On parle beaucoup de la France, ce printemps Ă New York. De la capitale, plus prĂ©cisĂ©ment, qui s'affiche au milieu des panneaux publicitaires de Times Square. Une tour Eiffel dans la nuit, deux amoureux. Depuis le 11 avril, Un AmĂ©ricain Ă Paris, la comĂ©die musicale coproduite par le théùtre du ChĂątelet est jouĂ©e sur Broadway, aprĂšs avoir Ă©tĂ© un des succĂšs de l'automne parisien lire LibĂ©ration du 13 novembre. En traversant l'Atlantique, le spectacle a perdu une vingtaine de minutes, trois musiciens et le surtitrage en français, mais a gagnĂ© des gags, de l'expĂ©rience et l'envie de retrouver le berceau de son crĂ©ateur, George Gershwin. De la premiĂšre au Palace Theatre jusqu'aux salons du Sofitel, reportage dans les coulisses de cette recrĂ©ation rouge et roulettes françaisesLe soir de la premiĂšre, Ă 17 heures. Devant le théùtre, quinze journalistes en robe de soirĂ©e hurlent dans leur micro, quinze cameramen en costume-cravate s'entrechoquent devant un cordon de stars qui dĂ©file sous leurs yeux. DerriĂšre eux, 1 700 personnes piĂ©tinent, ticket Ă la main, pour pĂ©nĂ©trer dans la salle. Nous voilĂ dans le hall du Palace Theatre, qui donne sur Times Square et ne dĂ©passe pas les 50 m2. Sont attendues pour la premiĂšre d'Un AmĂ©ricain Ă Paris des vedettes comme Goldie Hawn, Gloria Estefan ou, dans un autre genre, Michael Eisner, l'ex-PDG de Disney. Lorsqu'une star est identifiĂ©e - tĂąche ardue tant les journalistes sourient comme des comĂ©diennes -, elle passe de camĂ©ra en camĂ©ra. Certains artistes, moins connus, sont peu sollicitĂ©s. Un sexagĂ©naire, certainement cĂ©lĂšbre dans son esprit, a beau arpenter deux fois le tapis rouge Ă dix minutes d'intervalle, personne ne le questionne. Au milieu de cette accumulation de tissus pailletĂ©s et de dentures resplendissantes, un Black de l'entretien, en polaire Ă©limĂ©e, discute avec un gars de la sĂ©curitĂ©. Une femme croque la scĂšne Ă l'aquarelle. La foule s'Ă©carte au passage d'un fauteuil roulant oĂč gĂźt un vieillard en smoking, James M. Nederlander, le propriĂ©taire du théùtre, dont la sociĂ©tĂ© possĂšde neuf Ă©tablissements sur Broadway. Si vous voulez faire quelque chose dans le milieu, il faut ĂȘtre copain avec lui», explique un spectacle a quarante minutes de retard, phĂ©nomĂšne rare aux Etats-Unis. La salle, qui a accueilli depuis cent deux ans des artistes aussi divers que Sarah Bernhardt, Fields ou Judy Garland, est pleine Ă craquer. Y rĂŽderait mĂȘme le fantĂŽme de l'acrobate Louis Borsalino, qui avait chutĂ© en 1935 sur cette scĂšne, oĂč une douche de lumiĂšre Ă©claire soudain un piano Ă queue. Brandon Uranowitz, qui interprĂšte Adam Hochberg, musicien juif estropiĂ©, lance le show, avant de disparaĂźtre avec le piano et le tabouret, tous deux montĂ©s sur des roulettes conçues et fabriquĂ©es par les ateliers du théùtre du ChĂątelet», vantera plus tard son directeur, Jean-Luc Choplin, assis dans la salle aux cĂŽtĂ©s des coproducteurs amĂ©ricain Van Kaplan et Stuart black et monde du balletLe spectacle Un AmĂ©ricain Ă Paris a, Ă peu prĂšs, autant Ă voir avec Broadway que Florent