Ily a un ordinateur dans une chambre, quelques claviers et une carte son – juste de quoi mettre en musique des souvenirs, des questionnements, des passions. DerriĂšre Silly Boy Blue, il y a une fascination pour les icĂŽnes glam rock et la noirceur new wave des annĂ©es 80. Il y a, Ă©videmment, un hommage aux dĂ©buts de David Bowie, Ă  ses errances prĂ©-Ziggy Stardust, au TOUTES LES PUBLICATIONSC'est moi ou Vergo est Ă©normĂ©ment surestimĂ© sur cette espace ?? Oui l'est Ă©normĂ©ment il est infĂ©rieur Law du dĂ©butC'est une minoritĂ© De ouuuuf Non Vergo il est chaud mdrrrBah dĂ©jĂ  pour moi Vergo est meilleur que Pica. Un combo Pas de Lune + spamming de coups de bambou dans le tas du golem, suffirait Ă  termes pour une victoire de Vergo, aprĂšs c’est que mon il s’agit de l’homme le plus important de Doflamingo, et celui qui avait les missions les plus importantes. Le coup de Law, est justement si puissant parce qu’il est revĂȘtu de Haki. Le Ope Ope no Mi de base ne peut faire autant de dĂ©gĂąts, c’est impossible puisque Vergo Ă©tait en mode full koka
 Donc si Law y Ă©tait allĂ© juste avec la puissance du Ope Ope no mi, Vergo aurait tankĂ© et l’attaque aurait ratĂ©. Pour trancher une montagne entiĂšre et une dĂ©fense de fer comme celle de Vergo, il a forcĂ©ment fallut un minimum de dextĂ©ritĂ© en escrime et en Haki. AprĂšs Vergo et Pica, mĂȘme combat selon moi. Tous dĂ©valuĂ©s car ils n’appartiennent pas Ă  un Ă©quipage YonkĂŽ. Le fruit de law devient obsolĂšte contre des personnes possĂ©dant un meilleur haki que lui, il suffit de revoir la scĂšne ou il ne peut tĂ©lĂ©porter ou trancher les yonkou, il l'explique lui mĂȘme, avec un tel haki il ne peut rien tobiroppo sont bien meilleur, vergo est commandant du G5 alors que momonga est commandant du G1 donc il est 5 fois plus fort que vergo, je vais pas vous faire un l'argument qui dit que vergo est moins haut que certain autre VA car il est plus jeune est fausse, fuji est devenue amiral sans jamais avoir fait un entrainement de marine, quand tu es fort on offre ta est moins fort que francky me parait Ă©vidant que Franky shogun Ă©clate Vergo a ce stade...ce robot a tjrs eu l'air over pĂ©tĂ© de toutes façons quand il rĂ©tame 2 lieutenant de Doflamingo au gros lazer a la Kizaru clair que jamais Vergo encaisserait ça...Moi je suis du mĂȘme avis que toi Rag83 mais comme certains pense que sasaki Ă©tait level bellamy et que vergo serait level commandant de yonkou et mis en comparaison avec jack, je clarifie la du G5 n'est pas foufou a se stade de l'histoire.Jujutsukaisen38 D'oĂč tu sort la rĂšgle du 5 fois plus fort, momonga level second yonko si il est 5 fois plus fort que vergo. Law peut dĂ©placer doflamingo pourtant le haki de doflamingo lui Ă©tait supĂ©rieur. Law a montrĂ© la meilleur attaque au sabre qu'on ai vu jusqu'Ă  maintenant son fdd est incroyable. Vergo level yc4Sasaki level en dessous Bien ton sasaki qui n'as aucune trace de haki bien ton sasaki qui se fait battre par des lasers de pacifisat bien ton sasaki hyper lent qui n'arrive pas Ă  esquiver les attaques de franky, bien ton sasaki qui a combattu franky avec ces troupes pendants la moitiĂ© du combat. Saka j'exagĂšre volontairement quand je dis que momonga est 5 fois plus fort, il y a une hierarchie dans les bases G et vergo n'a que la 5e le G5 ce qui reflĂšte son niveau de a le mĂȘme haki de base que luffy dresrossa, ce qui est trop peu pour crĂ©er une diffĂ©rence entre avec le fruit de law mais dĂšs que tu es trop puissant son fruit devient obsolĂšte, il ne peut trancher big mom et kaidou ou pourquoi pas les seconds de yonkou, sont fruit a des se bat contre franky shogun et non que franky dĂ©coupe le power ronger sans avoir aucune blessure, il domine littĂ©ralement franky et son robot, le tobbi est trĂšs massacre vergo, il n'arrivera mĂȘme pas a encaisser un coup surtout si sasaki utilise son hĂ©licoptĂšre privĂ©e enfin sa technique est surcotĂ© dĂ©jĂ  parce qu'a l'Ă©poque Zoro Ă©tait trĂšs sous estimĂ© ses adversaires aussi ça a largement contribuĂ© a la surestimation de l'Ă©poque il y avait l'idĂ©e reçu totalement saugrenue que Zoro n'affronterait plus les seconds que Law Ă©tait plus fort et reprendrait son role ou d'autres SN par ex et que contre la marine ce sera Sabo Dragon et Luffy qui affronteront les compter le fake/lĂ©gende urbaine tout aussi bidon comme quoi quelqu'un aurait dit que Vergo Ă©tait le second...Bousin le manga sous les yeux Law dit qu'il va s'en prendre a son organisation et qu'il va perdre son espion vice amiral qui en fait son Ă©lĂ©ment le plus prĂ©cieux...A par en ayant un niveau de lecture CM2 je ne vois pas trop comment on pourrait sortir une interprĂ©tation aussi capillotractĂ©e, tan il n'est absolument pas question de force ou de Il n'a jamais Ă©tĂ© question que le plus fort tombe avant mĂȘme l'arc sur Doflamingo, rien que l'idĂ©e est saugrenue et contraire a l'Ă©criture d'Oda car il fait tjrs en sorte de sortir les grosses cartouches a la fin pour prĂ©server le suspens genre les hybrides qui se sont fait dĂ©sirer comme pas possible n'en est qu'un des innombrables exemples Au finale Zoro ou Luffy Ă©clate Vergo d'un 1080 ou un grizzly magnum que Pica chose pour le rayon du shogun qui suffira a rotir Vergo mais pas a dĂ©truire un truc bien pus grand qu'un number...d'ailleurs on a dĂ©jĂ  vu tirer sur une montagne pour s'en assurerIl faut rappeler aux gens de mauvaises foi qui feignent systĂ©matiquement de l'oublier qu'on ne peu pas spamer Pica car il se reforme par pan entier en un un elephant gatling ne marcherait pas...Une fois les lĂ©gende urbaine et prĂ©diction obsolĂštes mises a la poubelle il ne reste pas grand chose qui laisse un doute quand au faite que Vergo < Pica.modifiĂ©e par Rag83A noter quand mĂȘme que la prime de Sasaki est supĂ©rieur a celle de Law quand il a vaincu Vergo... ça laisse quand mĂȘme au moins sous entendre qu'on est sur une gamme comparable sachant que les 2 gus Ă©taient capitaines a l' Vergo ne m'a Ă  titre personnel, pas du tout impressionnĂ© . À l'Ă©poque, il paraissait assez puissant mais Ă©tait trop confiant en ses capacitĂ©s en utilisant trop de haki . Par rapport Ă  cette utilisation du haki , Pica ayant combattu de la mĂȘme maniĂšre en pensant justement ne pas avoir de blessures Ă  perdu facilement face Ă  Zoro tandis que Law avait vaincu Vergo avant Doflamingo . Pour moi , les "Tobi Roppo" sont plus puissants le red suit de Sanji avait du mal Ă  mettre en difficultĂ© Page One bien qu'il s'agisse de la premiĂšre utilisation et sont des anciens capitaines . Dans son Ă©quipage, Kaido cherche la puissance et lors de la dĂ©faite de Doflamingo, il ne se prĂ©occupait pas de Luffy . Pour moi , Kaido ne pourrai pas recruter des pirates de niveau Vergo je parle uniquement des membres les plus puissants de l'Ă©quipage si celui-ci ne crains pas Luffy , Kid, Law et d'autres personnages . Niveaux combats , ils possĂšdent Ă©galement de nombreuses aptitudes et capacitĂ©s Black Maria peut crĂ©er des illusions , combattre Ă  distance / Ulti encaisse une attaque de Big mom tout en continuant le combat et dĂ©montre une trĂšs grande force et rĂ©sistance / Who's Who est trĂšs rapide, utilise les techniques de combat du CP9 en plus d'une grande utilisation du haki ayant blessĂ© Jinbei ......Personnellement, je trouve que Vergo est surestimĂ© . A noter Ă©galement, quand on sait que Drake qui est surement supĂ©rieur a Vergo est un Tobi roppo...je crois que bien trop l'oublis et Drake n'est pas le plus fort du groupe...rien ne prouve qu'il est plus puissant que Sasaki par exemple....De toutes façons quand on pense au kilomĂštre de roche de Pica qu'on ne peu pas avoir a l'usure, ce dernier a tjrs paru plus compliquĂ© a aborder que ne l'est Vergo ou il suffit d'un ou 2 bon gros bon je pense qu'il n'est pas fou de penser vu la pattate de Sasaki qu'il pourrait taper plus fort que du G3 avec certaines attaques chargĂ©es et capable de battre un Pica...Ulti et son coup de boule j'en doute fort par contre faut pas dĂ©conner...Difficile a dire...en vĂ©ritĂ© seul l'auteur pourrait clarifier ou nous embrouiller encore plus...modifiĂ©e par Rag83Quelle est votre opinion ?
Invitésdans Touche pas à mon poste ce mercredi 28 janvier 2014 à 18h30 sur D8 les handballeurs français, récents champions d'Europe, ont mis le feu sur le plateau du talk show !
J'vais tout donnĂ© Roi dĂ©trĂŽnĂ© J'vais tout donnĂ© Sans discours erronĂ© J'vais tout donnĂ© Roi dĂ©trĂŽnĂ© J'vais tout donnĂ© Maintenant faut de la Money Money, Money, Money, Mo-mo-money Ok, putain de prod C'est hallucinant A la fin du son J'veux des remerciements Mon son est muet Car j'suis la voix du silence Vers l'or et la ruĂ©e, entourĂ© par mes gars du ciment Calmez-les, on va les ratatinĂ©s J'prĂ©fĂšre Kamini que ces rappeurs qui veulent nous baratinĂ© Ils se noient, dans les eaux profondes J'suis les dents de la mer, j'vais te la mettre, motherfuck' BoycottĂ©, jusqu'Ă  l'os Dans le Game j'suis une espĂšce rare comme les frĂšres bogdanov Marseille c'est bouillant, comme au Mali Le rap souffre j'ai dĂ©tectĂ© tellement d'anomalie Reporter HommeDeLaVillardiĂšre J'suis en poster, J'ai le soutient de ma ville entiĂšre ÉnervĂ©, retrousse les manches comme Mark Landers J'suis navrĂ©, j'veux rouler en Allemande flambant neuve J'vais tout donnĂ© Roi dĂ©trĂŽnĂ© J'vais tout donnĂ© Sans discours erronĂ© J'vais tout donnĂ© Roi dĂ©trĂŽnĂ© J'vais tout donnĂ© Maintenant faut de la Money Money, Money, Money, Mo-mo-money Ok, y'a que des rats Ils vont bouffĂ© des OGM MisĂ©rables, incapables de rĂ©pondre au QCM Le son est lourd, comme Magalie VaĂ© Il est sur de lui AliBomayĂ© Une dĂ©marche dĂ©ter Ezio AssassinsCreed Fuck le roi, direct du droit prĂ©pare l'esquive J'ai plus le temps, Il me faut des mappĂ© Quand je passe en radio, j'laisse aucun rescapĂ© Y'a que des partouzes, ils rappent entre eux, ils forment des sectes J'vais vidĂ© mes cartouches sur la New-School et le rap infecte J'monte l'adrĂ©naline, cartel de Medellin Ils livrent la pure Je suis MOH dans tout les cas il faut que j'abuzzz King Kong Animal Fuck les autres, Quartier Nord Criminal Comorien jusqu'au ongles PoignĂ© n'dzini Rien Ă  perdre quand on fout le dĂ©sordre pour vous c'est fini J'vais tout donnĂ© Roi dĂ©trĂŽnĂ© J'vais tout donnĂ© Sans discours erronĂ© J'vais tout donnĂ© Roi dĂ©trĂŽnĂ© J'vais tout donnĂ© Maintenant faut de la Money Money, Money, Money, Mo-mo-money J'vais tout donnĂ© Roi dĂ©trĂŽnĂ© J'vais tout donnĂ© Sans discours erronĂ© J'vais tout donnĂ© Roi dĂ©trĂŽnĂ© J'vais tout donnĂ© Maintenant faut de la Money Money, Money, Money, Mo-mo-money Paroles2Chansons dispose d’un accord de licence de paroles de chansons avec la SociĂ©tĂ© des Editeurs et Auteurs de Musique SEAM

Enquelques instants, le temps de la chanson, j’inscris Taxi Girl dans mon champ d’émotions ressenties grĂące Ă  la musique. Je laisse mon argent au disquaire et repars avec une compilation, 84-86, parue en 1990, pour mieux profiter de cette dĂ©couverte. TrĂšs vite, je partage ma toquade autour de moi, Paris devient la chanson que l’on chante en hurlant en fin de soirĂ©e, en

Lili la Tigresse est un personnage secondaire du film Peter Pan sorti en 1953. C'est une amie de Peter, et la fille du Chef Indien surtout. Elle sait oĂč Peter habite. On ne sait que peu de choses d'elle, le personnage ne disant aucun mot du film. On peut tout de mĂȘme supposer qu'elle est amoureuse de Peter, puisqu'elle danse pour lui lors d'une fĂȘte en l'honneur du garçon, et semble lui dĂ©poser un baiser, probablement sur la bouche. PrĂ©sentation Apparence PersonnalitĂ© Apparitions Peter Pan 1953 Lili observe le Capitaine avec dĂ©dain Elle apparaĂźt la premiĂšre fois lorsque Peter l'aperçoit, au loin, dans une barque, ligotĂ©e, et en prĂ©sence de Monsieur Mouche ainsi que du Capitaine Crochet, en direction du Rocher du CrĂąne. LĂ -bas, alors qu'elle est lestĂ©e avec une ancre, Crochet tente de la faire chanter si elle ne dit pas au pirate oĂč se cache Peter Pan, elle se noiera avec la montĂ©e de la marĂ©e. L'indienne, digne, refuse en bloc. Elle manque de se faire libĂ©rer par Mouche grĂące Ă  une ruse astucieuse de Peter, mais le Capitaine ordonne Ă  son mousse de la remettre en place. Peter Pan rĂ©ussit tout de mĂȘme Ă  vaincre Crochet, qui se prĂ©occupe plus de ne pas finir dans le ventre du Crocodile Tic-Tac qu'autre chose, et la Princesse est sauvĂ©e de justesse par Peter. Lili danse pour Peter A la rĂ©serve Indienne, Peter est fĂ©licitĂ©, et Lili dĂ©cide de danser devant lui, en son honneur. La jeune fille vient mĂȘme l'embrasser, juste sous les yeux de Wendy, qui devient terriblement jalouse. Iconographie Lili, ligotĂ©eCrochet explique Ă  Lili ce qui va se passer si elle ne rĂ©pond pas......Mais la Princesse n'en a que Mouche et LiliLili La Tigresse se noieMais elle est finalement sauvĂ©ePeter, Lili et son et Peter, trĂšs complices. RĂ©fĂ©rences ↑ Dans Once Upon a Time. Cet article est une Ă©bauche. L'article que vous consultez nĂ©cessite d'ĂȘtre complĂ©tĂ© ou le Disney Wiki en la complĂ©tant !
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Bonjour De retour sur ce site je retrouve cet objet magique qu'est le view master, et je me rends compte que mon pere possede un modele C. Enfant, j'ai passé des heures a regarder la trentaine de disques qu'il avait reçus, notamment des voyages en Inde et un requin qui me faisait peur. Aujourd'hui il est encore en etat de marche et je l'ai fait utilser a mes enfants:

C'est une p'tite gonzesse,Avec un pĂ©tard jolie blonde,Avec les yeux j'la vois,Tous les matins,Moi, sous les draps,J'me fais un cinq contre un. Elle file sous la douche,Et la c'est Toute Une Histoire,J'lĂšve le chapiteau,Tout seul sous mon pas pourquoi,A chaque fois, ça fait mouche,Je n'suis pas chasseur,Mais j'lui mettrais bien une cartouche! RefrainPan Pan Pan !J'lui mettrais bien une Pan Pan !J'lui mettrais bien une Pan Pan !J'lui mettrais bien une n'suis pas chasseur,Mais j'lui mettrais bien une cartouche. Elle est tellement belle,Qu'elle me f'rait faire une crois dans Top chef,J'lui rĂ©curerais bien la j'la vois,Plus j'me dis qu'elle est ça m'donne envie,De planter le javelot dans la moquette. Elle m'fait tourner la tĂȘte,Comme si j'Ă©tais dans l'Grand des chaussettes,Elle f'rait sprinter l' tu comprends pas,J'vais en r'mettre une couche,Je n'suis pas chasseur,Mais j'lui mettrais bien une cartouche! RefrainPan Pan Pan,J'lui mettrais bien une Pan Pan,J'lui mettrais bien une Pan Pan,J'lui mettrais bien une n'suis pas chasseur,Mais j'lui mettrais bien une cartouche.x4 HĂ©,hĂ©,hĂ©,hĂ©,hĂ©,hĂ©,hĂ©,hĂ©...

PullSweat de Chasse, Pan Pan Pan, j'lui mettrais Bien Une Cartouche : vos préférences en matiÚre de cookies Nous utilisons des cookies et des outils similaires qui sont nécessaires pour vous permettre d'effectuer des achats, pour améliorer vos expériences d'achat et fournir nos services, comme détaillé dans notre Avis sur les cookies .
