chapitres furent créés mais GW n'en a nommĂ© que 15. [Mais il y a de fortes chances que GW se dĂ©cide Ă  citer les 8 autres un jour, vous plaçant alors dans la mĂȘme situation peu confortable qu'avec d'autres gĂ©nomes... -NdT] ++Ne formez pas de nouveaux chapitres Ă  partir des compagnies perdues/oubliĂ©es d'un autre chapitre. Une compagnie ou un dĂ©tachement d'un chapitre qui disparait ou est "oubliĂ©" par le chapitre "pĂšre" ne crĂ©e pas son propre chapitre mĂȘme s'ils dĂ©cident de repeindre leur armure et de changer leur nom. Une compagnie de Dark Angels sĂ©parĂ©e du chapitre peu importe le temps reste des Dark Angels, et se verrait tout simplement rĂ©intĂ©grĂ©e au chapitre quand elle entrerait en contact avec le Roc... [Cf. la nouvelle Deathwing dans le livre du mĂȘme nom. -NdT] ++ N'affirmez pas que votre chapitre fut créé par un autre. Que la section de commandement du chapitre "Y" soit, Ă  l'origine, formĂ© par des membres du chapitre "X" est raisonnable, mais un chapitre augmentant ses effectifs jusqu'Ă  ce qu'il y ait 1000 Marines surnumĂ©raires pour ensuite les laisser former leur propre chapitre ne tient pas debout... ++ N'affirmez pas que votre chapitre fut créé par insĂ©rez votre Primarque favori ici en secret avant l'HĂ©rĂ©sie. Il n'y avait pas de raison pour que cela arrive. Avant l'HĂ©rĂ©sie les Marines Ă©taient organisĂ©s en LĂ©gions. Pourquoi un Primarque aurait il choisi de diluer son pouvoir plutĂŽt que de simplement ajouter plus d'hommes Ă  sa LĂ©gion? Pour ĂȘtre encore plus clair avec l'existence de 20 LĂ©gions, il n'y avait tout simplement aucun besoin de chapitre "secrets", ils avaient toute la "main d'Ɠuvre" nĂ©cessaire. ++ N'affirmez pas que votre chapitre fut fondĂ© par un 21Ăšme Primarque secret. Il y avait 20 Primarques. Ni plus, ni moins. N'essayez pas de briser 25 ans de fluff en crĂ©ant votre propre Primarque secret, c'est ridicule et sans intĂ©rĂȘt. Quand vous crĂ©ez un chapitre maison, vous pouvez dĂ©finir le caractĂšre de votre chapitre comme vous le voulez, le patrimoine gĂ©nĂ©tique ne joue qu'un rĂŽle mineur. CrĂ©er un nouveau Primarque et un nouveau patrimoine gĂ©nĂ©tique ne fait rien d'autre que retirer toute crĂ©dibilitĂ© Ă  votre chapitre. Et, pour les mĂȘmes raisons, n'affirmez pas que votre chapitre Ă  Ă©tĂ© créé en utilisant le patrimoine gĂ©nĂ©tique de l'Empereur. Seuls les Custodes peuvent le prĂ©tendre [cfr Le premier HĂ©rĂ©tique] ++ Ne tentez pas d'usurper le rĂŽle d'une autre organisation ImpĂ©riale. Habituellement, c'est l'Officio Assassinorum, pour une raison qui m'Ă©chappe. Le rĂŽle des Space Marines n'est pas l'assassinat des dirigeants ennemis, ni de discrĂštement chasser les hĂ©rĂ©tiques, ni de policer une planĂšte ni tout autre rĂŽle dĂ©jĂ  rempli par l'un des organes de la machine ImpĂ©riale respectivement Officio Assassinorum, Ordo Hereticus et Adeptus Arbites au cas oĂč vous vous poseriez la question!. Les Space Marines sont les Anges de la Mort de l'Empereur, une force de frappe chirurgicale composĂ©e de machines Ă  tuer gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©es. Bien qu'ils puissent ĂȘtre appelĂ©s en renfort quand la situation dĂ©passe les capacitĂ©s d'autres organisations ImpĂ©riales, ils rĂšglent le problĂšme et s'en vont. Ils ne dĂ©cident pas soudainement, aprĂšs avoir pacifiĂ© une planĂšte rebelle par exemple qu’ils vont remplir les fonctions d'Arbitrators sur cette planĂšte. Il y a un million de planĂštes dans l'Imperium et un million de Marines pour les protĂ©ger. Les Marines sont bien trop prĂ©cieux pour ĂȘtre gĂąchĂ©s sur des taches qui peuvent ĂȘtre effectuĂ©es par des hommes "moindres". ++ N'affirmez pas que votre chapitre a Ă©tĂ© fondĂ© par qui que ce soit d'autre que les Hauts