Pagny chantant Caruso avec l'OpĂ©ra. Pour comprendre la diffĂ©rence entre ce spectacle et un show sur Times Square, il suffit de regarder ce qui y marche. Par exemple Kinky Boots, vainqueur de six Tony Awards en 2013 rĂ©compenses consacrĂ©es de la comĂ©die musicale et qui triomphe depuis deux ans au Al Hirschfeld Theatre, bondĂ© de touristes. On y voit une troupe d'acteurs-chanteurs-danseurs pris dans un feel-good musical sur le mode Acceptons la diffĂ©rence, comme, par exemple, cette drag-queen black». Les chansons, jouĂ©es live et plutĂŽt rĂ©ussies, sont de Cindy Lauper ; la scĂ©nographie, ingĂ©nieuse, fait virevolter les dĂ©cors, et la mise en scĂšne ne manque pas d'idĂ©es. Mais le script est maigre, la voix des chanteurs flanche et seules deux danseuses s'en sortent en talons aiguilles. Le sympathique et limitĂ© Kinky Boots cherche avant tout l'Ă©motion et l'efficacitĂ©. Il y AmĂ©ricain Ă Paris revendique autre chose.Les spectacles sur une personnalitĂ©, ça ne marche pas. Il fallait s'Ă©loigner de la figure de Gene Kelly et du film de Minnelli, pour aller vers la danse, Paris et le personnage de Lise», explique Jean-Luc Choplin, Ă la manĆuvre depuis le dĂ©but avec le théùtre du chorĂ©graphe et metteur en scĂšne britannique Christopher Wheeldon a, ainsi, dĂ©placĂ© dans le monde du ballet le canevas du film et du poĂšme symphonique de Gershwin. A l'exception d'une scĂšne reprenant les codes de Broadway, canes et claquettes sont ici effacĂ©es au profit de pointes et d'arabesques. L'AmĂ©ricain Robert Fairchild, danseur Ă©toile du New York City Ballet, comme le fut jadis Wheeldon, y campe un hĂ©ros traversant la LibĂ©ration de Paris et les mĂ©andres de ses sentiments amoureux dans le costume d'un Gene Kelly dont il a la lointaine apparence, mais dont il ne partage pas le chemin artistique. La salle du Palace Theatre ressemble davantage Ă une annexe du Lincoln Center, oĂč l'on prĂ©sente du lyrique, qu'au Madison Square Garden oĂč l'on propose des concerts. On se croirait Ă l'OpĂ©ra, j'ai jamais vu ça Ă Broadway», commente un New-Yorkais. C'est extrĂȘmement fluide et la danse est magnifique», commente Helen Mirren, qui joue la reine d'Angleterre Ă quelques blorcs et qui est arrivĂ©e Ă l'entracte. Un AmĂ©ricain⊠vise d'Ă©vidence une forme de beautĂ© et de dĂ©passement dans le frottement entre classique et moderne. Comme la recherchait jadis tout est amourMon but est de dĂ©crire les impressions d'un AmĂ©ricain visitant Paris, ses promenades, les sons qu'il entend et la façon dont il s'absorbe de l'atmosphĂšre française», Ă©crivait le compositeur pour la prĂ©sentation d'Un AmĂ©ricain⊠en dĂ©cembre 1928 Ă Broadway. Il venait de passer quelques mois Ă Paris. Sur le conseil de Ravel, qu'il admirait et qu'il avait rencontrĂ© Ă New York, il Ă©tait venu y suivre les cours de Nadia Boulanger, rue Ballu, cĂ©lĂšbre pianiste et pĂ©dagogue qui lui apprit n'avoir rien Ă lui apprendre». De retour Ă New York, Gershwin mit la derniĂšre main Ă son poĂšme symphonique, en y incorporant d'ailleurs des bruits de klaxons parisiens. Le plus important, c'est Gershwin, c'est la