La version classique des Ă©phĂ©mĂ©rides d'Alcide n'est plus Ă  jour et ne fait plus l'objet d'une rĂ©vision constante. Pour dĂ©couvrir la nouvelle prĂ©sentation des Ă©phĂ©mĂ©rides, c'est par ici 5 fĂ©vrier 789 Idriss, premier roi du Maroc Le 5 fĂ©vrier 789, un prince arabe chassĂ© de Bagdad par des querelles de palais se fait reconnaĂźtre comme roi par les BerbĂšres d'Afrique du Nord sous le nom d'Idriss1er. C'est la naissance du Maroc, deuxiĂšme État musulman aprĂšs l'Andalousie Ă  s'Ă©manciper du califat de Bagdad. Depuis cette date, le pays n'a jamais totalement perdu son indĂ©pendance. Il a prĂ©servĂ© jusqu'Ă  nos jours son identitĂ© nationale. AndrĂ© LaranĂ© 1286 Philippe le Bel est couronnĂ© roi de France Ă  Reims SurnommĂ© par ses ennemis tout comme par ses admirateurs le " roi de marbre " ou " le Roi de Fer ", il se dĂ©marque par sa personnalitĂ© rigide et sĂ©vĂšre. 1578 DĂ©cĂšs de Giambattista Moroni Giambattista Moroni Ă©tait un portraitiste 1626 Naissance de Marie de Rabutin-Chantal, baronne de SĂ©vignĂ©, dite la marquise de SĂ©vignĂ© Femme de lettres française La correspondance de Mme de SĂ©vignĂ© avec sa fille, Mme de Grignan, s'effectua Ă  peu prĂšs pendant 30 ans. Les lettres de Mme de SĂ©vignĂ© firent malheureusement d'abord l'objet d'une premiĂšre Ă©dition clandestine en 1725, comprenant 28 lettres ou extraits de lettres. Elle fut suivie de deux autres, en 1726. Elle est dĂ©cĂ©dĂ©e le 17 avril 1696. 1667 Ouverture de la 1re mine de fer 1808 Naissance de Carl Spitzweg, peintre allemand Le rat de bibliothĂšque Carl Spitzweg est nĂ© le 5 fĂ©vrier 1808 Ă  MĂŒnich. Il faisait des Ă©tudes en pharmacie et peignait par passion, pendant ses temps libres. Ses tableaux s'inspirent de la vie du petit peuple mais il peint Ă©galement des paysages. Carl Spitzberg est mort le 23 septembre 1885 dans sa ville natale de MĂŒnich. Le pauvre poĂšte 1811 George IV devient rĂ©gent du royaume d'Angleterre WikipĂ©dia À la fin de l'annĂ©e 1810, George III fut submergĂ© par la folie Ă  la suite de la mort de sa fille cadette. Le prince de Galles devint prince rĂ©gent le 5 fĂ©vrier 1811. Le rĂ©gent laissa ses ministres gĂ©rer les affaires gouvernementales et s'impliqua beaucoup moins dans la politique que son pĂšre. 1840 Naissance de Hiram Steven Maxim NĂ© aux États-Unis en 1840, Hiram Maxim est un ingĂ©nieur ingĂ©nieux et inventif, douĂ© d'un sens des affaires avisĂ©. Parmi ses inventions, retenons a l'invention du fusil Ă  rĂ©pĂ©tition mitrailleuse Travaillant Ă  la rĂ©alisation d'armes Ă  feu, il avait remarquĂ© qu'une partie de l'Ă©nergie dĂ©gagĂ©e par une cartouche se perdait dans l'Ă©paule du tireur. Il finit par rĂ©aliser et breveter une arme dans laquelle l'Ă©nergie provenant du recul de l'arme Ă©tait utilisĂ©e pour rĂ©armer et tirer le coup suivant. Le canon s'Ă©chauffait rapidement et il rĂ©solut le problĂšme en l'entourant d'un manchon Ă  eau. b Les machines volantes 1890 Les machines volantes qu'il a créées et amĂ©liorĂ©es dans les annĂ©es 1890 et suivantes n'ont pas rĂ©ussi Ă  voler avant celle des frĂšres Wright mais c'est grĂące Ă  ces modĂšles prĂ©curseurs que l'aviation est nĂ©e. c Les manĂšges Hiram Steven Maxim crĂ©a aussi les soucoupes et autres machines volantes pour les parcs d'attractions et les expositions qui Ă©taient trĂšs Ă  la mode dans ces annĂ©es-lĂ . Maxim 1900 Il est mort le 23 octobre 1921. 1840 Naissance John Boyd Dunlop En Ă©quipant les roues du tricycle de son fils de tubes de caoutchouc, John Boyd Dunlop a presque rĂ©inventĂ© la roue ! Vers la fin du XIXe siĂšcle, un vĂ©tĂ©rinaire Ă©cossais du nom de John Boyd Dunlop se pose des questions sur la sĂ©curitĂ© du tricycle de son fils Johnny. Les roues touchent directement le sol et n’absorbent pas les chocs causĂ©s par les irrĂ©gularitĂ©s de la route. Le bruit est souvent infernal et la conduite n’est pas toujours sĂ»re. John Dunlop dĂ©cide d’agir. Il prend des tubes en caoutchouc remplis d’air et les pose autour des roues du tricycle de Johnny. Son invention s’avĂšre efficace. En 1888, il obtient un brevet pour l’invention du pneu. Source Il est mort le 23 octobre 1921. Cet engin est aussi muni de pneu Dunlop 1841 EntrĂ©e en vigueur de l'union du Haut et du Bas-Canada Suite Ă  la parution du Rapport sur les affaires de l'AmĂ©rique du Nord britannique, le Parlement de Londres adopte, en juin 1840, l'Acte d'Union. La nouvelle loi, qui opĂšre l'union lĂ©gislative du Haut et du Bas-Canada pour n'en former qu'une seule nommĂ©e Province du Canada, donne suite Ă  la principale recommandation du rapport de John George Lambton, mais rejette l'idĂ©e d'accorder un gouvernement responsable » Ă  la nouvelle entitĂ©. EntrĂ©e en vigueur dĂšs fĂ©vrier 1841, les 62 articles de l'Acte d'Union apportent les changements suivants Les provinces du Haut-Canada et du Bas-Canada sont unifiĂ©s afin de former la Province du Canada; Les anciennes institutions parlementaires sont abolies et remplacĂ©es par un Parlement du Canada unique; Chacune des deux sections de la province correspondant aux anciennes provinces se voient attribuer un nombre Ă©gal de reprĂ©sentant Ă©lus; Les anciennes circonscriptions Ă©lectorales sont redĂ©coupĂ©es afin de sur-reprĂ©senter la population de l'ancien Haut-Canada et de sous-reprĂ©senter la population de l'ancien Bas-Canada; Les candidats aux Ă©lections lĂ©gislatives doivent dĂ©sormais ĂȘtre propriĂ©taire d'une terre d'une valeur d'au moins 500 livres sterling; Les mandats, proclamations, lois, procĂ©dures et journaux ne sont dĂ©sormais publiĂ©s et conservĂ©s qu'en langue anglaise uniquement. 1878 Naissance d'AndrĂ© CitroĂ«n, constructeur d'automobiles AndrĂ© CitroĂ«n rĂ©unit des fonds afin de construire une usine, sur le Quai de Javel, destinĂ©e Ă  la fabrication d'obus qui faisaient cruellement dĂ©faut aux troupes françaises. Sa production? 55 000 obus par jour... La guerre finie, l'usine de Javel est reconvertie. On y fabriquera une automobile d'un modĂšle unique et, pour la premiĂšre fois en Europe, en grande sĂ©rie afin d'en rĂ©duire le prix et de la rendre accessible Ă  un plus grand nombre. Le premier exemplaire fut livrĂ© en 1919. Il crĂ©a de nouvelles usines Ă  Saint-Ouen, Clichy et Levallois et inaugura... le travail Ă  la chaĂźne ! La cĂ©lĂšbre traction avant, que l'on voit dans les films de gangsters des annĂ©es 40, c'est lui AndrĂ© CitroĂ«n qui la crĂ©a en 1934. Il est mort le 3 juillet 1935. 1880 Naissance de Gabriel Voisin Avec son frĂšre Charles, il crĂ©e sa propre entreprise Gabriel Voisin 5 fĂ©vrier 1880 - 25 dĂ©cembre 1973 est l'un des plus cĂ©lĂšbres pionniers français de l'aĂ©ronautique. D'abord embauchĂ© comme dessinateur, il s'illustre trĂšs tĂŽt dans le domaine de l'aviation. En 1905, il modifie un de ses planeurs en hydravion, avec lequel il effectue le premier vol pilotĂ© d'un hydravion. Il dĂ©colle sur la Seine le 6 juin, remorquĂ© par une vedette rapide Ă  moteur Panhard 150 cv. Le vol se fit Ă  l'altitude 15 Ă  20 mĂštres, sur une longueur 600 mĂštres. L'hydravion Canard Voisin en 1912 La rĂ©ussite industrielle et commerciale vient avec la guerre, au dĂ©but de laquelle il prĂ©sente au ministĂšre de la Guerre le premier avion entiĂšrement mĂ©tallique. Sa fabrication Ă  plus de 8 000 exemplaires et de nombreuses licences de ses brevets permirent son dĂ©veloppement. C5 en 1924 DĂšs 1918, il se dĂ©tourne de l'aviation et se lance dans la construction automobile, domaine qui lui paraissait constituer un marchĂ© beaucoup plus prometteur. 1885 CrĂ©ation de l'État du Congo, possession personnelle du roi LĂ©opold II de Belgique Des tĂ©moignages Ă©tablissant l'exploitation indigne et les mauvais traitements dont est victime la population indigĂšne, y compris l'esclavage, la malnutrition, et la mutilation l'affaire des mains coupĂ©es » avec quelques photos Ă  l'appui, en particulier dans l'industrie du caoutchouc, entraĂźnent un mouvement international de protestation menĂ© par le Royaume-Uni et les États-Unis Ă  partir des annĂ©es 1894-1895. En 1908, le parlement belge, qui avait soutenu par des crĂ©dits et par l'envoi de troupes, l'entreprise de colonisation du roi des Belges, vota l'annexion, Ă  la suite notamment de certaines critiques de la presse anglo-saxonne concernant la gestion des reprĂ©sentants du roi au Congo. La Belgique administra la colonie jusqu'Ă  son indĂ©pendance en 1960 sous le nom de Congo belge. 1887 À Milan, premiĂšre de l'opĂ©ra Otello de Giuseppe Verdi Otello est un opĂ©ra en quatre actes de Giuseppe Verdi, sur un livret de Arrigo Boito d'aprĂšs Othello ou le Maure de Venise de William Shakespeare et créé au Teatro alla Scala de Milan, le 5 fĂ©vrier 1887. 1901 Charles Tupper dĂ©missionne de son poste de chef de l'opposition En 1895, Charles Tupper quitta son poste de reprĂ©sentant canadien en Grande-Bretagne et revint au pays pour assumer la direction du Parti conservateur, remplaçant Mackenzie Bowell. Suite Ă  des Ă©lections en 1896, il fut premier ministre du Canada pendant seulement 69 jours en 1896, le mandat le plus court Ă  jamais pour un premier ministre canadien. Il fut Ă©galement le plus ĂągĂ©, Ă  74 ans, Ă  assumer le poste. Il resta chef de l'opposition jusqu'Ă  ce jour oĂč il dĂ©missionna et prit sa retraite en Angleterre. Il est dĂ©cĂ©dĂ© le 30 octobre 1915 Ă  Bexleyheath, Kent, en Angleterre Ă  l'Ăąge de 94 ans. 1901 Edwin Prescott reçoit un brevet pour un manĂšge Edwin Prescott a créé un manĂšge ou montagne russe faisant la boucle ou looping. Le brevet fut dĂ©posĂ© le 16 aoĂ»t 1898 et remis en ce jour. 1916 CrĂ©ation du mouvement Dada L'inauguration a lieu le 5 fĂ©vrier, la salle est comble. Le mot Dada » est trouvĂ© quelques jours aprĂšs. Selon Henri BĂ©har pour tout le monde, dĂ©sormais, Dada est nĂ© Ă  Zurich le 8 fĂ©vrier 1916, son nom ayant Ă©tĂ© trouvĂ© Ă  l'aide d'un coupe-papier glissĂ© au hasard entre les pages d'un dictionnaire Larousse. Gardons-nous de ne pas croire aux lĂ©gendes ! » Dans une lettre de janvier 1921 adressĂ©e Ă  des artistes new yorkais, Tzara explique les circonstances de l'invention du nom dont il se garde de revendiquer la paternitĂ© j'Ă©tais avec des amis, je cherchais dans un dictionnaire un mot appropriĂ© aux sonoritĂ©s de toutes les langues, il faisait presque nuit lorsqu'une main verte dĂ©posa sa laideur sur la page du Larousse – en indiquant d'une maniĂšre prĂ©cise Dada – mon choix fut fait. » 1917 Nouvelle constitution pour le Mexique The Constitution of 1917 - Jorge GonzĂĄlez Camarena Courtesy of MIT En septembre 1916, Venustiano Carranza vit le besoin d'une nouvelle constitution et appela une convention constitutionnelle. La constitution de QuerĂ©taro est adoptĂ©e le 5 fĂ©vrier 1917. Le 1er mai 1917, il fut Ă©lu le premier prĂ©sident sous la nouvelle constitution. 1919 CrĂ©ation de la United Artists Artistes associĂ©s Les stars de Hollywood, Charlie Chaplin, Mary Pickford et Douglas Fairbanks, ainsi que le rĂ©alisateur Griffith forment la United Artists, convenant d’en assurer conjointement le contrĂŽle financier et artistique. Le studio de cinĂ©ma devient ainsi le premier Ă  ĂȘtre gĂ©rĂ© par des artistes, et non par des hommes d’affaires. 1921 Premier long mĂ©trage de Chaplin "The Kid", avec le jeune acteur Jackie Coogan, est projetĂ© pour la premiĂšre fois aux Etats-Unis. Le film est produit par la sociĂ©tĂ© de production la United Artists Corporation fondĂ©e par entre autres Charlie Chaplin. 1922 PremiĂšre Ă©dition du Reader's Digest DeWitt Wallace imagina un magazine composĂ© d'articles condensĂ©s issus de plusieurs magazines populaires alors qu'il se rĂ©tablissait de ses blessures de la PremiĂšre Guerre mondiale. DeWitt et son Ă©pouse d'origine canadienne Lila Wallace, nĂ©e Lila Bell Acheson publiĂšrent le premier numĂ©ro le 5 fĂ©vrier 1922 depuis leur propre maison. Le coĂ»t 10Âą. Une Ă©dition canadienne paraĂźtra en 1948, sous le nom de sĂ©lection du Reader's Digest. Pour certains un classique des salles d'attente pour d'autres un classique de la salle de toilette. 1923 Élection des LibĂ©raux de Louis-Alexandre Taschereau Ă  l'AssemblĂ©e lĂ©gislative du QuĂ©bec 1924 ClĂŽture des jeux d'hiver de Chamonix 16 CNO Nations 258 athlĂštes 11 femmes, 247 hommes 16 Ă©preuves CrĂ©dit CIO Chamonix, 29 janvier 1924, 1ers Jeux olympiques d'hiver. Les patrouilles militaires en action dans l'Ă©preuve de tir. CrĂ©dit CIO Un concurrent en action sous le regard de spectateurs lors de l'Ă©preuve de saut Ă  ski. Source des photos et du texte COMITÉ INTERNATIONAL OLYMPIQUE - JEUX OLYMPIQUES 1931 Record du monde de vitesse automobile Bipmap Le coureur automobile britannique Malcolm Campbell amĂ©liore son propre record sur le circuit de Daytona aux Etats-Unis avec une vitesse de 396 km/h. Ce qui surprend c'est l'Ă©volution Ă©norme dans la conception des voitures de course en l'espace de quatre ans. voir mes Ă©phĂ©mĂ©rides du 4 fĂ©vrier 1927 1934 Naissance de Hank Aaron - Joueur de baseball Le roi des coups de circuit avec 755 Champion frappeur de la Ligue Nationale en 1956 et 1959 Sur les Ă©quipes d’étoiles chaque annĂ©e de 1955 Ă  1975 Élu au Temple de la renommĂ©e en 1982 1936 Sortie du film "Les temps modernes" de "Modern Times" Premier film parlant de Charlie Chaplin, LES TEMPS MODERNES est considĂ©rĂ© comme l’un des chefs-d’Ɠuvre de Charlie Chaplin. Le film, dans lequel Chaplin partage la vedette avec Paulette Goddard, est une satire des excĂšs de l’industrialisation. 1942 PremiĂšre des Compagnons de Saint-Laurent Ă  la salle l'Ermitage reprĂ©sentation en 1937 AprĂšs avoir donnĂ© des reprĂ©sentations dans diffĂ©rentes salles de MontrĂ©al, la troupe des Compagnons de Saint-Laurent, fondĂ©e par le pĂšre Émile Legault , joue sa premiĂšre piĂšce Ă  l'Ermitage. Elle y restera pendant trois saisons. Le pĂšre Émile Legault fonde une troupe de théùtre au CollĂšge Saint-Laurent en 1937. Les Compagnons de Saint-Laurent se produiront pendant une quinzaine d'annĂ©es et leur influence marquera l'ensemble de la production et de la crĂ©ation théùtrale quĂ©bĂ©coise. Plusieurs s'entendent pour dire que le pĂšre Émile Legault est l'initiateur du théùtre dramatique au QuĂ©bec. 1952 Naissance de Daniel Balavoine, chanteur français Daniel Balavoine dĂ©marre sa vie d'artiste avec le groupe PrĂ©sence au dĂ©but des annĂ©es 70. Il participe ensuite Ă  la "RĂ©volution française", comĂ©die musicale montĂ©e au Palais des Sports. DĂ©but 86, il part sur la route du Paris-Dakar pour aider les populations locales. Le 14 janvier, il monte Ă  bord de l'hĂ©licoptĂšre de Thierry Sabine. Pris dans une tempĂȘte de sable, l'appareil s'Ă©crase au sol. Il n'y a aucun survivant. 1953 Sortie du film "Peter Pan" de Walt Disney Londres, fin du siĂšcle dernier. La petite Wendy s'apprĂȘte Ă  passer sa derniĂšre nuit d'enfance, car elle doit quitter la nurserie. Elle reçoit la visite du joyeux lutin Peter Pan, celui qui ne veut pas grandir. Il l'emmĂšne Ă  Never Neverland le royaume magique oĂč ils auront Ă  affronter le terrible Hook, le capitaine Crochet... 1955 Tenue du dĂ©filĂ© de nuit du premier Carnaval de QuĂ©bec DĂ©filĂ© - Reine - 1955 DĂ©filĂ© - Reine - 1956 Environ 150 000 personnes assistent Ă  ce dĂ©filĂ© de nuit formĂ© de 26 chars, de fanfares et de festivaliers provenant de diffĂ©rents groupes sociaux de la rĂ©gion quĂ©bĂ©coise. 1956 ClĂŽture des jeux d'hiver de Cortina d'Ampezzo, Italie 32 CNO Nations 821 athlĂštes 134 femmes, 687 hommes 24 Ă©preuves Du 26 janvier au 5 fĂ©vrier CrĂ©dit CIO/Collections du MusĂ©e Olympique Descente femmes, la suissesse Madeleine Berthold 1e. CrĂ©dit CIO/Collections du MusĂ©e Olympique/Lothar RĂŒbelt Tenley Albright des Etats-Unis, 1e, lors du programme libre de l'Ă©preuve individuelle fĂ©minine de patinage artistique. CrĂ©dit CIO Collections MusĂ©e Olympique/RÜBELT Lothar AthlĂštes sur le tremplin de saut Ă  ski Source des photos et du texte COMITÉ INTERNATIONAL OLYMPIQUE - JEUX OLYMPIQUES 1958 Une bombe Ă  hydrogĂšne se perd dans l'ocĂ©an Une bombe de 7600 livres 3500kg se perd dans l'ocĂ©an prĂšs des cĂŽtes de Savannahen Georgie. Cette perte est survenue lorsque l'avion bombardier transportant la bombe est entrĂ© en collision avec un chasseur. La bombe n'a jamais Ă©tĂ© retrouvĂ©e 1962 Le gĂ©nĂ©ral de Gaulle se dit prĂȘt Ă  accepter une AlgĂ©rie indĂ©pendante © AFP Un pas vers l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie est franchi. sur la base d’une coopĂ©ration amicale avec la France. En pleine guerre et alors que les attentats de l’OAS se multiplient, Charles de Gaulle alors prĂ©sident de la RĂ©publique, assure qu’il faut se tenir prĂȘt Ă  reconnaĂźtre "un Ă©tat souverain et indĂ©pendant". Le conflit prendra fin avec les Accords d’Evian signĂ©s le 18 mars de la mĂȘme annĂ©e. L’AlgĂ©rie devient indĂ©pendante Ă  l’issue d’une guerre de huit ans contre la prĂ©sence coloniale française, une prĂ©sence qui dura 132 ans, et qui prit fin officiellement le 5 juillet 1962. 1963 Vote de non-confiance Ă  la Chambre des communes contre le gouvernement de John Diefenbaker 1968 PremiĂšre rencontre des ministres de l'Éducation Au Gabon, le QuĂ©bec participe Ă  une premiĂšre rencontre des ministres de l'Éducation; Ottawa sera vexĂ© et suspendra pendant 20 mois ses relations avec Libreville. Daniel Johnson affronte le ministre fĂ©dĂ©ral de la Justice, Pierre Elliott Trudeau, lors de la confĂ©rence fĂ©dĂ©rale-provinciale. Celui-ci lui nie la prĂ©tention d'ĂȘtre le seul porte-parole des francophones au Canada. Selon lui, ces derniers doivent obtenir l'Ă©galitĂ© linguistique avec les anglophones et non un statut particulier qui mĂšnerait tout droit Ă  la sĂ©paration. 1971 Alan Shephard et Edgar Mitchell se posent en douceur sur la Lune AprĂšs l'Ă©chec d'Apollo XIII, les AmĂ©ricains ont plus de chance avec la mission Apollo XIV; Alan Shephard et Edgar Mitchell se posent en douceur sur la Lune. Apollo 14 entre en orbite lunaire le 4 fĂ©vrier Ă  01 h 55 du matin. Antares alunit prĂšs du cratĂšre Fra Mauro le 5 fĂ©vrier Ă  16 h 17, Ă  environ 15 mĂštres du point prĂ©vu. Shepard et Mitchell ont effectuĂ© deux longues "promenades lunaires", respectivement de 4 heures 24 minutes et 4 heures et 48 minutes. Pour la premiĂšre fois, ils disposent d'un petit vĂ©hicule Ă  bord duquel ils peuvent transporter des Ă©chantillons de sol lunaire et les instruments qui leur sont nĂ©cessaires. 1974 Mariner 10 s'approche de VĂ©nus Mariner 10 fut la premiĂšre mission Ă  utiliser l'attraction gravitationnelle d'une planĂšte pour en atteindre une autre. Le 3 novembre 1973, Mariner 10 fut lancĂ©e vers VĂ©nus, atteignant l'atmosphĂšre vĂ©nusienne le 5 fĂ©vrier 1974. Quelque 4 000 photos de VĂ©nus rĂ©vĂ©lĂšrent une planĂšte presque ronde entourĂ©e d'Ă©paisses couches de nuages. VĂ©nus montra une lente pĂ©riode de rotation de 243 jours et son champ magnĂ©tique ne reprĂ©sentait que 0,05 % champ terrestre. L'atmosphĂšre de la planĂšte Ă©tait principalement de l'hydrogĂšne, Ă  cause du vent solaire. 