Seigneurs de Terra. Seuls les Haut Seigneurs de Terra, s'exprimant au nom de l'Empereur, ont le pouvoir d'ordonner la fondation de nouveaux chapitres. Point final. Le fluff officiel est assez clair sur le fait qu'il est extrĂȘmement improbable qu'un Inquisiteur ou un membre de l'Adeptus Mechanicus, etc puisse manƓuvrer les institutions ImpĂ©riales pour permettre la formation d'un chapitre sans que les Haut Seigneurs n'interviennent. [L'exception qui confirme la rĂšgle les Steel Confessors. -NdT] Il est possible cependant de circonvenir au problĂšme en dĂ©cidant que le groupe Inquisition, Adeptus Mechanicus, etc... pĂ©titionne les Haut seigneurs pour la crĂ©ation d'un chapitre avec des missions spĂ©ciales lors de la fondation suivante, gardant ainsi le chapitre dans le cadre "lĂ©gal" tout en autorisant des influences externes sur celui-ci. +++ ClichĂ©s et autres facilitĂ©s narratives +++ ++ Ne perdez pas votre chapitre dans le Warp. Pour une raison simple, c'est vieux, barbant, et surexploitĂ©. Cela n'ajoute rien Ă  l'histoire ou au caractĂšre d'un chapitre. Il existe des tas d'autres maniĂšres de faire disparaitre votre chapitre pour quelques centaines d'annĂ©es si c'est ce que vous voulez. ++ N'affirmez pas que vos Marines sont des femmes. Le fluff est clair sur ce point le dĂ©veloppement des organes spĂ©cifiques des Marines est liĂ© aux hormones mĂąles. Cela ne fonctionne pas avec les femmes. [Pour plus de dĂ©tails sur la raison intrinsĂšque de cette rĂšgle voir le 6Ăšme post de ce sujet. -NdT] ++ Evitez les changements de nom de chapitre. Encore un truc surexploitĂ©. Pourtant, un changement de nom est un Ă©vĂ©nement majeur Ă  lui tout seul pour un chapitre de Space Marines. Il existe des exemples de chapitres qui l'ont fait les Luna Wolves ont changĂ© de nom deux fois par exemple, mais ils portent la marque du Chaos IndĂ©cis! mais de nombreux chapitres peuvent retracer leur histoire sur dix mille ans et peu l'ont fait car ils tiennent la continuitĂ© et l'histoire en haute estime, alors considĂ©rez sĂ©rieusement si un changement de nom est nĂ©cessaire ou s'il ajoute Ă  l'histoire de votre chapitre... MĂȘme une campagne oĂč ils perdent 80% de leurs effectifs ne serait probablement pas suffisante pour le justifier. Leur passage au service des Puissances de la Ruine est le genre de chose qu'ils cĂ©lĂ©breraient sĂ»rement par un changement de nom pour coller Ă  leur nouveaux objectifs, et encore, pas toujours! ++ Evitez le "truc" de l'Inquisiteur renĂ©gat. RĂ©sistez Ă  l'envie de couvrir les dĂ©fauts de votre fluff avec l'intervention soudaine et hors de contexte d'un Inquisiteur renĂ©gat/radical. Un Inquisiteur qui apparait de nulle part, remue sa baguette magique et fait disparaitre ainsi tout les problĂšmes, comme par exemple pourquoi votre chapitre est constituĂ© de femmes / est le successeur loyaliste d'une LĂ©gion renĂ©gate / guĂ©rit subitement de la mutation qui l'afflige, ne fera jamais une bonne histoire. Cela ne peut pas ĂȘtre vu autrement que comme soit une façon sans imagination d'expliquer une caractĂ©ristique potentiellement intĂ©ressante de votre chapitre, soit une tentative dĂ©sespĂ©rĂ©e de rationaliser ce qui Ă©tait une mauvaise idĂ©e dĂšs le dĂ©but. De toutes façons, c'est surfait et ça ne fonctionne pas alors autant l'Ă©viter. ++ Ne confondez pas "dĂ©viation du Codex" avec originalitĂ© et caractĂšre. Ce qui distingue un chapitre c'est comment et pourquoi il fait les choses diffĂ©remment des autres chapitres, mais ne tombez toutefois pas dans le piĂšge de croire que charger votre chapitre avec des dĂ©viations de l'organisation Codex et des "gimmicks" pris sur des chapitres GW, comme un patrimoine gĂ©nĂ©tique hybride, est la mĂȘme chose qu'ĂȘtre