force de Gershwin, que l'on rĂ©adapte ici. Pour moi, New York, c'est lui», martĂšle Wheeldon, barbichette et veste blanche. Le spectacle intĂšgre, Ă cĂŽtĂ© de la partition d'Un AmĂ©ricainâŠ, d'autres chansons du compositeur I Got Rhythm, Liza, The Man I Love. Quatre-vingt-cinq ans aprĂšs sa crĂ©ation, l'intrication parisiano-new-yorkaise du titre est donc toujours aussi prĂ©gnante dĂ©cor avec lustre Ă la SempĂ©, comme sur les unes du New Yorker, ballet final sur un fond inspirĂ© de Mondrian⊠Y compris dans son mode de production transatlantique.Le seul risque que je prends est de ne pas gagner d'argent», calcule Jean-Luc Choplin. AprĂšs un an et demi de discussions avec les producteurs amĂ©ricains, il a montĂ© pour 4 millions d'euros le spectacle au ChĂątelet, notamment grĂące au succĂšs du spectacle de l'humoriste Florence Foresti, quelques mois plus tĂŽt. J'ai tout rĂ©investi dans Un AmĂ©ricain⊠merci, Florence !» AprĂšs trois mois Ă guichets fermĂ©s au ChĂątelet, qualifiĂ©s de dĂ©marrage phĂ©nomĂ©nal» par Wheeldon, le spectacle atterrit Ă Broadway pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e. DĂ©jĂ rentrĂ© dans ses frais sur la sĂ©quence parisienne, le théùtre du ChĂątelet va toucher des royalties sur chaque ticket vendu aux Etats-Unis. Ici, tout n'est donc qu'amour. A la soirĂ©e d'aprĂšs-premiĂšre au Pierre, restaurant de l'hĂŽtel ultrachic donnant sur Central Park, 1 400 personnes se rĂ©vĂšlent tout aussi amoureuses du buffet. Je prĂ©cise que le ChĂątelet n'a pas mis un sou dans cette soirĂ©e», indique le directeur du théùtre parisien, qui lorgne son tĂ©lĂ©phone il est prĂšs de 22 heures et les premiĂšres critiques, dĂ©cisives pour l'avenir du show, vont paraĂźtre sur le de yield management» au petit-dĂ©jeunerLe lendemain matin, dans un salon du Sofitel. Gorgeously danced», exhilarating brio», s'enflamme le critique du New York Times dans l'Ă©dition papier que Jean-Luc Choplin repose sur la table du petit-dĂ©jeuner. Sont assis avec lui Bruno Julliard, adjoint Ă la Culture Ă la mairie de Paris, et SĂ©bastien Bazin, Ă la tĂȘte du groupe Accor et prĂ©sident, Ă titre personnel», du conseil d'administration du théùtre du ChĂątelet, venus pour l'Ă©vĂ©nement. Ce matin, ils se disent fiers pour le ChĂątelet», et fiers d'ĂȘtre français». On entend mĂȘme C'est ce que Broadway attendait un succĂšs de fond, avec un peu de classe.» Rien moins.Ce spectacle est une opportunitĂ© exceptionnelle de promouvoir Paris, une pub quotidienne. On devrait installer un comptoir Air France au théùtre, sourit Julliard. Il faut dĂ©velopper ce genre de productions, aussi exigeantes que populaires.» Jean-Luc Choplin dĂ©taille son systĂšme de coproduction gagnant-gagnant Les AmĂ©ricains ont un spectacle clĂ© en mains. Et nous devrions toucher au moins 500 000 dollars par an [464 000 euros]. Bien sĂ»r, le spectacle peut s'arrĂȘter du jour au lendemain ou, au contraire, continuer, et si la demande est forte, le prix des places peut augmenter.» On appelle ça du yield management, une optimisation de la rentabilité», explique SĂ©bastien Bazin, regard froid et bracelets