1981 Lise Payette se retire Lise Payette, ministre d'État Ă  la Condition fĂ©minine et au DĂ©veloppement social, annonce son retrait de la vie politique, afin de mieux se consacrer Ă  la cause des femmes et Ă  celle de la souverainetĂ© du QuĂ©bec. 1982 Naissance de Deidra Dionne Deidra Dionne est une skieuse canadienne de style libre MĂ©daillĂ©e de bronze olympique Ă  Salt Lake City en 2002 MĂ©dailles de bronze aux championnats du monde en 2001 et 2003 En septembre 2009, une tumeur au cerveau la force Ă  annoncer sa retraite. 1983 ExtradĂ© de Bolivie, Klaus Barbie est emprisonnĂ©, Ă  Lyon avant son procĂšs pour crimes de guerre C'est grĂące au journaliste Ladislas de Hoyos que la trace de Klaus Barbie a Ă©tĂ© retrouvĂ©e en Bolivie. L’ancien chef de la Gestapo qui s’était rĂ©fugiĂ© en AmĂ©rique du sud et se faisait appeler Klaus Altmann a Ă©tĂ© interviewĂ© et pris au piĂšge par Ladislas de Hoyos en 1972, pour TF1. AprĂšs bien des pĂ©ripĂ©ties et des atermoiements, aprĂšs que le gouvernement français eut accordĂ© Ă  la Bolivie une importante aide au dĂ©veloppement, Klaus Barbie est expulsĂ© vers la France en fĂ©vrier 1983. À l'issue d'un procĂšs de sept semaines, Barbie est condamnĂ© le 4 juillet 1987 Ă  la prison Ă  perpĂ©tuitĂ© pour la dĂ©portation de centaines de Juifs de France et notamment l'arrestation, le 6 avril 1944, de 44 enfants juifs et de sept adultes Ă  la maison d'enfants d'Izieu et leur dĂ©portation Ă  Auschwitz. 1990 Direct Film dĂ©clare faillite La compagnie Direct Film dĂ©clare faillite. 800 employĂ©s qui travaillait dans 115 magasins se retrouve en chĂŽmage 1991 DĂ©cĂšs de Dean Jagger, 87 ans Dean Jagger est un acteur amĂ©ricain nĂ© le 7 novembre 1903 Ă  Columbus Grove, Ohio États-Unis, Son rĂŽle d’officier aux cĂŽtĂ©s de Gregory Peck dans le film Twelve O’Clock High lui a mĂ©ritĂ© l’Oscar du meilleur acteur de soutien en 1950. Il a aussi Ă©tĂ© en vedette dans Elmer Gantry, King Creole et Sister Kenny. 1993 PremiĂšre du film Cap Tourmente» Ce long-mĂ©trage de fiction en couleur est rĂ©alisĂ© par Michel Langlois et produit par Bernadette Payeur et Doris Girard. Parmi les interprĂštes, on retrouve AndrĂ©e Lachapelle, Élise Guilbault et Roy Dupuis. LĂ  oĂč le fleuve est large comme la mer, une demeure familiale est devenue auberge. C'est le fief des O'Neil la mĂšre, Jeanne, et ses deux enfants, Alex et Alfa. Une famille tissĂ©e serrĂ©e qui s'entr'aime et s'entre-dĂ©chire passionnĂ©ment. Le soudain retour de Jean-Louis, l'ami venu d'ailleurs, l'homme, aura sur chacun l'effet d'un rĂ©vĂ©lateur. Fiction. Avec AndrĂ©e Lachapelle, Roy Dupuis, Gilbert Sicotte et Élise Guilbeault. Source du texte et des photos 1993 DĂ©cĂšs de Joseph Mankiewicz, 83 ans RĂ©alisateur et scĂ©nariste amĂ©ricain. La carriĂšre de Joseph Mankiewicz nĂ© le 11 fĂ©vrier 1909, a atteint son point culminant Ă  l'apogĂ©e des grands studios de Hollywood, notamment avec la superproduction "Cleopatra" en 1963. Il a obtenu en 1949 l'Oscar du meilleur rĂ©alisateur et celui du meilleur scĂ©nariste pour "A Letter To Three Wives". Il a renouvelĂ© l'exploit l'annĂ©e suivante avec "All About Eve", proclamĂ© meilleur film de l'annĂ©e. En 1953, il a obtenu de Marlon Brando et James Mason des interprĂ©tations mĂ©morables dans "Julius Caesar", gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ© comme la meilleure adaptation cinĂ©matographique de l'Ɠuvre de Shakespeare. ClĂ©opatre 1994 À Rennes, un incendie ravage l'ancien parlement de Bretagne © Sdis 35 Dans la nuit du 4 au 5 fĂ©vrier 1994, Ă  la suite d’une manifestation de marins-pĂȘcheurs dans la ville de Rennes, un incendie se dĂ©clenche dans la charpente en chĂȘne de l’ancien parlement de Bretagne. Les dĂ©gĂąts sont trĂšs importants une partie de la toiture, des tapisseries et des Ɠuvres d’art sont touchĂ©es. Construit au XVIIe siĂšcle, c’est un des lieux les plus prestigieux du patrimoine architectural breton. Ce bĂątiment avait Ă©tĂ© le seul Ă©pargnĂ© lors d’un autre incendie Ă  Rennes en 1720. Le parlement de Bretagne, comme les treize autres parlements de l’Ancien RĂ©gime, avait un rĂŽle judiciaire, mais aussi lĂ©gislatif et politique ce qui pouvait lui donner une certaine autonomie par rapport au pouvoir royal. Il est devenu une cour d’appel en 1804 et aujourd’hui c’est toujours le palais de justice. L’activitĂ© y a repris en 1999 aprĂšs d’importants travaux de restauration. 1995 DĂ©cĂšs de Doug McClure, 59 ans, acteur amĂ©ricain Doug McClure a incarnĂ© le cow-boy dans le populaire feuilleton tĂ©lĂ©visĂ© "Le Virginien". 1999 400 victoires pour Patrick Roy Patrick Roy de l'Avalanche du Colorado devient le cinquiĂšme gardien de but de l'histoire de la Ligue nationale Ă  remporter 400 victoires en carriĂšre. 2002 Le drapeau afghan hissĂ© sur le palais prĂ©sidentiel Le prĂ©sident du gouvernement intĂ©rimaire afghan, Hamid KarzaĂŻ, a hissĂ© mardi le nouveau drapeau noir, rouge et vert sur le palais prĂ©sidentiel, pour la premiĂšre depuis la mise en place du nouveau gouvernement, le 22 dĂ©cembre. Lors de la courte cĂ©rĂ©monie, M. KarzaĂŻ a appelĂ© les Afghans Ă  se rassembler pour reconstruire le pays et Ă  travailler pour la paix. Ce jour marque une nouvelle Ăšre pour le pays. J'espĂšre que mon pays aura la paix pour toujours», a dĂ©clarĂ© M. KarzaĂŻ. Le drapeau noir, rouge et vert avait Ă©tĂ© adoptĂ© comme drapeau national dans la Constitution de 1964, aprĂšs l'Ă©tablissement d'une monarchie parlementaire par le roi Mohammed Zaher Shah. Il est gĂ©nĂ©ralement reconnu comme le drapeau du roi», Zaher Shah, chassĂ© du pouvoir en 1973. Le prĂ©sident Burhanuddin Rabbani, au pouvoir de 1992 Ă  1996, l'avait remplacĂ© par un drapeau noir, blanc et vert, reconnu par l'ONU. Les talibans, qui ont dominĂ© l'Afghanistan de 1996 Ă  la fin de 2001, utilisaient un drapeau blanc. Le gouvernement intĂ©rimaire, entrĂ© en fonction aprĂšs l'effondrement du rĂ©gime du mollah Omar, a dĂ©cidĂ© en janvier de reprendre le drapeau noir, rouge et vert. Le drapeau du roi» flotte sur le palais prĂ©sidentiel 2003 Colin Powell et la guerre en Irak © AFP Devant le Conseil de sĂ©curitĂ© des nations unies, le secrĂ©taire d'Etat amĂ©ricain tente de convaincre la communautĂ© internationale que l'Irak dĂ©tient des armes de destructions massives, dĂ©voilant des "preuves". Deux ans plus tard, Colin Powell admet que ces derniĂšres Ă©taient fausses. 2004 DĂ©cĂšs de John Hench, peintre officiel de Mickey Mouse John Hench est nĂ© le 29 juin 1908 Ă  Cedar Rapids Iowa aux États-Unis et est dĂ©cĂ©dĂ© le 5 fĂ©vrier 2004 Ă  Burbank Californie d'une crise cardiaque Ă  l'Ăąge de 95 ans. Il Ă©tait le peintre officiel de Mickey Mouse. 2005 Smog cinquiĂšme journĂ©e consĂ©cutive Photos LCN Les MontrĂ©alais sont invitĂ©s Ă  ne pas faire tourner inutilement le moteur de leur voiture le smog est toujours prĂ©sent sur la mĂ©tropole. Cinq jours consĂ©cutifs de smog, c'est presque du jamais vu en plein hiver! Cette masse d'air stagnante qui plane au-dessus de la ville pourrait prendre encore quelques jours avant de disparaĂźtre. D'ici lĂ , les gens plus vulnĂ©rables, comme les personnes ĂągĂ©es et celles souffrant de problĂšmes respiratoires, doivent ĂȘtre prudents. Le smog peut avoir des consĂ©quences nĂ©fastes sur leur condition. Le smog durera encore deux jours 6 et 7 fĂ©vrier et sera dissipĂ© grĂące Ă  la pluie 2006 Les Steelers de Pittsburgh remportent le Super Bowl Les Steelers de Pittsburgh triomphent des Seahawks de Seattle 21 Ă  10 au Ford Field de Detroit, devenant la troisiĂšme Ă©quipe dans l’histoire du football amĂ©ricain Ă  remporter les honneurs du Super Bowl Ă  cinq reprises. Le receveur Hines Ward est proclamĂ© joueur par excellence du match. Le spectacle de la mi-temps a Ă©tĂ© confiĂ© aux Rolling Stones. 2007 Sortie du nouveau guide alimentaire canadien Le gouvernement canadien lance le nouveau guide alimentaire intitulĂ© Bien manger avec le Guide alimentaire canadien », la premiĂšre mise Ă  jour en 15 ans de cette bible de l'alimentation santĂ©; la derniĂšre version du guide datait de 1992. 2008 Tornades meurtriĂšres aux États-Unis SourceReuters 2008 DĂ©cĂšs de Maharishi Mahesh Yogi Maharishi Mahesh Yogi, qui fut le gourou des Beatles et a introduit en Occident la mĂ©ditation transcendantale, dĂ©cĂšde nonagĂ©naire Ă  son domicile aux Pays-Bas; originaire de l'État du Madhya Pradesh en Inde, Maharishi Mahesh Yogi a lancĂ© son mouvement en 1958, dans les annĂ©es 60, il a attirĂ© bon nombre de disciples dont le cĂ©lĂšbre groupe britannique Les Beatles mais aussi les Beach Boys amĂ©ricains, l'actrice Mia Farrow, son livre paru en 1964, La Science de l'ĂȘtre humain et l'Art de vivre, a Ă©tĂ© traduit dans 15 langues et vendu Ă  plus de un million d'exemplaires. 2008 Interdiction de fumer dans les prisons quĂ©bĂ©coises 2010 Le chef du NPD Jack Layton annonce Ă  Toronto qu'il est atteint d'un cancer de la prostate ÂgĂ© de 59 ans, il continuera Ă  assumer son poste de dĂ©putĂ© et de chef de son parti pendant ses traiements. Une Ă©lection fĂ©dĂ©rale est dĂ©clenchĂ©e le 25 mars 2011, Layton dĂ©bute sa campagne avec vigueur, malgrĂ© des questions sur son Ă©tat de santĂ© ; il a reçu un diagnostic de cancer de prostate en 2010 et vient de subir une chirurgie Ă  la hanche. Il affirme, avec insistance, que sa santĂ© physique lui permet de mener Ă  bien sa campagne ; de fait, se dĂ©plaçant Ă  l'aide d'une canne, il renforce son image d'homme sympathique. Le NPD prĂ©sente une plate-forme populiste, comme programme, s'engageant entre autres Ă  rĂ©duire les taux d'intĂ©rĂȘt sur les cartes de crĂ©dit. MalgrĂ© un dĂ©part lent, Layton surprend la classe politique canadienne avec de fortes performances aux dĂ©bats des chefs. Le NPD monte rapidement dans les sondages, pour surpasser d'abord le Bloc quĂ©bĂ©cois seul parti se restreignant au QuĂ©bec, puis les libĂ©raux Ă  l'Ă©chelle de tout le Canada. La montĂ©e sans prĂ©cĂ©dent du NPD au QuĂ©bec est surtout attribuĂ©e Ă  Jack Layton lui-mĂȘme, QuĂ©bĂ©cois d'origine et figure fort apprĂ©ciĂ©e des QuĂ©bĂ©cois ; il bĂ©nĂ©ficie notamment d'une exposition mĂ©diatique favorable Ă  la suite d'une apparition rĂ©ussie Ă  l'Ă©mission Tout le monde en parle. Le 2 mai, le parti de Jack Layton remporte 103 siĂšges, plus du double de son sommet historique, et devient l'Opposition officielle pour la premiĂšre fois de son histoire. Les gains du NPD se font surtout au QuĂ©bec, oĂč le NPD, partant d'un seul siĂšge, en remporte 59. Le NPD obtient Ă©galement des gains importants dans la rĂ©gion mĂ©tropolitaine de Toronto. Le 25 juillet 2011, lors d'une confĂ©rence de presse, Jack Layton annonce qu'il est atteint d'un nouveau cancer et qu'il se retire temporairement de son poste de chef du NPD, pour soigner cette nouvelle maladie. Le lundi 22 aoĂ»t 2011 Ă  4 h 45, Ă  sa rĂ©sidence de Toronto, Jack Layton meurt des suites du cancer annoncĂ© publiquement le 25 juillet prĂ©cĂ©dent. 2012 Jean Charest annonce des mesures pour la protection de 50 pour cent du Nord quĂ©bĂ©cois Le premier ministre du QuĂ©bec, Jean Charest Le premier ministre du QuĂ©bec Jean Charest annonce des mesures visant la protection de 50 pour cent du territoire situĂ© au nord du 49e parallĂšle. 2012 Super Bowl Les Giants refont le coup aux Patriots super bowl 2012 logo Les Giants de New York ont fait montre de caractĂšre pour remporter le 46e Super Bowl avec un gain dramatique de 21-17 contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Les Giants gagnent ainsi le quatriĂšme titre de leur histoire aprĂšs ceux de 1986, 1990 et 2007. Ils deviennent Ă©galement la premiĂšre formation de l'histoire de la NFL Ă  remporter les grands honneurs aprĂšs avoir prĂ©sentĂ© un dossier de 9-7 en saison rĂ©guliĂšre. Par Mathieu Boulay et Étienne Bouchard Agence QMI 2015 Rabais dĂ©cevants chez Target JIM WELLS/CALGARY SUN/QMI AGENCY La course aux rabais chez Target Ă©tait bien loin de ressembler au Black Friday», jeudi matin, alors que l'entreprise commençait Ă  liquider ses stocks en vue de la fermeture des 133 magasins au Canada. File / Global News Le stationnement Ă©tait plein Ă  craquer avant mĂȘme l’ouverture du magasin de Place Fleur de Lys jeudi, mais la plupart des clients rencontrĂ©s par Le Journal avouaient ĂȘtre trĂšs déçus» des rabais, n’allant que de 10 Ă  30 %. Tant qu’à moi ils peuvent bien faire faillite une deuxiĂšme fois! Ils ont remontĂ© les prix pour appliquer leur rabais de fermeture» mentionnait CĂ©rina, une cliente rĂ©guliĂšre, visiblement trĂšs déçue. Ce sont des ventes finales en plus. Si tu t’achĂštes une balayeuse Ă  seulement 10 % de rabais et qu’elle brise, t’es pognĂ©e avec!» a-t-elle ajoutĂ©, en poussant son panier encore vide. C’est pas pantoute le Black Friday qu’on pensait. J’économiserai pas beaucoup aujourd’hui!» lançait Emilie, visiblement déçue. On s’attendait Ă  plus. Mon rouge Ă  lĂšvre Ă©tait Ă  30 % de rabais, mais il est souvent ce prix Ă  la pharmacie», ajoutait Johanne. Gens d'ici QuĂ©bec 1921 Naissance de Robert L'Herbier Chanteur de charme des annĂ©es 40-50. Directeur des Ă©missions Ă  TĂ©lĂ©-MĂ©tropole 1961-69. et vice-prĂ©sident Ă  la programmation 1969-85. MariĂ© Ă  la chanteuse Rolande DĂ©sormeaux de 1945 Ă  1963 "Rolande et Robert" de 1954 Ă  1959. Il est mort le premier janvier 2008. 1937 Naissance d'HervĂ© Brousseau Photo QuĂ©becpop Auteur-compositeur-interprĂšte "RĂȘve et conquĂȘte" - "Il avait fait fortune" Un des fondateurs du groupe de chansonniers Les Bozos - ComĂ©dien "En haut de la pente douce" - "De 9 Ă  5" et rĂ©alisateur 1949 Naissance d'Yvon ValliĂšres Yvon ValliĂšres nĂ© le 5 fĂ©vrier 1949 Ă  Danville, Estrie, est une personnalitĂ© politique quĂ©bĂ©coise. Il est dĂ©putĂ© de Richmond Ă  l'AssemblĂ©e nationale du QuĂ©bec, et a Ă©tĂ© prĂ©sident de cette assemblĂ©e de janvier 2009 Ă  avril 2011. Il est le deuxiĂšme parmi les membres actuels de l'AssemblĂ©e nationale qui comptent le plus d'expĂ©rience parlementaire. DĂ©putĂ© de Richmond pour un premier mandat de 1973 Ă  1976, il est réélu, pour le compte du Parti libĂ©ral du QuĂ©bec sans interruption depuis l'Ă©lection de 1981. 1985 DĂ©cĂšs de Georges-Émile Lapalme Georges-Émile Lapalme nĂ© le 14 janvier 1907, une des figures dominantes de la RĂ©volution tranquille et l'ennemi jurĂ© de Maurice Duplessis meurt Ă  l'Ăąge de 78 ans. Il est devenu chef du Parti libĂ©ral du QuĂ©bec en 1950, succĂ©dant Ă  AdĂ©lard Godbout. Il faisait partie de L'Ă©quipe du tonnerre’ quand Jean Lesage a Ă©tĂ© Ă©lu en 1960; il est devenu vice-premier ministre et procureur gĂ©nĂ©ral. L'annĂ©e suivante, il a pris la direction du nouveau ministĂšre des Affaires culturelles. 1993 DĂ©cĂšs de Marcel LĂ©ger, 62 ans Premier titulaire du ministĂšre quĂ©bĂ©cois de l'Environnement de 1976 Ă  1982, puis ministre du Tourisme de 1984 Ă  1985, Marcel LĂ©ger a Ă©tĂ© le premier dĂ©putĂ© du Parti quĂ©bĂ©cois Ă  ĂȘtre dĂ©clarĂ© Ă©lu Ă  l'AssemblĂ©e nationale le 29 avril 1970. Depuis 1988, il prĂ©sidait avec son fils Jean-Marc aux destinĂ©es de la maison de sondage LĂ©ger et LĂ©ger. 2005 DĂ©cĂšs d'Henri Rochon Henri Rochon, nĂ© le 12 mars 1924, est l'un des plus grands joueurs de l'histoire du tennis canadien. Il est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l'Ăąge de 80 ans Ă  la suite d'une longue maladie. Parmi ses hauts faits d'armes, Henri Rochon a remportĂ© les Internationaux de tennis du Canada 1949. Il a occupĂ© le premier rang au classement des meilleurs joueurs canadiens en 1947 et 1949. Il a aussi fait partie de l'Ă©quipe canadienne de la Coupe Davis pendant dix ans. 2009 DĂ©cĂšs de Claude Girardin NĂ© en 1931, Claude Girardin dĂ©bute sa carriĂšre professionnelle en tant que vendeur d’assurance-vie. En 1959, les propriĂ©taires du cabaret La Cave l’engage comme chanteur. En 1960, il sort son premier disque mais le succĂšs viendra Ă  son second grĂące Ă  J’ai rĂȘvĂ© dans tes bras. En 1962, il lance son premier album, comprenant ses premiers succĂšs Tu resteras dans mon cƓur , Un petit bĂ©cot et Sans ton amour . En 1964, l’artiste se produit au Sand’s Hotel de Las Vegas, en premiĂšre partie de Frank Sinatra. AprĂšs presqu’une dĂ©cennie de succĂšs, Claude Girardin dĂ©cide d’abandonner la chanson. Il devient alors directeur de la promotion pour la station de radio CKVL. Il occupera ce poste de 1968 Ă  1972, avant de fonder sa propre compagnie Productions Claude Girardin inc. Au dĂ©but des annĂ©es 90, il anime l’émission Show Biz 90, sur les ondes de CKLM. Cette annĂ©e-lĂ , le chanteur dĂ©cide de reprendre la scĂšne. Jusqu’en 2006, il sera trĂšs prĂ©sent dans les productions de Roger Sylvain. Il est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  la suite Ă  un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral. PĂȘle-mĂȘle 1663 Tremblement de terre au QuĂ©bec Un retentissant tremblement de terre frappe le QuĂ©bec, les Maritimes et la Nouvelle-Angleterre. Des bĂątiments sont secouĂ©s, d'Ă©pais nuages de poussiĂšre assombrissent le ciel et les glaces des riviĂšres se brisent et volent dans les airs. On ressent des soubresauts pendant prĂšs de six mois. Aux Éboulements, premiers glissements de terrain rapportĂ©s par la chronique en Nouvelle-France. 1810 NapolĂ©on crĂ©e les prisons d'État pour, selon ses propres mots, les personnes dĂ©tenues sans qu'il soit convenable ni de les faire traduire devant les tribunaux ni de les mettre en libertĂ© ». 1992 Le baiser le plus mĂ©morable Selon un sondage rĂ©alisĂ© pour le compte d'un fabricant de rouge Ă  lĂšvres, le baiser de Rhett Butler et Scarlett O'Hara dans Gone With The Wind Autant en emporte le vent est le plus mĂ©morable de l'histoire du cinĂ©ma. DerriĂšre Clark Gable et Vivien Leigh viennent Deborrah Kerr et Burt Lancaster dans From Here To Eternity, puis Ingrid Bergman et Humphrey Bogart dans Casablanca. 2007 Un bar contourne la loi antitabac À MontrĂ©al, le propriĂ©taire du bar Sky a peut-ĂȘtre trouvĂ© une façon de dĂ©jouer la loi antitabac en vigueur depuis juin dernier. Selon Le Devoir, les clients du bar de la rue Sainte-Catherine peuvent sortir par la porte arriĂšre de l'Ă©difice et aller griller une cigarette bien au chaud dans un appartement de l'immeuble voisin. Peter Sergakis assure que ce n'est pas lui, mais son locataire qui met son appartement Ă  la disposition des fumeurs. Le tout semble conforme Ă  la loi antitabac, qui permet qu'un abri soit utilisĂ© exclusivement pour la consommation du tabac. Un tel fumoir doit cependant se conformer Ă  la rĂ©glementation municipale et aux normes de sĂ©curitĂ© de prĂ©vention des incendies. L'arrondissement de Ville-Marie a l'intention d'inspecter les lieux au cours des prochains jours. SacrĂ©e mĂ©tĂ©o 1923 Au lac Doucet, prĂšs de Normandin au Lac-Saint-Jean, est observĂ© le minimum historique au QuĂ©bec de -54,2 degrĂ©s Celsius. 2012 L'Europe est largement paralysĂ©e par le grand froid et la neige, qui ont tuĂ© ces derniers jours prĂšs de 300 personnes sur l'ensemble du continent, et donnĂ© des images inhabituelles de villes du Sud recouvertes de neige.