original et donner du caractĂšre. Ce n'est pas parce qu’il existe des prĂ©cĂ©dents pour un certain Ă©vĂ©nement que cela avancera l'histoire de votre chapitre. De telles "dĂ©viances" nĂ©cessitent bien plus d'explications pour les intĂ©grer dans le background de votre chapitre qu'un "Mais les Relictors / Space Wolves / Chevaliers Gris peuvent le faire!" Pourquoi cet Ă©vĂ©nement incroyablement rare suffisamment pour que le chapitre GW en question fasse partie des "chapitres de lĂ©gende" arriverait-il Ă  votre chapitre? Et encore plus important, comment un tel Ă©vĂ©nement affecterait-il l'existence mĂȘme de votre chapitre? Bien qu'une ou deux "dĂ©viances" puissent ĂȘtre incorporĂ©es au thĂšme de votre chapitre, voire en devenir le thĂšme lui-mĂȘme, si vous devez intĂ©grer trop de ces Ă©vĂ©nements le chapitre ne pourra qu'en perdre son identitĂ© et voir sa crĂ©dibilitĂ© affaiblie. Ce qui peut ĂȘtre accompli tout en restant dans les contraintes d'un patrimoine gĂ©nĂ©tique normal et d'une organisation Codex est Ă©norme. En fait, cela s'avĂšre bien souvent plus gratifiant, car cela rĂ©clame plus d'imagination et de flair de faire la mĂȘme chose en restant dans ces limites que de se laisser aller aux trop faciles "trucs" de patrimoine gĂ©nĂ©tique hybride, Ă©normes diffĂ©rences d'organisation et autres Inquisiteurs RenĂ©gats... Ne choisissez pas le plus court chemin. Vous apprĂ©cierez d'autant plus le rĂ©sultat si vous allez aux limites de vous-mĂȘme et de votre imagination. ++ N'affirmez pas que vos Marines sont "gentils". Ils ne le sont pas! Les Marines sont des machines Ă  tuer gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©es. D'accord, certains chapitres comme les Salamanders ont un aspect "humanitaire" mais ils ne sont pas gentils et doux pour autant. Ils chantent toujours des CatĂ©chismes de la Haine en allant au combat, et ils dĂ©truiront quiconque ou quoi que ce soit qui s'oppose Ă  la volontĂ© de l'Empereur. Il y a une Ă©norme diffĂ©rence entre aider des rĂ©fugiĂ©s quand il n'y a pas de combats par exemple et choisir d'ignorer la marĂ©e de peaux vertes chargeant pour ramasser le nounours boueux d'une petite fille en pleurs. L'Imperium est un endroit rude oĂč les gens gentils ne survivent pas longtemps. Dans la mĂȘme veine, un chapitre de 1000 Marines ne se transforme pas en ambassadeurs pour nĂ©gocier la reddition de rebelles, ils ne forment pas d'alliances avec des Xenos. Ils les tuent, problĂšme rĂ©solu. ++ N'affirmez pas que votre chapitre a jouĂ© un rĂŽle central dans l'une des campagnes majeures. Les campagnes majeures de GW sont bouclĂ©es. Par exemple, la bataille pour Macragge opposa uniquement les Ultramarines aux Tyranides. Aucun autre chapitre n'Ă©tait prĂ©sent. Cela signifie que le votre n'y Ă©tait pas, peu importe que vous le dĂ©siriez plus que tout. Les campagnes les plus rĂ©centes Armageddon, l'ƒil de la Terreur, Medusa V, etc sont idĂ©ales pour les crĂ©ateurs de chapitres maison car elles permettent Ă  des chapitres mineurs d'avoir jouĂ© un rĂŽle de soutien en arrivant comme renforts, en nettoyant aprĂšs l'un des affrontement connus, ou en jouant un rĂŽle sur la planĂšte dans une zone qui n'a pas Ă©tĂ© trop couverte par le fluff officiel. Bien sĂ»r, affirmer que votre chapitre a jouĂ© un rĂŽle essentiel dans la bataille dĂ©cisive et donc la plus documentĂ©e n'est pas une bonne idĂ©e... MalgrĂ© tout, ce sont vos figues, payĂ©es avec votre fric... Donc faites ce que vous voulez! Mais ne venez pas vous plaindre si on se moque de vos Marines issus d'un croisement entre les Blood Angels et les Iron Hands ayant rĂ©ussi Ă  surmonter la MalĂ©diction de Sanguinius grĂące Ă  l'intervention d'un Inquisiteur Radical qui leur a fourni des armes-dĂ©mon...