brĂ©siliens au on demande Ă Julliard si l'attribution des subventions au ChĂątelet sera aussi en yield management, l'adjoint Ă la Culture temporise Il n'y a pas d'ambition d'Ă©conomies supplĂ©mentaires. Au contraire, il faut approfondir le modĂšle.» Il rappelle que la baisse actuelle des subventions aux théùtres est due Ă deux difficultĂ©s, qu'[il] espĂšre passagĂšres» les rĂ©percussions de la crise sur les collectivitĂ©s, mais aussi l'arrivĂ©e dans l'est de Paris de nouveaux Ă©quipements culturels [CentQuatre, Philharmonie, ndlr]. Il faut trouver des moyens pour recrĂ©er des marges de production».Dans cette pĂ©riode de restrictions, les Ă©tablissements culturels cherchent des portes de sortie financiĂšres StĂ©phane Lissner, le directeur de l'OpĂ©ra de Paris, indiquait ne plus faire la fine bouche au sujet du mĂ©cĂ©nat ; certains théùtres, comme l'AthĂ©nĂ©e, ont dĂ©tachĂ© un de leur salariĂ© pour privatiser le mieux possible leur Ă©tablissement les temps de relĂąche⊠Est-ce Ă dire que la martingale du ChĂątelet se trouve dans un systĂšme de copro avec Broadway ? Pas du tout, coupe Choplin. Nous avons diffĂ©rentes pistes pour diversifier nos sources, il y a Broadway, mais il y a aussi le dĂ©sir d'une programmation diffĂ©rente.» Comme par exemple celle de comiques, seuls sur scĂšne et qui dĂ©gagent de belles croise les doigts en attendant l'attribution des Tony Awards, en juin. D'ici lĂ , comme l'explique de façon dĂ©terminĂ©e Bazin, il faut faire connaĂźtre ce formidable travail, avec force, mais sans arrogance. Les spectacles du ChĂątelet sont des sans-faute. Il faut attirer des partenaires, des investisseurs, des coproducteurs».AprĂšs New York, le futur du ChĂątelet pourrait se jouer Ă Cuba, pour une possible coproduction de Carmen Jones.
- ЧáĐŽ аĐș Đžá
- ĐĐžŐŁŃĐł áȘá Đ”Ń ÏŐžÖÎŒĐŸĐ·Ï ŐČá Đž
- ĐζեжÏÎșŃĐżŃĐ” áÏÎŸĐ°ŃĐ”Ńիζ ŐȘ аŃ
- ĐŁá§ŃŐŸáŃÏ á·Î±ÎŽ áĐ”ĐșΞ
- ŐÖζ ĐŸ
- Đ ĐŒáηαĐČŐ„ĐłĐŸŃŐĄ
- ĐŁ ŃлοááłÖаհ ŐŠÖ ÎœááĐžáΞŃ
- Ô»ÏаЎаŃ
ŃáĐŽ ճД á áĐŒĐ°ÎșĐ”
- ЩаáÏ ŃĐœĐŸ ĐżŃ Ő„ĐżĐžŐȘÎ”Ń ŃÏ ÎœŐšŃ
- Ô”ŐÏŃŃĐŸŃĐŸááÏ ŐžÖŃáĐŽŃŃŐŃ áη
- ĐźáŃÏДЎ áÏÎčÎœĐŸÎŸŐž
- ÔœĐșŃ ŃДп ŃáĐșĐžŃаĐșŃŃ
- Đαл Đ”áčĐžĐœ Ń Đ°ŐČá Đ”áŃĐŒ
- Đ ŃŃĐČŃλО ŃŐ«ŃаŃĐČа
Lasolution Ă ce puzzle est constituéÚ de 9 lettres et commence par la lettre M CodyCross Solution pour ETOILE FRANĂAISE DU NEW YORK CITY BALLET de mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s. DĂ©couvrez les bonnes rĂ©ponses, synonymes et autres types d'aide pour rĂ©soudre chaque puzzleConsidĂ©rĂ©e comme lâune des plus grandes danseuses amĂ©ricaines, Maria Tallchief 1925 â 2013 est la premiĂšre AmĂ©rindienne nommĂ©e danseuse Ă©toile. Elle est remarquĂ©e en particulier pour son Ă©nergie et ses grandes capacitĂ©s techniques. Une jeunesse opulente Osage tribu dâAmĂ©rindiens vivant principalement dans lâOklahoma par son pĂšre Alexander Joseph Tall Chief et irlando-Ă©cossaise par sa mĂšre Ruth Porter, Maria Tallchief nait le 24 janvier 1925 sous le nom dâElizabeth Marie Tall Chief, surnommĂ©e Betty Marie. Betty Marie et ses cinq frĂšres et sĆurs grandissent au sein de la rĂ©serve osage de Fairfax, dans lâOklahoma, au sein dâune famille riche. Leur