Je ne suis pas un chasseur mais j’lui mettrais bien une cartouche » Les paroles sont toujours aussi subtiles et dĂ©licates, la parodie envers Patrick SĂ©bastien et ses chansons populaires toujours aussi Ă©vidente, pas de doute, c’est bien SĂ©bastien Patoche (alias Cartman de TPMP) qui dĂ©barque avec un nouveau clip!Seulement il arrive aussi avec des nouvelles

Plan Texte Notes Citation Auteur Texte intĂ©gral 1 Edward Bond, La Compagnie des hommes, Paris, L’Arche, 1992 [In the Company of Men, 1988]. 2 Unplugged » signifie dĂ©branchĂ©. On dit d’un groupe de musique qu’il joue unplugged, lorsqu’il jou ... 3 LĂ©o, en jouant Dans la compagnie des hommes » 120 min et Unplugged 92 min. ComplĂ©ments de pro ... 1LĂ©o, en jouant Dans la compagnie des hommes » France, 2003 est passĂ© quasiment inaperçu. RĂ©alisĂ© pour Arte, le cinquiĂšme film de Desplechin n’a Ă©tĂ© projetĂ© que dans une salle parisienne au moment de sa sortie cinĂ©ma, bien qu’il ait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au Festival de Cannes 2003 dans la section Un certain regard ». C’est pourtant un film tout Ă  fait singulier et il serait regrettable de nĂ©gliger son importance dans le parcours cinĂ©matographique de Desplechin. LĂ©o est l’adaptation d’une piĂšce anglaise d’Edward Bond, La Compagnie des hommes1. Assez fidĂšle au texte original, le film s’en Ă©carte toutefois Ă  plusieurs reprises, notamment par l’adjonction d’un personnage hamlĂ©tien, OphĂ©lie Anna Mouglalis, et par l’introduction ponctuelle, au sein du film principal en 35mm, de sĂ©quences vidĂ©o montrant la prĂ©paration du film par Desplechin et ses comĂ©diens. Ces rĂ©pĂ©titions font l’objet d’un film Ă  part entiĂšre, Unplugged, en jouant Dans la compagnie des hommes »2 France, 2004, inĂ©dit en salle et diffusĂ© uniquement en dvd3. 4 Trois ouvrages notables sont consacrĂ©s Ă  la dĂ©finition et Ă  l’histoire de ce concept dans le champ ... 5 Voir Ă  ce propos Arnaud Desplechin. La vraie vie ça ne peut pas ĂȘtre que ça ? », propos recueil ... 6 Arnaud Desplechin et Roger Bohbot, Rois & Reine, Paris, DenoĂ«l, 2005, p. 10. 2 La notion clĂ© qui jalonnera cet article est celle d’intertextualitĂ©, concept nĂ© dans le contexte structuraliste de la fin des annĂ©es 1960, puis repris et dĂ©veloppĂ© par les poststructuralistes dans le but d’en faire un outil d’analyse4. L’intertextualitĂ© s’est ainsi constituĂ©e en pratique d’écriture et/ou en pratique de lecture et dĂ©finit toute forme de correspondance qui peut ĂȘtre Ă©tablie entre un texte de quelque nature qu’il soit filmique, scriptural, iconique, musical, etc. et une autre production antĂ©rieure ou synchronique. Mon ambition est donc de comprendre de quelle maniĂšre LĂ©o s’approprie, assimile et transforme ses intertextes et d’analyser les points essentiels des relations dialogiques qui en rĂ©sultent. Le choix de cette orientation n’est pas le fruit du hasard. Desplechin truffe son cinĂ©ma de rĂ©fĂ©rences, citations et rĂ©emplois en tous genres. CinĂ©phile fervent et lecteur avide, il conçoit la mise en scĂšne comme un travail d’interprĂ©tation et de confrontation Ă  des modĂšles5. Sa dĂ©marche se rĂ©sume assez bien par cette phrase tirĂ©e de la prĂ©face du scĂ©nario de Rois et Reine France, 2004 Devinant ce film mien qui se dessine, j’essaie avant tout d’ĂȘtre rageusement fidĂšle aux films [et Ă  toutes les autres Ɠuvres, pourrait-on ajouter] qui m’ont inventĂ©. »6 Apparaissent ici les notions de transmission et de filiation, qui sont omniprĂ©sentes dans ses films, tant au niveau esthĂ©tique que thĂ©matique. De ce point de vue, LĂ©o est tout Ă  fait emblĂ©matique puisque le film intĂšgre deux textes qui ont prĂ©cisĂ©ment pour sujet l’hĂ©ritage laissĂ© par un pĂšre Ă  son fils et la difficultĂ© d’assumer le rĂŽle de successeur. Dans la piĂšce de Bond, LĂ©onard est un enfant abandonnĂ© et adoptĂ© par Oldfield Jurrieu dans le film, jouĂ© par Jean-Paul Roussillon, un riche et puissant commerçant d’armes. ChargĂ© de prendre la relĂšve Ă  la tĂȘte de la sociĂ©tĂ©, LĂ©onard cherche Ă  se montrer digne de son pĂšre, puis finit par le trahir et tenter de l’assassiner. La rĂ©fĂ©rence explicite Ă  Hamlet viendra redoubler ce thĂšme du conflit familial, tout en lui confĂ©rant une nouvelle dimension. Cette Ă©tude s’organisera en trois temps. Je me pencherai tout d’abord sur la rencontre entre LĂ©o et ses deux principales sources, In the Company of Men et Hamlet [1603]. J’examinerai les procĂ©dĂ©s d’intĂ©gration de la matiĂšre shakespearienne au sein de l’univers diĂ©gĂ©tique empruntĂ© Ă  Bond et tenterai de comprendre ses causes et ses effets. Dans un deuxiĂšme temps, j’analyserai la relation complexe que LĂ©o entretient avec son pendant documentaire Unplugged. Enfin, je tenterai de mettre en perspective les liens profonds qui unissent LĂ©o au film de Desplechin qui l’a immĂ©diatement suivi, Rois et Reine. J’exposerai briĂšvement les enjeux de l’usage de rĂ©fĂ©rences dans ce dernier et proposerai une piste de rĂ©flexion sur l’évolution de la pratique intertextuelle du cinĂ©aste. LĂ©o et ses hypotextes 7 GĂ©rard Genette, Palimpsestes, Paris, Seuil, 1982. 8 Sa propre traduction, puisqu’elle diffĂšre des versions françaises dĂ©jĂ  existantes. 3L’adaptation d’un texte littĂ©raire romanesque, dramaturgique ou autre est une pratique extrĂȘmement rĂ©pandue au cinĂ©ma et entre dans ce que Genette, dans Palimpsestes7, appelle l’hypertextualitĂ©, c’est-Ă -dire une relation de dĂ©rivation qui unit un hypertexte le texte second et un hypotexte le texte antĂ©rieur. Avec LĂ©o, Desplechin adapte pour la seconde fois, aprĂšs Esther Kahn France/France-Bretagne, 2000, un texte littĂ©raire anglais. Cependant, c’est Ă  un exercice d’écriture hypertextuelle totalement diffĂ©rent qu’il s’est essayĂ© dans le second film. Pour l’adaptation d’Esther Kahn, courte nouvelle d’Arthur Symons publiĂ©e en 1905, Desplechin, assistĂ© d’Emmanuel Bourdieu, avait fait le choix de conserver le texte en version originale, de tourner en Angleterre et de ne pas changer le contexte temporel, situant ainsi l’histoire Ă  la fin du xixe siĂšcle. Cette fois, il opĂšre une transposition spatiale et propose une traduction du texte en langue française8, ce qui le conduit Ă  changer le nom des personnages Ă  consonance anglophone. L’autre diffĂ©rence majeure concerne la nature et la longueur du texte. Esther Kahn est une nouvelle trĂšs brĂšve, Ă  peine 25 pages, alors que In the Company of Men est une longue piĂšce de théùtre peuplĂ©e de personnages spĂ©cialement volubiles. Le travail de Desplechin pour Esther Kahn consistait ainsi Ă  amplifier l’hypotexte en dĂ©veloppant ses potentialitĂ©s latentes et en donnant corps aux extrapolations que le texte-source encourageait ou qui sont nĂ©es de positions interprĂ©tatives particuliĂšres. Dans Palimpsestes, Genette distingue l’extension augmentation par addition massive de l’expansion dilatation stylistique, deux pratiques qui jouent gĂ©nĂ©ralement de concert. Le respect total du texte de Symons conduit Desplechin Ă  privilĂ©gier la seconde, n’ajoutant que trĂšs peu d’élĂ©ments totalement absents de la nouvelle, mais donnant de l’ampleur au rĂ©cit d’actions rĂ©sumĂ©es en quelques phrases par Symons. Au contraire, Arnaud Desplechin, Nicolas Saada et Emmanuel Bourdieu, coscĂ©naristes de LĂ©o, ont davantage utilisĂ© le procĂ©dĂ© inverse, c’est-Ă -dire l’excision et la concision. Dans le systĂšme genettien, l’excision est l’antithĂšse de l’extension et dĂ©signe donc une rĂ©duction par suppression, tandis que la concision, opĂ©ration inverse de l’expansion, consiste en une condensation par un style plus succinct. Pour le dire autrement, l’excision est l’abandon d’un Ă©lĂ©ment, alors que la concision le conserve mais l’exprime plus briĂšvement. La piĂšce de Bond se caractĂ©rise par des monologues trĂšs complexes et souvent extrĂȘmement longs. Les scĂ©naristes ont donc choisi de couper franchement dans le texte, tantĂŽt un bout de phrase, tantĂŽt un pan entier de dialogues. Le travail sur le texte ne s’est pas arrĂȘtĂ© lĂ , puisque trĂšs souvent l’ordre des rĂ©pliques, voire des scĂšnes, est modifiĂ©. MalgrĂ© cela, le sens global de la piĂšce est conservĂ©, les limites de la diĂ©gĂšse sont les mĂȘmes et Ă  quelques exceptions prĂšs, l’intrigue suit strictement le fil narratif tissĂ© par Edward Bond. Toutefois, le film effectue quelques Ă©carts, certes peu nombreux, mais par consĂ©quent d’autant plus intĂ©ressants et significatifs. Ces modifications relĂšvent selon moi de trois rĂ©solutions esthĂ©tiques particuliĂšres. 4 La premiĂšre rĂ©solution est celle de rompre ponctuellement avec la reprĂ©sentation scĂ©nique et de dĂ©velopper les virtualitĂ©s de l’hypotexte que les limites inhĂ©rentes Ă  la reprĂ©sentation théùtrale devaient laisser Ă  l’état d’embryon et que le mĂ©dium cinĂ©ma permettait d’accomplir. D’une part, les scĂ©naristes se sont employĂ©s Ă  donner de l’air » Ă  la narration en multipliant les lieux extĂ©rieurs et intĂ©rieurs. A l’origine, la piĂšce de Bond ne se dĂ©roule que dans des espaces fermĂ©s la rĂ©sidence principale des Oldfield, leur maison de campagne et une vieille bĂątisse en ruine. Or le film dĂ©place plusieurs scĂšnes dans un cadre diffĂ©rent. Ainsi, la premiĂšre rencontre entre LĂ©onard Sami Bouajila et William Hippolyte Girardot / qui s’appelle Wilbraham dans la piĂšce, durant laquelle ils nĂ©gocient le rachat de la sociĂ©tĂ© de William avec Doniol Laszlo Szabo / Dodds chez Bond pour arbitre, n’a plus lieu dans le salon de la maison principale. Les trois personnages se rendent dans une forĂȘt, Ă  l’abri des regards, puis terminent leurs tractations dans une voiture. On peut citer plusieurs autres exemples de transpositions spatiales ponctuelles la rencontre entre Hammer Wladimir Yordanoff / Hammond dans la piĂšce et LĂ©onard a lieu dans un grand bureau ; la discussion durant laquelle Jurrieu annonce Ă  son fils qu’il le fait entrer au conseil d’administration se dĂ©roule dans un cafĂ© ; la prĂ©sentation du nouveau fusil est dĂ©placĂ©e dans le jardin, etc. D’autre part, le film opĂšre deux expansions patentes. Celles-ci concernent deux analepses de la piĂšce transformĂ©es en longs flashbacks pour le film. Le premier est racontĂ© par Jurrieu Ă  son fils. Il lui explique comment il a Ă©tĂ© trouvĂ© abandonnĂ© sur le seuil de leur porte et de quelle maniĂšre ThĂ©rĂšse, sa femme dĂ©cĂ©dĂ©e, a simulĂ© un accouchement, au moyen de mĂ©dicaments destinĂ©s Ă  lui donner de violents maux de ventre, et d’une poche de sang pour arroser le bĂ©bĂ©. Se rĂ©jouissant de la douleur terrassante qu’elle s’inflige, ThĂ©rĂšse baigne son fils de sang fig. 1. Cet Ă©pisode est entiĂšrement actualisĂ© dans le film, lui confĂ©rant un impact supĂ©rieur et donnant corps Ă  un personnage absent de la piĂšce. 9 La piĂšce n’est pas divisĂ©e en actes et en scĂšnes, mais en neuf unitĂ©s » units. 10 Dans la piĂšce, Bartley prĂ©sente d’emblĂ©e sa premiĂšre histoire comme un mensonge. Edward Bond, op. c ... 5 Le second rĂ©cit, dont la narration est dĂ©lĂ©guĂ©e au serviteur Jonas Bakary SangarĂ© / Bartley chez Bond, se divise en deux parties et Ă©voque la carriĂšre militaire de ce dernier dans un sous-marin nuclĂ©aire. Dans la piĂšce, ces deux parties sont situĂ©es dans la mĂȘme unitĂ© 59 et ne sont sĂ©parĂ©es que par l’irruption de Hammond dans le refuge de LĂ©onard et Bartley. Dans le film en revanche, la premiĂšre partie est dĂ©placĂ©e au dĂ©but. AprĂšs que Jurrieu est allĂ© se coucher, Jonas raconte Ă  LĂ©onard sa rencontre avec le pĂšre de ce dernier et relate la discussion qu’il a eue avec lui au sujet de son engagement en tant que majordome. Les paroles de Jonas donnent naissance Ă  un flashback qui emmĂšne le spectateur dans le hall d’un grand bĂątiment. Jonas interpelle Jurrieu pour lui demander du travail. AprĂšs lui avoir montrĂ© ses Ă©tats de service qui mentionnent son passage en cour martiale, Jonas raconte sa mise Ă  pied qui serait survenue suite Ă  une blague graveleuse de sa part. A la fin du film, dans l’immeuble en ruine, Jonas revient sur les raisons qui l’ont conduit en cours martiale, avouant avoir menti Ă  Jurrieu pour pouvoir ĂȘtre embauchĂ©10. Le flashback qui en dĂ©coule est guidĂ© par quelques occurrences de la voix de Jonas, over, et ponctuĂ© de plusieurs retours au rĂ©cit-cadre qui marquent les ellipses du rĂ©cit enchĂąssĂ©. Alors que le texte est globalement raccourci, cet Ă©pisode qui ne s’étend que sur Ă  peine une page et demie dans la piĂšce dure environ sept minutes dans le film. Les scĂ©naristes ont donc choisi de gonfler cette anecdote, voyant lĂ  l’opportunitĂ© de tourner une scĂšne de cinĂ©ma intense, violente, trĂšs visuelle et situĂ©e dans un lieu particulier qui renvoie Ă  un genre cinĂ©matographique spĂ©cifique, le film de guerre fig. 2. 6 Desplechin a souvent Ă©voquĂ© son goĂ»t pour les films de genre et son intĂ©rĂȘt pour les assemblages hĂ©tĂ©roclites de sĂ©quences trĂšs diffĂ©rentes. Il n’est donc pas Ă©tonnant qu’il ait sautĂ© sur l’occasion de dĂ©velopper une sĂ©quence telle que celle-ci, un petit film Ă  part, presque autonome, dans un lieu et un genre trĂšs Ă©loignĂ© du rĂ©cit-cadre. 11 Desplechin – Saada, une conversation », bonus de LĂ©o, double dvd Arte vidĂ©o. 7 La deuxiĂšme opĂ©ration transformationnelle concerne la construction du savoir narratif du destinataire et son effet sur le mouvement gĂ©nĂ©ral du rĂ©cit. A une seule exception prĂšs – celle de la rĂ©vĂ©lation retardĂ©e du mensonge de Jonas que je viens d’évoquer – le film annule tous les effets de surprise construits par la piĂšce, au profit d’une Ă©criture que Desplechin qualifie lui-mĂȘme d’ hitchcockienne »11, basĂ©e sur le suspense et plaçant des objets au centre de l’attention. Les accessoires jouent dĂ©jĂ  un rĂŽle prĂ©pondĂ©rant dans l’Ɠuvre de Bond un verre de whisky mal prĂ©parĂ©, une chemise empruntĂ©e, deux chargeurs intervertis, un testament Ă  moitiĂ© signĂ© ; Desplechin ne fait donc qu’accentuer la prééminence de ces objets pour en faire les vecteurs du suspense et les moteurs du rĂ©cit. Parmi les quelques exemples qui illustrent cette troisiĂšme rĂ©solution, l’épisode du fusil de prĂ©cision me semble ĂȘtre le plus Ă©loquent. Alors que la rĂ©vĂ©lation au lecteur de la culpabilitĂ© de LĂ©onard dans cet incident est sans doute le point d’orgue de la piĂšce, Desplechin refuse cet effet, se focalisant sur LĂ©onard et octroyant une fonction narrative privilĂ©giĂ©e Ă  la cartouche que LĂ©onard tente de glisser dans le chargeur. Chez Bond, l’incident peut se rĂ©sumer ainsi le tout nouveau fusil des usines d’Oldfield est apportĂ© par Bartley qui s’occupe de remplir les chargeurs et qui est supposĂ© en placer un vide sur l’arme de dĂ©monstration. LĂ©onard s’en saisit et commence la prĂ©sentation. Alors qu’il vise son pĂšre, Bartley l’interrompt, sort le chargeur et y dĂ©couvre une balle. Il essaie de dissimuler la piĂšce Ă  conviction, mais se fait attraper par Oldfield. MalgrĂ© les protestations du domestique, chacun pense qu’il est le responsable de la bĂ©vue et qu’il a dĂ» se tromper de chargeur par inadvertance. On apprendra plus tard que c’était en fait LĂ©onard qui Ă©tait discrĂštement intervenu pour faire passer son crime pour un accident. Dans le film, l’histoire racontĂ©e est exactement la mĂȘme, les faits sont identiques, mais la construction narrative est totalement diffĂ©rente. Tout l’effet de la sĂ©quence est alors chamboulĂ©, convertissant une vague ambiguĂŻtĂ© conclue par un coup de théùtre en un long moment de suspense. DĂ©taillons cette sĂ©quence du film. Elle commence par une action forcĂ©ment absente de la piĂšce. LĂ©onard se trouve dans un entrepĂŽt et ouvre avec prĂ©caution une caisse de munitions. Il se saisit d’un chargeur et referme la caisse. AprĂšs un dĂ©tour par Shakespeare, on retrouve LĂ©onard dans la chambre de son pĂšre, qui est endormi. LĂ©onard subtilise alors une clĂ© sur la table de nuit et ouvre le grand coffre de la piĂšce d’à cĂŽtĂ© pour y prendre une cartouche. RĂ©veillĂ© par le bruit, Jurrieu l’appelle. LĂ©onard s’assied Ă  son chevet, la cartouche dans la main et le chargeur posĂ© sur le lit fig. 3. Le pĂšre porte un masque de sommeil qu’il ne retire pas, ce qui lui donne un dĂ©savantage perceptif Ă©vident par rapport au spectateur fig. 4. On assiste alors Ă  une courte conversation, banale mais trĂšs tendue, puisque Jurrieu, qui a la cartouche sous le nez, peut retirer son masque Ă  tout instant. 12 Nous faisons rĂ©fĂ©rence ici Ă  la cĂ©lĂšbre distinction d’Alfred Hitchcock entre la surprise » et le ... 8 Le film retrouve alors le fil narratif de la piĂšce pour le long entretien entre LĂ©onard et William unitĂ© 4. Or, cette scĂšne est enrichie par la nĂ©cessitĂ© pour LĂ©onard d’enfiler la cartouche dans le chargeur, sans que son interlocuteur ne s’en aperçoive. A nouveau, Desplechin dĂ©tourne l’attention du spectateur par des gros plans insistants sur la cartouche et les mains de LĂ©onard. Le discours bondien de William devient secondaire. Ce qui compte pour le spectateur, c’est d’observer Ă  quel moment LĂ©onard pourra profiter de l’agitation de son interlocuteur pour insĂ©rer la cartouche. Il y parvient finalement au dernier moment, alors que Jurrieu et Jonas sont entrĂ©s dans la piĂšce. Comme le spectateur sait que le fusil est chargĂ© et que LĂ©onard Ă  l’intention de tuer son pĂšre, la scĂšne de la dĂ©monstration dans le jardin pousse le suspense Ă  son paroxysme. LĂ©onard braque le fusil sur son pĂšre. Le pointeur laser parcourt le corps de Jurrieu fig. 5 qui accompagne lui-mĂȘme la tache rouge avec sa main, sereinement, ne se doutant de rien. Ce dĂ©placement du point de vue, cette redistribution des savoirs narratifs, crĂ©e toute la tension et la force de cette sĂ©quence et dĂ©coule directement des leçons d’Hitchcock12. 