LEscarboucle ou Pierre au Rouge est le CHARBON, la BRAISE qui avant de mourir s’illumine intensĂ©ment quelques secondes avant de s’éteindre, marquant, par exemple, le recouvrement de toute sa luciolditĂ© (luciditĂ©, de Lucifer la Luciole) chez un malade d’ Alzheimer quelques Instants avant de dĂ©cĂ©der.
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\n l oeil d horus résumé par chapitre
Lechapitre 172 du Livre des Morts s'inscrirait dans ce contexte: "Tu mĂąches de l'oignon par crainte de ton cƓur". L'oignon apparaĂźt comme la garantie du maintien d'un cƓur protĂ©geant le dĂ©funt et c'est un instrument de renaissance solaire.DĂšs lors, les oignons prĂ©sentĂ©s aux narines du dĂ©funt lui permettent d'acquĂ©rir le nouveau souffle de vie.

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Eneffet selon le responsable de l'institut, Silvano Vincenti : "dans l'oeil droit, symboles découverts au microscope dans les yeux de Mona Lisa et sous ce fameux pont qui comme vous l'avez vu dans mes chapitres pécédents correspond exactement à la bouche de l'enfant divin, horus-harpocrate, fils d'Isis et d'Osiris. Il est vivement conseillé pour tout nouveau
L'oeil d'Horus a disparu ! Un bijou inestimable est dĂ©robĂ© pendant l'inauguration de l'exposition "TrĂ©sor de l'Egypte Ancienne". Les Footballissimes qui assistent Ă  l'Ă©vĂ©nement... Lire la suite 12,90 € Ebook TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat 8,99 € Grand format En stock 12,90 € En stock en ligne LivrĂ© chez vous Ă  partir du 30 aoĂ»t Un bijou inestimable est dĂ©robĂ© pendant l'inauguration de l'exposition "TrĂ©sor de l'Egypte Ancienne". Les Footballissimes qui assistent Ă  l'Ă©vĂ©nement sont aussitĂŽt suspectĂ©s de ce vol. Vite, ils doivent prouver leur innocence et dĂ©couvrir qui se cache derriĂšre ce crime ! Comme si ce n'Ă©tait pas suffisant, leur club est sur le point de fermer ses portes. Et si ces deux menaces avaient un lien ? Date de parution 16/03/2016 Editeur ISBN 978-2-01-231971-4 EAN 9782012319714 PrĂ©sentation BrochĂ© Nb. de pages 320 pages Poids Kg Dimensions 21,6 cm × 13,6 cm × 2,0 cm Biographie de Roberto Santiago Roberto Santiago a remportĂ© Ă  l'Ăąge de treize ans une victoire mĂ©morable avec son Ă©quipe de football. Depuis il a Ă©crit plusieurs romans et rĂ©alisĂ© divers films. Mais jamais il n'a oubliĂ© ses amis et sa victoire, et c'est ce qui lui a donnĂ© l'envie d'Ă©crire la sĂ©rie LES FOUS DE FOOT. rw0tW.
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