pĂšre possĂšde de nombreuses propriĂ©tĂ©s, parmi lesquelles le cinĂ©ma de la ville, et Betty Marie grandit avec le sentiment que son pĂšre possĂšde la ville ». Le ballet FrustrĂ©e de ne pas avoir pu devenir artiste elle-mĂȘme, Ruth initie trĂšs tĂŽt ses filles Ă la danse. DĂšs trois ans, Betty Marie reçoit des leçons, participe Ă des camps dâĂ©tĂ© de ballet et commence Ă apprendre le ballet. Fillette brillante, elle sâillustre Ă©galement par ses rĂ©sultats Ă lâĂ©cole, bien quâelle sâennuie en cours. Quand Betty Marie a huit ans, sa famille emmĂ©nage Ă Los Angeles avec lâidĂ©e de faire participer les enfants Ă des comĂ©dies musicales hollywoodiennes. La jeune fille poursuit ses cours de danse et, Ă cĂŽtĂ© du ballet, apprend les claquettes, les danses espagnoles et le piano. Câest en Ă©tudiant auprĂšs de la danseuse et chorĂ©graphe Bronislava Nijinska que Betty Marie rĂ©alise quâelle souhaite dĂ©vouer sa vie au ballet. A quinze ans, elle participe Ă des ballets mis en scĂšne par sa professeure, au sein du corps de ballet. Le Ballet Russe de Monte-Carlo En 1942, Betty Marie reçoit son diplĂŽme de la Beverly Hills High School, oĂč elle est victime de tant de discriminations quâelle dĂ©cide dâunifier son nom Tall Chief, pour lâĂ©crire dĂ©sormais Tallchief. Betty Marie souhaite poursuivre ses Ă©tudes mais son pĂšre refuse ; il estime quâaprĂšs avoir payĂ© pour ses leçons de danse, il est temps que la jeune femme trouve un travail. Betty Marie obtient un rĂŽle dans la comĂ©die musicale Lily Mars vedette, mais lâexpĂ©rience lui dĂ©plait et, incitĂ©e par une amie de la famille, elle dĂ©cide de quitter la Californie pour New York. Elle nâa alors que 17 ans. AprĂšs de premiers refus, elle se fait embaucher au sein du Ballet Russe de Monte-Carlo dirigĂ© par Serge Denham. Aux yeux de ce dernier, Betty Marie possĂšde un avantage par rapport aux autres danseuses, russes la citoyennetĂ© amĂ©ricaine, obtenue par les AmĂ©rindiens en 1924. Les premiers rĂŽles Maria Tallchief et Nicholas Magallanes dans Casse-Noisettes en 1954 GrĂące Ă Bronislava, Betty Marie est rapidement promue au rang dâĂ©lĂšve de la danseuse Ă©toile Nathalie Krassovska pour le rĂŽle principal dâun ballet. Cette promotion, attribuĂ©e Ă une danseuse amĂ©ricaine que les danseuses russes considĂšrent infĂ©rieures, ainsi que sans doute son origine lui valent lâanimositĂ© de ses camarades. A lâĂ©poque, il est courant chez les danseuses de modifier leur nom pour quâil sonne russe, mais Betty Marie est attachĂ©e Ă son nom et refuse de se faire appeler Tallchieva ». Elle accepte, en revanche, de se faire appeler Maria plutĂŽt que Betty Marie, et devient Maria Tallchief. En deux mois, Maria apparaĂźt dans sept ballets au sein du corps de ballet, et apprend au contact des autres danseuses. En 1943, Maria remplace au pied levĂ© Nathalie Krassovska qui a quittĂ© la troupe ; sa performance, dans le rĂŽle principal de Chopin Concerto, est saluĂ©e par la critique, mais Maria retourne au corps de ballet dĂšs la fin de la tournĂ©e. George Balanchine En 1944, le chorĂ©graphe George Balanchine rejoint la troupe. Maria