13 Philippe Azoury, Desplechin, le plein de doutes », LibĂ©ration, 17 mai 2003. 14 Edward Bond, op. cit., p. 41. 9 Enfin, le troisiĂšme parti pris esthĂ©tique qui constitue un Ă©cart notoire entre l’hypertexte et son hypotexte a notamment Ă©tĂ© mis en avant par Philippe Azoury dans sa critique pour LibĂ©ration En jouant â€č Dans la compagnie des hommes â€ș voudrait tout montrer, tout dire, tout dĂ©shabiller, tout faire comprendre, pour qu’aucune intention, cette fois, ne prenne le risque de rester incomprise. »13 Cette remarque, formulĂ©e dans un sens nettement dĂ©prĂ©ciatif dans les lignes de Philippe Azoury, me semble parfaitement pertinente, sans que cela n’appelle forcĂ©ment un quelconque jugement de valeur. Le signe le plus probant de cette tendance est sans doute la prĂ©sence rĂ©guliĂšre d’une voix over, vouĂ©e Ă  souligner les transitions narratives, Ă  annoncer l’évolution Ă  venir et Ă  tĂ©moigner des transports intĂ©rieurs des personnages, LĂ©onard en particulier. Le narrateur over Desplechin lui-mĂȘme dit par exemple Ă  la 34e minute LĂ©onard ne dit rien Ă  son pĂšre sur la proposition de William. Avec l’aide de Doniol il manƓuvre aussi habilement qu’il mĂšne Ă  bien l’achat de la sociĂ©tĂ©, puis l’éviction de William, sans que le vieux Jurrieu ne s’aperçoive de rien. » Ou, Ă  la 73e minute LĂ©onard a volĂ© une cartouche. Il va devoir maintenant intervertir les deux chargeurs. Son projet est guidĂ© par une haine maximale et un amour maximal. LĂ©onard va essayer de tuer son pĂšre pour lui arracher son royaume et, fils aimant, pour n’avoir jamais Ă  lui avouer sa dĂ©chĂ©ance. » L’interprĂ©tation est ainsi guidĂ©e par le narrateur qui cherche Ă  limiter le plus possible les zones d’ombre. Car la voix over n’intervient pas pour combler un manque laissĂ© par les coupures que les scĂ©naristes ont dĂ» opĂ©rer dans le texte original, mais donnent des prĂ©cisions qui ne sont pas explicitĂ©es par la piĂšce. La scĂšne, exclusive au film, durant laquelle LĂ©onard pleure, hurle et se frappe pour exprimer sa rage et son dĂ©pit d’avoir Ă©tĂ© piĂ©gĂ© 49’ remplit Ă  peu prĂšs la mĂȘme fonction. Le flou et l’ambiguĂŻtĂ© sont bannis et plusieurs objets introduits dans le film visent Ă©galement Ă  apporter une forme de tangibilitĂ© Ă  des dĂ©tails restĂ©s incertains dans l’hypotexte. Le film remplace par exemple la rĂ©plique de Dodds Votre pĂšre est venu me voir en ma qualitĂ© de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la compagnie et il a officiellement exprimĂ© ses doutes Ă  votre sujet. »14 par un enregistrement vidĂ©o qu’il montre Ă  LĂ©onard et dans lequel Jurrieu confie qu’il trouve son fils dangereux et qu’il veut le paralyser 48’. Par ce film Ă©trange, visiblement captĂ© en camĂ©ra cachĂ©e mais parfaitement cadrĂ©, le doute qui pouvait subsister dans la piĂšce quant Ă  la vĂ©racitĂ© des propos de Dodds est totalement dissipĂ©. Le coup bas de Jurrieu est certifiĂ© et il est mĂȘme rendu bien plus violent. De la mĂȘme façon, Hammer sort de sa poche un enregistreur audio qu’il place sur la table pendant sa conversation avec LĂ©onard pour lui rĂ©vĂ©ler qu’il a de quoi le faire chanter 46’30". Les deux aspects que je vais aborder maintenant, s’inscrivent Ă©galement dans ce dĂ©sir de tout montrer. D’une certaine maniĂšre, greffer Hamlet Ă  La Compagnie des hommes, c’est rendre explicite sa propre interprĂ©tation du texte, et insĂ©rer des sĂ©quences documentaires de rĂ©pĂ©titions, c’est exhiber de quelle maniĂšre on a fabriquĂ© le film. Le spectre dÊŒHamlet 10Desplechin entretient un rapport rĂ©current avec Shakespeare. DĂ©jĂ  dans La Sentinelle France, 1992, il faisait rĂ©citer au personnage prĂ©nommĂ© justement William un passage de Richard III [1591] et plus tard, dans une scĂšne particuliĂšrement cocasse, la cĂ©lĂ©brissime tirade d’Hamlet, que William dĂ©clame dans son bain avec dans les mains, le globe terrestre qui avait longtemps servi de cachette au crĂąne gardĂ© par Mathias. Le film cite donc Hamlet, tout en faisant allusion Ă  la reprĂ©sentation traditionnelle du personnage, tenant le crĂąne de Yorick. De façon plus naturelle, Shakespeare est aussi convoquĂ© dans Esther Kahn. La jeune Esther Summer Phoenix obtient le rĂŽle de doublure de Jessica, personnage du Marchand de Venise [1597]. Puis, lors du cours de théùtre avec Nathan Ian Holm, c’est Le Roi Lear [1606] qui est utilisĂ© pour l’exercice. Enfin, Philippe Fabrice Desplechin donne Ă  Esther son interprĂ©tation audacieuse d’un passage d’Othello [1604]. On retrouve dans cette scĂšne le goĂ»t de Desplechin pour les exĂ©gĂšses Ă  la fois provocatrices, adroites et savantes. Shakespeare est Ă©galement prĂ©sent dans Rois et Reine, Ă  double titre. TrĂšs liĂ© Ă  LĂ©o, le film reprend l’idĂ©e d’apparition fantomatique empruntĂ©e Ă  Hamlet et, de façon plus anecdotique, les deux infirmiers qui viennent chercher IsmaĂ«l Mathieu Amalric Ă  son domicile sont affublĂ©s des noms improbables de Prospero et Caliban, deux personnages de La TempĂȘte [1611]. Cette occurrence est d’autant plus dĂ©risoire que seul le nom du premier est prononcĂ©, trĂšs tard, dans le film. Il faut donc se rĂ©fĂ©rer au gĂ©nĂ©rique ou au scĂ©nario paru chez DenoĂ«l pour connaĂźtre le nom du second. Enfin, Un conte de NoĂ«l France, 2008 fait de multiples rĂ©fĂ©rences au Songe d’une nuit d’étĂ© et au Conte d’hiver. 15 Iago est un officier d’Othello dans la piĂšce du mĂȘme nom. 11 Il n’est donc pas Ă©tonnant de retrouver Shakespeare dans LĂ©o, d’autant que La Compagnie de hommes n’est pas sans lien avec les thĂšmes tragiques shakespeariens des hommes de pouvoir qui se disputent un royaume, la trahison d’un chef par son fidĂšle bras droit, l’exil et la mort d’un enfant banni. Cette relation se cristallise dans LĂ©o, lorsque Desplechin y intĂšgre un personnage externe. Durant une scĂšne de rĂ©pĂ©tition intĂ©grĂ©e au film et sous le prĂ©texte apparemment anodin que La Compagnie des hommes manque de filles », le cinĂ©aste choisit de prendre le personnage d’OphĂ©lie. AprĂšs plus d’une demi-heure de film, Anna Mouglalis fait donc son entrĂ©e pour jouer ce rĂŽle Ă©tranger qui redistribue les rĂŽles des personnages qui l’entourent dans son nouvel univers. LĂ©onard se double en Hamlet, son collĂšgue endosse le rĂŽle de LaĂ«rte, le frĂšre d’OphĂ©lie, et Doniol devient Polonius, mais aussi, comme Laszlo Szabo l’explique lui-mĂȘme pour le spectateur 36’ un peu Iago15 » puisqu’il trahit son maĂźtre Jurrieu ». Par un marquage intertextuel trĂšs fort, en dĂ©voilant ostensiblement les ficelles Ă©paisses de sa manigance, Desplechin brouille totalement le schĂ©ma actantiel qui avait Ă©tĂ© mis en place de façon tout Ă  fait stable jusque-lĂ , et insĂšre brutalement un corps exogĂšne, sans rĂ©ellement chercher Ă  le fondre dans le rĂ©cit premier. Ainsi, aucune des cinq scĂšnes comprenant OphĂ©lie ne trouve de rĂ©elle motivation narrative. Elles sont implantĂ©es au sein de l’intrigue et l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© produite par ces collages est accentuĂ©e par les multiples allers-retours effectuĂ©s entre plusieurs situations d’énonciations diffĂ©rentes. 12 Le film de Desplechin est hantĂ© par l’Ɠuvre de Shakespeare comme Hamlet par le spectre de son pĂšre. Ces apparitions me semblent assumer de multiples fonctions et avoir une portĂ©e plus essentielle que la simple importation d’une femme dans un monde d’hommes, d’autant qu’elle ne s’y intĂšgre jamais vraiment. Comme je l’ai dit, les liens sĂ©mantiques et thĂ©matiques entre La Compagnie des hommes et plusieurs tragĂ©dies shakespeariennes sont criants Coriolan [1607] pour les luttes mesquines entre des hommes qui ambitionnent de prendre le pouvoir et l’exil du hĂ©ros, Othello pour la trahison du lieutenant du roi, Le Roi Lear pour la question de l’hĂ©ritage, etc. La prĂ©sence citationnelle rĂ©pĂ©tĂ©e et appuyĂ©e d’une Ɠuvre en particulier, a fortiori aussi cĂ©lĂšbre que Hamlet, lui confĂšre donc automatiquement une implication dialectique importante et tĂ©moigne d’une interprĂ©tation prĂ©cise du texte de Bond par les scĂ©naristes de LĂ©o. Il convient alors d’examiner soigneusement de quelle maniĂšre le film retravaille sa source. 16 La musique de LĂ©o est d’ailleurs entiĂšrement anempathique » Michel Chion, Le Son au cinĂ©ma, Pari ... 13 PremiĂšre constatation dans les cinq scĂšnes reprises dans le film, le traitement du texte-source est nettement subversif. En plus d’extraire des bouts de scĂšnes çà et lĂ  de la piĂšce de Shakespeare, pour les insĂ©rer sans mĂ©nagement dans le continuum de son propre texte, Desplechin coupe allĂ©grement dans les rĂ©pliques et les modernise en modifiant le vocabulaire. Cependant, il ne le modernise pas suffisamment pour que les rĂ©pliques semblent naturelles dans la bouche de personnages d’aujourd’hui. Cela conduit Ă  une double incongruitĂ©. D’une part, les personnages de Bond se voient attribuer des rĂ©pliques dont le lyrisme et les tournures ne siĂ©ent guĂšre Ă  leur rĂŽle et Ă  la situation ; et d’autre part, le texte de Shakespeare est vulgarisĂ© et rendu presque insignifiant par le contexte anachronique et artificiel dans lequel il s’inscrit. Dans la premiĂšre occurrence shakespearienne 38e minute, tirĂ©e de l’Acte I, scĂšne 3, OphĂ©lie fume une cigarette pendant son entretien avec son frĂšre LaĂ«rte. Le passage est considĂ©rablement raccourci et quelque peu transformĂ©. OphĂ©lie ponctue une phrase de son frĂšre d’un Ah ouais ? » assez peu Ă©lisabĂ©thain et toute la scĂšne est accompagnĂ©e d’un morceau rap de Diam’s, Partir, vraisemblablement extradiĂ©gĂ©tique16. Tout contribue dans la greffe de Shakespeare Ă  produire des contrastes puissants. Certes, comme souvent chez Desplechin, cette dĂ©marche est en partie entreprise sur un mode ludique et provocateur. Comme le titre du film l’indique, le cinĂ©aste joue. Il organise des rencontres impromptues entre les textes et entre les cultures, pour observer ce qui peut Ă©clore. Mais cette esthĂ©tique du choc va plus loin que le seul plaisir de faire des comparaisons et de provoquer la confusion du public. On touche lĂ  Ă  un enjeu nodal de la pratique filmique de Desplechin. Le cinĂ©ma est l’art des extrĂȘmes celui qui est le plus populaire, mais aussi celui qui a le pouvoir de redonner vie aux Ɠuvres les plus consacrĂ©es. Pour autant, Desplechin se mĂ©fie des hiĂ©rarchies culturelles. Aussi se donne-t-il pour tĂąche de matĂ©rialiser franchement des confrontations entre passĂ© et prĂ©sent, ou entre plusieurs passĂ©s diffĂ©rents, pour bouleverser les Ă©chelles de valeur. Non sans un certain formalisme, il construit donc ici des relations dialogiques extravagantes entre Shakespeare et Diam’s, entre Hamlet, l’un des textes les plus commentĂ©s et adaptĂ©s au monde et une piĂšce contemporaine, La Compagnie des hommes, qu’il dĂ©cide de filmer en rĂ©utilisant plusieurs codes du film policier et de la sĂ©rie B. Plus largement, LĂ©o est aussi la rencontre entre le théùtre et le cinĂ©ma et entre la fiction et le documentaire. Les antagonismes se construisent Ă  tous les niveaux, avec toujours la mĂȘme volontĂ© de remettre en question ce qui semble trop Ă©tabli. Alors les scĂšnes shakespeariennes sont toujours vacillantes, dĂ©construites. D’un plan Ă  l’autre, tout est bouleversĂ© le dĂ©cor, la lumiĂšre, le grain de l’image et la longueur des cheveux d’OphĂ©lie, pour qu’aucune frontiĂšre ne soit dĂ©limitable. Le tĂ©lescopage que le film organise entre les plans en pellicule et les plans en vidĂ©o n’est pas moins violent et riche en significations que la rencontre entre Bond et Shakespeare. Penchons-nous donc Ă  prĂ©sent sur la relation ambiguĂ« que le film entretient avec lui-mĂȘme en intĂ©grant dans le cours du rĂ©cit fictionnel des sĂ©quences tĂ©moignant du travail de rĂ©pĂ©titions menĂ© par Desplechin et ses acteurs. LĂ©o et Unplugged 17 Jean Ricardou, Pour une thĂ©orie du Nouveau roman, Paris, Seuil, 1971, p. 162. 18 Lucien DĂ€llenbach, Intertexte et autotexte », PoĂ©tique, no 27, Paris, Seuil, 1976, p. 262. 19 Carole Guidicelli, LĂ©o et son double Arnaud Desplechin entre théùtre et cinĂ©ma », dans Pierre-H ... 20 Emmanuel Burdeau, Desplechin en son pouvoir », Cahiers du cinĂ©ma, no 587, fĂ©vrier 2004, pp. 24-2 ... 21 Il l’explique dans Et en plus il y avait un sous-marin », propos recueillis par Emmanuel Burdeau ... 14Quel est le statut des plans en vidĂ©o qui sont intĂ©grĂ©s au dĂ©veloppement narratif classique » de LĂ©o ? Jean Ricardou opposait l’intertextualitĂ© externe et l’intertextualitĂ© interne17. La premiĂšre qualifiait la relation d’un texte avec un autre texte et la seconde, la relation d’un texte avec lui-mĂȘme. Pour clarifier la distinction et Ă©viter de reproduire le paradoxe contenu dans la dĂ©nomination de Ricardou, Lucien DĂ€llenbach a proposĂ© de renommer l’intertextualitĂ© interne, autotextualitĂ©18. Or, dans le cas prĂ©sent, sommes-nous face Ă  une pratique citationnelle d’un texte, Unplugged, par un autre, LĂ©o, ou est-ce plutĂŽt un cas de mĂ©tadiscursivitĂ©, de mise en abyme au sein d’un seul et mĂȘme film double et formellement hĂ©tĂ©rogĂšne ? Carole Guidicelli penche pour la premiĂšre solution, considĂ©rant les plans vidĂ©o comme tirĂ©s de Unplugged19. Emmanuel Burdeau, en revanche, ne fait pas cette distinction et insiste sur l’hybriditĂ© endogĂšne du film, en opposant LĂ©o-pellicule et LĂ©o-vidĂ©o20. Pour ma part, je ne pense pas qu’il soit nĂ©cessaire de se dĂ©cider pour l’un ou pour l’autre. LĂ©o et Unplugged sont certes deux films Ă  part entiĂšre, mais le projet initial de Desplechin prĂ©voyait dĂ©jĂ  d’intĂ©grer des sĂ©quences de rĂ©pĂ©tition et le tournage vidĂ©o a donc Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© non seulement pour lui-mĂȘme, mais aussi pour LĂ©o21. L’ambiguĂŻtĂ© ne peut pas ĂȘtre levĂ©e et la connexion LĂ©o-Unplugged sera envisagĂ©e comme un cas limite d’intertextualitĂ©. Toutefois, l’analyse de son fonctionnement ne mĂ©rite pas moins sa place au sein de cette Ă©tude, Ă  plus forte raison que la prĂ©sence du documentaire dans la fiction et du théùtre dans le théùtre se trouve entrer en rĂ©sonance profonde avec Hamlet. MĂ©tadiscursivitĂ© 15Les citations de Unplugged peuvent ĂȘtre divisĂ©es en trois groupes distincts. Le premier groupe contient les trois occurrences dans lesquelles Desplechin et son Ă©quipe discutent de la piĂšce et du travail d’interprĂ©tation. La premiĂšre apparait dĂšs le gĂ©nĂ©rique. Sami Bouajila, Laszlo Szabo et Arnaud Desplechin sont autour d’une table fig. 6. Un gros plan prĂ©sente plusieurs exemplaires de l’édition française de la piĂšce de Bond fig. 7. Les trois hommes en parlent, prennent des notes. Contrairement aux deux autres, cette scĂšne documentaire ne coupe pas le fil narratif, puisqu’elle se situe avant mĂȘme le dĂ©but de l’immersion du spectateur dans l’univers fictionnel. Mais cette immersion est singuliĂšrement troublĂ©e par le dĂ©voilement immĂ©diat du travail de crĂ©ation, de la figure d’auteur, ainsi que de l’acteur en tant qu’acteur et non en tant que personnage. 22 Voir Ă  ce sujet Roger Odin, De la fiction, Bruxelles, De Boeck UniversitĂ©, 2000. 16 La seconde apparition est plus frappante. AprĂšs la conversation entre LĂ©onard et son pĂšre au sujet de sa place au conseil d’administration de la compagnie, la narration est brusquement interrompue par un retour Ă  la vidĂ©o. Les acteurs donnent alors leur interprĂ©tation des motivations qui animent leur personnage dans la scĂšne Ă  laquelle le spectateur vient juste d’assister. La derniĂšre apparition documentaire de cette espĂšce brise encore davantage la continuitĂ© narrative, puisqu’elle s’ouvre sur Sami Bouajila qui rĂ©pĂšte une tirade que l’on a dĂ©jĂ  entendue dans la fiction. Desplechin intervient ensuite pour se plaindre du manque de filles et l’introduction du personnage d’OphĂ©lie et ses implications sont alors dĂ©battues. Ces balancements entre fiction et documentaire sont donc de type mĂ©tadiscursif. Le documentaire se constitue comme le commentaire de la fiction en plus d’en ĂȘtre l’origine. On retrouve ici illustrĂ©e au pied de la lettre la conception selon laquelle tout film de fiction est en mĂȘme temps un documentaire sur sa propre fabrication et son contexte de production. Mais Desplechin annule cette simultanĂ©itĂ© en sĂ©parant formellement la fiction, dont la narration est en somme assez classique », et le documentaire, qui prend la forme d’un rĂ©el atelier de travail. LĂ©o et Unplugged apparaissent ainsi comme les deux visages de Janus, les deux revers, radicalement diffĂ©renciĂ©s, d’une seule mĂ©daille. Car le choc, aussi brutal soit-il, de la rencontre entre discours fictionnel et mĂ©tadiscours documentaire ne cherche pas tant Ă  les opposer qu’à dĂ©finir leur indissociabilitĂ©. Cette imbrication de LĂ©o, que l’on peut qualifier de fiction documentarisante, et de Unplugged, dont le degrĂ© Ă©levĂ© de narrativitĂ© incite, Ă  l’inverse, Ă  dĂ©finir comme un documentaire fictionnalisant22, a pour effet de bouleverser fortement la temporalitĂ©, de rompre la continuitĂ© et la clĂŽture du film et de tenir le spectateur Ă  distance de toute immersion fictionnelle. Montage altĂ©rĂ© le parasitage de Unplugged 23 Carole Guidicelli, op. cit., p. 107. 