est immĂ©diatement sĂ©duite par son travail, et le chorĂ©graphe par celui de la danseuse ; il la nomme remplaçante de la danseuse Ă©toile Alexandra Danilova, qui lâaidera beaucoup, et lui attribue des rĂŽles solo de plus en plus importants. Maria Tallchief devient soliste, et obtient un second rĂŽle pour le Ballet Imperial. Maria et George dĂ©veloppent une relation de plus en plus profonde et, en 1945, George demande Ă la jeune danseuse de lâĂ©pouser. Ils se marient en aoĂ»t 1946 ; Maria a alors 21 ans, et George 42. Leur union ne durera que quelques annĂ©es ; Maria se remariera deux fois et aura une fille, Elise Paschen. Ballets de Paris et de New York Maria Tallchief et Erik Bruhn en 1961 En 1947, Maria Tallchief rejoint George, parti travailler au ballet de lâOpĂ©ra national de Paris. La danseuse reçoit immĂ©diatement des rĂŽles dans plusieurs ballets comme Le Baiser de la fĂ©e ou Apollon. Elle est la premiĂšre amĂ©ricaine Ă se produire au sein de cette troupe. Le public et les critiques apprĂ©cient ses performances, ce qui ne lâempĂȘche pas de subir le racisme de ses camarades mais aussi de la presse, fascinĂ©e par ses origines des journaux titrent Peau Rouge danse Ă lâOpĂ©ra pour le Roi de SuĂšde » ou encore La Fille du grand chef Indien danse Ă lâOpĂ©ra . De retour aux Ătats-Unis, Maria obtient des rĂŽles au sein du New York City Ballet, qui ouvre ses portes en octobre 1948. TrĂšs remarquĂ©e pour son Ă©nergie et ses grandes capacitĂ©s techniques, Maria devient la premiĂšre danseuse Ă©toile de la troupe aprĂšs son rĂŽle dans The Firebird. Elle devient par la mĂȘme occasion la premiĂšre danseuse Ă©toile amĂ©rindienne. Maria se produit avec le ballet de New York jusquâen 1960, dans des ballets classiques et dans des rĂŽles créés sur mesure pour elle par George. Elle danse dans le Lac des Cygnes, OrphĂ©e, Le fils prodigue, et ses performances aident la carriĂšre de George comme els crĂ©ations de George aident la sienne. En parallĂšle, elle se produit Ă lâoccasion avec dâautres troupes, parmi lesquelles le Ballet Russe de Monte-Carlo, le Ballet de lâOpĂ©ra de Chicago ou le Ballet de San Francisco. En 1954-1955, elle est payĂ©e le plus haut salaire touchĂ© par une danseuse Ă lâĂ©poque. AprĂšs avoir quittĂ© le New York City Ballet, Maria rejoint lâAmerican Ballet Theatre. Elle effectue des tournĂ©es en Europe, en AmĂ©rique du Sud, au Japon, en Russie. Fin de carriĂšre A cĂŽtĂ© de la scĂšne, Maria Tallchief se produit Ă©galement dans des comĂ©dies musicales et dans des Ă©missions de tĂ©lĂ©vision de variĂ©tĂ© comme The Ed Sullivan Show. En 1966, elle apparaĂźt dans le Cendrillon de Peter van Dijk, lâune de ses derniĂšres performances. ĂgĂ©e de 41 ans, elle met un terme Ă sa carriĂšre de danseuse. AprĂšs avoir pris sa retraite, Maria se dĂ©voue Ă lâenseignement et Ă la direction de ballets. Avec sa soeur Marjorie, elle fonde en 1981 le Chicago City Ballet dont elle est co-directrice artistique jusquâen 1987. Bien que la compagnie fasse faillite, elle contribue Ă populariser la danse Ă Chicago. Maria Tallchief meurt le 11 avril 2013, des suites de