17Le deuxiĂšme type de citation se caractĂ©rise par l’hybridation de scĂšnes adaptĂ©es soit de Bond, soit de Shakespeare, par l’insert de plans tirĂ©s de Unplugged. Six scĂšnes sont ainsi marquĂ©es de façon plus ou moins prĂ©gnante par des raccords sauvages entre pellicule et vidĂ©o. DĂšs la premiĂšre scĂšne d’OphĂ©lie, son dialogue avec Polonius/Doniol est constituĂ© d’une sĂ©rie de champ-contrechamps qui prĂ©sente OphĂ©lie dans l’univers diĂ©gĂ©tique de LĂ©o, tandis que les plans sur son interlocuteur sont puisĂ©s dans Unplugged. Les autres scĂšnes fonctionnent de la mĂȘme maniĂšre la rencontre entre Hammer et LĂ©onard, la seconde conversation entre OphĂ©lie et son pĂšre, la scĂšne oĂč LĂ©onard est au chevet de son pĂšre, celle oĂč il lui avoue sa trahison, et enfin, les derniers plans du film, qui montrent la corde et la chaise dans le dĂ©cor du film, puis dans l’espace de rĂ©pĂ©tition. Ces plans concluent ainsi le film en rappelant son double mouvement et, comme le note Guidicelli, le double traitement des objets dans le film narratif pour l’un, poĂ©tique pour l’autre »23. Le parasitage de ces scĂšnes mutantes ne provoque pas de discontinuitĂ© narrative, comme c’est le cas des fragments mĂ©tadiscursifs. Au contraire, chaque jump cut d’une situation d’énonciation Ă  l’autre cherche Ă  s’insĂ©rer dans le flux du texte de Bond ou de Shakespeare. Il ne s’agit plus tant de mettre en perspective l’acte de crĂ©ation que d’afficher l’artificialitĂ© intrinsĂšque de la continuitĂ© cinĂ©matographique. L’espace profilmique du contrechamp n’est pas contigu Ă  celui du plan qui le prĂ©cĂšde. Les costumes, la lumiĂšre, le grain de l’image, rien n’est raccord. De cette façon, 24 MichĂšle Garneau, Effets de la théùtralitĂ© dans la modernitĂ© cinĂ©matographique », L’Annuaire théùt ... la fiction, s’exposant comme quelque chose d’extĂ©rieur Ă  la rĂ©alitĂ©, se fait théùtre de la fiction, se théùtralise. S’observe ici non pas un refus du rĂ©alisme mais une dĂ©nonciation du faux rĂ©alisme cinĂ©matographique – ce qu’on appelle vraisemblable – par un redoublement du simulacre, du faux-semblant. »24 25 Christian Metz, Histoire /discours. Note sur deux voyeurismes », dans Julia Kristeva, Jean-Claude ... 18 La discontinuitĂ© est notamment trĂšs forte dans la seconde scĂšne entre Polonius/Doniol et OphĂ©lie, qui change beaucoup d’aspect physique fig. 8 Ă  13. Les trois coupes de cheveux qu’arbore Anna Mouglalis reprĂ©sentent d’ailleurs nettement trois temps rĂ©els la rencontre et les premiers essais coupe longue, les rĂ©pĂ©titions cheveux courts et le tournage Ă  proprement parlĂ© coupe mi-longue. Toujours dans la mĂȘme volontĂ© de dĂ©tourner les mĂ©thodes classiques destinĂ©es Ă  dĂ©guiser le discours en histoire comme dirait Christian Metz25 et Ă  garantir l’immersion du spectateur, Desplechin use de tous les moyens les plus incisifs pour bousculer les habitudes. 26 Carole Guidicelli, op. cit., p. 108. 27 The time is out of joint », Hamlet, Acte I, scĂšne 5, traduit par Yves Bonnefoy. 28 OphĂ©lie / Polonius, LĂ©onard / Hammer, puis Ă  nouveau OphĂ©lie / Polonius et enfin deux fois LĂ©onard ... 19 Carole Guidicelli remarque trĂšs justement que ces scĂšnes hybrides servent Ă©galement Ă  crĂ©er une sorte d’effet-spectre, ce qui renvoie par consĂ©quent Ă  Hamlet, cette piĂšce hantĂ©e par la rĂ©flexivitĂ© de la crĂ©ation théùtrale »26. En effet, l’apparition fantomatique de Hammer 44’30", dont le Bonjour » semble tout droit sorti d’outre-tombe en raison d’un changement de texture du son, Ă©voque immĂ©diatement l’apparition spectrale d’Hamlet pĂšre et met le temps hors de ses gonds »27. La double temporalitĂ© Unplugged – LĂ©o, en ce qu’elle reprĂ©sente une opposition entre prĂ©sent et passĂ©, est d’autant plus fĂ©conde que le film est obsĂ©dĂ© par la question de l’hĂ©ritage et des problĂšmes de succession entre une gĂ©nĂ©ration et celle qui la suit. De ce point de vue, il est intĂ©ressant de constater que toutes les scĂšnes oĂč les deux temporalitĂ©s s’entrechoquent, opposent deux personnages de gĂ©nĂ©rations diffĂ©rentes28, et que dans la grande majoritĂ© des cas, c’est l’ancien des deux qui apparaĂźt en vidĂ©o, alors que le plus jeune conserve son intĂ©gritĂ© pellicule ». En revanche, toutes les scĂšnes qui concernent deux personnages de la mĂȘme gĂ©nĂ©ration sont soit entiĂšrement composĂ©es de plans pellicule, soit entiĂšrement tirĂ©s de Unplugged. Double jeu, triple je » 29 Comme le dit Nicolas Saada dans les bonus de Unplugged. 20Le dernier mode de citation n’est en fait constituĂ© que d’un seul exemple, celui de Sami Bouajila et Anna Mouglalis qui jouent une partie de la scĂšne 1 de l’Acte III de Hamlet fig. 14. Cette scĂšne est la seule qui puise son texte chez Shakespeare tout en Ă©tant intĂ©gralement empruntĂ©e Ă  Unplugged. Son Ă©trangetĂ© en est encore accrue puisque rien ne la rattache au continuum dans lequel elle se greffe, ni le dĂ©cor, ni les costumes, ni mĂȘme ce prĂ©nom, LĂ©onard, souvent prononcĂ© par les personnages hamlĂ©tiens. On sent que cet import est artificiel et par consĂ©quent que l’on regarde des acteurs jouant » et non des personnages. Ce jeu théùtral, ce jeu qui se prĂ©sente pour lui-mĂȘme, comme Ă©tant en train de se construire, est tout Ă  fait dĂ©routant. OphĂ©lie n’est pas un personnage classique, n’ayant ni motivation, ni psychologie, ni rĂŽle dans le schĂ©ma actantiel. Aussi le jeu d’Anna Mouglalis peut-il sembler vide, dĂ©sincarnĂ©. Cette scĂšne de rupture entre LĂ©onard/Hamlet et OphĂ©lie n’a pas d’autre emploi que celui d’ĂȘtre une pure scĂšne de jeu, dans laquelle il s’agit plus de goĂ»ter les mots »29 et de s’approprier le texte, que d’incarner un rĂŽle. Dans cette perspective, Hamlet n’a aucune importance. Cela aurait tout aussi bien pu ĂȘtre un texte de Sophocle, d’Ibsen, ou d’Arthur Miller. Or, le spectateur ne veut pas voir des acteurs jouant, mais des personnages, tout comme il ne veut pas voir des espaces, mais des lieux. 30 TĂ©lĂ©rama, no 2820, 31 janvier 2004. 31 L’article est consultable le site 32 Emmanuel Burdeau et Jean-Michel Frodon, op. cit., p. 26. 33 Voir Ă  ce propos Patrice Pavis, Vers une thĂ©orie de la pratique théùtrale. Voix et images de la s ... 21 Il est donc assez rĂ©vĂ©lateur que la performance d’Anna Mouglalis ait Ă©tĂ© plutĂŽt mal reçue par la critique. Pierre Murat la juge pas trĂšs Ă  l’aise »30. Jean Philippe TessĂ© trouve que la pauvre Mouglalis [est] balancĂ©e dans le film, minaudante, ridicule »31. Quant Ă  Emmanuel Burdeau, il utilise exactement le mĂȘme vocabulaire L’actrice lĂšve les yeux au ciel, change de coiffure, minaude, mais au bout du compte ne s’expose qu’au ridicule d’une prĂ©sence pure qu’aucun rĂŽle ne porte »32. Le jeu de Mouglalis peut ĂȘtre dĂ©crit par le concept brechtien de gestus33, qui dĂ©signe la seule performance d’un corps, de sa voix et de sa gestuelle. La derniĂšre scĂšne d’OphĂ©lie est exemplaire de ce point de vue. EntiĂšrement composĂ©e de plans en 35mm, elle prĂ©sente OphĂ©lie qui a sombrĂ© dans la folie dans la scĂšne 5 de l’Acte IV. Comme dans la piĂšce, elle distribue des fleurs, mais dans le film elle ne s’adresse Ă  personne, laissant tomber sur le sol les fleurs qu’elle tend fig. 15. 22 Cette situation, en plus d’intensifier la folie d’OphĂ©lie, insiste surtout sur la dĂ©sincarnation de l’actrice, sur l’absurditĂ© de son intervention et donc sur la rĂ©duction de l’actrice Ă  la seule occupation corporelle de l’espace. Qui est lĂ  ? La question revient souvent dans Hamlet. Elle a aussi Ă©tĂ© posĂ©e par Nathan dans Esther Kahn, au cours de la sĂ©quence des leçons de théùtre. AprĂšs avoir demandĂ© Ă  la jeune actrice d’entrer en scĂšne et tandis qu’ils s’exercent sur une scĂšne du Roi Lear, Nathan lui demande – Qui vient d’entrer ?– Cordelia ?– Allons donc. Tu sais bien que ce n’est pas vrai. Tout le monde sait qu’il s’agit d’une piĂšce de Shakespeare et Shakespeare est mort depuis des siĂšcles. Il n’y a que toi et moi dans ce théùtre. Est-ce que vraiment tu espĂšres me faire croire que c’est Cordelia, la vraie Cordelia qui vient d’entrer maintenant ?– Alors qui vient d’entrer maintenant ?– Je n’en sais rien.– Je suis Esther.– Oui et ça c’est trĂšs important. Mais ça ne suffit pas. Parce que cette fille qui vient d’entrer, elle doit dire – qu’est-ce que Cordelia peut dire ? – Aime et tais-toi. » Et Esther ne parle pas exactement comme ça. 34 Jacqueline Nacache, L’Acteur de cinĂ©ma, Paris, Nathan, 2003, p. 17. 35 Id., p. 11. 23 Ces deux films posent la question aussi essentielle que dĂ©licate de la situation d’énonciation au théùtre et au cinĂ©ma. Qui parle ? D’oĂč viennent ces mots ? Et Ă  qui sont-ils adressĂ©s ? La théùtralitĂ© de LĂ©o pointe du doigt la dĂ©marcation floue entre l’acteur et le personnage, ainsi que l’origine Ă©trangĂšre de chaque mot employĂ©. Les sĂ©quences de rĂ©pĂ©titions dĂ©voilent une rĂ©alitĂ© toute simple les acteurs tentent de se dĂ©guiser en quelqu’un d’autre et prononcent des mots qui ne sont pas les leurs. LĂ©onard est aussi Hamlet, soit, mais il est surtout Sami. Cette triple identitĂ© s’affiche comme telle, annihilant toute possibilitĂ© d’identification pour le spectateur. De fait, le spectateur s’identifie alors autant Ă  l’acteur qu’au personnage. Sami se fait appeler LĂ©onard et lit le texte de Shakespeare qu’il tient dans les mains. Les trois identitĂ©s s’alternent et mĂȘme se superposent. Le corps de Sami Bouajila a ainsi plusieurs rĂ©fĂ©rents simultanĂ©s, il se disloque. Comme le dit Jacqueline Nacache, l’acteur est une tension, une dĂ©chirure, une sorte de monstre »34. On retrouve aussi chez elle l’idĂ©e de spectre, si prĂ©pondĂ©rante dans LĂ©o Au cinĂ©ma, pas de peau, ni de chair, ni de dehors-dedans. L’acteur n’est qu’un fantĂŽme, analogon Ă©lectrique, vestige de quelque chose qui a vĂ©cu, bougĂ©, souri, pleurĂ© devant la camĂ©ra, mais dont il ne reste presque plus rien »35. Sami n’est pas vraiment LĂ©onard, ni vraiment Hamlet. Il n’est pas tout Ă  fait Sami non plus. Comme Jonas qui trempe machinalement son pain dans le sang de son collĂšgue, le cinĂ©ma est un cannibale. Il avale mĂ©caniquement ce qui se prĂ©sente Ă  lui et en recrache une image imparfaite. 36 Dominique Nasta, Du Kammerspiel Ă  â€č Dogma â€ș Ă©motion et distanciation dans la mise en scĂšne du j ... 37 Ibid. 38 Antoine de Baecque et Thierry Jousse, Le Retour du cinĂ©ma, Paris, Hachette, 1996 p. 116. 24 De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, le jeu des acteurs de Desplechin est excessif, dĂ©calĂ©, naviguant sans cesse entre Ă©motion et distanciation, entre l’ĂȘtre mimĂ©tique proche du rĂ©el reprĂ©sentĂ© et le â€č paraĂźtre â€ș que lui dicte la loi de l’organisation diĂ©gĂ©tique du film »36. Il est proche en cela du Kammerspiel qui Ă©tait d’ailleurs le titre initial d’Un conte de NoĂ«l, ce théùtre de l’intime, de l’introspection, cette visitation de l’ñme par la mise en scĂšne et le jeu d’acteur »37. Comme il le dit lui-mĂȘme, ce qu’il recherche en filmant ses acteurs, c’est Ă  capter leur pensĂ©e38. Toutefois, attachĂ© Ă  ce jeu et Ă  cette mise en scĂšne de l’artifice que l’on qualifie peut-ĂȘtre un peu vite de théùtral », Desplechin n’use que trĂšs peu du dispositif propre Ă  la reprĂ©sentation théùtrale. La camĂ©ra, trĂšs mobile, filme les corps au plus prĂšs. Ces corps qui, dans Unplugged, ne sont pas dans les dĂ©cors prĂ©vus pour la fiction, mais pas non plus sur un espace scĂ©nique faisant face Ă  un espace rĂ©servĂ© Ă  un public. Les acteurs rĂ©pĂštent dans un espace neutre, un grand atelier, et jouent toujours pour » la camĂ©ra. Par l’extrĂȘme complexitĂ© du systĂšme Ă©nonciatif de LĂ©o, Desplechin parvient Ă  mettre en corrĂ©lation trois niveaux, trois rĂ©alitĂ©s distinctes qui s’interpĂ©nĂštrent. Les frontiĂšres entre le cinĂ©ma, le théùtre et la vie sont exposĂ©es tout en Ă©tant rendues trĂšs floues. En somme, LĂ©o apparaĂźt comme une sorte de compendium des ambitions esthĂ©tiques du cinĂ©ma dit moderne. Le film est non seulement hantĂ© par le théùtre deux piĂšces, mais aussi par une forme de théùtralitĂ©, Ă  savoir par la mise en perspective de sa propre reprĂ©sentation et de sa propre artificialitĂ©. De façon tout aussi schĂ©matique, le film met Ă  mal la continuitĂ© narrative, segmentant le cours d’un rĂ©cit classique par l’injection de sĂ©quences exogĂšnes. Par lĂ  mĂȘme, LĂ©o se prĂ©sente comme un tĂ©moignage de sa crĂ©ation et engage ainsi une lecture documentarisante. La rĂ©flexivitĂ©, la théùtralitĂ©, la discontinuitĂ©, le rejet du personnage classique, tout le programme moderne est lĂ . Cependant et paradoxalement, le traitement ludique et presque caricatural de ces problĂ©matiques est plus caractĂ©ristique du courant cinĂ©matographique qui a justement voulu nier la modernitĂ©, la postmodernitĂ©. Rois et Reine, le faux jumeau de LĂ©o 39 Entretien avec Arnaud Desplechin. Bien sĂ»r qu’on est des rois, des reines, des princes », propos ... 40 Id., p. 24. 41 Le narrateur dit Zeus aimait la belle LĂ©da, Ă©pouse du mortel Tyndare, neuviĂšme roi de Sparte. I ... 42 Au mur du salon d’IsmaĂ«l est accrochĂ©e une affiche reprĂ©sentant Hercule se battant contre le taurea ... 25LĂ©o, comme tout le cinĂ©ma de Desplechin, intĂšgre l’autre en soi de maniĂšre quasiment compulsive. Le cinĂ©aste sĂ©lectionne, dĂ©coupe et colle avec soin les intertextes qui sont autant de questions qu’il pose Ă  sa propre dĂ©marche. Cette esthĂ©tique de la contamination, du brassage de rĂ©fĂ©rences s’est confirmĂ©e par la suite, tout particuliĂšrement dans Rois et Reine et Un conte de NoĂ«l. Pourtant, sa pratique intertextuelle semble ĂȘtre en Ă©volution constante. Rois et Reine est inextricablement liĂ© Ă  LĂ©o, notamment parce qu’ils ont Ă©tĂ© conçus en parallĂšle par Desplechin, qui considĂšre les deux opus comme un diptyque sur l’adoption et a mĂȘme envisagĂ© d’intercaler Rois et Reine entre la sortie de LĂ©o et celle de Unplugged39. Le film oppose deux rĂ©cits parallĂšles au sein mĂȘme d’un seul univers diĂ©gĂ©tique. Il balance entre le vaste et fastueux royaume de Nora Emmanuelle Devos et celui, Ă©triquĂ© et dĂ©sordonnĂ©, d’IsmaĂ«l. Cette structure narrative est soulignĂ©e par la tonalitĂ© radicalement diffĂ©rente des deux parties. Comme l’explique Desplechin, la partie centrĂ©e sur Nora raconte la destinĂ©e d’une femme Ă  la maniĂšre d’un mĂ©lodrame hollywoodien de la fin des annĂ©es 1950, tandis que la partie centrĂ©e sur IsmaĂ«l relate les pĂ©ripĂ©ties burlesques d’un personnage comique inspirĂ© du cinĂ©ma amĂ©ricain des annĂ©es 196040. Les brusques changements de ton creusent l’écart entre les deux rĂ©cits entremĂȘlĂ©s. On retrouve Ă©galement dans Rois et Reine des personnages Ă  identitĂ©s multiples. De façon moins explicite que dans LĂ©o, plus fine sans doute, les deux personnages centraux sont utilisĂ©s comme les lieux d’un carrefour intertextuel. Par le biais d’une sorte d’épigraphe prononcĂ©e par un locuteur over Ă  l’ouverture du rĂ©cit41, puis par la prĂ©sence rĂ©pĂ©tĂ©e d’un intertexte iconique, une gravure, Nora est associĂ©e au personnage mythologique de LĂ©da. Selon la lĂ©gende, cette reine de Sparte attira les convoitises de Zeus qui se transforma en cygne pour la sĂ©duire et y parvint. En rĂ©action, IsmaĂ«l est Ă©galement comparĂ© Ă  une figure de la mythologie grecque. De multiples reprĂ©sentations d’Hercule parsĂšment en effet sa partie de maniĂšre plus ou moins discrĂšte42. Nora se voit aussi comparĂ©e Ă  Holly Golightly Audrey Hepburn, l’hĂ©roĂŻne de Diamants sur canapĂ© Breakfast at Tiffany’s, Blake Edwards, Etats-Unis, 1961, via la rĂ©currence du thĂšme de Moon River d’Henri Mancini qui fonctionne comme un leitmotiv. La musique de la partie IsmaĂ«l » ne fait pas rĂ©fĂ©rence Ă  un personnage prĂ©cis, mais illustre nĂ©anmoins le nivellement culturel dont IsmaĂ«l s’avĂšre ĂȘtre le chantre. Il est altiste dans un quatuor et joue de la musique de chambre de Boccherini pĂ©riode classique. Puis il se fait virer, intĂšgre alors un grand orchestre et joue la musique prĂ©-contemporaine de Webern, tandis que chez lui ou dans sa voiture, il Ă©coute du rap. L’intertextualitĂ© musicale de la partie IsmaĂ«l » fait donc surtout appel aux connotations culturelles des textes empruntĂ©s. 26 Les prĂ©noms des deux protagonistes sont aussi des rĂ©fĂ©rences intertextuelles. Nora est le nom du personnage principal de La Maison de poupĂ©e [1879] d’Henrik Ibsen. Une femme simple, morale, qui vit dans la plus parfaite soumission Ă  son mari et qui s’émancipe finalement en quittant son foyer. IsmaĂ«l est d’une part le nom du hĂ©ros de Moby Dick [1851] d’Herman Melville, qui part Ă  la chasse Ă  la baleine et qui finit seul rescapĂ© d’un naufrage, et, d’autre part, une figure biblique, premier fils d’Abraham qui symbolise la marginalitĂ©, le refus et le rejet de la sociĂ©tĂ©. Certes ces rapprochements intertextuels peuvent engager un travail hermĂ©neutique dialogique entre le film et ses rĂ©fĂ©rences. Toutefois, Ă  part quelques connexions souvent lĂ©gĂšres et amusantes – par exemple le fait qu’Arielle, jeune suicidaire multirĂ©cidiviste ait comme nom de famille PhĂ©nix, du nom de la crĂ©ature mythologique qui renait de ses cendres – ces relations intertextuelles de Rois et Reine ne me semblent pas destinĂ©es Ă  ĂȘtre expressĂ©ment Ă©tudiĂ©es par le spectateur. Le marquage intertextuel est d’ailleurs souvent assez faible. Le but est davantage de donner une sorte d’épaisseur au personnage, une dimension bigger than life, et d’ouvrir le champ des possibles. Desplechin justifie sa dĂ©marche 43 StĂ©phane Goudet et Claire VassĂ©, op. cit., p. 26. La discussion avec Roger [Bohbot, le coscĂ©nariste du film] c’était pourquoi mettre quelque chose dans le film que les spectateurs ne vont pas voir ou comprendre ? Je lui disais C’est parce que tu rĂ©flĂ©chis comme un adulte. Quand on est un enfant, on est entourĂ© de significations qui brillent dans tous les sens. Et au contraire d’ĂȘtre un problĂšme, on se dit que c’est vachement bien d’ĂȘtre en vie. Des significations qui brillent partout, c’est quand mĂȘme vachement plus agrĂ©able qu’un monde qui ne veut rien dire du tout. Ça on le perçoit si bien quand on est enfant. Le monde est plein de significations et on ne cherche pas du tout Ă  les contrĂŽler quand on est un bon spectateur de cinĂ©ma. C’est-Ă -dire jusqu’à 14 ans. »43 44 Olivier De Bruyn et Olivier Kohn, Le travail du deuil. Entretien avec Arnaud Desplechin », Positi ... 