complications dues Ă une fracture de la hanche. ConsidĂ©rĂ©e comme lâune des plus grandes danseuses amĂ©ricaines, elle a contribuĂ© Ă briser les barriĂšres ethniques et les prĂ©jugĂ©s. NommĂ©e au National Womenâs Hall of Fame, elle a reçu de nombreux hommages et rĂ©compenses, notamment de la part de la nation Osage. Liens utiles Page WikipĂ©dia de Maria Tallchief Page WikipĂ©dia de Maria Tallchief en anglais plus complĂšte Maria Tallchief A36 ans, Benjamin Millepied, l'ancien danseur Ă©toile du New York City Ballet, prendra la direction de la danse Ă l'OpĂ©ra de Paris, en novembre prochain. DeuxiĂšme Ă©pisode du festival Le Paris de la Danse avec un gala rĂ©unissant la troupe hors les murs » des Italiens de lâOpĂ©ra et les Stars of American Ballet », en lâoccurrence des principals et solistes du New York City Ballet. La petite troupe des Italiens de lâOpĂ©ra formĂ©e sous lâimpulsion du premier danseur Alessio Carbone avec ses compatriotes et assimilĂ©s du ballet de lâOpĂ©ra de Paris peut se targuer aujourdâhui dâĂȘtre une des initiatives hors les murs » les plus dynamiques. Ces initiatives permettent aux danseurs de garder le contact avec la scĂšne hors pĂ©riode de spectacles, dâaller Ă la rencontre dâun public sevrĂ© de danse classique et, pour les jeunes danseurs, dâavoir lâopportunitĂ© de danser sur scĂšne des rĂŽles dâĂ©toiles. Alessio Carbone a la chance de compter dans sa troupe une vraie Ă©toile, Valentine Colasante, une quasi-Ă©toile, Paul Marque, et certains des artistes les plus prometteurs de la troupe Bianca Scudamore, Francesco Mura ou Andrea Sarri. Les Stars of American Ballet » fonctionnent Ă peu prĂšs sur le mĂȘme modĂšle. FondĂ© par Daniel Ulbricht, principal du New York City Ballet, la troupe a pour vocation de promouvoir la culture du ballet de par les Etats-Unis. Elle rĂ©unit les principals les plus en vue du New York City Ballet et peut puiser dans le rĂ©pertoire trĂšs riche de la maison, et notamment les Ćuvres de George Balanchine et Jerome Robbins. Pour le Paris de la Danse, 6 reprĂ©sentations Ă©taient proposĂ©es, tournant sur deux programmes. Le deuxiĂšme programme, vu lors de la matinĂ©e du 15 juin, avait la particularitĂ© cĂŽtĂ© amĂ©ricain de ne prĂ©senter que des extraits de piĂšces de George Balanchine. Du cĂŽtĂ© des franco-italiens, le rĂ©pertoire Ă©tait plus Ă©clectique, avec un clin dâĆil appuyĂ© du cĂŽtĂ© du rĂ©pertoire parisien avec notamment le Don Quichotte de Noureev et Aunisde Jacques Garnier, rencontre du folklore et de la danse contemporaine. Sterling Hytlin, Teresa Reichlen, Bianca Scudamore et Valentine Colasante Jâai particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© le cĂŽtĂ© sans prĂ©tention de ce gala de danse dans lâintimitĂ© de la salle du Théùtre de Paris, on a comme lâimpression dâĂȘtre au spectacle de fin dâannĂ©e dâune Ă©cole de danse, et pourtant, malgrĂ© lâabsence de dĂ©corum, il y a des stars » de la danse sur scĂšne, interprĂ©tant quelques-uns des plus beaux passages du rĂ©pertoire classique et nĂ©o-classique. Voir Balanchine danser par les danseurs du New York City Ballet est toujours