27 BĂątir un monde plein de significations. Peut-ĂȘtre trop plein. Desplechin avait dĂ©jĂ  reconnu cette propension dans un entretien Ă  propos de La Sentinelle C’est mon cĂŽtĂ© â€č tournedos Rossini â€ș on met de la viande, du foie gras, du lard, du foie gras »44. Cette comparaison triviale illustre assez bien sa pratique de l’intertextualitĂ©. Construire un monde fictionnel ne suffit pas, il faut que de ce monde naissent d’autres mondes, vastes et touffus. Alors quoi de mieux pour donner Ă  son film cette Ă©paisseur qui donne un peu le vertige que d’incorporer de la mythologie ? En se rĂ©fĂ©rant Ă  un mythe, on convoque tout un faisceau d’Ɠuvres disparates, on fait appel Ă  un imaginaire dĂ©multipliĂ©. Il faut ajouter que l’intertextualitĂ© n’est pas nĂ©cessairement une pratique tournĂ©e vers le spectateur. Elle peut correspondre Ă  une dĂ©marche personnelle de l’auteur, une technique d’écriture. Desplechin ne cache pas que le choix des prĂ©noms, entre autres, naĂźt souvent d’une interprĂ©tation qu’il ne veut pas forcĂ©ment transmettre au spectateur, mais qui l’aide Ă  avancer. Ce qui est transmis, c’est la conception d’un monde qui scintille ». Cette question pragmatique de la communication entre l’auteur intertextuel et le spectateur est toujours cruciale, puisque l’intertexte n’a de sens, d’un point de vue hermĂ©neutique, que lorsqu’il est reconnu. Souvent, Desplechin limite son marquage pour que l’intertexte soit repĂ©rĂ©, mais pas nĂ©cessairement identifiĂ© et compris par le spectateur. L’impression d’étrangetĂ©, d’ ailleurs », exercĂ©e sur le spectateur lui suffit. La posture du cinĂ©aste est donc bien diffĂ©rente dans Rois et Reine et dans LĂ©o, pour lequel il s’est attachĂ© Ă  rendre explicite la raison d’ĂȘtre de chaque recours Ă  l’intertextualitĂ© et Ă  placer le spectateur dans une position qui lui permette de tout voir et de tout comprendre. 45 Jacques Ascher et Jean-Pierre Jouet, La Greffe – entre biologie et psychanalyse, Paris, Presse univ ... 28 Tout comme LĂ©o, Rois et Reine se prĂ©sente donc comme un film rĂ©solument hybride et rĂ©fĂ©rentiel, mais aussi bigarrĂ© soit-il, l’homogĂ©nĂ©itĂ© de l’univers diĂ©gĂ©tique n’est jamais brisĂ©e et toutes les occurrences d’intertextualitĂ© ou de rĂ©flexivitĂ© sont intĂ©grĂ©es dans une logique narrative qui conserve son hĂ©gĂ©monie. Ce mouvement vers une plus grande fusion entre l’autre et soi se confirme avec Un conte de NoĂ«l. Pour ce film, Desplechin convoque Ă  nouveau une multitude d’intertextes, bien davantage encore que dans ses films prĂ©cĂ©dents. Ils sont de tous types philosophique Emerson, Nietzsche, Pascal, cinĂ©matographique Truffaut, Hitchcock, Bergman, Malick,
, dramaturgique Shakespeare encore, musical Mendelssohn, Charles Mingus et mĂȘme scientifique puisque l’écriture du film a Ă©tĂ© inspirĂ©e par La Greffe45 de Jacques Ascher et Jean-Pierre Jouet, un essai coĂ©crit par un psychanalyste et un mĂ©decin hĂ©matologiste. Cependant, malgrĂ© le nombre et l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des rĂ©fĂ©rences, le film est beaucoup moins Ă©clatĂ© que LĂ©o ou mĂȘme que Rois et Reine. Genette a utilisĂ© l’image du palimpseste pour reprĂ©senter un texte qui dissimule en son sein un ou plusieurs autres textes antĂ©rieurs. C’est Ă  l’origine un parchemin dont on a grattĂ© la surface manuscrite pour pouvoir Ă©crire un nouveau texte par-dessus. On parvient aujourd’hui, grĂące Ă  des techniques avancĂ©es, Ă  apercevoir en filigrane les textes qui avaient Ă©tĂ© effacĂ©s. Tout comme LĂ©o peut aisĂ©ment ĂȘtre assimilĂ© Ă  un film-mosaĂŻque », rassemblant des piĂšces ostensiblement composites pour former son unitĂ©, Un conte de NoĂ«l a tout du film-palimpseste » recelant de nombreux trĂ©sors cachĂ©s sous un vernis d’homogĂ©nĂ©itĂ©. Tandis que LĂ©o dĂ©shabille toute sa fabrication, Un conte de NoĂ«l absorbe ses rĂ©fĂ©rences pour les rendre souvent imperceptibles. Mais que ce soit par des chocs violents ou par de lĂ©gers effleurements, le croisement des textes orchestrĂ©s par Desplechin a toujours pour ambition de fabriquer du sens et de dĂ©passer les hiĂ©rarchies pour aboutir Ă  une rĂ©conciliation. Haut de page Notes 1 Edward Bond, La Compagnie des hommes, Paris, L’Arche, 1992 [In the Company of Men, 1988]. 2 Unplugged » signifie dĂ©branchĂ©. On dit d’un groupe de musique qu’il joue unplugged, lorsqu’il joue sans apport Ă©lectrique. Le terme est ici utilisĂ© en rĂ©fĂ©rence au fait que le film est rĂ©pĂ©tĂ© sans dĂ©cors, sans costumes et sans l’équipe de tournage. 3 LĂ©o, en jouant Dans la compagnie des hommes » 120 min et Unplugged 92 min. ComplĂ©ments de programme films prĂ©sentĂ©s par Arnaud Desplechin et Nicolas Saada. Edition double dvd, Arte VidĂ©o, France, 2004. 4 Trois ouvrages notables sont consacrĂ©s Ă  la dĂ©finition et Ă  l’histoire de ce concept dans le champ littĂ©raire dans l’ordre chronologique Nathalie PiĂ©gay-Gros, Introduction Ă  l’IntertextualitĂ©, Paris, Dunod, 1996 ; Tiphaine Samoyault, L’intertextualitĂ©. MĂ©moire de la littĂ©rature, Paris, Nathan, 2001 ; Sophie Rabau, L’IntertextualitĂ©, Paris, Flammarion, 2002. 5 Voir Ă  ce propos Arnaud Desplechin. La vraie vie ça ne peut pas ĂȘtre que ça ? », propos recueillis par Claire VassĂ©, Positif, no 476, octobre 2000, p. 9. 6 Arnaud Desplechin et Roger Bohbot, Rois & Reine, Paris, DenoĂ«l, 2005, p. 10. 7 GĂ©rard Genette, Palimpsestes, Paris, Seuil, 1982. 8 Sa propre traduction, puisqu’elle diffĂšre des versions françaises dĂ©jĂ  existantes. 9 La piĂšce n’est pas divisĂ©e en actes et en scĂšnes, mais en neuf unitĂ©s » units. 10 Dans la piĂšce, Bartley prĂ©sente d’emblĂ©e sa premiĂšre histoire comme un mensonge. Edward Bond, op. cit., p. 64. 11 Desplechin – Saada, une conversation », bonus de LĂ©o, double dvd Arte vidĂ©o. 12 Nous faisons rĂ©fĂ©rence ici Ă  la cĂ©lĂšbre distinction d’Alfred Hitchcock entre la surprise » et le suspense », qu’il exemplifie comme cela dans un premier cas, deux personnages discutent tranquillement dans un restaurant, et il y a soudainement une explosion, car une bombe Ă©tait sous la table. Dans un deuxiĂšme cas par contre, le public connaĂźt l’existence de la bombe placĂ©e sous la table, et [
] il sait que la bombe explosera Ă  une heure et il sait qu’il est une heure moins le quart [
] ». Hitchcock conclut que, dans la premiĂšre situation, le public a vĂ©cu 15 secondes de surprise, alors que dans la seconde, il a endurĂ© 15 minutes de suspense, et il [
] participe Ă  la scĂšne ». François Truffaut, Le CinĂ©ma selon Hitchcock, Paris, Seghers, 1975 [1966], p. 81. 13 Philippe Azoury, Desplechin, le plein de doutes », LibĂ©ration, 17 mai 2003. 14 Edward Bond, op. cit., p. 41. 15 Iago est un officier d’Othello dans la piĂšce du mĂȘme nom. 16 La musique de LĂ©o est d’ailleurs entiĂšrement anempathique » Michel Chion, Le Son au cinĂ©ma, Paris, Editions de l’Etoile, 1985. En effet, en utilisant les chansons pop-rock de Paul Weller, Desplechin ne cherche jamais Ă  marier la musique extradiĂ©gĂ©tique Ă  la situation Ă©motionnelle du rĂ©cit et crĂ©e plutĂŽt une impression de dĂ©calage ». 17 Jean Ricardou, Pour une thĂ©orie du Nouveau roman, Paris, Seuil, 1971, p. 162. 18 Lucien DĂ€llenbach, Intertexte et autotexte », PoĂ©tique, no 27, Paris, Seuil, 1976, p. 262. 19 Carole Guidicelli, LĂ©o et son double Arnaud Desplechin entre théùtre et cinĂ©ma », dans Pierre-Henry Frangne, Gilles MouĂ«llic et Christophe Viart Ă©d., Filmer l’acte de crĂ©ation, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2009, pp. 99-112. 20 Emmanuel Burdeau, Desplechin en son pouvoir », Cahiers du cinĂ©ma, no 587, fĂ©vrier 2004, pp. 24-28. Il faut tout de mĂȘme noter que Burdeau n’avait pas encore eu l’occasion de voir Unplugged. 21 Il l’explique dans Et en plus il y avait un sous-marin », propos recueillis par Emmanuel Burdeau et Jean-Michel Frodon, Cahiers du cinĂ©ma, no 587, fĂ©vrier 2004, p. 26. 22 Voir Ă  ce sujet Roger Odin, De la fiction, Bruxelles, De Boeck UniversitĂ©, 2000. 23 Carole Guidicelli, op. cit., p. 107. 24 MichĂšle Garneau, Effets de la théùtralitĂ© dans la modernitĂ© cinĂ©matographique », L’Annuaire théùtral, no 30, Ottawa, SQET/CRCCF, automne 2001, p. 30. Comme la date l’indique, cet article ne parle pas de LĂ©o. 25 Christian Metz, Histoire /discours. Note sur deux voyeurismes », dans Julia Kristeva, Jean-Claude Milner et Nicolas Ruwet Ă©d., Pour Emile Benveniste, Paris, Seuil, 1975, pp. 301-306. 26 Carole Guidicelli, op. cit., p. 108. 27 The time is out of joint », Hamlet, Acte I, scĂšne 5, traduit par Yves Bonnefoy. 28 OphĂ©lie / Polonius, LĂ©onard / Hammer, puis Ă  nouveau OphĂ©lie / Polonius et enfin deux fois LĂ©onard / Jurrieu. 29 Comme le dit Nicolas Saada dans les bonus de Unplugged. 30 TĂ©lĂ©rama, no 2820, 31 janvier 2004. 31 L’article est consultable le site 32 Emmanuel Burdeau et Jean-Michel Frodon, op. cit., p. 26. 33 Voir Ă  ce propos Patrice Pavis, Vers une thĂ©orie de la pratique théùtrale. Voix et images de la scĂšne, Presses Universitaires du Septentrion, 2007 [1982], pp. 64-93. 34 Jacqueline Nacache, L’Acteur de cinĂ©ma, Paris, Nathan, 2003, p. 17. 35 Id., p. 11. 36 Dominique Nasta, Du Kammerspiel Ă  â€č Dogma â€ș Ă©motion et distanciation dans la mise en scĂšne du jeu d’acteur », dans Vincent Amiel, Jacqueline Nacache, GeneviĂšve Sellier et Christian Viviani Ă©d., L’Acteur de cinĂ©ma approches plurielles, Rennes, Presse universitaire de Rennes, 2007, p. 33. 37 Ibid. 38 Antoine de Baecque et Thierry Jousse, Le Retour du cinĂ©ma, Paris, Hachette, 1996 p. 116. 39 Entretien avec Arnaud Desplechin. Bien sĂ»r qu’on est des rois, des reines, des princes », propos recueillis par StĂ©phane Goudet et Claire VassĂ©, Positif, no 526, dĂ©cembre 2004, pp. 23-27. 40 Id., p. 24. 41 Le narrateur dit Zeus aimait la belle LĂ©da, Ă©pouse du mortel Tyndare, neuviĂšme roi de Sparte. Il l’aborda sous la forme d’un cygne ». 42 Au mur du salon d’IsmaĂ«l est accrochĂ©e une affiche reprĂ©sentant Hercule se battant contre le taureau crĂ©tois, le septiĂšme de ses travaux. Plus tard, dans l’hĂŽpital psychiatrique, un calendrier publicitaire pour un psychotrope porte l’image d’une toile de François Lemoyne intitulĂ©e Hercule et Omphale 1724. La scĂšne reprĂ©sente Hercule qui, pour avoir commis un meurtre, doit servir Omphale comme un esclave. Il est habillĂ© en femme et file la laine pour sa maĂźtresse. La lĂ©gende porte sur le renversement des rĂŽles et des valeurs entre hommes et femmes. Deux autres reprĂ©sentations mythologiques que je n’ai pas rĂ©ussi Ă  identifier, mais qui sont probablement liĂ©es Ă  Hercule, sont glissĂ©es dans le film, d’abord sur la tasse de Me Mamanne, puis placardĂ©e par IsmaĂ«l au mur de sa chambre. Enfin, Hercule fait une derniĂšre apparition, toujours sur une affiche, dans le studio d’enregistrement. Le hĂ©ros est vĂȘtu d’une peau de bĂȘte et tue l’Hydre de Lerne, le deuxiĂšme de ses travaux. 43 StĂ©phane Goudet et Claire VassĂ©, op. cit., p. 26. 44 Olivier De Bruyn et Olivier Kohn, Le travail du deuil. Entretien avec Arnaud Desplechin », Positif, no 377, juin 1992, p. 16. 45 Jacques Ascher et Jean-Pierre Jouet, La Greffe – entre biologie et psychanalyse, Paris, Presse universitaires de France, de page Pour citer cet article RĂ©fĂ©rence papier Philippe Magnin, LĂ©o, en jouant Dans la compagnie des hommes » l’intertextualitĂ© au service d’une esthĂ©tique de la disparitĂ© », DĂ©cadrages, 28 2014, 22-44. RĂ©fĂ©rence Ă©lectronique Philippe Magnin, LĂ©o, en jouant Dans la compagnie des hommes » l’intertextualitĂ© au service d’une esthĂ©tique de la disparitĂ© », DĂ©cadrages [En ligne], 28 2014, mis en ligne le 11 janvier 2016, consultĂ© le 21 aoĂ»t 2022. URL ; DOI de page Droits d’auteur Tous droits rĂ©servĂ©sHaut de page

Panpan pan j'lui mettrais bien une cartouche Pan pan pan j'lui mettrais bien une cartouche Pan pan pan j'lui mettrais bien une cartouche Je n'suis pas chasseur mais j'lui mettrais bien une cartouche Elle est tellement belle qu'elle me f'rait faire une flébite J'me crois dans Top Chef j'lui récurerais bien la marmitte
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Ilprit alors la main de la vieille et la conduisit de l'autre cÎté du bois. Arrivée là, la vieille se redressa et déclara : « Je suis une fée. Pour te récompenser de ta gentillesse, je te fais cadeau de ce bùton. Tu n'auras qu'à dire : "Bùton, tape !", et aussitÎt il se mettra à taper sur qui tu voudras. ». La grammaire est une chanson douce pan Erik Orsenna Caractéristiques La grammaire est une chanson douce Erik Orsenna Nb. de pages 136 Format Pdf, ePub, MOBI, FB2 ISBN 9782234054035 Editeur Stock Date de parution 2001 Télécharger eBook gratuit Rapidshare ebooks téléchargements La grammaire est une chanson douce par Erik Orsenna Overview " Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue Je t'aime. Trois mots maigres et pùles, si pùles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps. Il me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase. Il me sembla qu'elle nous parlait Je suis un peu fatiguée. Il paraßt que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose. Allons, allons, je t'aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied. Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi. Tout le monde dit et répÚte " je t'aime ". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. "
1610 Yoann Riou partage une photo du pĂšre Fouras sans maquillage, les tĂ©lĂ©spectateurs furieux: “Mon enfance jetĂ©e Ă  la poubelle” 14-08 L'actrice de "Beverly Hills 90210" Denise Dowse est
AsmodĂ©e le diable de l’église de Rennes-le-ChĂąteau – Johan Netchacovitch © Franchir le seuil L’accueil du diable AsmodĂ©e Alors qu’il inaugurait l’Eglise rĂ©novĂ©e de Rennes-le-ChĂąteau, Monseigneur Billard fut Ă©tonnĂ© et effrayĂ© de trouver Ă  l’entrĂ©e un diable grimaçant sous le bĂ©nitier. Il ne fut pas le seul !Ce diable asservi sous le bĂ©nitier portait-il Ă  cette Ă©poque dĂ©jĂ  le nom d’AsmodĂ©e tel que le lui attribua plus tard le rĂ©vĂ©lateur de l’histoire de Rennes GĂ©rard de SĂšde ? Rien n’est moins sĂ»r car, nulle part, SauniĂšre n’y fait allusion – toutefois AsmodĂ©e, on le verra, Ă©tait au 19e un diable Ă  la mode. Il est vrai qu’il y avait de quoi dĂ©router le visiteur qui, dĂšs l’entrĂ©e, Ă©tait mis en condition pour dĂ©couvrir une Ă©glise au dĂ©cor non conventionnel – le fait d’ĂȘtre gardĂ©e par le Diable donnait dĂšs l’entrĂ©e au visiteur un signe supplĂ©mentaire car ce dernier avait dĂ©jĂ  levĂ© la tĂȘte pour dĂ©crypter dehors le tympan de la Porte dĂ©dicacĂ©e Ă  Monseigneur Billard bienfaiteur et protecteur de SauniĂšre, mais aussi au pape LĂ©on XIII avec la mention ce lieu est terrible
 » Une Ă©glise inversĂ©e ? Une Ă©glise Ă  l’envers, une Ă©glise oĂč s’affichait la langue des oiseaux avec deux geais blancs disposĂ©s de part et d’autre des piliers du portail tels Jaquin et Boaz G D G comme un temple maçonnique – ce qui fit dire Ă  certains que la prĂ©sence du Diable Ă©tait pour signaler l’intĂ©rieur du lieu comme la Synagogue de Satan. Lieu oĂč se mĂ©langeaient les ennemis de l’Eglise hĂ©rĂ©tiques, juifs et Francs-Maçons. Cela Ă©tait accentuĂ© par le fait que le Diable semblait occupĂ© Ă  jouer une partie d’échecs avec St Jean Baptiste en face sur un pavĂ© mosaĂŻque bien accentuĂ© dĂšs le seuil en fait trop gros pour un curĂ© de mettre cela dans une Ă©glise sans que la premiĂšre question qui vienne Ă  l’esprit soit pourquoi toute cette dĂ©coration si particuliĂšre ? et si c’était voulu ? En fait, SauniĂšre nous ouvre un livre de Pierre oĂč il laisse son testament sous une forme imagĂ©e et codĂ©e bien dans l’esprit du 19e siĂšcle – il avait participĂ© Ă  une aventure, il avait trouvĂ© quelque chose hors du commun et, ne pouvant en parler, il le fit dĂ©couvrir Ă  ceux qui savaient lire. les images. Le diable au 19e siĂšcle Le diable au 19e siĂšcle en lien avec la franc-maçonnerie La revue C’est le titre d’un feuilleton qui va paraĂźtre Ă  partir de 1891 jusqu’en 1894 dans La Revue Mensuelle » dirigĂ©e par le sulfureux LĂ©o Taxil qui influença grandement, on va le dĂ©couvrir, la vision de SauniĂšre sur AsmodĂ©e. Le Docteur Bataille, alias Charles Hacks, et LĂ©o Taxil lui-mĂȘme publient ainsi des rĂ©vĂ©lations extraordinaires concernant la Franc-Maçonnerie oĂč il est question d’un vaste complot satanique dont le but ultime n’est ni plus ni moins que la destruction de l’Eglise Catholique, du christianisme et de la sociĂ©tĂ© bourgeoise du 19e siĂšcle. Comment ? Avec l’anarchisme et le socialisme pur produit de a franc-maçonnerie lucifĂ©rienne. C’est l’époque de la guerre entre la RĂ©publique et l’Eglise soutenue par la France Royaliste et dĂ©jĂ  les prĂ©mices de la guerre aux congrĂ©gations qui aboutira Ă  la loi de 1905 sur la sĂ©paration de l’Eglise et de l’Etat. C’est aussi Ă  ce moment-lĂ  que l’encyclique papale Humanum Genus » du 20 avril 1884 contre la Franc-Maçonnerie vient de paraĂźtre. Sceau supposĂ© d’AsmodĂ©e – DR Dans ce contexte mystique et politique, LĂ©o Taxil nom de plume du journaliste Gabriel Jogand-PagĂšs affirme qu’un des chefs de file de la Franc-Maçonnerie mondiale, l’amĂ©ricain Albert Pike 1809-1891, tient Lucifer pour Dieu et que cela a pour nom la maçonnerie palladienne. Ce secret est rĂ©vĂ©lĂ© par une femme, Diana Vaughan, prĂȘtresse repentie qui prĂ©sente l’Ordre du Palladium comme orientĂ© vers le satanisme et la magie sexuelle. DerriĂšre la Franc-maçonnerie traditionnelle de façade socialement respectable existerait, selon elle, une autre maçonnerie encore plus secrĂšte, antichrĂ©tienne, adepte de Lucifer et de l’occultisme. RĂ©actions de l’église L’Eglise prend au sĂ©rieux ces rĂ©vĂ©lations. LĂ©o Taxil est reçu en audience privĂ©e par le pape LĂ©on XIII. Il en profite pour s’implanter ainsi parmi les prĂ©lats catholiques influents de l’anti-maçonnisme de l’époque. Mgr Favra Ă©vĂȘque de Grenoble, l’AbbĂ© de la Bessonies, ou Mgr Beurin qui Ă©crira La Franc-Maçonnerie Synagogue de Satan. On y revient. Mais le mieux est que Mlle Vaughan se fait appeler la fiancĂ©e d’AsmodĂ©e ! Diana Vaughan prĂ©tendait dans ses mĂ©moires reprises par Taxil converser avec les dĂ©mons Astaroth, BelzĂ©buth, AsmodĂ©e, et soutenait qu’elle les avaient mis en fureur car elle refusait qu’ils insultent la Vierge Marie. GrĂące Ă  l’invocation de Jeanne d’Arc, elle les avaient mis en fuite, puis s’était convertie au Palladium. L’histoire du Palladium est Ă  connaĂźtre ! Celui-ci aurait Ă©tĂ© fondĂ© le jour oĂč les troupes italiennes entrĂšrent dans Rome et mirent fin au pouvoir temporel de la PapautĂ© 20 sept 1870. Le lien est mince ! Ainsi Satan, le dieu des maçons, s’exhibait sans voiles aux chefs de la secte. Un des chefs palladistes, nommĂ© Vaughan, descendant d’un ancien chef des Roses+Croix, avait initiĂ© sa fille Diana aux secrets du palladisme le jour de ses 25 ans, le 8 avril 1889. Ensuite celle-ci s’était fiancĂ©e au puissant dĂ©mon AsmodĂ©e qui avait ordonnĂ© de la nommer grande prĂȘtresse. Pourquoi pas ! Beaucoup demandent alors Ă  rencontrer cette charmante personne. D’autres, comme un certain Margiotta, soutiennent la connaĂźtre. Tout le monde catholique est Ă  la recherche de la mystĂ©rieuse Diana Vaughan, et LĂ©o Taxil doit finalement admettre aprĂšs le CongrĂ©s anti-maçonnique de 1896 que Diana n’est qu’une crĂ©ation imaginaire, un leurre. Il ne peut faire autrement car l’écrivain amĂ©ricain Waite publie Ă  cette date un livre Devil-Worship in France » oĂč il dĂ©nonce l’imposture de Taxil qui est pris Ă  son propre piĂšge. Taxil avoue confessant que le Palladium est un canular visant Ă  prouver Ă  quel point l’Eglise Catholique pouvait se montrer crĂ©dule. Il n’y avait pas que elle ! Mais alors que venait faire AsmodĂ©e dans cette galĂšre ? AsmodĂ©e, le diable de la littĂ©rature AsmodĂ©e Dictionnaire Infernal » de Collin de Plancy – DR En premier lieu, AsmodĂ©e apparaĂźt dans la bible dans le Livre de Tobie III, 8 oĂč il est chassĂ© du corps de Sara par l’ange RaphaĂ«l. Son nom serait issu du persan Ashma Deva Celui qui fait pĂ©rir et, en effet, il sĂšme dĂ©solation et terreur dans le couple en faisant mourir successivement les 7 jeunes maris de Sara qui ainsi ne peut concevoir. Avez-vous remarquĂ© qu’ASMODEE est composĂ© de 7 lettres ? 7, nombre de la perfection et de l’accomplissement. Collin de Plancy en 1863 le reprĂ©sente dans son dictionnaire infernal comme un assemblage de bĂȘtes fĂ©roces. Il est souvent figurĂ© comme un dĂ©mon aux ailes de chauve-souris regardant l’intĂ©rieur des maisons en soulevant les toits. Serait-il un daĂ«mon du foyer ? daĂ«mon de midi ? Pour la Petite clef de Salomon, il est Roi des enfers, il est un assemblage d’animaux tels le buffle, le bĂ©lier avec une queue de serpent et des pattes d’oie. Il enseigne le gĂ©omĂ©trie, l’arithmĂ©tique, l’astronomie, l’artisanat. Il peut rendre l’invocateur invisible par sa bague et lui faire connaĂźtre les trĂ©sors cachĂ©s cette version est Ă  relier au trĂ©sor du roi Salomon, trĂ©sor des Juifs et du Temple Voltaire en parle aussi dans son dictionnaire philosophique. Il rappelle le contexte oĂč les juifs ont trouvĂ© leurs dĂ©mons chez les Perses et les ChaldĂ©ens pendant la captivitĂ© de Babylone. AsmodĂ©e ou Hasmodai Ă©tait un des 7 diables devant le trĂŽne du Seigneur. Ange dĂ©chu amoureux de Sara, princesse native de RagĂšs antique, citĂ© Perse, il tue les 7 maris qui Ă©pousĂšrent successivement sa fiancĂ©e. Il est un peu comme le serpent avec Eve mais c’est l’Ange RaphaĂ«l qui le chasse en faisant cuire sur le feu un cour de poisson ! Le fumet Ă©tait paraĂźt-il sans pareil. Gabriel l’enchaĂźne, ensuite, en Haute Egypte dans une grotte oĂč il serait encore, grotte prĂšs de la ville de Saata ou Taata. Il y rĂ©side sous la forme d’un serpent et, coupĂ© en 7, se reconstitue en 1 un peu comme Osiris qui, lui, Ă©tait coupĂ© en 14 ! Dans le Paradis Perdu de Milton, il apparaĂźt piĂšgĂ© comme PromĂ©thĂ©e. Dans les annĂ©es 1700, Jacques Cazotte Ă©crit son Diable Amoureux ». Nulle part, il n’est prĂ©cisĂ© que le diable AsmodĂ©e est boiteux – cela viendra plus tard avec Lesage en 1707 et son Diable Boiteux » inspirĂ© de El Diablo Cojuelo » de Luis Velaz de Guevarez, un Ă©crivain espagnol puis, au 18e, avec Talleyrand ministre des affaires Ă©trangĂšres de NapolĂ©on, appelĂ© le Diable boiteux Ă  la suite d’une infirmitĂ© de naissance qui fut sa reprĂ©sentation historique la plus connue. Le boiteux dans l’antiquitĂ© est considĂ©rĂ© dĂ©jĂ  comme initiĂ©. Le 17 janvier est jour de la saint genou. DĂ©voiler le genou qui rend boiteux, comme la hanche, est signe d’initiation Jacob Ă  la suite de sa lutte contre l’Ange se fait dĂ©mettre la hanche et devient IsraĂ«l. Il change de nom. François Mauriac, au dĂ©but du 20e, l’utilisera plus rĂ©cemment dans une piĂšce de théùtre pour son rĂŽle dans la rupture des mĂ©nages. Maurice BarriĂšre Ă©crit Le sang d’AsmodĂ©e ou le DĂ©mon de la luxure » chez Albin chanson lui est aussi consacrĂ©e AsmodĂ©e ou le Voyage Nocturne » paroles et musique de Festeau. En 1870, sous Vatican 1, Pie IX rĂ©affirme l’existence des Anges et des DĂ©mons. L’ange en HĂ©breu, c’est Malaak le Messager et en Grec Angelos. Satan est un mot hĂ©breu Shatan traduit dans les Septantes grecques sous la forme de Diabolos l’accusateur, celui qui divise et s’oppose
 le diable. En 1890, le satanisme est Ă  la mode. Huymans Ă©crit LĂ -Bas » oĂč il assiste pour la premiĂšre fois Ă  une messe noire rĂ©elle. Mais Satan est souvent assimilĂ© Ă  Pluton, prince du monde souterrain, et le diable est le gardien des enfers ou du seuil. Le Diable de la ForĂȘt Le diable soutenant le bĂ©nitier Ă  l’entrĂ©e de l’église de Rennes-le-ChĂąteau – Johan Netchacovitch © Lors de la christianisation, le diable chrĂ©tien a pris la place du dieu des Bergers, le dieu Pan En to Pan – Pan signifiant le tout, l’absolu. Pan, le satyre mi-homme mi-bĂȘte, est liĂ© Ă  la musique et souvent reprĂ©sentĂ© avec une flĂ»te Ă  plusieurs roseaux, dite flĂ»te de Pan. Chacun des roseaux donnait un son diffĂ©rent Ă©gal Ă  une des 7 notes de musique 7 sons comme les notes que l’on peut lier par leur reprĂ©sentations Ă©crites ABCDEFG Ă  un mot BAGFEDC ou F Fa peut ĂȘtre la Pierre ce qui donne BAGUE DC – Bague de commandement qui permet de devenir invisible. Pan est le diable liĂ© Ă  la musique, c’est un diable pastoral qui poursuit les jeunes filles pour s’accoupler. Il est le symbole de la forĂȘt dans l’AcadĂ©mie d’Arcadie au 17e siĂšcle. Le peintre Giotto, au 13e siĂšcle, est le premier Ă  le dessiner avec des ailes de chauve-souris, d’autres ensuite lui donneront des formes animales multiples ou monstrueuses. Il vole la nuit mais aussi rampe tel le serpent. Il vit dans les airs mais aussi sous la terre cachĂ©. Sa vue est toujours terrifiante et il est placĂ© pour faire peur. Il est la sentinelle des tĂ©nĂšbres qui garde le monde hors de la lumiĂšre. Animal, il est aussi le diable vert qui s’incarne dans la forĂȘt profonde. A ce sujet, il est Ă  remarquer que la reprĂ©sentation de l’église de Rennes-le-ChĂąteau porte une toge verte serrĂ©e Ă  la taille. C’est un diable chauve-souris dans la plus pure tradition avec des griffes et des cornes sur la tĂȘte tel un bĂ©lier. Ces pieds ne sont pas fourchus mais il porte la barbiche et les cornes du bĂ©lier. Signe astrologique, le bĂ©lier se situe devant la Balance qui est aussi le signe de Margarita, la perle sur la Bague, l’anneau. A cet axe A L correspond l’axe Aquarius LĂ©o l’eau rĂ©ale qui avec l’axe central P Pisces et V Virgo donne l’épĂ©e de PAVL qui tranche la tĂȘte de la MĂ©duse M. Le Diable a Ă©tĂ© souvent assimilĂ© au signe du Capricorne, la ChĂšvre de mer. Or ce signe est le dĂ©but du CAPUT Capricornus, Aquarius, Pisces, Aries, Taurus ou Aries = U donc signe de l’or et de la Toison d’Or. Face au Capricorne qui donne son nom Ă  un tropique, il y a le Cancer reprĂ©sentĂ© par 69 qui donne le chiffre 69 et, comme il est sur Procyon Sirius les deux chiens de chasse, cela donne PS 69 le fameux Retire-moi de la Boue de Saint Sulpice, le monde est petit. ! Avec LĂ©o, Virga, Libra et Scorpio cela donne CLVLS ou L de Libra = I comme en face A=U et on a CLAVIS les doubles clefs A L = U I Ă©cart de 11 ! CAPUT CLAVIS = connaissance des clefs. AsmodĂ©e est le diable qui a connaissance des clefs qui ouvrent les Portes du Tombeau de la Mort. La couleur verte, comme la couleur orange ou violette, est une couleur secondaire souvent attribuĂ©e pour des personnages liĂ©s au mal, au contraire des couleurs primaires rouge, bleue, jaune qui reprĂ©sentent les vertus courage, loyautĂ©, richesse
 Elle est verte comme la langue et le diable, nommĂ© AsmodĂ©e, nous dĂ©livre par ses gestes un rĂ©bus. Une main fait le O, l’autre avec les 5 doigts griffus est posĂ©e sur un genou dĂ©couvert O ce peut ĂȘtre la Rotule, le genou. Or Saint Genou est fĂȘtĂ© le 17 janvier date oĂč apparaissent aussi dans les vitraux les pommes bleues. Rotule de 5, c’est aussi le fameux carrĂ© de 5 ROTAS OPERA TENET AREPO SATOR. Mais le diable impĂ©tueux qui fait O, ce peut ĂȘtre aussi O D D comme Diable et signifier un torrent, un fleuve tel l’Aude, Oda en germanique, qui apporte la richesse et au genou de l’Aude se trouve la CitĂ© de Carcassonne placĂ©e tel un fotus retournĂ© en forme d’oreille ou de clef de Fa. Mais alors si le Diable et son bassin signifient l’Aude, le BS et ses basilics symboles de l’alchimie correspondent Ă  B ourge S ourge anagramme de rouge comme le cartouche. Au-dessus de Bourges, il y a Paris Par X comme la croix faite par les Anges Delacroix, c’est-Ă -dire ceux de la Chapelle situĂ©e Ă  Saint Sulpice dans le 6e arrondissement. Le tout sur le MĂ©ridien O dit de Paris ce qui donne la lance qui pouvait s’enfiler tel un trident entre les doigts du diable est-ce le Shakespeare ? le porteur de lance, celui qui perça le flanc de JĂ©sus ? Avec sa couleur, le diable pourrait ĂȘtre un Sarrazin restĂ© garder les trĂ©sors des Wisigoths supposĂ©s cachĂ©s Ă  Carcassonne suite au pillage de Rome. Mais quel est ce trĂ©sor cachĂ© ici dans l’église de Rennes-le-ChĂąteau ? Le message du diable AsmodĂ©e ou du Diable de SauniĂšre Plan de l’église de Rennes-le-ChĂąteau – DR Le Diable soutenant un bĂ©nitier fait partie des thĂšmes de la statuaire et se retrouve ailleurs dans d’autres Ă©glises comme asservi Ă  la volontĂ© du bien et dĂ©signĂ© pour servir d’esclave l’eau bĂ©nite asservie le mal. Le diable regardet-il le pavĂ© mosaĂŻque somme toute de facture classique certains y voient un damier ou Ă©chiquier mais il faut bien chercher. Le diable regarde plutĂŽt son genou car, de plus, il semble posĂ© une fois le pavĂ© rĂ©alisĂ© et, donc, le lien n’est pas Ă©vident entre les deux. Toutefois il apparaĂźt que SauniĂšre a voulu coupler les statues de l’église horizontalement 2 par 2 ainsi a-t-on AsmodĂ©e face Ă  St Jean Baptiste 2 modes de purification par le bĂ©nitier et par le baptĂȘme de l’eau avec BS, cela renforce la rencontre de la Blanque et de la Sals sous Rennes-les-Bains au lieu dit le bĂ©nitier et situe par le O des doigts la fontaine dite du Cercle et le fauteuil du diable..plus loin on trouve aussi Bugarach sur la Blanque et Sougraigne sur la Sals encore B S ! Saint Roch dans l’église de Rennes-le-ChĂąteau – Johan Netchacovitch © St Roch frappĂ© par une croix rouge purulente indique 5 rochers marquĂ©s d’une croix dans un cromleck dessinĂ© avec Ste Germaine qui garde ses moutons BergĂšre et Cercle un clin d’oil Ă  l’abbĂ© Boudet et sa langue celtique au fait avez-vous remarquĂ© la croix celtique avec les branches en fleurs de lys qui dominent le groupe d’anges faisant le signe de croix ? Marie-Madeleine se retrouve en face de St Antoine Ermite qui vit dans une grotte. Or SauniĂšre reprĂ©sente aussi Marie-Madeleine dans une grotte sur une peinture sous l’autel ce qui peut sous-entendre une grotte situĂ©e sous une cascade.. Enfin, avant Joseph et Marie et leurs deux enfants JĂ©sus du chour, se trouve St Antoine de Padoue face Ă  la Chaire. Or que demande-t-on Ă  ce saint ? Cest de retrouver les objets perdus. lĂ  oĂč le verbe s’est fait chair c’est-Ă -dire le corps du Christ. Avec le diable Ă  l’entrĂ©e, SauniĂšre nous interpelle et nous invite Ă  lire un rĂ©bus donnĂ© par le malin qui sera complĂ©tĂ© par le chemin de croix ‱ l’entrĂ©e souterraine est gardĂ©e par le Diable, elle se trouve Ă  un croisement des O lĂ  oĂč se divisent les O – il faut se purifier avec l’eau pour y accĂ©der ; donc passer sous une cascade ou un syphon ‱ 5 croix rouges, situĂ©es sur un cercle oĂč se retrouvent souvent les bergers pour garder les moutons, servent de repĂšre – il faut se mettre Ă  genou et dessiner la croix du diable, le Pentagramme pour trouver le lieu ‱ la grotte est comme celle oĂč vĂ©cut St Antoine Ermite ou Marie madeleine ‱ Il faut chercher dedans un tombeau ‱ Ce tombeau est celui de JĂ©sus ou de son jumeau, de son double.. SauniĂšre insiste sur la gĂ©mellitĂ© et, donc, sur le complĂ©ment Rennes-le-ChĂąteau et Rennes-les-Bains ainsi l’eau est plutĂŽt Ă  Rennes-les-Bains, ville thermale sous le signe de la lune et, donc, l’or Ă  Rennes-le-ChĂąteau sous le signe du Soleil TrĂ©sor mystique et trĂ©sor matĂ©riel sont dĂ©signĂ©s par le diable AsmodĂ©e Il joue aussi sur l’opposition blanc et noir, bon et mauvais si St Jean baptiste garde les eaux et le BaptĂȘme, il est vainqueur de la mort alors que le Diable garde la grotte oĂč est entreposĂ© le trĂ©sor sacrĂ©. Qu’est-ce donc que ce milieu suggĂ©rĂ©, que ce trĂ©sor sacrĂ© ? De l’or issu du pillage du Temple de JĂ©rusalem ou la dĂ©pouille de JĂ©sus ? Pour les mĂ©cĂšnes de SauniĂšre, le message est trĂšs clair, il sait, il doit disparaĂźtre. Ce qui lui arrive une fois son domaine terminĂ©- mais SauniĂšre s’est protĂ©gĂ© et a fait de Marie la lĂ©gataire universelle de ses biens, ainsi son ouvre subsistera au-delĂ  de la c’est lui le diable farceur ! SauniĂšre, pour moi, n’a jamais baptisĂ© son diable AsmodĂ©e, mais en a fait son gardien et son guide. Il a sans doute Ă©tĂ© influencĂ© par le contexte du 19e siĂšcle pour embellir son Ă©glise mais, s’il a mis le diable sous le bĂ©nitier, c’est de façon rĂ©flĂ©chie afin de signifier dĂšs l’entrĂ©e son appartenance, son plaçant le Diable Ă  l’entrĂ©e de son nouveau temple sous le bĂ©nitier, passage obligĂ© des fidĂšles pour le signe de croix, il invite Ă  se poser la question et donne ensuite la rĂ©ponse dans le reste de l’église qui est son testament de pierre Le DEMON n’est-il pas dans le MONDE ? IN SIGNO
 Par ce signe je crois. Mises Ă  jour 15 fĂ©vrier 2020, 21 aout 2019, ce 31 dĂ©cembre fin de l’annĂ©e 2009 Johannus © Le vendredi 29 mai 2009, plusieurs documents classĂ©s sous la dĂ©nomination Franchises de Bugarach Ă©taient en vente chez Drouot Ă  Paris, notamment un feuillet du Liber Tobiae mentionnant le diable de l’église de Rennes-le-ChĂąteau, AsmodĂ©e ! NDLR Le dimanche du premier tour des Ă©lections prĂ©sidentielles 23 avril 2017, la statue d’AsmodĂ©e a Ă©tĂ© vandalisĂ©e dans l’église de Rennes-le-ChĂąteau. Les bras, la tĂȘte ont Ă©tĂ© dĂ©truits. L’église a Ă©tĂ© fermĂ©e. NDLR Soutenez la Gazette de RLC Vous avez apprĂ©ciĂ© cet article. Vous pouvez soutenir la Gazette de Rennes-le-ChĂąteau en laissant un pourboire en cliquant sur ce lien ! Abonnez-vous Ă  la liste de diffusion pour ĂȘtre tenu au courant des prochains articles en cliquant ICI ! HBhD5.
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