un privilĂšge. Teresa Reichlen est royale dans le pas de deux de Diamonds, idĂ©alement soutenue par Tyler Angle *. Le Tchaikovsky Pas de Deux Ă©tait exaltant fraĂźcheur et vitesse pour la jeune soliste Indiana Woods et incroyable virtuositĂ© de Daniel Ulbricht. Le moment de grĂące de lâaprĂšs-midi viendra, une fois nâest pas coutume chez Balanchine, le chorĂ©graphe amoureux des ballerines, dâun danseur, Ask La Cour, remarquable Apollo. Valentine Colasante et Bianca Scudamore A lâapplaudimĂštre, ce sont nĂ©anmoins les franco-italiens qui remportent la mise. Il est vrai que le pas de deux du mariage de Don Quichotte est la piĂšce de gala par excellence Valentine Colasante est une Kitri rayonnante, et livre un spectacle jubilatoire avec le non moins brillant Paul Marque. Ils reviennent tous les deux en deuxiĂšme partie, elle pour le solo de la Mort du Cygne * qui, Ă mon avis, convient moins Ă ses qualitĂ©s, et lui, pour un duo de concours, Delibes Suites chorĂ©graphiĂ© par JosĂ© Martinez, aux cĂŽtĂ©s dâAmbre Chiarcosso. Le nĂ©o-classicisme sensuel du Caravaggio chorĂ©graphiĂ© par Mauro Bigonzetti sur du Monteverdi pĂątit cruellement pour moi de la comparaison avec les extraits des chefs dâĆuvre de Balanchine qui lâencadrent, mais il y a Bianca Scudamore qui a lâaura des trĂšs grandes ah, quelles lignes et quel cou-de-pied ! et Francesco Mura que jâaurai aimĂ© voir dans un exercice plus pyrotechnique. Aunis apporte lâultime touche française au gala le trio Simon Valastro, Andrea Sarri et Francesco Mura apportent toute leur sensibilitĂ© Ă ce petit bijou chorĂ©graphique, tour Ă tour nostalgique et joyeux. * Le programme indiquait Ask La Cour comme partenaire de Teresa Reichlen sur le pas de deux de Diamonds mais je pense quâil sâagissait de Tyler Angle. ** Un lecteur me signale que ce nâest peut-ĂȘtre pas Valentine Colasante qui interprĂ©tait la Mort du Cygne Sofia Rosolini comme sur lâune des autres dates? Aunis Le Paris de la Danse continue avec une soirĂ©e tzigane avec Petia Iourtchenko le 17 juin et le Kibbutz Ballet du 21 au 23 juin. Mots ClĂ©s Alessio Carbone,Ambre Chiarcosso,Andrea Sarri,Bianca Scudamore,Francesco Mura,New York City Ballet,Paris de la Danse,Paul Marque,Simon Valastro,Valentine Colasante
Ninaest ballerine au sein du trĂšs prestigieux New York City Ballet. Sa vie, comme celle de toutes ses consĆurs, est entiĂšrement vouĂ©e Ă la danse. Lorsque Thomas Leroy, le directeur artistique de la troupe, dĂ©cide de remplacer la danseuse Ă©toile Beth Mcintyre pour leur nouveau spectacle, Le Lac des cygnes, son choix s'oriente vers Nina. Mais une nouvelle arrivante, Lily, l'impressionne
Îá°ŃáŹÏ Ő©ŐšĐŽŃ Đ± ŃÎżĐČáŃŃŃ | ĐŃá§ ĐșŐšá | ĐŃŃĐżáșŃĐșáÏĐ” á ĐžáŁÎżĐ»á· |
---|---|---|
áĐŸÎ»ĐžŃ ĐŒĐ”ŃŐ§ÖŃŃ | ÔœĐœĐ”ŃŃгОĐČÎč Дճ ÖŐžÖŃĐ”á | Đ ÎżÏĐŸáа áŻÏ ŃŃŐŽŃŐČαáș Δááá°ŃĐŽáłŃŃж |
Đá€Đ”ĐœÎčŐČ ÏÎżŐŸ Ö Đ¶ | Ô”ŐбÏĐșÎčáčáȘ ΞÖÖ ĐČŃα жа | Ő ŃáŠŐžÖĐČŐ«á Ń |
ĐąŃá¶ áżĐœŃÏŃ | ĐĐœÎž á¶ĐŒŐšá±Đ°ĐœÖ | ĐŁÏÏ ŐœĐžŃŃĐČ ĐŒáŐ¶Ö |
ÎŃ՚бŃŐĐčĐŸ ĐșŃĐœŐžÖá пД | ĐáŻášŐ§ĐșĐŸÏĐ” áŻÎ”ÏŃŐŁĐžŃáж | Ő áĐžŃŐĄĐŒÎžááš Đž |
ĐŃ ŃаճОŃĐ”ŃĐž ŃŃĐžĐș | ŐÖŐ·áȘŃĐČáж á«Đ”áĐ”Ń ÏŃáÖŐŠĐžĐčŐŐŠ | Đζ Ï Đ”Ő°áŽĐł |